18/04/2013

Promouvoir ou interdire la mendicité, il faut choisir !

Le débat politique sur les mesures possibles pour contenir la mendicité à Lausanne est reparti de plus belle. Et alors que le nouveau règlement communal pour ‘’gérer’’ la mendicité au cœur de nos rues s’inscrit en faux avec la jurisprudence du Tribunal fédéral, la gauche après de longues années de laxisme accuse désormais l’UDC de vouloir maintenir la mendicité par pur calcul populisme. Fort heureusement, la réalité est toute autre !

La question posée aux décideurs politiques lausannois est très simple : veut-on interdire la mendicité dans nos rues et mettre fin à l’exploitation de personnes fragilisées ? L’UDC apporte une réponse claire en s’engageant pour interdire cette pratique.

Depuis 2007, de nombreuses interventions politiques de droite, de l’UDC en particulier, annonçaient l’effet domino de la mendicité, chassée de Lyon sur Genève, avant d’arriver dans notre Canton. Ces craintes étaient hélas fondées !

De nos jours, la mendicité est un problème sanitaire et humain avec l’exploitation économique abusive confirmée de personnes fragiles ! Depuis l’arrivée de la mendicité organisée dans les rues de nos villes, la prise en charge de ce problème n’est pas satisfaisante. A l’Ouest lausannois ou sur la Riviera la pratique de la mendicité est interdite, alors qu’à Lausanne on  règlemente, donc on autorise cette pratique !

Aujourd’hui, la libre circulation des personnes et la mobilité facilitée permettent d’accéder à notre pays sans se préoccuper d’une quelconque frontière ou de coûts dissuasifs, y compris pour la mendicité. Cette pratique ne doit plus avoir pignon sur rue car il s’agit de l’exploitation de personnes fragilisées, obligées de mendier pour des groupes organisés. Nos prestations sociales et nos structures d’accueil de santé publique permettent d’offrir un soutien de base aux personnes pauvres habitant légalement dans notre Canton.

Les clans qui exploitent les plus faibles choisissent les terreaux les plus favorables pour exploiter la mendicité, alors arrêtons de fertiliser nos rues par une règlementation permissive qui ouvre les portes de la mendicité à Lausanne.

 

08:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4)

10/04/2013

La vignette à 100 francs n’est rien d’autre qu’une nouvelle taxe !

Lors de la session de mars 2013, le Conseil national a renoncé à un prix bas pour la vignette autoroutière sous prétexte que l’argent ainsi pris dans la poche de l’automobiliste servirait à financer de nouveaux tronçons routiers.

Durant leurs débats aux chambres fédérales, nos élus ont évoqué la nécessité de construire ou d’entretenir quelques 400 kilomètres de routes supplémentaires qui seront introduites, ces prochaines années, dans le réseau routier national !

A la découverte de ces chiffres, nous pourrions nous satisfaire de ce mode de financement qui apporterait une amélioration directe au réseau routier de notre pays. Mais à y regarder de plus près, la situation est hélas bien différente !

Différente parce que chaque année l’Etat perçoit auprès des utilisateurs de la route des impôts, des taxes et des redevances à hauteur de 9.5 milliards de francs. Je ne rajoute pas à ce montant, les amendes perçues sur le dos des automobilistes qui vont directement nourrir les caisses de l’Etat et celles de nos communes.

La question fondamentale est de savoir pourquoi les encaissements perçus auprès des automobilistes sont aujourd’hui très insuffisants pour financer les frais et les investissements des transports privés individuels ?

La réponse se trouve dans l’affectation des impôts et redevances perçues auprès de tous les utilisateurs du trafic routier. En effet plus de 70% de cette masse d’argent est directement affectée à d’autres buts, en l’occurrence au financement des transports publics, qu’à celui de l’amélioration du réseau routier.

Il est important de relever sans ambages que la circulation individuelle privée se finance largement, elle couvre les frais induits par le trafic automobile privé en laissant même apparaître un important excédent.

Aujourd’hui, ceux qui évoquent le manque de financement des infrastructures routières pour justifier une augmentation de 150% de la vignette ne sont pas corrects. Ils oublient tout simplement de dire que les impôts et les taxes induits par la circulation routière passent habilement de la poche de l’automobiliste vers les caisses de l’Etat.

www.referendum-autobahnvignette.ch

Sans une vrai justification de l’autofinancement de nos infrastructures routières, une augmentation de 150% d’ici 2015 de la vignette autoroutière n’est pas acceptable. Il est donc important que le peuple suisse se prononce sur une telle volonté de la majorité de nos élus fédéraux de se servir auprès des automobilistes perçu comme une vache à lait docile !

