27/08/2012

Les villes prises dans le champ de tension déterminé par liberté et sécurité

Alors que les grandes villes de Suisse étouffent sous la pression d’une criminalité croissante, il est temps de passer des rêveries éthiques, déontologiques et pseudo-humanistes de gauche aux propositions sécuritaires et migratoires concrètes de l’UDC.

La politique sécuritaire de gauche en ville est un fiasco.

Soyons clairs: la politique sécuritaire menée en zones urbaines par des majorités de gauche, plus avides à servir leur électorat que d’appliquer la loi sur les étrangers et celle sur l’asile trouve aujourd’hui ses limites. En refusant sciemment d’appliquer bon nombre d’obligations faites par ces lois aux autorités exécutives et ainsi en ne répondant pas aux attentes sécuritaires et de qualité de vie souhaitées par le Peuple, la gauche porte aujourd’hui l’entière responsabilité de l’explosion de la criminalité dans notre pays.

Cette évolution politique négative a un coût sournois pour nous autres citoyens, en effet chaque hausse de la criminalité a pour résultante une restriction de nos propres libertés. De nouvelles mesures de police permettent de répondre à cette évolution, mais elles impactent sans distinction l’ensemble de la population.

Nous avons vécu les «libertés du printemps arabe au Maghreb» dans toute son amplitude, voici désormais venu le temps de «l’hiver sécuritaire rigoureux en Suisse». Autrement dit, la politique sécuritaire urbaine, aux mains de la gauche depuis de trop nombreuses années, est un échec cuisant. Il est temps de passer à une politique de droite responsable qui défend prioritairement les victimes avant de se préoccuper du bien-être et des états d’âmes des criminels.

Force est de constater que l’arrivée de nombreux immigrés du Maghreb, avec ses effets négatifs, n’a fait qu’amplifier la situation, rendant visible la gestion sécuritaire lacunaire des gouvernances de gauche. Ces immigrés, parfois relâchés des prisons du sud de la Méditerranée, abusent du laxisme de nos autorités dans l’application de notre politique migratoire pour commettre des infractions et des incivilités graves dans notre pays.

Avant les élections fédérales d’octobre 2011, la gauche et une large partie de la presse consentante, se sont entendus pour ne pas ouvrir de brèche dans les débats sur les grands enjeux sécuritaires qui attendaient nos concitoyens. On a passé sous silence l’explosion des chiffres de la criminalité, alors même qu’il n’y avait aucun doute sur l’aggravation alarmante de la situation. Malgré les nombreuses interventions de l’UDC concernant la croissance de la criminalité et des incivilités; l’arrivée de la mendicité avec l’exploitation de personnes fragilisées; la consommation grandissante d’alcool à même nos rues par les jeunes; le développement de marchés ouverts de la drogue; la dégradation de l’hygiène de certaines rues et la baisse de la qualité de vie, les autorités de gauche, actuellement à la tête de nos villes, sont restées totalement inactives et donc coupables d’une situation honteuse et irresponsable!

Il est temps de rendre l’espace publics aux habitants de nos cités.

Notre culture veut que notre liberté individuelle s’arrête là où commence celle des autres ! Si l’UDC se bat pour garantir plus de liberté dans la vie de nos concitoyens, cette liberté n’est possible que si elle s’accompagne d’une forte dose de responsabilité individuelle. Aujourd’hui, les personnes les plus fragilisées de notre société ne se sentent plus en sécurité au cœur de l’espace public dans nos villes. A titre d’exemple, le nombre de délits commis uniquement à Lausanne est passé de 30'400 cas en 2010 à 35'812 en 2011, soit une augmentation de plus de 17,6% des délits en une année. Durant la même période, le nombre total d’infractions au Code pénal est lui passé de 18'470 à 24'228 infractions, soit une augmentation de 31%. Statistiquement un Lausannois est directement victime d’une effraction une année sur quatre.

La police doit avoir les moyens d’agir et d’être respectée.

Alors même que la police a besoin de moyens efficaces pour accomplir sa mission sécuritaire en garantissant la protection des citoyens et de leur patrimoine, nos autorités ont préféré ces dernières années fermer les yeux sur la réalité sans sortir de leurs discours entendus fleurant bon l’angélisme.

