31/01/2014

«Les Experts» à la sauce vaudoise

Il n’y a pas que les canado-américains qui coproduisent la série «Les Experts». Au cœur de la politique en Suisse romande nous avons nous aussi nos «Experts », bien vaudois ! Je veux parler des experts qui analysent, dissèquent et vulgarisent leurs idées sur la politique suisse et romande en particulier.

Ces dernières années les téléspectateurs, les auditeurs et les lecteurs des médias romands se sont habitués aux analyses de nos «Experts». Vous bouillez d’impatience de connaître les noms des acteurs de cette nouvelle série, alors je vous délivre cette information en primeur.

Nous avons d’abord la Star, François Cherix, travailleur infatigable à la cause d’une Suisse intégrée aux institutions de l’UE et une entrée rapide de notre pays dans l’Union européenne, il n’a de cesse de fouler aux pieds notre fédéralisme.

Ensuite, le «pro» géographe Pierre Dessemontet qui met ses compétences dans l’analyse des statistiques les plus diverses, avec les votations du 9 février prochain il est sur la brèche dans l’appréciation des flux migratoires, les conséquences et les projections à long terme de l’immigration de masse pour notre pays.

Si nous parlons de la criminalité, alors aucun doute, l’ «Expert» qui fait le bonheur de nos médias c’est bien sûr Rébecca Ruis, cette jeune criminologue qui offre ses «charmantes» compétences aux services publics ainsi qu’aux médias.

Les analyses pertinentes sur notre économie, notre croissance ou notre pouvoir d’achat n’ont plus de secrets pour Samuel Bendahan, économiste et chargé de cours à l’Université de Lausanne. Tellement accro qu’il a développé un logiciel qui vous permet de payer votre note de restaurant, après un bon repas entre amis, en fonction du revenu de chacun.

Loin de moi l’idée de critiquer gratuitement les compétences de nos quatre éminents « Experts », avec qui j’entretiens d’ailleurs de bons rapports, qui occupent le paysage médiatique à chaque soubresaut de la politique romande. Cependant, nos quatre « Experts » ont également d’autres points communs, hélas passés sous silence par les médias qui les sollicitent. Ils sont socialistes engagés, tous ont été ou sont députés et conseillers communaux. Membres du Nomes, ils partagent tous quatre la même aversion de l’UDC et le même Amour pour le Centralisme européen. En fait, ce qu’ils aiment, c’est la masse, celle où on peut chanter l’Internationale sans limites et sans frontières. Un dans tous, tous dans un !

Nos «experts» ont probablement des compétences que d’autres partis ne renieraient pas dans l’analyse et la gestion de la politique selon une vision partisane. Cependant la pertinence et la partialité de personnes à qui l’on attribue sans réserve ce titre d’ «Expert» ne mériterait-il de temps en temps pas un rappel de leur appartenance politique ?

Alors la prochaine fois que votre chaîne de Télé, votre Radio ou votre quotidien préféré vous invite à prendre connaissance de l’évolution de l’immigration en compagnie de M. Dessemontet, à parler de l’explosion de la criminalité avec Mme Ruis, évoquer les avantages d’une Suisse noyée dans l’Union européenne selon l’analyse de M. Chérix ou lorsque l’actualité économique est placée sous le regard avisé de M. Bendahan, n’oubliez pas une chose très importante : Nos «Experts», à nous, sont surtout «socialistes pratiquants» !

 

30/01/2014

Votations fédérales du 9 février : Qui finance la propagande musclée du Conseil d’Etat vaudois ?

Ces derniers jours, en vue de la campagne de votation du 9 février 2014, les membres du Conseil d’Etat et le président du collège gouvernemental en particulier, se sont offerts à coup de pleines pages d’annonces publicitaires dans les principaux journaux romands, une vaste campagne de promotion personnelle en s’engageant dans cette campagne.

A titre d’exemple, le président du Conseil d’Etat a fait paraître une annonce couleur d’une demi-page dans le journal « 24 Heures » du samedi 25 janvier 2014, une autre annonce d’un tiers de page dans le journal « Le Matin Dimanche » du 26 janvier 2014 ainsi qu’une moitié de page dans Lausanne Cité de cette semaine. Une autre annonce sous la forme d’un bandeau en couleur a également paru à plusieurs reprises, avec la photo d’ensemble des membres du Conseil d’Etat, dans différents journaux en vue de ces mêmes votations du 9 février 2014. Alors que de nombreuses annonces testimoniales avec la photo des Conseillers, socialistes, verts et PLR fleurissent dans les pages de presque toute la presse romande.

