07/12/2012

20 ans après le vote de l’EEE, la Suisse doit avoir le courage de dire NON !

Le 6 décembre 1992, je n’étais pas au nombre de ces déçus par la votation qui sont descendus dans la rue pour manifester contre les résultats d’un scrutin populaire. Mais mon vote allait dans le sens de la ratification de l’EEE.

A l’époque, député UDC au parlement bernois, j’ai soutenu sans conviction ce rapprochement comme une large majorité des membres bernois et vaudois de l’UDC ! Aujourd’hui, je le reconnais, je m’étais trompé ! Bien sûr lorsque vous discutez avec les UDC vaudois et bernois, beaucoup affirment qu’ils n’avaient pas voté pour l’entrée de notre pays dans l’EEE. Au sein de l’UDC nous devons cependant faire une autocritique en se rappelant que les sections romandes du parti avaient voté leur soutien à l’EEE.

Vingt ans ont passé et les choses ont évolué ! Nous devons remercier celles et ceux qui, le 6 décembre 1992, ont lutté pour dire NON à l'entrée de la Suisse dans l'EEE ! Nous ne pouvons toutefois pas nous arrêter sur ce constat. Nous devons nous opposer avec la même résistance et ferveur qu’en 1992 à celles et ceux qui veulent, une nouvelle fois de manière avouée ou cachée, nous entrainer dans l’UE.

Vingt ans après la situation socio-économique et politique en Europe n’est plus la même. Nous vivons une période difficile où la Suisse est jalousée. Elle est menacée de toutes parts, au niveau international, mais également à l'intérieur de notre pays par les déclarations à l’emporte-pièce, comme celle prononcée ces derniers jours par M. Darbellay. Et surtout ne nous y trompons pas, il n’est pas le seul à mener ce nouveau combat. Il a le soutien affiché du Parti socialiste, des Verts, des médias et de nombreux élus PLR et PDC qui attendent sagement des sondages politiques plus favorables pour faire connaître courageusement leur avis.

Alors que certaines tribus d’Amérique nous annoncent la fin du monde pour le 21 décembre prochain, ces nouveaux prophètes pro-européens nous annoncent la fin rapide de nos relations bilatérales avec l’Union européenne.

Qu’en savent-ils ? A en croire ces maquignons de la politique à la solde de l’Union européenne, les élections fédérales étant passées, notre pays doit relancer immédiatement le processus faute de disparaître ! Pourquoi ont-ils omis d'en parler aux électeurs dans leur dernier programme électoral ?

Ce n’est pas d’une entrée au sein de l’Union européenne dont nous avons aujourd’hui besoin. Nous devons tout d’abord cesser de nous excuser d’habiter un pays prospère ! Un pays qui connait un chômage très faible, qui dispose de structures de santé performantes et de finances publiques saines. Un pays qui de plus offre le dernier mot au peuple avec le droit d’initiative et de référendum !

Nous ne devons plus alimenter cette politique négative de nos autorités qui cèdent toujours devant les diktats de l'étranger et qui partent perdants bien avant de débuter toute nouvelle négociation avec nos voisins européens !

L'UE est devenue une véritable usine politique qui croule sous la bureaucratie et elle est dirigée par des technocrates autoritaires qui jalousent notre pays. Cette Union européenne là a décidé d’en finir avec les patriotismes nationaux.

Notre Pays est certes petit à l’échelle européenne, mais il a des forces indéniables. Tout d’abord sa démocratie directe, basée sur l'initiative populaire et le référendum, comme l’a extrêmement bien décrit le Pr. Windisch le 2 décembre dernier à Bienne, en ajoutant que ce sont des droits populaires sacrés.

Ces droits sont en grand danger car nos autorités cherchent de plus en plus à invalider certaines initiatives jugeant qu'elles seraient incompatibles avec le droit international ou les droits humains. Aujourd’hui, il n’est plus acceptable que le dernier mot sur des problèmes politiques majeurs revienne aux juges. L’UDC doit refuser ce nouveau partage du pouvoir politique et mettre de nouvelles barrières entre la justice et la politique.

Aujourd’hui certains acteurs de la classe politique, qui n’acceptent pas l’ingérence des électeurs dans leurs prérogatives, dénoncent l’immaturité du peuple. Ces mêmes acteurs aimeraient désormais jeter notre pays dans les bras d’une Europe politique et financière en crise.

Fort heureusement, tout comme le 6 décembre 1992, le Peuple suisse est un peuple souverain, indépendant et neutre. Il appartient à notre parti de refuser l'abandon de la neutralité et de l'indépendance, que certains sont pourtant prêts à sacrifier.

18:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

@M. Voiblet
"Aujourd’hui, il n’est plus acceptable que le dernier mot sur des problèmes politiques majeurs revienne aux juges."

Je suis d'accord avec vous. Et il y a une manière simple de s'éviter ce genre de problèmes: Faire des initiatives qui respectent les lois. Tout simplement. C'est même tellement évident que des gens qui prétendent être pragmatiques et terre à terre ne devraient avoir besoin d'être convaincu de cela par d'autre. Bien évidemment, cela demande un peu plus de travail et un peu moins de démagogie...ok, ca va être dur pour l'UDC mais bon, personne n'est dispensé de tenter de faire mieux non?

"Aujourd’hui certains acteurs de la classe politique, qui n’acceptent pas l’ingérence des électeurs dans leurs prérogatives, dénoncent l’immaturité du peuple."
Des noms, qui donc dit cela? C'est important de le savoir, car il mérite alors de ne pas être réélu...

Écrit par : lefredo | 10/12/2012

@lefredo la liste sera longue surtout si on sait les nombreux citoyens Suisses qui ne font pas de politique mais pensent la même chose!

Écrit par : lovsmeralda | 10/12/2012

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