22/07/2010

Adhésion à l’Europe, ce feuilleton estival récurant fait à nouveau partie de notre quotidien.

Comme la montée à l’Alpage à la fin du printemps ou le départ des hirondelles vers la fin de l’automne pour des cieux plus cléments, depuis le début des années 90 l’été a aussi son rituel avec le feuilleton de l’adhésion de la Suisse à l’Union européenne. Cette année, Avenir Suisse a exploité les espaces libres dans les principaux journaux romands, suite à la transhumance des politiques vers leurs différents sites de vacances, pour nous ''bassiner'' avec son besoin de laisser à d’autres le soin de décider de notre avenir.

Aussitôt relayés par les médias, les propos d’Avenir Suisse font l’actualité politique de ce mois de juillet. A entendre les porteurs d’eau de l’Union européenne, la Suisse n’a plus d’autres solutions que d’adhérer à l’Espace Economique Européen ou directement à l’Union européenne. Il parait que l’Europe se fatigue de la solution bilatérale suite au refus de la Suisse de devenir un contributeur, sans pouvoir, de l’Union européenne. Nul besoin d’être devin pour comprendre cette fatigue soudaine : suite à la crise financière que nous venons de traverser, un nouveau contributeur de l’Union européenne ne serait pas de trop. Au début, j'étais ouvert aux discussions concernant l’appartenance de la Suisse à l’Espace européen au début des années 90, mais la voie empruntée depuis par les pays européens ainsi que l’arrivée de pays dont la culture politique divergent de la nôtre, ont fait germer en moi une hostilité à toute démarche qui serait une entrave à l’indépendance de la Suisse.

Selon le président en charge du Conseil européen, ‘’Le temps est venu de donner une nouvelle impulsion à notre partenariat et d’examiner la possibilité d’un cadre institutionnel horizontal’’. Après réflexion, il y a plusieurs pistes exploitables derrière ces propos, mais la piste la plus probable est de conduire la Suisse vers l’adhésion à l’Union européenne. Aujourd’hui, il est important que les acteurs politiques, qui ont encore un peu de bon sens, prennent un engagement politique marqué contre une telle aberration. Cette réflexion saisonnière, d’un rapprochement entre la Suisse et l’Europe, a aussi fait germer une très bonne nouvelle. Ainsi, au milieu de cette fièvre médiatique du ‘’tout à l’Europe’’, les femmes et les jeunes en Suisse sont aujourd’hui majoritairement hostiles à toute démarche d’adhésion.

20/07/2010

Pourtant je n’ai pas spécialement de préjugés !

Depuis très longtemps j’ai inscrit la relation du politique avec le journaliste dans une démarche entre deux acteurs, parfois deux partenaires, qui accomplissent leur travail dans la recherche d’une grande qualité. Bien sûr, leurs avis sont parfois opposés, si bien que l’Hebdo n’est pas l’allié de l’UDC, tout comme la Weltwoche ne sera pas le journal de promotion du parti socialiste. Souvent la relation entre ces deux acteurs précités est une sorte de négociation où chacun des acteurs souhaite tirer un avantage en valorisant son engagement. Il ne faut donc pas toujours voir dans la presse un ennemi potentiel, mais un acteur qui agit également sur l’environnement politique. Rien d’étonnant dans ce constat initial.

Cependant, il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de vivre une scène déconcertante que je souhaite vous faire partager. ‘’Qu’un journaliste ne soit pas à l’aise avec la politique de l’UDC, cela peut se comprendre et ne surprendra personne. Que ce journaliste oublie les bases du savoir-vivre, en ne saluant et en ne prenant pas congé de ses hôtes lors d’un point de presse, donne parfois déjà une première indication sur l’objectivité de la démarche journalistique’’.

Mais restons positif et je dois aussi dire que j’ai connu des journalistes exécrables dans les relations humaines dont les écrits étaient du bonheur pur.

Alors le journaliste dont je parle est probablement de cette trempe-là !

13:54 Publié dans Politique | Tags : médias, journaliste, udc | Lien permanent | Commentaires (0)

13/07/2010

Nul besoin de s'excuser d'être Suisse !

Etre membre de l’UDC, initier ensuite des discussions ou s’immiscer dans les débats de la politique migratoire, ne sont pas des choses très simples en politique. Inutile cependant de s’excuser de son appartenance à l’UDC pour autant. Il n’y a aucune raison à cela ! D’ailleurs, nous pouvons affirmer, sans commettre d’erreurs, que la politique migratoire va s’inviter rapidement dans la campagne en vue des élections fédérales d’octobre 2011. En effet, nul besoin de sondages ou de l’avis de journalistes pour comprendre que de nombreux électeurs attendent de pied ferme des réponses à de nombreuses questions concernant la montée de l’insécurité ou les difficultés, de plus en plus évidentes, à financer notre tissu social et nos pensions.

Répondre à de telles questions, sans évoquer les effets d’une politique migratoire laxiste et d’une intégration parfois très difficile des étrangers dans notre pays, n’est aujourd’hui plus possible.

De nos jours, une grande partie de la classe politique met « la charrue avant les bœufs ». En effet, à entendre de nombreux pseudo humanistes, nous devrions nous excuser de ne pas pouvoir offrir un cadre de vie beaucoup plus élevé aux migrants, très souvent illégaux, qui habitent notre pays. Pour certains penseurs de gauche, ce sont le manque de formation, de faibles moyens financiers ou le rejet d’une partie de la population suisse qui seraient à l’origine de la criminalité étrangère. Avec de telles excuses, bon nombre de retraités suisses, vivant avec des pensions dérisoires malgré une vie de dur labeur, devraient être des criminels en puissance !

Aujourd’hui, certains élus poussent la norme jusqu’à soutenir et valoriser en priorité les différentes cultures ou langues des migrants. Certes la diversité culturelle est une richesse, mais là n’est pas le fond du problème. Pour une collectivité publique c’est évidemment en premier lieu l’intégration des personnes concernées qui doit être au centre des préoccupations et pas le développement de cultures qui nous sont étrangères. Ce fondement ne remet pas en cause diverses activités permettant la découverte d’autres cadres de vie.

Notre pays s’est construit sur des valeurs chrétiennes, ce sont ces valeurs qui sont au cœur de notre démocratie. Aujourd’hui, il est vital pour l’avenir de notre pays et le maintien de sa tradition humanitaire, de replacer la véritable intégration des étrangers au centre des débats. Nous avons de nouvelles lois sur les étrangers et sur l’asile, notre politique migratoire ne peut donc pas s’écarter de ces deux lois. Si nos valeurs fondamentales, notre système politique, notre système juridique ou simplement notre cadre de vie ne conviennent pas à certains étrangers, il leur reste une solution simple, repartir dans leur pays d’origine. Une intégration réussie, à l’exemple de celle de très nombreux Italiens, Espagnols ou Portugais par le passé, est aujourd’hui facilitée par un système politique moins contraignant.

Les conditions d’accueil offertes par notre pays en faveur des migrants sont citées en exemple à travers le monde. Si les prestations offertes, avec l’argent des contribuables, ne sont pas à la hauteur des espoirs de certains étrangers venus ces dernières années en Suisse, alors qu’ils cherchent un cadre plus favorable dans d’autres pays ou qu’ils rentrent simplement chez eux.