12/02/2013

Paris sur les résultats sportifs et tricherie, l’Etat ne doit pas soutenir les tricheurs !

Un fois de plus la presse relate les tricheries organisées dans le cadre des paris sur les résultats de manifestations sportives en Europe et dans notre pays. Aujourd’hui, ce sont des paris sur de nombreuses rencontres du championnat suisse de football qui sont au cœur des discussions. Cette fois, c’est une enquête d’Europol qui a mis au jour l’existence de centaines de matchs arrangés à travers le monde, relevant que plus de quarante parties ont été faussées dans notre pays.

Il faut aussi rappeler qu’en dehors des paris illégaux et des paris en ligne, souvent organisés à l’étranger, la Loterie Romande, qui a son siège dans notre Canton, offre la possibilité de parier sur certaines rencontres du championnat suisse précité. La situation nous permet de penser que des tricheries ont entaché certaines rencontres proposées dans la grille de paris de la Loterie Romande.

 

Certains ne verront dans la Loterie Romande qu’un simple instrument qui permettant de générer du profit et redistribuer des subventions. Pour moi, cela n’est pas suffisant pour fermer les yeux sur la réalité des jeux de loterie qui proposent des paris sur les courses ou résultats sportifs. Dès lors j’ai demandé au Conseil d’Etat de répondre aux questions suivantes :

 

1.    Quel organe officiel est responsable de la gestion des autorisations d’exploitation des jeux ou paris sur les résultats sportifs en Suisse Romande ?

 

2.    Quel regard le Conseil d’Etat porte-t-il sur les faits évoqués ainsi que sur les suspicions de tricherie dans l’organisation de paris ou jeux officieux, tels que ceux proposés par la Loterie Romande ?

 

3.    Qui est responsable du contrôle éthique et du contrôle légal de l’exploitation des courses, paris ou jeux, notamment le contrôle des paris dans le domaine des jeux sportifs ?

 

4.    Dans l’attente de l’établissement des faits par la justice, les autorités ne devraient-elles pas ordonner la suspension temporaire des paris sur les résultats de courses ou de jeux sportifs ?

 

5.    Quelles seraient les conséquences financières pour notre Canton, ses institutions et les associations subventionnées si l’on devait supprimer les paris sur les résultats de courses ou jeux sportifs ?

 

D’un côté les joueurs et les parieurs qui sont contributeurs de l’autre les institutions ou sociétés qui bénéficient de subvention de la Loterie Romande ou du PMU, sont en droit de connaître réellement la situation sur la circulation éthique de l’argent généré par les paris sur les résultats de courses ou de matchs sportifs.

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09/02/2013

Ne nous laissons pas abuser par le doux murmure de médias sur la soi-disante interdiction de la mendicité à Lausanne !

En ce début d’année, le Conseil communal de Lausanne a traité une initiative qui demandait l’interdiction de la mendicité. Résultat : une autorisation générale de mendier pour autant qu’elle soit pratiquée à au moins cinq mètres de distributeurs d’argent ou d’entrées des commerces !

A Lausanne, oublions l’Etat social, pour mieux plonger au cœur de la mendicité que le régime socialiste a su mieux organiser que ne l’auraient fait les maîtres de la féodalité !

A la lecture de ces faits, comment dès lors interpréter le signal fort des médias et des partis aux affaires à la Municipalité de Lausanne qui laissent entendre que la mendicité sera désormais plus possible à Lausanne ? C’est une farce et j’espère que le citoyen ne sera pas dupé par une telle stratégie que ne renierait pas Machiavel !

Osons espérer en dehors de simples considérations politiques, prises sous la pression d’électeurs mécontents, que toute personne sensée fera une analyse bien différente de l’autorisation de mendier délivrée par la Ville de Lausanne. N’y a-t-il pas un abime entre interdire la mendicité ou permettre cette pratique par une légalisation intégrant une simple interdiction de cinq mètres de lieux sensibles ?

A Lausanne, le Conseil communal n’a pas recherché une solution à la mendicité. La majorité a simplement imposé un chemin pour reporter ce problème après les prochaines échéances électorales importantes ! A ce qu’il parait : gouverner, c’est prévoir.

Suite aux débats sur la mendicité, une chose est claire, les partis qui occupent les sièges à l’exécutif ont prévu de ne pas gouverner, reportant ce problème de quelques années !

 

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07/02/2013

Fiscalité des entreprises : c’est désormais aux autorités vaudoises d’agir !

Au début du mois d’octobre 2012, c’est après avoir mené une longue étude que le gouvernement du Canton de Genève a annoncé une réforme en profondeur de la fiscalité des entreprises avec la proposition de l’abaissement du taux d’imposition des bénéfices de 24% à 13% pour l’ensemble de ses entreprises.

L’objectif de cette réforme est clairement de répondre à la forte pression politique exogène et à la réduction de la charge de la fiscalité pour l’ensemble des entreprises genevoises. Les mesures proposées par ce gouvernement ont également pour ambition de réduire le risque d’un exode important des sociétés multinationales suite à une probable suppression des statuts fiscaux dans notre pays.

