16/04/2012

La gauche contre le réel !

Durant le week-end passé, la lecture de l'ouvrage d'Elisabeth Lévy, ''La gauche contre le réel'' m'a fait grand bien. Souvent, la politique nous amène à remettre en question notre appréciation de la situation et le doute fait aussi parfois partie de nos pensées. La lecture de cet excellent livre, au cœur du quartier du Marais à Paris, m'a conforté dans ma volonté de nommer clairement les réalités de notre temps, quitte à passer pour un suspect atteint de soi-disant phobies.

Les récents exemples des débats politiques lausannois concernant la criminalité, l'immigration, le marché de la drogue ou la mendicité m'ont apporté la preuve que la gauche se refuse souvent au débat, prétextant qu'il n'est simplement pas correct d'aborder certains problèmes. Circulez, il n'y a rien à voir...

Dans son ouvrage, l'auteure pose un regard critique sur la politique de gauche et une certaine presse qui sont aujourd'hui ''convaincues de leur supériorité morale, ne pouvant reconnaître une légitimité à ce qui est en dehors d'elles''. Cette description fort à propos me rappelle aussi les paroles du président des Verts vaudois, qui en mars dernier ne se cachait pas d'annoncer, médias à l'appui, la ''diabolisation'' par les acteurs politiques de la gauche, de ma candidature au Conseil d'Etat vaudois. En clair cela veut dire : laissons de côté tout débat d'idée et attaquons-nous à la personne !

En pratiquant une telle politique, avec l'aide de certains médias complaisants, il n'est plus nécessaire d'empêcher ses adversaires de s'exprimer ou de les écouter. Il suffit de marteler à leur sujet des informations approximatives ou fausses qui deviendront vérités. Je vous laisse deviner la suite...

En conclusion, si vos idées politiques sont de droite, si le doute vous envahit parfois suite au doigt accusateur de certains politiciens de gauche, alors lisez l'ouvrage de Mme Elisabeth Lévy. Ensuite, méditez sur cette parole de Voltaire que l'auteure restitue à sa façon en parlant de la gauche ''Je ne partage pas vos idées et je me battrai pour que vous ne puissiez pas les défendre'' !

 

Commentaires

j'ai lu un contre rendu dans " Le Point ". Cela vaut le coup de lire cette ouvrage.

Non seulement la gauche est contre le réel; mais en plus elle veut imposer cette police de la pensée pour rendre tout débat impossible sur les thèmes dont elle se considère la grande défenseuse. " l'immigré, les palestiniens, le réchauffement climatique etc... "

D.J

Écrit par : D.J | 16/04/2012

Et en plus, vous êtes mauvais perdant :-)

Écrit par : Colony | 17/04/2012

Si refuser de se faire diaboliser par la gauche en donnant des informations pour rétablir certains faits qui me concernaient directement c'est être un mauvais perdant, alors j'assume ! Pour le reste, j'ai fait part de mes félicitations aux trois élues socialistes ! Le débat politique est rendu possible uniquement par le combat des idées dans le respect des personnes.

Écrit par : cavoiblet | 18/04/2012

É. Lévy, qui hurle et ne laisse jamais parler quiconque, est appelée à parader régulièrement sur des dizaines de plateaux : je ne pense pas qu'elle soit la mieux placée pour pleurnicher sur son sort. En fait, elle ne manque pas de culot.

Souvenons-nous de sa défense alambiquée des déclarations de Zemmour contre Jacubowicz.

Ce que je retiens, au-delà du sempiternel débat sur l'immigration (cela fait 10 ans que ça dure) c'est que contre, J. qui rappelait à juste titre que Zemmour avait affirmé qu'un patron avait le droit de licencier un Français d'origine arabe si ça lui chante, Lévy n'a pas répondu clairement à J. mais grommelé : "Un patron peut licencier qui il veut".

Désolé, ça ne passe pas. D'une part Lévy élude la question de J. tentant vainement d'épurer les propos de Zemmour, d'autre part : elle a tout simplement tort. Dans les faits, non, un patron n'a pas encore le droit de licencier qui il veut comme il veut. Je pense que ce sont ces petits commentaires considérées comme "hors-sujet" donc non discutées qui révèlent les véritables préférences politiques et économiques de Lévy, bien qu'ils présentent toujours leur façon d'aborder les questions selon une grille exclusivement culturelle.