Le graphisme ressemble à si méprendre à la campagne d’Economie suisse, y compris pour les annonces de Conseillers d’Etat de gauche, qui dans quelques mois vont se battre pour l’introduction d’un salaire minimum dans l’ensemble de pays ! Cela n’est pas une blague…

Devant cette situation, les électeurs, mais surtout les contribuables ont besoin d’une solide explication des membres de l’autorité exécutive qui gouverne le Canton de Vaud. Pour cela j’invite le Conseil d’Etat à répondre aux questions suivantes qui concernent directement les trois objets soumis au vote du peuple en février 2014 :

  • Qui a financé les campagnes d’annonces du Conseil d’Etat sur les différents objets soumis au vote du peuple le 9 février 2014 ? 
  • Le Conseil d’Etat est-il en mesure d’assurer que l’argent du contribuable n’a d’aucune manière financé les annonces publiées dans le cadre des trois objets en votation le 9 février prochain, y compris par le biais d’associations ou d’institutions placées sous le contrôle ou touchant des prestations de l’Etat de Vaud ? 
  • Lorsqu’un membre du Conseil d’Etat reçoit ou bénéficie de montants de plusieurs dizaines de milliers de francs pour promouvoir son image et ses idées lors d’une campagne de votation ordinaire, en dehors d’une votation visant directement à son élection, ne devrait-il pas déclarer au fisc les sommes perçues ?   
  • En dehors des élections de renouvellement du Conseil d’Etat, quelles règles applique notre Gouvernement avant d’accepter des financements de campagne d’annonces qui le concerne directement ? 
  • Notre Gouvernement est-il en mesure de garantir que les prestations reçues sous la forme du financement d’annonces publicitaires ne pourront d’aucune manière influencer de futures décisions dans l’attribution de mandats publics ou d’autres engagements du Conseil d’Etat ?

Par des réponses claires et précises à ces différentes interrogations, les membres du Conseil d'Etat pourront informer le Peuple d'une utilisation judicieuse de l'argent public loin de de toute pensée partisane. Cela permettra aussi de clairement exclure toute connivence future dans l'attribution de mandats publics, notamment lors des investissements lourds de l'amélioration des transports publics.

Pour ce qui est d'Economie suisse, je me plais simplement à rappeler que les alliés d'aujourd'hui sont déjà les ennemis de demain !

 

19/01/2014

De bonnes raisons de voter NON au FAIF

Le peuple va se prononcer le 9 février sur le fonds d’amélioration des infrastructures ferroviaires. Si ce fonds est une nécessité, cela ne doit pas nous éviter une lecture attentive de son contenu.

En portant une attention particulière aux investissements proposés et au mode de financement de ce fonds, force est de constater que les citoyens qui ne se trouvent pas à proximité des principaux centres urbains et de transports publics vont payer le prix fort de ces nouveaux projets sans pour autant profiter de nouvelles prestations. C’est ce constat qui me pousse à refuser cet objet soumis au vote.

En refusant ce projet, nous mettons fin au détournement des recettes fiscales provenant de la route. Si ce nouveau fonds en faveur des infrastructures ferroviaires est accepté, le transfert de l’argent de la route vers le rail ne sera plus limité dans le temps et se poursuivra.

A cela s’ajoutent des impôts supplémentaires pour tous les pendulaires qui travaillent à plus de 10 kilomètres de leur domicile. Ces contribuables qui doivent utiliser leur véhicule pour se rendre à leur travail ne pourront plus déduire de l’impôt fédéral direct leurs frais de déplacement pour l’obtention de leur revenu. Cette décision portera préjudice à toutes les personnes qui ont besoin d’une voiture, soit les habitants des régions périphériques et de montagne, où l’offre en transports publics n’est pas suffisamment performante.

Comme si cela n’était pas suffisant, ce fonds sera alimenté par une augmentation de 0.1% de la TVA jusqu’en 2030 et par une participation de 200 millions de francs des cantons. L’ensemble de la population participera au financement du trafic ferroviaire, qu’elle en ait ou non l’utilité. Une telle augmentation des impôts sur le dos de la collectivité est injuste et choquante.

Alors que les utilisateurs des transports publics ne paient que le 40% de l’ensemble des coûts qu’ils génèrent, les investissements initialement prévus par le Conseil fédéral pour la première étape d’amélioration des infrastructures ferroviaires étaient de 3.5 milliards. Or, le Parlement a fait exploser cette somme en dotant ce fonds de 6.4 milliards de francs. Une telle démesure, avec des coûts d’entretien et de frais de fonctionnement qui n’ont pas été pris en compte, aura pour conséquence de réduire la rentabilité du trafic ferroviaire et de le rendre encore plus dépendant d’autres sources de financement.

La participation des usagers au FAIF ne représentant qu’une infime part du financement, ce sera une fois de plus à tous les citoyens par de nouveaux impôts et de nouvelles taxes de passer à la caisse sans pour autant bénéficier de nouvelles prestations. L’UDC suisse et vaudoise vous invite à refuser ce projet mal ficelé et totalement disproportionné.