10/06/2011

Les libertés fondamentales de notre démocratie bafouées à Lausanne

Dans notre démocratie, la liberté des uns ne s'arrête-t-elle pas là où commence celle des autres ? Sous le sceau de cette question un brin provoquante,  nous vous le concédons volontiers, se cache pourtant à Lausanne un problème récurrent concernant l'application équitable de la liberté d'expression et de réunion.

Aujourd'hui, l'UDC prend acte de la réponse de la Municipalité lausannoise à l'une de ses interpellations concernant son droit à la liberté d'expression et de réunion. Avec cette intervention qui vient d'être traitée par le Conseil communal, notre parti a la ferme volonté de mettre le doigt sur des événements importants en lien direct avec la possibilité pour tous partis politiques de tenir ses activités, ses assemblées et ses réunions dans la capitale vaudoise.

Il est regrettable que le climat politique ambiant ne permette toujours pas à l'UDC de se réunir dans le calme. Cette situation est sans aucun doute la résultante directe de plusieurs facteurs que nous souhaitons partager avec vous.

En priorité, nous nous devons de citer la stigmatisation systématique faite par certains acteurs de gauche contre l'UDC ainsi que contre la présence et la participation actives de ce parti à la vie politique en Ville de Lausanne.

Ensuite, il est important d'évoquer la difficulté d'obtenir, sans publicité négative, les autorisations nécessaires à la tenue de nos réunions. Le fait de sonner le tocsin, au sein des troupes de nos adversaires, à chacune de nos demandes, génère immédiatement une manifestation hostile avant même la tenue de nos activités politiques. La Municipalité, soumise plus que de raison aux partis de gauche, a alors beau jeu d'évoquer les risques de troubles de l'ordre public pour simplement interdire nos réunions.

Quoi de plus normal ensuite que de dénoncer les fortes tentatives d'intimidation contre les élus politiques de l'UDC - lorsque ce ne sont pas de ses collaborateurs - qui pour certains n'ont même pas d'appartenance politique. L'occupation des locaux du secrétariat du parti, au centre-ville de Lausanne, par des manifestants de gauche lors de la campagne de votation sur le renvoi des criminels étrangers, est significative pour étayer nos propos. Pourtant, faut-il le rappeler, cette initiative approuvée par le peuple suisse n'avait rien d'excessif.

Comme si cela ne suffisait pas, voilà que la Ville ne se prive pas de facturer des prestations discutables à l'UDC, alors même que d'autres acteurs politiques en semblent exemptés.

A ce magnifique tableau qui valorise la folle envie des autorités lausannoises d'accorder la liberté d'expression et de réunion à l'UDC vient s'ajouter le refus de la Municipalité d'accueillir un Conseiller fédéral membre de notre parti, le refus de la pose de l'affiche lors de la votation sur l'interdiction de construire des minarets ou encore le refus de nous accorder les autorisations de la police du commerce pour tenir nos manifestations.

A la lecture de ce propos, nous entendons déjà la gauche crier que la politique musclée, menée par l'UDC, est à l'origine de ces problèmes. Nous rétorquerons que c'est au ''Peuple souverain'' de décider le politiquement correct en sanctionnant au besoin dans les urnes les projets ou les initiatives des acteurs politiques. Ce ne sont pas les élus monocolores, d'une autorité exécutive, qui peuvent s'arroger un tel pouvoir de censure.

Les autorités élues ont par contre l'obligation de faire respecter les droits démocratiques; elles doivent garantir la liberté de réunion et d'expression de tous les acteurs politiques qui s'inspirent des principes régissant notre démocratie.

En conclusion, les faits dont nous avons fait mention ont un point commun. Ils portent tous préjudice à la liberté d'expression et de réunion de l'UDC à Lausanne. La démarche de nos adversaires est simple, elle répond toujours à un même schéma: il n'est pas possible de débattre efficacement et avec succès contre les idées de l'UDC, alors faisons le nécessaire pour rendre son action politique plus difficile, son discours inaudible et faisons pression par des actes de censure et des interdits. On est loin des débats d'idées qui font la richesse de notre politique suisse.

Lorsque l'UDC veut savoir pourquoi les règles sur les demandes d'autorisations de manifestations ne sont pas appliquées de manière uniforme pour tous les partis, il lui est répondu que c'est la faute à la sécurité. En effet, la Municipalité se réfugie derrière la prise en compte de la sécurité pour justifier ses interdits; vous comprendrez que notre parti n'est pas satisfait d'une telle réponse. Il est cependant réconfortant de penser au sens de l'accueil de toutes les autres villes de Suisse, ces villes sont conduites par des autorités, majoritairement de gauche, qui savent ce veulent dire les libertés de réunion et d'expression.

 

08/06/2011

Nuits festives lausannoises : circulez, il n'y a rien à dire !

C'est avec une grande surprise que l'UDC Lausanne a pris acte du vote du Conseil communal de refuser un postulat venant des rangs de l'UDC concernant la demande d'étude d'une nouvelle stratégie visant à stabiliser la vie festive nocturne de Lausanne.

Alors que des élus Verts n'ont pas hésité à déclamer qu'ils n'allaient pas soutenir ce postulat sous prétexte de l'annonce d'une meilleure proposition à venir de leur part, de nombreux élus PLR ne voient aucun problème, même si en dehors du débat à pas feutrés, ils reconnaissent le problème. Ah, cher sponsor lorsque tu nous tiens !

