14/04/2011

Nous avions Christophe Darbellay arrive maintenant Fathi Derder pour nous chanter le refrain bien connu de ''Tout va très bien Madame la Marquise'' !

Cette semaine, à lire l'ancien chroniqueur politique romand et désormais candidat au Conseil national, Fathi Derder, ''la droite libérale est au mieux de sa forme''.  De l'aveu même de l'auteur de ce constat, il paraît que ''cela ne saute pas aux yeux'' ; là nous le croyons sur parole !

Depuis les élections fédérales d'octobre 2007 et l'éviction de Christoph Blocher du Conseil fédéral, les partis du centre, PLR compris, qui ont largement contribué à l'éjection de l'élu UDC du Conseil fédéral, se sont effondrés. Que ce soit dans le canton de Berne, à Bâle, à Zurich ou au Tessin, ainsi que dans toutes les élections cantonales ou communales, la droite libérale, chère à notre journaliste, a du plomb dans l'aile. Je ne résiste pas au plaisir d'en rajouter une couche en évoquant les victoires du ''vrai'' dernier parti de droite lors de la votation sur l'interdiction des minarets ou celle sur le renvoi des criminels étrangers.

Cela étant, intéressons-nous au regain de forme de la droite libérale, même si ce dernier ne nous saute effectivement pas directement aux yeux ! Bon évidemment, si l'on se contente d'écouter, M. Dardellay, le président du PDC Suisse commenter les défaites de son parti, qui sont à ses yeux autant de victoires que nous ne saurions comprendre, alors M. Fahti Derder a encore une grande marge de progression dans le déni de réalité politique. Toutefois, avant de se griser des propos du journaliste qui a fait valser de nombreux politiciens derrière ses micros, intéressons-nous à sa réflexion.

Tout d'abord, selon M. Derder, la grande majorité des citoyens sont ''des libéraux qui ne vont pas voter''. Ensuite, ce dernier cite : ''Cette belle Suisse comme exemple du libéralisme, où prospère l'économie de marché, l'ouverture et la tolérance, mais qui perd aux urnes devant le discours alarmistes des catastrophistes de salon''.

Heureusement, le programme politique de notre journaliste de terrain, qui n'a jamais enfilé une paire de bottes, est simple : il faut faire comprendre à ''cette grande majorité de Suisses qui vivent selon des valeurs libérales que tout cela est beau, mais ne tombe pas du ciel''. Ces propos limpides vont révolutionner le landerneau politique vaudois. Bon Dieu... ! Personne jusqu'à ce jour n'y avait pensé !

Et M. Derder ne s'arrête pas à mi-chemin ! Il faut selon lui ''sauver ces libéraux, car lorsqu'ils ne votent pas pour les idées de l'UDC, ils votent hélas pour la gauche''. Et toc ! Redescendons sur terre vers les ''basses'' réalités politiques et relisons froidement les  analyses de l'évolution des partis politiques suisses. Qui nous disent ceci : depuis leur acoquinement avec la gauche le 7 décembre 2007, les libéraux perdent avec la régularité d'un métronome alors que l'UDC progresse ! Ce qui nous pousse vers une question aussi candide que légitime : cette date n'aurait-elle pas un lien direct avec l'évolution des forces politiques de notre pays ?

Que nenni nous dit M. Fahti Derder, qui estime que le problème du parti dont il défend désormais les couleurs n'est qu'un simple ''problème d'image'' et qu'il suffira de ''réaffirmer fièrement la beauté des valeurs libérales'' pour obtenir de futurs succès.

Heureusement, les électeurs ont fermement les pieds sur terre, ils ne gobent pas les paroles amères des défenseurs de valeurs dites libérales, telles que celles de Messieurs Darbellay ou Derder, qui oublient juste un détail : les préoccupations quotidiennes des citoyens ! Ces électrices et électeurs, toujours plus nombreux à soutenir l'UDC, ne veulent pas de l'Europe, souhaitent renvoyer les criminels étrangers, veulent des finances publiques saines et une politique migratoire restrictive. Des préoccupations qui n'ont rien à voir avec un  simple problème d'image, mais des attentes bien réelles de citoyens qui savent pourquoi ils votent désormais UDC. Bienvenue à vous, cher M. Derder, sur le côté face du micro de la réalité du monde politique.

 

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