25/02/2010

Ne pas accepter de jouer aux dominos avec la gauche…

Au départ, la proposition d’un municipal qui veut ouvrir les places d’apprentissage de la ville de Lausanne aux jeunes clandestins. Ce municipal qui mériterait une place de choix à la tête d’une association en faveur des sans-papiers ne s’est pas rendu compte qu’il assumait, au travers de son mandat politique, des mesures d’exécution de lois et de règlements votés démocratiquement. Cela s’appelle mettre les pieds dans le plat ! Vous n’êtes pas convaincu ? En cinq jours il a expédié deux phrases historiques dans les médias, soit : ’'Nous faisons le pari de l’illégalité’’ avant d’affirmer ‘’Nous faisons maintenant le pari de la légalité''. Peut-être que l’UDC n’est pas étrangère à ce changement de cap, mais ne soyons pas prétentieux.

 

Cependant la stratégie ‘’girouette’’ d’un municipal ne doit pas nous faire basculer dans la naïveté. Sous ce beau profil d’ouverture de la gauche, se cache une démarche bien plus insidieuse. En effet, la gauche tient le langage suivant : ‘’Ok, la démarche de la Ville de Lausanne n’est pas légale, alors que pouvons-nous faire ensemble pour offrir une formation aux jeunes clandestins ?’’. Répondre à cette question ouvre complètement la porte à un autre débat qui est la légalisation de tous les clandestins présents dans notre pays. L’enjeu principal n’est pas les deux ou trois places d’apprentissage que pourrait offrir la Ville en toute illégalité, mais bien la politique migratoire de notre pays. Alors nous ne devons pas entrer dans ce jeu. Notre pays s’est doté, il y a quelques mois, d’une nouvelle loi sur les étrangers et d’une nouvelle loi sur l’asile avec la bénédiction du peuple vaudois. Ces deux lois, associées à nos lois sur le sur le travail, répondent parfaitement à la politique migratoire soutenue démocratiquement par une majorité du peuple suisse. Si la gauche n’est pas en accord avec la législation, qu’elle utilise les voies démocratiques offertes à tout citoyen suisse pour faire changer les choses. Pour ma part je ne vais pas entrer dans le jeu de la gauche. Dans la gestion d’une collectivité il n’y a pas de place pour ‘’tenir le pari de l’illégalité’’, les voies démocratiques existent pour permettre la régularisation des sans-papiers, Certes cette voie vers la régulation est étroite, mais c’est la volonté majoritaire du peuple suisse. N’en déplaise à la gauche…

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