10/09/2012

Criminalité et la Lausanne : ce qui n’était pas possible hier, le devient aujourd’hui !

La Municipalité de Lausanne prend conscience à petits pas d’une situation pourtant largement identifiable depuis des années sur l’explosion de la criminalité et des actes d’incivilité à Lausanne. Mais que de temps perdu, que de frais inutiles pour notre collectivité publique et que de larmes pour les familles directement concernées par ces actes d’incivilité imbéciles gratuits.

Depuis sa présence active sur le dossier sécuritaire au Conseil communal en 2006, l’UDC n’a eu de cesse de relever les problèmes et surtout proposer de nombreuses mesures. Hélas, la Municipalité, largement soutenue par les partis de gauche, a fermé les yeux sur ces problèmes en accusant simplement l’UDC d’animer le sentiment d’insécurité au sein de la population. Aujourd’hui chacune et chacun sait que la réalité est autre et que ce n’est par exemple pas l’UDC qui a généré les 35'000 interventions de la police en Ville de Lausanne en 2011. Cette politique pseudo-humaniste de gauche s’est écrasée sur le mur des citoyens-électeurs qui n’acceptent plus la prise en charge sécuritaire de la majorité rose-verte qui place la qualité de prise en charge des criminels avant les droits des victimes.

L’UDC constate avec satisfaction que ses propositions pour redonner force à l’engagement de la police par une diminution des contraintes de déontologie est d’actualité. La mission prioritaire de la police est de garantir l’ordre et la sécurité publique avant d’en devenir des champions de la déontologie, alors même que l’engagement éthique de la police lausannoise est exemplaire.

Notre parti prend également acte que ses propositions pour restreindre la présence d’armes au cœur des nuits festives lausannoises sont désormais prises au sérieux. Une proposition  empreinte de réalisme qui avait pourtant fait l’objet d’un refus répété du Municipal de Police. Avec un peu de patience, une autre proposition de l’UDC, celle d’organiser une collecte annuelle par la police, des armes qui n’ont plus de fonction, sera bientôt à l’ordre du jour.

La réduction de l’acquisition et de la consommation d’alcool au cœur de l’espace public également demandé par l’UDC devrait désormais aussi trouver une issue politique favorable. Les dernières statistiques ne laissent plus aucun doute sur la consommation excessive d’alcool par les jeunes !

En 2007, l’UDC a évoqué devant le Conseil communal l’évolution de la mendicité à Lyon et Genève en demandant à la Municipalité d’anticiper ce problème. C’est par un refus sec et sonnant empruntant un vocabulaire outrancier, que la Municipalité soutenue par le parti socialiste renvoyait la proposition de l’UDC dans un tiroir aux oubliettes du Municipal de police lausannoise. Suite à la pression de nombreux acteurs, aujourd’hui la Municipalité est forcée de proposer des mesures pour gérer la mendicité. Pour cette problématique, des mesures alibis, accompagnées d’une aide de 400'000 francs servant à apaiser la conscience de nos municipaux, ne vont pas pour autant permettre de résoudre l’exploitation de personnes fragilisées entraînées dans la mendicité.

Enfin, comme le réclame l’UDC depuis deux à trois ans, la Municipalité souhaite désormais revaloriser la charte des établissements de nuit en exigeant une prise en charge de la sécurité avec un plus haut degré de professionnalisme. Notre parti se réjouit de cette évolution qui va dans la direction que nous avons toujours souhaitée et proposée.

Reste finalement l’abandon de son poste du Municipal de police qui souhaite fuir ses responsabilités, les problèmes sécuritaires et en parallèle renforcer sa présence aux différentes parties officielles qui offrent petits fours et discours de salon. En même temps, les bruits sont de plus en plus insistants sur les intentions du parti socialiste de réclamer le départ du commandant de la police.