C’est en priorité sur la base d’une étude du Créa (Institut de macroéconomie appliquée de l’Université de Lausanne) que le Conseil d’Etat genevois a pris la décision de réformer la fiscalité de ses entreprises. Cette réforme apporte une réponse appropriée permettant d’améliorer de manière équitable la fiscalité des entreprises genevoises. L’étude précitée montre qu’au-dessus d’un taux d’imposition de 15%, les sociétés mixtes engagent des réflexions en vue de rechercher une meilleure implantation. Si des mesures ne sont pas prises, une estimation montre que le canton de Genève pourrait perdre quelque 50'000 emplois et près 1 milliard de recettes fiscales ces prochaines années.

 Nos voisins genevois ne se sont pas arrêtés à l’analyse de l’étude précitée, ils ont également évoqué l’ouverture de négociations entre cantons sur la fiscalité des entreprises en réclamant annuellement 230 millions de francs à la Confédération dans la perspective de l’abolition à venir des privilèges fiscaux des multinationales.

Le débat politique virulent de ces derniers mois qui a porté sur la présence de sociétés multinationales dans notre Canton mérite une attention particulière de notre Conseil d’Etat. Force est de constater que ces sociétés, suisses ou étrangères, ont un apport indiscutable en faveur de l’économie vaudoise. Pour les cantons de Genève et Vaud, 40% du produit intérieur brut sont le fruit exclusif des entreprises multinationales. A cela s’ajoute les effets directs ou indirects très positifs de l’activité de ces dernières sur l’emploi dans notre région puisqu’on estime que 60% des nouveaux emplois créés depuis le début des années 2000 proviennent directement des sociétés susmentionnées.

L’évolution politique concernant la fiscalité doit interpeller notre canton et il est impératif de sécuriser les conditions-cadres de ce pan important de notre économie. De nombreuses multinationales sont devenues très mobiles et l’imposition fiscale est sans aucun doute l’un des éléments les plus importants dans le processus de choix du siège des grandes sociétés.

Suite à la démarche du Conseil d’Etat genevois, la presse a relevé la réaction immédiate de certains cantons suisses soucieux d’emboiter le pas au canton de Genève. Aujourd’hui mon postulat concernant la fiscalité des entreprises vaudoises, déposé en octobre 2012 est vraiment d’actualité. Pour l’instant le Conseil d’Etat s’enferme dans un long silence, mais il est vrai que l’évolution de la fiscalité des entreprises aura des incidences considérables pour l’Etat de Vaud !

http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/gc/fichiers_pdf/2012-2017/12_POS_009_D%C3%A9p%C3%B4t.pdf

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06/02/2013

Vaudois, contribuable-contributeur des caisses de pension

Après le feuilleton lausannois, dont le prochain épisode est déjà programmé, c’est au Canton de Vaud de tirer une nouvelle salve pour le sauvetage de sa Caisse de pension. Dans les deux cas le ‘’spectateur-contribuable’’ est captif, il paye largement sa place au spectacle du sauvetage de la Caisse de pension des collaborateurs de la Ville de Lausanne et à celle du Canton de Vaud ! Ma participation au renflouement de ces deux caisses de pension m’interpelle et je me suis interrogé pour savoir qui s’acquittait des charges de ma propre caisse. A part mon employeur, je me retrouve bien seul pour régler cette prestation. Et que dire de ces indépendants qui financent eux-mêmes l’entier de leur retraite !

Loin de moi l’idée que l’Etat se soustraie à son devoir d’employeur, qui doit en principe participer de manière paritaire aux prestations du deuxième pilier. Le problème n’est pas là, d’ailleurs l’exemple de nombreuses caisses publiques, parfaitement gérées, nous rappelle que certaines collectivités publiques ont su équilibrer les prestations offertes avec les cotisations versées !

Aujourd’hui, notre difficulté provient du déséquilibre entre les partenaires sociaux dans les négociations sur les primes et les prestations. A cela s’ajoute l’absence d’un système équitable des  prestations offertes répondant à la primauté des cotisations.

Mais voilà, les syndicats de la fonction publique ont un poids considérable dans les négociations et les représentants de l’Etat sont des personnalités, certes compétentes mais qui sont soumises périodiquement à réélection. Ils ont pour la plupart besoin du soutien du ‘’collaborateur-électeur’’, cependant ils devraient aussi tendre l’oreille au ‘’contribuable-électeur’’. Il n’est pas simple de prendre des décisions politiques courageuses, alors qu’elles sont dictées par des règles économico-financières dont on ne peut se soustraire pour garantir une saine gestion des caisses de pension publiques.

Ensuite, je me dois d’évoquer les changements profonds qui sont intervenus depuis qu’on a posé les bases de la prévoyance professionnelle. Aujourd’hui notre pays est dans les choux avec ses courbes démographiques et le vieillissement de sa population. Les prestations imaginées voici près de trente-cinq ans ne sont plus supportables financièrement. Si l’Etat de Vaud et la Ville de Lausanne veulent vraiment sortir leur caisse de pension des déficits et arrêter de puiser dans la poche du contribuable, la solution passe par la primauté des cotisations, l’élévation de l’âge de la retraite et une révision du plan des prestations. En dehors de leur devoir d’employeur, il n’est plus acceptable que nos caisses de pension publiques recourent à l’impôt pour assainir leur situation.

Le seul qui n’a pas voix au chapitre, c’est le contribuable à qui l’on dit : Tais-toi, paye et débrouille-toi avec ta retraite !

 

14:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)