Alors que les criminels sévissaient dans nos rues, le pouvoir exécutif de gauche incrédule conduisait des mesures d’éthique et de déontologie qui aujourd’hui rendent plus difficile l’engagement des policiers actifs sur le terrain. Pire, elle les fait démissionner – ce que 20 d’entre eux viennent de faire dernièrement à Lausanne - pour s’engager auprès d’autres autorités municipales moins laxistes et donc plus respectueuses de la sécurité des citoyens.

Plutôt que de répondre à l’explosion de la criminalité et rechercher les causes réelles de cette situation, la gauche a préféré durant de longues années accuser l’UDC d’entretenir par ses engagements et ses propositions, un sentiment d’insécurité. Nous avons hélas depuis fort longtemps dépassé ce sentiment et nous vivons la criminalité urbaine au quotidien. A l’écoute des citoyens, l’UDC se faisait simplement porte-parole de ces derniers qui n’acceptaient plus le spectacle quotidien navrant à même les rues de leur ville.

Fort heureusement, la pression sur les élus de gauche s’est accrue. Les «faits divers» graves qui se suivent et des policiers qui n’arrivent plus à garantir la sécurité et l’ordre public ont ouvert un nouveau débat sécuritaire. Désormais, c’est avec le ton menaçant que certains acteurs de gauche, sous la pression populaire et devant l’ampleur de la dégradation de la qualité de vie, débarquent sur les terres de l’UDC. Ne nous laissons pas abuser par ce discours. A l’exemple du Syndic de Lausanne qui est pourtant à la tête de la Ville depuis plus de vingt ans, il reste un fossé entre ce que ces opportunistes clament maintenant et ce qu’ils mettront vraiment en œuvre.

L’UDC s’engage pour améliorer la qualité de vie des habitants de nos villes.

Aujourd’hui, notre parti se bat afin de redonner des moyens efficaces à la police pour accomplir son travail. Ce n’est pas des ateliers sur l’éthique ou des séminaires de déontologies dont nos policiers ont besoin, mais d’un soutien politique ferme pour accomplir avec succès leur mission.

Notre parti fait confiance à ces professionnels qui paient de leur personne pour garantir la sécurité dans notre pays. La police doit faire son travail, être respectée et il n’est plus admissible que la déontologie devienne une chape de plomb qui pèse sur chaque policier dans l’accomplissement de son travail.

L’UDC doit poursuivre son engagement pour plus de sécurité en exigeant clairement un renforcement de la présence policière en ville. Ce soutien n’est bien sûr pas suffisant et notre parti doit aussi exiger que l’accès des mineurs à l’espace public durant la nuit soit limité par des contrôles stricts et une responsabilisation forte des parents dans leur rôle d’éducateur.

Pour soutenir le travail des forces de l’ordre, la pose de caméras de vidéo-surveillance ne doit plus être un tabou et l’amélioration de la salubrité de nombreuses rues permettrait de rendre l’espace public de certaines grandes villes à ses habitants.

Aujourd’hui, Il n’est simplement plus admissible que de nombreux habitants se sentent directement agressés par l’intrusion au cœur de l’espace public de personnes qui commettent des délits en toute impunité. L’UDC se bat pour empêcher la mendicité à même la rue et l’utilisation illégale de l’espace public ou privé à l’exemple des marchés ouverts de la drogue.

Les initiatives de l’UDC sur le renvoi effectif des étrangers criminels et sur le contrôle de l’immigration vont permettre de retrouver une meilleure qualité de vie.

Il est très important que le Conseil fédéral prenne conscience que le peuple n’accepte plus le tourisme criminel. L’UDC doit s’engager avec conviction pour que l’initiative sur le contrôle migratoire devienne prochainement un succès soutenu par le Peuple. Cela permettra à nos autorités de reprendre le contrôle de la politique migratoire en Suisse.

Enfin, il est essentiel que l’UDC s’engage avec force pour faire respecter les décisions du peuple et des cantons, en exigeant de ce même Conseil fédéral la mise en œuvre immédiate de son initiative pour le renvoi des étrangers criminels. En cela, il est important que nous nous investissions pour que cette initiative d’application connaisse un franc succès et apporte un outil indispensable pour améliorer la sécurité et la qualité de vie dans le pays.

Aujourd’hui, si nous ne voulons pas encore restreindre nos libertés, il est prioritaire de se donner rapidement les moyens de garantir efficacement notre sécurité !

 

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