En conclusion, le parti socialiste lausannois cherche désormais à faire porter le chapeau de sa politique sécuritaire catastrophique des vingt dernières années à d’autres ! Aux grands maux (de la gauche), il est temps pour nous de tout mettre en œuvre pour que la majorité rouge-rose-verte soit mise en face de ses responsabilité pour assumer le premier rôle d’une Municipalité, celui du maintien de l’ordre permettant d’assurer la paix civile et le respect d’autrui.

16:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Le coup de confisquer les couteaux à leur propriétaire à l'entrée des boîtes de nuit avec le droit de les récupérer les jours suivant à la police est grotesque. Celui qui entre dans une boîte de nuit avec un couteau c'est déjà un type qui n'est pas normal. C'est une confiscation définitive qui devrait être appliquée.

Maintenant si les lausannois en ont vraiment raz le bol de cette insécurité et de la violence endémique; ils savent ce qu'ils leur restent à faire. Virer la majorité rose-verte-rouge foncé du pouvoir. C'est pas avec des abstentions records et de laisser les électeurs de gauche voter que l'on va changer les choses.

D.J

Écrit par : D.J | 10/09/2012

En premeir lieu, le probléme n'est en aucune façon limité à Lausanne, mais se retrouve à des degrés divers dans toute la Suisse. c'est le problème d'un système judiciaire à côté de ses pompes, incapable de résoudre les problèmes les plus simples dans un délai utile: Des problèmes nécessitant quelques jours ou au pire quelques semaines d'investigation mettent des mois ou même des années pour ne pas se résoudre. Dans de telles conditions, les malfras ont toute liberté pour agir. les délais s'étirent jusqu'à la prescription. les pénitenciers sont des hôtels 2 étoiles: Des détenues d'Hindelbank, originaires d'Amérique Latine, arrétées pour trafic de drogues, gagnent plus en prison en Suisse que libres à la maison et sont mieux en mesure d'entretenir leurs familles au pays... Un exemple parmi de nombreux autres.

Écrit par : J.C. Simonin | 10/09/2012

@ J-C Simonin,

Vous avez raison de dire que ce n'est pas limité qu'à Lausanne. Le code pénal qui n'est plus adapté est du niveau fédéral. Mais ce n'est pas non plus une raison pour rester complaisant avec la délinquance et les violences urbaines. On le voit aussi avec la politique en matière de circulation routière qui est également en amont du niveau fédéral. Cela n'empêche pas aux autorités de la ville de Lausanne de pourrir la vie des automobilistes. Elle peut aussi avec ce qu'elle permet la loi de bien plus pourrir la vie des délinquants.

D.J

Écrit par : D.J | 11/09/2012

D.J.- Mon ami, Chancelier du Reich Wilhelm von Bismark a dit une fois: "Avec de mauvaises lois et de bons fonctionnaires, il est possible de gouverner un pays. Mais lorsque l'inverse se produit, le désastre n'est plus loin." Il est maintenant envisageable que les deux se retrouvent en même temps ici. Des mauvaises lois appliquées par de mauvais fonctionnaires...
Qu'est-ce qui est juste ? Est juste ce qui me semble juste, à moi et à la majorité de citoyens corrects et raisonnables. Et lorsque l'on pense que quelque 80% des requêtes présentées au T.F. sont rejetées - à Strasbourg 98 % - autant admettre que quelque chose est pourri dans cette République. A moins qu'il soit jugé normal que cette proportion de citoyens soient des imbéciles et/ou des emmerdeurs. Je ne le crois pas.
Durant tout le temps que j'ai tenu des établissements publics, durant 35 ans, mes rapports avec la police ont toujours été excellents: Après tout, un patron de bistro est la première police dans son établissement... Mes rapports avec les autorités administratives et judiciaires ont toujours été franchement détestables. J'ai écrit un livre sur le sujet, en allemand, traduit en français et en anglais. Il est à votre disposition.

Écrit par : J.C. Simonin | 11/09/2012

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