23/05/2012

Communales, cantonales et fédérales, les trois meilleurs scores historiques de l'UDC Vaud

Alors que le calme est revenu au sein du landerneau politique vaudois, l'UDC Vaud peut tirer un bilan positif des élections communales, cantonales et fédérales 2011-2012 et poser des bases solides pour les échéances électorales à venir.

A la lumière des objectifs quantitatifs et qualitatifs que notre parti s'était fixés avant les trois campagnes, les résultats sont satisfaisants. A ce stade, il faut se rappeler que pour les élections communales, l'UDC Vaud voulait augmenter son score de 2006 de 3%. Pour les élections cantonales, notre parti avait pour objectif de progresser de 16,5% à 19% et pour les fédérales de 22,5% à 23% afin de stabiliser la forte progression de 2007. Nous nous étions également fixés un certain nombre d'objectifs qualitatifs comme favoriser l'esprit et le cadre participatif en ouvrant notre démarche vers l'électeur et étendre notre réflexion afin de développer de nouveaux thèmes.

Notre parti a tout d'abord eu l'agréable surprise de passer de 173 à 280 mandats, soit une augmentation de 62% d'élus au sein des législatifs communaux des villes vaudoises, dépassant ainsi l'objectif initial.

Les élections fédérales n'ont pas été favorables à notre parti sur le plan national. Le résultat de l'UDC Vaud a été en très légère augmentation, passant de 22,4% à 22,9% de parts d'électeurs et donc notre objectif fixé de 23% a été manqué de peu. Malgré cette croissance, nous avons malheureusement enregistré la perte du siège d'Alice Glauser au Conseil national.

Concernant les élections cantonales, nous avons obtenu en ce qui concerne le Grand Conseil des résultats très différents d'un district à l'autre. Nous constatons une croissance de 3 à 3,5% dans les districts Jura-Nord Vaudois, Lausanne-Ouest et Lausanne, une légère croissance dans l'ensemble des autres districts, sauf dans le district Gros-de-Vaud où nous perdons 1.5% de notre électorat. Ce résultat apporte un mandat supplémentaire pour l'UDC au sein du parlement cantonal.

A noter, tant lors de l'élection au Conseil des Etats, l'élection complémentaire au Conseil d'Etat, que l'élection au Conseil d'Etat, que notre parti n'a pu faire élire ses candidats. Au système majoritaire à l'échelon cantonal notre parti atteint entre 42 et 46% des suffrages, ce qui n'est pas suffisant.

En conclusion, malgré un environnement politique général qui ne nous a pas été favorable et en comparaison avec l'UDC sur le plan fédéral, les résultats de l'UDC en terre vaudoise sont satisfaisants. Que ce soit lors des élections communales 2011, cantonales 2012 ou fédérales 2011, l'UDC Vaud a enregistré, lors de chacune de ces élections, son meilleur score historique. Ce fait important est à relever car la presse n'en a jamais fait mention.

09/05/2012

Le peuple doit pouvoir s'exprimer sur les questions de politique étrangère

Le 17 juin 2012, les électrices et les électeurs de notre pays auront l'occasion de renforcer leur participation dans les choix politiques qui ont pour objet les questions importantes de politique étrangère. Vingt ans déjà, le 6 décembre prochain, que le peuple suisse dans sa grande sagesse, refusait d'entrer dans l'Espace économique européen.

A en croire les principaux acteurs politiques de l'époque, favorables à un asservissement de notre pays à cette grande Europe, ne pas entrer de plein pied dans la construction européenne devait nous conduire à un désastre socio-économique. Lors de la campagne de votations de 1992, l'EEE était décrit par certains comme le sauveur de l'avenir de la Suisse économique, ruinée qu'elle serait si elle avait l'outrecuidance de refuser de basculer rapidement dans ce « fantastique » espace.

Nous connaissons désormais la suite de l'histoire. Fort heureusement, ce qui est hélas vrai pour la Grèce, l'Espagne et d'autres pays, pourtant membres à part entière de ce grand conglomérat, ne s'est pas produit pour nous autres Suisses. Notre pays neutre et indépendant se porte bien, merci... à nous !