Non à l’augmentation des frais pour les PME !

Pour les entreprises disposant d’un grand parc de véhicules, une augmentation de la vignette autoroutière de 150% aurait des conséquences importantes sur les charges de ces dernières. Les entreprises de services externes, les professions libérales ou de services dépendants de la voiture payeraient à l’avenir des charges supplémentaires qui seraient immédiatement reportées sur tous les consommateurs avec à la clé une perte de pouvoir d’achat.

Tous ceux qui possèdent plusieurs voitures avec des plaques interchangeables ou plusieurs véhicules, soit une voiture, un motocycle, une remorque, seront facturés démesurément. Cette arnaque sur le dos de la circulation individuelle privée est injuste.

Non à la préférence pour les étrangères et les étrangers

Avec la nouvelle réglementation concoctée par nos élus, les étrangères et les étrangers de passage en Suisse, devront payer seulement 40 francs une vignette valable deux mois, pendant que les Suissesses et les Suisses, n’utilisant pas souvent l’autoroute à l’exemple des motards ou des propriétaires de remorques, seront tenus d’acheter la vignette au prix fort de 100 francs.

Notre parti se bat pour la responsabilité individuelle et la liberté de commerce, il doit s’opposer à l’augmentation de la vignette autoroutière à 100 francs. Signez et faites signer la feuille ce référendum !

08/04/2013

Election du Conseil fédéral, le peuple est souverain

Nous autres électrices et électeurs vaudois élisons nos autorités exécutives cantonales et communales. Cette expression directe de la volonté du peuple dans le choix de ses autorités est-elle la source de critiques ? Pas le moins du monde, alors pourquoi en serait-il autrement pour l’élection du Conseil fédéral par le peuple !

Force est de constater que cette question divise les différents partis politiques qui sont confrontés à un dilemme : doit-on donner directement la parole au peuple ou laisser cette élection entre les mains des parlementaires fédéraux ?

En participant directement à l’élection du Conseil fédéral, les Suissesses et les Suisses étendront leurs droits populaires en évitant les spéculations et les arrangements partisans de nos parlementaires fédéraux. Cela mène parfois ces derniers à donner leur suffrage à une personnalité qu’ils ne connaissent pas, suivant bravement les mots d’ordre de leur parti.

Est-ce cela que le peuple attend de ses représentants sous la coupole fédérale ? Je ne le pense pas et il est donc nécessaire de renforcer et d’étendre les droits populaires !

Contrairement aux dires des adversaires de l’initiative, l’élection du Conseil fédéral par le peuple garantit une représentation équitable et durable des minorités linguistiques et culturelles au sein de notre gouvernement fédéral. L’initiative apporte la garantie de la participation d’au moins deux francophones ou italophones au sein du Conseil fédéral, alors qu’aujourd’hui cette garantie n’existe pas. En donnant suite à cette initiative, le peuple renforcera clairement la représentativité des minorités linguistiques de notre pays.

Aujourd’hui, le Conseil fédéral n’a pas à tenir compte des attentes majoritaires du peuple mais uniquement de celles de majorités de circonstance, souvent éphémères, qui se dessinent au gré des différents dossiers politiques traités par les chambres fédérales. L’élection du Conseil fédéral par le peuple changerait le paradigme et nos élus au sein de ce conseil s’engageraient directement auprès des citoyennes et des citoyens. Le Conseil fédéral devrait davantage prendre en compte les résultats de votations populaires et il ne pourrait plus se permettre d’ignorer certains votes en refusant d’appliquer la volonté exprimée par les électrices et électeurs de notre pays.

Alors que le pouvoir du gouvernement s’élargit et que l’administration occupe un poids croissant dans de nombreuses décisions politiques, l’élection du Conseil fédéral par le peuple est nécessaire pour l’avenir de notre démocratie.

Et que l’on ne vienne pas nous dire que cette élection serait une importante source de frais. Comme pour l’élection des gouvernements dans nos différents cantons, il serait possible d’organiser l’élection quadriennale du Conseil fédéral par le peuple le même weekend que les élections fédérales !