10/06/2010

Apportons vite un mouchoir à la présidente du PS lausannois !

Pathétique lecture de la complainte larmoyante de la présidente du parti socialiste lausannois dans les médias. A la découverte de ses propos, je n’avais qu’une envie : lui offrir mon mouchoir pour la consoler.

Enfin, chez les socialistes lausannois, c’est le monde à l’envers ! Les dirigeants de la rose fleurent bon avec la dictature. Par un beau dimanche de mai, ils éjectent avec bestialité et sans aucune complaisance l’un des leurs. Ils exigent ensuite qu’il se taise, paraît-il pour le bien du parti !

La médiocrité dont a fait preuve le parti socialiste dans la procédure d’éviction de l’un de ses ‘’Elus municipaux’’ ne mérite pas que l’on s’attarde sur le sujet. Plus surprenant est l’agitation soudaine de ces dames socialistes au cœur de pierre, à la tête de la section lausannoise, étalant leur amertume dans les médias.

Bien sûr, en toute logique, la droite a fermement attaqué le Municipal en charge de l’aide sociale et de la santé. Au cours de ces trois dernières années, ce n’est cependant pas l’homme que la droite a attaqué, mais bien évidemment le poste et le parti qu’il représente. En bon soldat, ce Municipal a porté haut, en guise d’étendard, le programme du parti socialiste. Mal lui a pris, il est aujourd’hui la victime expiatoire d’une erreur de programmation. L’idée de bistro social et de local d’injection des socialos, portée à bout de bras par la gauche, s’est fort heureusement inclinée devant le peuple. Les Lausannois ne voulaient pas des propositions de la gauche.

C’est donc la gauche, par une erreur de programmation, qui est responsable de l’échec de son Municipal. Cela semble une évidence pour tous les observateurs avisés de la politique lausannoise, sauf éventuellement pour les stratèges socialistes qui, souhaitant se ‘’débarrasser’’ d’un problème, s’en inventent d’autres.

Le combat des idées dans le respect des personnes m’a servi de fil conducteur pour fixer les limites de mon engagement politique. Ce respect fait, à l’évidence défaut, à nos amis de gauche, très pressés à sacrifier la vie politique d’un des leurs sur l’autel des ambitions, à peine voilées, de certains jeunes loups aux dents longues.

En conclusion, quel est le fruit de l’excitation soudaine de ces gentilles dames, gestionnaires en herbe du parti socialiste, après l’éviction brutale de leur ami municipal ? Imaginez-vous; ce dernier a eu l’extrême audace d’informer la presse que son parti lui a retiré, à l’unanimité (ainsi il n’y aura personne pour crier qu’il n’était pas en accord avec cette décision), sa confiance en vue des élections municipales de 2011 !

Cette annonce, plutôt brutale, ne va pas calmer le jeu au sein de la gauche, mais au contraire ouvrir un vaste chantier, accentué par la pression des médias, dans la course à la succession du Municipal, éjecté par son parti. Cela pourrait aussi attiser des ambitions au sein des Verts qui se verraient bien devancer le parti socialiste lors des élections communales de 2011 et ainsi revendiquer trois élus au sein de la Municipalité.

Traiter un membre de son parti de la sorte est révélateur de la grande différence entre le discours et la pensée. A la table des socialistes lausannois, mieux vaut utiliser une fourchette avec un très long manche plutôt que de se faire dévorer.

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