Même chose Zemmour : chez Ruquier. Une employée de Pôle emploi expliquait qu'il était difficile de supporter la colère des chômeurs qui se font proposer des remplacements de 2 jours à des kilomètres de chez eux, mais qu'elle les comprenait. Qu'a répondu Zemmour ? "le chômeur accepterait cette mission de 2 jours à des kilomètres s'il crevait de faim".

Ce que je reproche à ces gens de la néo-droite, c'est d'accuser "la gauche" (ce qui ne veut rien dire ... cet amalgame électeurs qui n'ont pas le choix et appareils n'est pas subtil) de trahir les classes populaires. My God, comme si le dessus du panier qu'occupe Zemmour, Levy et FInki s'étaient jamais préoccupés des classes populaires, bronzées ou blanches ! Les petits commentaires (et on peut en relever des dizaines du même genre) révèlent au grand jour vers où ils penchent réellement sur le plan politique : le débat sur la délinquance est un instrument pour faire passer ce qui importe : leur appui au grand patronat et son objectif plus ou moins bien camouflé de ces 20 dernières années : rendre intouchable et absolu le droit de l'entreprise à licencier, d'un côté, et pouvoir contraindre au travail, de l'autre.

Zemmour Lévy et Finkielkraut auraient une capacité extraordinaire à mettre en lumière les contradictions "de la gauche"? Poi poi poi ! Mais au fait, les contradictions qui existent au sein de ce groupe d'alliés dénonciateurs d'un islamogauchisme mythique (les théoriciens néocons ont dit la même chose de leurs adversaires démocrates - côté subtilité on repassera) : leurs contradictions sur des points essentiels ont beau être flagrantes pour qui veut bien regarder : personne ne se précipite pour les faire apparaître.
Par exemple : Zemmour a affirmé (de temps en temps mais attention c'est dosé : pas trop souvent) qu'il était pour que la France sorte de l'OTAN (comme Mélenchon, d'ailleurs) Zemmour, rappelons-le, se drape dans le manteau respectable du gaullisme, bien qu'à 99 p. 100, ses propos soient tout aussi délirants que ceux de la fraction la dure du FN, celle des nostalgiques de la monarchie et de l'OAS, et du droit incontestable à torturer de notre regretté Empire.

Or, contrairement à ce que semble être Zemmour, au moins dans la posture, un gaulliste anti-atlantiste, Lévy, Finkielkraut et leurs "adversaires" politiques BHL et Attali, demeurent furieusement atlantistes (guillemet pour adversaires car en politique étrangère, Lévy, Finkielkraut et BHL et Attali font attefnftion de ne pas trop se chercher des poux.


*L'examen du site Causeur montre d'ailleurs les liens qui existent entre leur stratégie discursive et celle des sites néocons américains, dont ils ont largement emprunté les accroches.

Troisième rengaine des snipers Fink, Lévy et Zemmour (et quelques autres pales imitateurs) : la question palestinienne. Ils prétendent que la presse française est outrageusement et majoritairement pro-palestinienne. Là encore : admettons.

Pourquoi ne peuvent-ils jamais citer de noms de ces fameux journalistes et chroniqueurs de grands médias censés être outrageusement pro-palestiniens?

Écrit par : Bob | 26/04/2012

II journalistes et chroniqueurs de grands médias censés être outrageusement pro-palestiniens? Le Point, L'Express, Le Monde sont-ils réellement pro-palestiniens? Non. Ils sont-ils sur la ligne médiatique officielle et classique (majorité des grands médias occidentaux) : les Palestiniens et Israéliens sont co-responsables de la violence, cad, la ligne qui consiste à condamner verbalement les Israéliens et les Palestiniens, ce qui ne coûte rien, tout en se gardant de prendre aucune mesure permettant de faire respecter le droit international qui s'applique entre autres aux populations déplacées et aux réfugiés.

Cette position que l'on peut qualifier au mieux de neutre peut-elle être assimilée à du "pro-palestinisme"? Quelle bonne blague !
<
Zemmour et Lévy connaissent les médias comme leur poche. Ce sont des bateleurs et ils sont appréciés par les médias précisément parce qu'ils sont caricaturaux et font vendre.

Les buzz lancés sur le Net à chaque sortie de Zemmour pendant sept ans font partie de la machine-Zemmoru à à engranger de la cote d'écoute.

Marginalisés? Oh que non : poussés en avant par les patrons de chaînes et de radios, par intérêt bien compris.

Zemmour, Finkielkraut ou Lévy prétendent aborder les sujets de manière complexe mais se comportent dans les grands médias comme de véritables Attila.

