30/07/2013

Quelques raisons pour refuser l’initiative contre la sécurité de notre pays.

Lors de la votation populaire du 22 septembre 2013, nous devrons nous prononcer sur l’abrogation du service militaire obligatoire dans notre pays. Le Groupe pour une Suisse sans armée, émanant des rangs de la gauche, souhaite simplement abolir cette obligation en laissant entendre qu’un service de milice volontaire serait tout aussi efficace pour garantir la sécurité de notre pays et de sa population.

Ne nous laissons pas tromper par de faux arguments. En effet, la milice volontaire est une illusion qui nécessiterait d’importantes incitations financières tout en diminuant à l’avenir la qualité des prestations, donc notre sécurité. Une milice volontaire ne veut pas dire la mise en œuvre d’une armée de professionnels, loin s’en faut.

Un pays qui n’est plus en mesure de garantir sa sécurité en cas de crise, de catastrophes ou de conflits ne peut pas maintenir la qualité de vie et la liberté de sa population. Pourtant, c’est dans cette direction que se dirigerait la Suisse en cas d’acceptation de la suppression de l’obligation de servir.

Cette initiative tend aussi à détruire notre système institutionnel qui compte sur la participation active et l’engagement de l’ensemble des citoyens à la sécurité et à la prospérité de notre Pays.

Nous devons donc clairement refuser un système diminuant la sécurité, tout en augmentant à terme nos impôts. Opposons-nous avec vigueur au démantèlement de la cohésion nationale et votons clairement NON le 22 septembre 2103.

10/07/2013

Le référendum contre la vignette autoroutière à 100 francs a abouti !

 

Le référendum contre la vignette autoroutière à 100 francs a abouti, les signataires du référendum, au nombre de 105'581, dont quelques 20'000 en Suisse Romande, ont parfaitement compris que la vignette à 100 francs n’est rien d’autre qu’une nouvelle taxe à charge des automobilistes.

 

Lors de la session de mars dernier, le Conseil national a renoncé à maintenir le prix de la vignette autoroutière à 40 francs prétextant que l’argent pris dans la poche de l’automobiliste servirait à financer de nouveaux tronçons routiers. Nos élus ont évoqué la nécessité de construire ou d’entretenir à l’avenir 400 kilomètres de routes supplémentaires  dans le réseau des routes nationales !

A la seule découverte de ces chiffres, nous aurions dû nous satisfaire de ce financement qui apporterait une amélioration directe au réseau routier du pays. A y regarder de plus près, la situation est pourtant bien différente.

Si notre référendum a abouti, c’est que chaque l’Etat perçoit 9.5 milliards de francs auprès des utilisateurs de la route en impôts, taxes et redevances et nous ne rajoutons pas à cette somme les amendes perçues, qui vont directement nourrir les caisses de l’Etat.

La question fondamentale est donc de savoir pourquoi les encaissements perçus auprès des automobilistes sont insuffisants pour financer les charges des transports privés individuels ?

Pour notre comité et les signataires du référendum, la réponse se trouve dans l’affectation de ces impôts et redevances. En effet, plus de 70% de cette masse d’argent est affectée à d’autres buts, en l’occurrence au financement des transports publics.

A l’occasion du dépôt de ce référendum, nous soutenons que la circulation individuelle privée se finance largement, elle couvre les frais induits par le trafic automobile privé, laissant apparaître un important excédent.

Aujourd’hui, ceux qui évoquent le manque de financement des infrastructures routières pour justifier une augmentation de 150% de la vignette ne sont pas corrects. Ils oublient que les redevances induites par la circulation routière passent de la poche de l’automobiliste vers les caisses de l’Etat.

L’autofinancement de nos infrastructures routières ne justifie simplement pas une augmentation de 150% de la vignette autoroutière. Suite au dépôt de notre référendum, le peuple suisse pourra se prononcer et s’exprimer contre cette volonté politique de nos élus de se servir dans la poche des automobilistes.