29/05/2010

Contrat du siècle des CFF, la gauche à côté des rails

L’attribution du contrat du siècle par les CFF à l’entreprise Bombardier a bien sûr fait réagir les trois entreprises concernées par l’attribution des 1,9 milliards de francs pour la construction de nouveaux trains. La presse a traité ce dossier avec l’ambition de rendre une information correcte et intéressée à ses lecteurs et à de nouveaux lecteurs potentiels. Rien d’extraordinaire sur ce premier constat ! D’un côté, les entreprises concernées se battent pour garantir la croissance de leurs activités commerciales et le maintien des places de travail. De l’autre la presse qui recherche la meilleure formule pour augmenter le nombre de ses lecteurs et au passage de rentabilité.

Plus surprenant par contre, la soudaine médiatisation de certains politiciens romands de gauche suite à l’attribution du mandat. Cela laisse entendre que ce sont ces derniers qui ont joué un rôle prioritaire dans l’attribution des ces travaux. Cela est d’ailleurs peut-être la réalité. Se pose alors la question de l’intérêt direct pour leurs partis politiques respectifs !

 

Au cœur de ce tissu de banalité, de ce flux continu de paroles, sur la paternité soudaine de l’octroi de l’offre par les CFF à la société Bombardier, une prise de position a cependant retenu mon intérêt. Il s’agit de la lettre ouverte de M. Peter Bodenmann à M. Peter Spuhler (à l’adresse des lecteurs, le premier est un ancien Conseiller national socialiste et le deuxième le patron de l’entreprise suisse Stadler, concurrent de Bombardier dans ce dossier) qui s’attaque directement à l’UDC. Si j’apprécie le style des lettres ouvertes de M. Bodenmann, sans pour autant partager certains de ses propos, je dois reconnaître que cette fois je me sens interpellé par le contenu de sa missive.

 

M. Bodenmann et ses camarades pensent que l’UDC est impliquée dans le soutien direct à l’entreprise Stalder. Je prends note, mais qu’en est-il alors de toutes ces grenouilles socialistes qui aujourd’hui annoncent par un croassement assourdissant qu’elles ont gagné ce marché pour l’entreprise Bombardier ?

 

Encore un petit détail, M. Jean-Claude Mermoud, Conseiller d’Etat UDC et chef de l’économie vaudoise, a apporté son soutien à l’entreprise Bombardier dont une partie du site de fabrication est dans notre canton. Aujourd’hui, un quotidien nous apprend également que la société Bombardier avait engagé deux faiseurs d’opinion politique pour remporter ce contrat.

 

En conclusion, je me félicite que ce contrat va profiter à l’économie de notre pays et de notre canton en particulier. Mais au final, qui de l’UDC ou de la gauche a effectivement apporté le plus fort soutien à l’une ou l’autre des entreprises ? Cependant la réponse n’est probablement pas celle que voudraient laisser croire certains acteurs politiques de gauche.

21/05/2010

Chômage, formation et places d’apprentissage étroitement liés

 

Agir en faveur des places d’apprentissage est une chose, soutenir le système de formation dual en est une autre !

C’est sous la signature de Madame Rebecca Ruis, présidente des socialistes lausannois, que la gauche souhaite apporter un soutien à la création de nouvelles places d’apprentissage pour les jeunes au sein des services de la ville de Lausanne. Loin de moi l’idée de critiquer cette proposition, j’apporte d’ailleurs mon appui à cette démarche.

C’est principalement un taux de chômage supérieur à 8% qui a fait réagir le parti socialiste. Bien sûr, il serait simpliste de revenir sur le choix de la gauche de faire le pari de l’illégalité en proposant d’offrir des places d’apprentissage, donc en offrant un emploi au noir sur le marché du travail, à des personnes sans-papiers.

C’est volontairement que je ne m’aventure pas sur ce chemin-là. Même si aujourd’hui le parti socialiste lausannois essaie avec cette proposition de redorer, à moindre frais, Canton-taux.jpgson image auprès des jeunes ‘’en situation légale’’ qui ne trouvent pas de places d’apprentissage dans notre ville.

