11/02/2014

Notre démocratie directe a parlé.

Le Peuple et les cantons suisses ont parlé ce dimanche 9 février 2014. Ils ont décidé que la Suisse doit à l’avenir reprendre en mains sa politique migratoire en acceptant une immigration qui corresponde réellement aux besoins de son économie.

Ce choix démocratique du peuple ne fait pas le bonheur de la majorité des partis politiques, des gouvernants de l’économie ainsi que de tout ce que le pays compte comme faiseurs d’opinion en dehors des cercles proches de l’UDC.

Toutefois, suite à ce choix démocratique pris dans le respect de nos institutions, les réactions passionnées des adversaires de cette initiative que doit mettre en œuvre le Conseil fédéral font froid dans le dos. Je laisse de côté les qualificatifs de racisme et de xénophobie décrétés par ces adversaires qui soulignent les bienfaits de notre démocratie directe lorsqu’elle leur est favorable et qui crient au scandale lorsque le peuple choisit d’autres options.

A lire nos médias romands, dont l’impartialité ne saurait être mise en cause, les étrangers ont des soucis à se faire, y compris ceux qui vivent légalement sur notre territoire. Est-ce vraiment la réalité ? Evidemment la réponse est clairement NON.

Au risque de me répéter, le peuple a décidé que notre pays devait à l’avenir gérer de manière autonome son immigration et adapter son flux migratoire aux besoins avérés de l’économie, tout en tenant compte des capacités d’accueil et d’intégration des étrangers venant vivre en Suisse.

Une fois cette nouvelle politique mise en œuvre par le Conseil fédéral selon la volonté du peuple, il sera alors nécessaire de dialoguer avec les acteurs du marché du travail pour fixer les besoins en main d’œuvre étrangère dont ont besoin les segments dudit marché.

Certains crient aussi à la surcharge administrative et au retour à une paperasse inutile. Permettez-moi de mettre clairement en doute cette affirmation. Aujourd’hui toutes nos entreprises et nos PME sont présentes sur le web et elles maitrisent les outils électroniques de gestion et de management à leur disposition. Excusez-moi, mais cela n’a strictement plus rien à voir avec les formulaires papier carbone du siècle passé qui ont trouvé place dans les musées retraçant l’histoire industrielle à succès de notre nation.

Si nous pouvons comprendre l’économie qui préfère bénéficier d’un marché du travail de 500 millions de personnes pour optimiser ses ressources humaines, l'UDC et une majorité de citoyens estiment que le revers de la médaille, soit le dumping salarial, les prix des loyers, les problèmes de la formation dans des classes allophones, les restrictions de la mobilité et la charge de l’étranger dans les comptes de l’AI ou de l’aide sociale, sont des éléments suffisamment importants pour limiter l’immigration actuelle.

Quand à ces politiciens européens qui nous annoncent des mesures de rétorsion et les pires misères pour la Suisse, tout en nous avertissant que si nous n’acceptons pas la libre circulation avec la Croatie de nombreux accords bilatéraux seront dénoncés, nous les invitons à soumettre leurs principales orientations politiques en matière européenne au verdict du peuple.

L’Europe est actuellement en campagne électorale, attendons donc calmement que les élections européennes trouvent leur épilogue et préparons sereinement les négociations à venir !

15:33 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7)