L'UDC a été un observateur attentif des débats qui ont animé les partis de gauche et le PLR lors des discussions concernant l'impôt perçu sur les divertissements, Nos élus sont aussi des lecteurs attentifs des médias et la situation concernant l'évolution de la vie nocturne au cœur de la Ville de Lausanne méritait, à leurs yeux, que l'on s'interroge sérieusement  sur la croissance des activités festives nocturnes dans la capitale vaudoise.

Si l'on ajoute à ce premier tableau, la très longue liste des faits divers de la violence et du vandalisme gratuit, perpétrés avec la régularité d'un métronome, ce postulat déposé par l'UDC sous le titre de  ''La Ville n'est plus à même de supporter une croissance de la vie festive nocturne durant les weekends''  faisait évidemment sens.

A cela, vient encore s'ajouter la signature de la charte des clubs qui ressemble davantage à un long fleuve tranquille, qu'à une forte volonté de s'engager de la part de certains responsables de clubs lausannois. Cependant, même si cette charte a le mérite d'exister, elle n'a pas un caractère obligatoire et elle ne va malheureusement pas, à elle seule, ramener une plus grande sérénité la nuit dans notre Ville.

Mais où se trouve donc le nœud du problème ?

Ces dernières années, la Ville de Lausanne propose une offre toujours plus étendue à toutes les personnes qui recherchent un exutoire festif ou une aire de loisirs et de libertés après avoir, pour la plupart d'entre elles, terminé leur labeur hebdomadaire. Dans ce contexte et par effet de synergie simple à comprendre, l'offre a eu tendance à s'emballer.

La volonté de l'UDC n'est pas d'interdire tout développement, mais il serait aujourd'hui peut-être bon de mettre un peu d'ordre dans cette pétaudière. Franchement, ne serait-il pas judicieux de voir se développer certaines prestations et à l'inverse diminuer la charge liée à d'autres ?

Il n'est certes pas opportun de museler le secteur privé en limitant toute réflexion sur l'évolution de l'offre ! Mais il n'est pas réaliste, à voir ce qui se passe actuellement, de se contenter de privatiser les bénéfices et laisser la facture des nuisances à la charge du contribuable.

Que faire alors de la libre entreprise et de la liberté de commerce ?

Vous pouvez vous en douter, mon parti et moi-même sommes de l'aile libérale de l'échiquier politique lausannois. Défenseurs de la liberté de commerce et de la responsabilité individuelle, nous pensons que l'Etat ne devrait pas avoir à s'immiscer dans la croissance de l'offre d'activités de loisirs et de défoulement qui est un vrai business économique à Lausanne.

Toutefois, lorsque l'activité commerciale privée déborde et engendre des charges importantes pour la Ville et pose de véritables problèmes de tranquillité publique et de qualité de vie à de nombreux riverains directement touchés par l'intensité de la vie nocturne, alors le dossier devient politique.  Et c'est à notre sens de cela qu'il s'agit dans ce dossier.

La liberté de commerce des uns n'en est plus une, lorsqu'elle présuppose une longue série de nuisances pour les autres et pour la collectivité en général.

Il y a donc l'envers du décor de ces folles nuits festives lausannoises. C'est tout d'abord la réalité de ces très nombreuses voitures, dont les plaques trahissent pour beaucoup l'appartenance à d'autres régions de Suisse,  qui durant de longues minutes recherchent une place de parc. La politique de la Ville qui pousse à la suppression des places de stationnement, ne va pas desserrer l'étreinte. La recherche d'une place de stationnement n'en sera que plus difficile.

Ensuite, il n'est plus possible de passer sous silence que certaines rues se réveillent avec la gueule de bois. A l'aube, la saleté, lorsque ce ne sont pas les odeurs relevées d'urine fraîche,  sont les témoins de l'intensité de la fête du soir d'avant.

A ce tableau s'ajoutent encore les interventions des services de la police ou des secours sanitaires. Plus personne n'est surpris que la police doive accompagner le personnel de la santé, histoire de protéger ces derniers des débordements de certains fêtards.

Les bagarres, l'utilisation possible d'armes, la mise en danger de personnes qui sombrent dans un coma éthylique, sont également au programme. Sans oublier que pour rendre ce petit coin de paradis encore un peu plus coloré, le marché de la drogue est en libre-service.

Dans ce climat particulier, il suffit d'un regard appuyé, ou d'une petite bousculade involontaire, pour déclencher des bagarres. Mentionnons encore ceux pour qui le bien public n'a pas grande valeur, ils n'ont aucun scrupule à mettre à feu ou à sac l'équipement urbain en laissant la facture à la collectivité publique.

Bien sûr, il ne serait pas correct de ne pas relever que ces différents faits sont les agissements de quelques individus. La majorité des personnes qui sortent faire la fête et se divertir dans notre ville sont respectueux, quoique...

En fin de compte et malgré une situation qui n'est pas satisfaisante, le Conseil communal, emmené par des représentants du PLR encore aveuglés par les nuits festives de leur dernier week-end, ont refusé notre postulat.

Pourtant notre intervention laissait une grande marge d'appréciation à la Municipalité; notre parti demandait simplement d'étudier une nouvelle stratégie et la prise de mesures pour stabiliser la vie festive nocturne en ville de Lausanne.

Ce n'est hélas pas demain que les autorités lausannoises vont enfin répondre aux attentes de ceux, et ils sont nombreux, qui souhaitent que Lausanne offre une meilleure qualité de vie les nuits en fin de semaine.