L’action politique ne doit pas se juger à l’aune du programme politique du parti socialiste vaudois pour les dernières élections cantonales, qui ressemblait à si méprendre à la liste du Père Noël, mais par l’analyse des actions politiques pragmatiques visibles.

Aujourd’hui Madame Rebecca Ruis réclame des places d’apprentissage supplémentaires. Cela est très bien en soi ! Il est par contre important de porter un regard critique sur l’action globale du parti socialiste vaudois dans ce dossier. A l’échelon cantonal, la Ministre socialiste en charge de l’enseignement, Mme Anne-Catherine Lyon, mène une politique qui éloigne malheureusement la formation scolaire des réels besoins de l’économie vaudoise. Sa nouvelle loi scolaire, actuellement en consultation, ouvre une voie royale à la formation académique et laisse sur le bord du chemin la formation professionnelle dual.

La solution pour une offre de formation plus large aux jeunes doit s’inscrire en priorité dans le maintien d’un nombre suffisant d’entreprises formatrices. Il s’agit aussi de s’interposer contre la volonté très forte de la gauche de ‘’scolarisation de l’apprentissage’’ en luttant contre l’académisation à outrance des formations. La politique de formation soutenue par notre canton doit en priorité viser un renforcement de la formation par la voie de l’apprentissage. Cette réalité, pourtant pleine de sens, est cependant aux antipodes des visions des socialistes vaudois.

ha oui, excusez-moi, j’allais presque oublier ce petit détail : Il y a quelques années, Monsieur  Rudolf Strahm, éminent socialiste connu sous le nom de Monsieur Prix, relevait à juste titre, que tous les cantons qui ont des taux de formation par la voie de l’apprentissage très élevés, enregistrent des taux de chômage très bas. Faut-il parler de coïncidence ou de réalisme ?

A la lumière de ces éléments, n’est-il pas plus important d’avoir une formation qui réponde réellement aux attentes du marché du travail, plutôt qu’une politique de quota, comme le proposent les socialistes lausannois ?

10/05/2010

A Lausanne, des adolescents mineurs instrumentalisés participent aux manifestations violentes

A Lausanne, des adolescents mineurs instrumentalisés participent aux manifestations violentes contre les représentants de l’ordre public !

 

La ville de Lausanne vient une nouvelle fois d’être le théâtre de manifestations violentes qui ont débouché sur l’engagement des forces de police pour ramener un peu d’ordre au cœur de l’espace public. Selon des sources crédibles plus de 15% des manifestants interpellés sont des enfants mineurs provenant de Lausanne ou d’autres communes du canton.

Comme cela fut déjà le cas lors des émeutes du mois de septembre 2007 à Beaulieu ou en mai 2008 aux alentours de la Gare de Lausanne, ce sont des responsables de milieux associatifs de gauche qui ont appelé à la manifestation. A lire les différents articles de presse en lien avec ces manifestations, par ailleurs non autorisées, les noms des responsables de ces troubles répétitifs sont connus des autorités et de la police.75431.jpg

 

Aujourd’hui, notre société ne doit-elle pas se poser des questions pertinentes sur la responsabilité directe d’organisateurs qui entraînent les jeunes à prendre une place dans le camp de la violence gratuite contre l’autorité, représentée en l’occurrence par la police. En chevauchant ainsi le seuil de la porte de la violence ces jeunes ne se rendent pas toujours compte qu’ils se ferment souvent une autre porte bien plus importante, celle du monde du travail ! Et cette porte-là sera synonyme pour certain d’une précarité future et parfois d’un recours au filet social.

Nos autorités doivent porter un regard très critique, mettre des limites claires et prévoir des mesures éducatives contre ces jeunes adolescents qui trouvent momentanément leur bonheur dans la violence. Il y a cependant une première mesure immédiate à mettre en œuvre : dénoncer ces organisateurs, ou agitateurs publics, à la tête de mouvements associatifs de gauche. Permettez-moi de douter que certains élus de gauche dénoncent leurs amis politiques. La fin de la violence gratuite, au cœur de l’espace urbain lausannois, n’est hélas pas pour demain.