03/06/2010

La présence régulière d’armes dans les rues justifie la suppression des frontières partisanes

Lors de la dernière séance du Conseil communal de Lausanne, ce mardi 1er juin, les présidents de deux partis, A Gauche Toute et UDC, ont déposé une motion co-signée demandant à la Municipalité de Lausanne d’étudier les pistes possibles pour restreindre, voire interdire, le port d’armes à feu et d’armes blanches dans les rues de Lausanne. La motion insistait aussi sur la mise en œuvre d’actions de prévention, contre le port illicite d’armes, auprès des Lausannois et des adolescents en particulier.

Dans un premier temps et comme il fallait s’y attendre, la presse et les autres partis politiques ne se sont pas exprimés sur le contenu de la motion, mais bien évidemment sur la forme particulière de son dépôt. Il en est ainsi en politique ! Remarquez que cela équivaudrait à disserter sur l’enveloppe d’une lettre que vous venez de recevoir, plutôt que de lire son contenu !

Alors pourquoi deux acteurs politiques ‘’que tout oppose’’ (dixit la presse; mais il faut admettre que c’est un peu vrai) décident de s’associer pour proposer ensemble une motion ? Et bien justement parce que tous deux souhaitent voir disparaître les armes des rues de Lausanne. Inutile de chercher ailleurs le fruit de cette union politique passagère.

Je ne connais pas directement les motivations personnelles de mon co-motionnaire, il les exprimera s’il le souhaite le moment venu. Pour ma part, je suis papa de deux jeunes ados qui parlent parfois ouvertement de la présence d’armes dans leur milieu scolaire. Au fil de nos discussions, il m’arrive parfois de percevoir dans leurs propos, la banalisation de cette situation.

Bien sur, je pourrais clamer très fort que mes garçons ne sont pas comme les autres ! Qu’ils ont des valeurs de responsabilité, qu’ils connaissent les conséquences de leurs actes, qu’ils savent que l’on ne se balade pas avec des armes, qu’ils… qu’ils…

La vie m’a appris à rester modeste devant l’éducation des enfants. L’effet de groupe, les jeux vidéo violents, le besoin de s’affirmer auprès de camarades, ainsi que d’autres facteurs peuvent parfois faire oublier, en quelques secondes, des années d’éducation.

Au final, peu importe de savoir si pour certaines personnes M. Hubler s’est allié avec le diable. D’ailleurs selon l’appartenance partisane du lecteur l’inverse est aussi valable me concernant. Ce qui compte réellement est la meilleure piste pour faire changer les choses. Il est important de tout mettre en œuvre pour éviter que des ados, ou d’autres personnes, ne commettent des actes répréhensibles graves par l’unique présence d’une arme illégale au coeur de notre société.

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