Merci à celles et ceux qui voici vingt ans ont eu la force, la lucidité et le courage de résister au très fort courant dominant en faisant confiance à la valeur des institutions socio-économiques de notre pays. Le 17 juin prochain, l'initiative populaire "Traités d'Etat - la parole au peuple!" qui poursuit l'objectif clair de renforcer notablement le droit de participation du peuple et des cantons dans les questions de politique étrangère sera soumise au souverain.

Au moment où le Conseil fédéral et le Parlement tentent de plus en plus souvent de conclure d'importantes conventions internationales sans demander l'avis du peuple, ce texte est d'une grande importance pour donner plus de légitimité à notre politique étrangère. En acceptant cette initiative, les citoyens s'offrent de nouveaux droits de décision, en protégeant directement la souveraineté de nos cantons et en renforçant notre identité !

Pourquoi une participation plus large du peuple serait-elle nuisible à la politique étrangère ?

Tout comme en 1992, de très nombreux acteurs politiques, appuyés par des médias consentants, éblouis par les étoiles du drapeau européen, critiquent cette initiative qui vise pourtant à renforcer directement les droits des électeurs lors de la signature par notre pays, d'accords internationaux. Une nouvelle fois le Conseil fédéral et les Chambres fédérales ne font pas confiance au Peuple, car à leurs yeux ce dernier pourrait se tromper !

Faut-il dès lors faire davantage confiance à nos élus et à leur besoin constant de reconnaissance en vue de futures élections plutôt qu'au Peuple ?

La réponse ne supporte aucune contestation et dans pareille situation, nous devons faire confiance au peuple souverain !

Finalement, que peut bien demander de particulier cette initiative pour déclencher un tel refus de la part de l'Establishment politico-médiatique ? Aujourd'hui, le peuple est très souvent exclu des décisions en matière de politique étrangère entre la Suisse et l'Union européenne, alors même que ces décisions ont un impact direct sur la vie quotidienne des habitants de notre pays.

Dans cet esprit, l'initiative demande que l'exercice du pouvoir politique passe du Conseil fédéral, trop souvent simple exécutant de lois imaginées par certains fonctionnaires européens, vers le bulletin de l'électeur-citoyen et seul souverain !

Une telle exigence est réaliste et nécessaire. Elle demande que les traités internationaux qui entraînent une unification multilatérale du droit dans les domaines importants et obligent la Suisse à reprendre de futures dispositions fixant des règles de droit dans des domaines importants ou qui entraînent de nouvelles dépenses récurrentes de plus de 100 millions de francs, soient soumises au vote du peuple et des cantons.

L'acceptation de cette initiative est d'autant plus nécessaire que nos élus au sein des plus hautes institutions du pays, sont de plus en plus souvent soumis aux attaques juridico-économiques des pays européens et des Etats-Unis. Une telle disposition constitutionnelle, invitant le peuple à donner, en dernier recours, son avis sur les décisions importantes de la politique étrangère de notre pays, est un véritable garde-fou contre l'érosion et finalement la perte de notre souveraineté.

Nous devons admettre que ces derniers mois, les exemples où la Suisse s'est inclinée devant les pressions étrangères se sont multipliés. Acculés par la force de l'économie et l'énorme pression politique de certains pays, nos représentants paraissent trop souvent se résigner rapidement en acceptant des accords qui ne sont pas à l'avantage de la Suisse !

Force est d'admettre que le peuple résistera plus facilement au chantage car il est beaucoup plus simple de mettre sous pression les élus politiques de notre pays que la population suisse dans son ensemble.

Encore aujourd'hui, l'adhésion rampante à l'UE est un danger permanent

Dans le contexte actuel, les personnes les plus engagées contre cette initiative font aussi partie du gotha des acteurs politiques qui souhaitent vivre le grand jour de l'adhésion de la Suisse à l'Union européenne. Il paraît simple de comprendre qu'une personne qui pousse la Suisse dans les bras de l'Union européenne ne peut pas être favorable à une extension de la démocratie directe. Toute personne qui ne voit aucun problème à l'assujettissement de la Suisse aux normes de Bruxelles ne peut effectivement pas accepter que les Suisses puissent se prononcer sur les décisions que souhaite nous imposer cette institution politique étrangère.

L'acceptation de cette initiative le 17 juin prochain renforcera le droit de participation du peuple suisse en politique étrangère. Ainsi le souverain quittera son rôle actuel de spectateur impuissant pour devenir un acteur incontournable de la politique extérieure de la Suisse.