L'incroyable arrogance d'une Lévy ou d'un Finkielkraut s'expliquent très simplement : ils ont été tellement souvent invités et salués comme les plus subtils experts en "problèmes de bronzés" qu'ils considèrent ces multiples invitations médiatiques comme une sorte de droit acquis.

Les médias sont leur chose.

Ce qu'ils oublient, c'est que nous vivons dans un régime de concurrence effrénée; il y a donc une lutte des places au sein du petit monde médiatique. Leur excès de présence lasse, d'autres qui veulent leur place se sentent lésés, y compris financièrement : ceux qui veulent, comme eux, se montrer, se faire entendre, et utiliser les chaînes de télé et de radio de masse comme caisses de résonance pour assurer la vente de leurs publications. La lutte idéologique existe, mais le dépit des uns explique aussi l'acharnement à se maintenir des autres par tous les moyens.

D'où la précipitation à se vautrer dans la vulgarité et la caricature. Le monde de la télé et de la radio marche au buzz mais vous oubliez que l'édition marche aussi de cette façon.

Nos experts en bronzés et en faits divers, pris en flagrant délit d'exagération voire d'hystérie morbide, utilisent l'ultime ficelle : accuser la forme médiatique télévisuelle. "On ne m'a pas compris etc, vous savez ce que c'est quand on parle à la télé etc.

Écrit par : bob | 26/04/2012

II journalistes et chroniqueurs de grands médias censés être outrageusement pro-palestiniens? Le Point, L'Express, Le Monde sont-ils réellement pro-palestiniens? Non. Ils sont-ils sur la ligne médiatique officielle et classique (majorité des grands médias occidentaux) : les Palestiniens et Israéliens sont co-responsables de la violence, cad, la ligne qui consiste à condamner verbalement les Israéliens et les Palestiniens, ce qui ne coûte rien, tout en se gardant de prendre aucune mesure permettant de faire respecter le droit international qui s'applique entre autres aux populations déplacées et aux réfugiés.

Cette position que l'on peut qualifier au mieux de neutre peut-elle être assimilée à du "pro-palestinisme"? Quelle bonne blague !
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Zemmour et Lévy connaissent les médias comme leur poche. Ce sont des bateleurs et ils sont appréciés par les médias précisément parce qu'ils sont caricaturaux et font vendre.

Les buzz lancés sur le Net à chaque sortie de Zemmour pendant sept ans font partie de la machine-Zemmoru à à engranger de la cote d'écoute.

Marginalisés? Oh que non : poussés en avant par les patrons de chaînes et de radios, par intérêt bien compris.

Zemmour, Finkielkraut ou Lévy prétendent aborder les sujets de manière complexe mais se comportent dans les grands médias comme de véritables Attila.

L'incroyable arrogance d'une Lévy ou d'un Finkielkraut s'expliquent très simplement : ils ont été tellement souvent invités et salués comme les plus subtils experts en "problèmes de bronzés" qu'ils considèrent ces multiples invitations médiatiques comme une sorte de droit acquis.

Les médias sont leur chose.

Ce qu'ils oublient, c'est que nous vivons dans un régime de concurrence effrénée; il y a donc une lutte des places au sein du petit monde médiatique. Leur excès de présence lasse, d'autres qui veulent leur place se sentent lésés, y compris financièrement : ceux qui veulent, comme eux, se montrer, se faire entendre, et utiliser les chaînes de télé et de radio de masse comme caisses de résonance pour assurer la vente de leurs publications. La lutte idéologique existe, mais le dépit des uns explique aussi l'acharnement à se maintenir des autres par tous les moyens.

D'où la précipitation à se vautrer dans la vulgarité et la caricature. Le monde de la télé et de la radio marche au buzz mais vous oubliez que l'édition marche aussi de cette façon.

Nos experts en bronzés et en faits divers, pris en flagrant délit d'exagération voire d'hystérie morbide, utilisent l'ultime ficelle : accuser la forme médiatique télévisuelle. "On ne m'a pas compris etc, vous savez ce que c'est quand on parle à la télé etc.

Écrit par : bob | 26/04/2012

Désolé pour les coquilles et autres dérapages syntaxiques : j'ai une vision diminuée de moitié.

De plus, l'argumentation avait une suite, mais la suite ne peut s'afficher et de toutes façons qui se soucie réellement de lire un point de vue opposé. Les blogues ne sont-ils pas fait pour se mettre en valeur et se caresser dans le sens du poil?

Écrit par : Bob | 26/04/2012

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