27/05/2014

Recapitalisation de la Caisse de pension de la Ville de Lausanne, qui du contribuable ou de l’utilisateur des TL et du LEB va passer à la caisse !

Cette réalité financière du contribuable vache à lait, les institutions étatiques vaudoises semblent l’oublier à chaque recapitalisation de la CPCL «Caisse de pension du personnel de la Ville de Lausanne».

Aujourd’hui, les collaborateurs des Transports publics lausannois et du LEB sont affiliés à la Caisse de pension de la Ville de Lausanne. A plusieurs reprises ces dernières années, cette caisse a fait l’objet d’un assainissement partiel et l’Etat de Vaud qui participe au financement des services de transport précités est directement impacté pour les mesures prises.

Si les collaborateurs des TL et du LEB sont directement concernés comme affiliés et cotisants à cette caisse, il en est malheureusement de même pour les utilisateurs et les contribuables vaudois. Loin de moi l’idée de remettre en cause les prestations des assurés, toutefois il est important d’évoquer une nouvelle fois la responsabilité des gestionnaires de cette caisse publique qui affiche le taux de couverture le plus bas du pays.

En 2009, le Conseil d’Etat avait décidé, je cite : ‘’dès 2009 et à l’avenir aucune provision supplémentaire prélevée sur la subvention cantonale ne pourra être constituée par les deux entreprises pour assainir leur caisse’’.

Cependant en 2012, la Ville de Lausanne a procédé au troisième assainissement de sa caisse de pension qui a pour conséquence une nouvelle contribution pour la Ville de Lausanne, mais aussi des participations directes de 32 millions de francs pour les TL et de 1,75 millions de francs pour le LEB. Selon le Conseil d’Etat et les autorités communales lausannoises, les contribuables et les utilisateurs seront épargnés ! Vraiment…

Une hausse de 35 millions de francs de l’endettement, tant des TL que du LEB, a été nécessaire pour permettre les versements des participations de ces deux employeurs dans l’assainissement de la Caisse de pension de la Ville de Lausanne.

Cette recapitalisation entrainera donc une augmentation des charges des intérêts sur les dettes ainsi qu’un amortissement sur plusieurs dizaines d’années. Ce sont des charges qui pèseront sur les comptes annuels de ces deux institutions de transport public.

Certes, nous ne verrons pas une augmentation directe immédiate à très court terme du prix des billets pour les TL et le LEB, mais ces emprunts de 35 millions de francs nécessaires à  recapitaliser la CPCL vont péjorer les bilans financiers de ces deux institutions de transport par des charges supplémentaires.

Au final et malgré les belles paroles des autorités cantonales et communales, si les utilisateurs ne verront pas une augmentation immédiate du billet, cette péjoration des bilans financiers de ces deux institutions sera pris en compte dans l’augmentation des billets des usagers des transports publics dans les années à venir !

http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/gc/fichiers_pdf/2012-2017/12_INT_005_Texte_CE_01.pdf

 

22/05/2014

Parc éolien vaudois : Le vent dans les voiles, oui mais en empruntant quel chemin ?

Le Canton de Vaud s’est engagé sans réserve dans la planification d’un futur parc éolien comptant plus de 150 installations sur l’ensemble du territoire cantonal. Ouvert à la réalisation de telles installations, l’impact sur la qualité de vie des habitants qui vont se retrouver avec une éolienne dans leur jardin ainsi que l’impact paysager méritent à mon sens une réflexion plus large qui prenne en compte la productivité des éoliennes. En effet, rapportée aux nuisances importantes dont je viens de faire mention, n’est-il pas justifiable de  garantir une production d’énergie suffisante ? En fonction de l’exiguïté du territoire suisse, nous ne devons pas oublier que certains citoyens devront vivre le restant de leur existence à quelques centaines de mètres d’une ou plusieurs éoliennes.

 

Alors même que le rendement de certaines installations est remis sur la table des discussions dans les pays qui nous entourent, le Grand Conseil vaudois a dans sa grande majorité refusé la détermination que j’ai proposée ‘’souhaitant que le Conseil d’Etat prenne en compte la rentabilité parmi les principaux critères de délivrance d’un permis de construire pour les installations d’éoliennes sur le territoire cantonal compte tenu des inévitables effets négatifs pour les populations concernées et sur notre paysage’’.

 

Au sein de l’hémicycle, le débat a surtout permis d’entendre les représentants de groupes de producteurs d’électricité, affirmer la bouche en cœur que les nombreux projets planifiés, sur les crête du Jura comme d’ailleurs en plaine, offraient toutes les garanties d’une production prometteuse et rentable. Soit dit en passant, cette rentabilité n’est possible qu’avec de solides  contrats de reprise de l’électricité à un prix largement plus élevé que celui du marché.

 

Au final, le Grand Conseil a conclu que les nuisances engendrées par la rotation des palles des futures éoliennes ne méritaient pas l’on prenne en compte une production annuelle suffisante. Pour ma part je reste persuadé que le respect minimum des citoyens qui verront pousser des éoliennes sous leurs fenêtres passe par une production d’énergie maximale.

 

Aujourd’hui, alors que l’on parle d’un investissement total de plus d’un milliard de francs pour la réalisation du parc éolien vaudois, ne serait-il pas logique d’accorder le permis de construction en priorité aux installations dont le rapport entre la production annuelle et les nuisances occasionnées soit optimal. Une chose est certaine, c’est au final le contribuable, citoyen consommateur d’électricité, qui va s’acquitter de la totalité de la facture.

22:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

20/05/2014

Appel de la presse romande au départ du ministre de la défense ! Et moi qui croyais que Mmes Leuthardt et Sommaruga étaient toujours au Conseil fédéral ?

Les votations fédérales passent, les décisions du peuple tombent, les partis politiques ont bien évidemment toujours tous gagné, même quand le peuple refuse leur initiative à plus de 75% et la presse se perd dans les méandres de la politique partisane faisant souvent fi de toute  objectivité !

Presque à l’unisson, parfois même sans aucun sous-entendu, les médias romands aidés en cela par certains acteurs politiques horripilés par l’UDC, demandent aujourd’hui la démission du conseiller fédéral Ueli Maurer.

Au regard des votations passées son seul tort est de porter les couleurs de l’UDC.

 Le cuisant échec de Mme Leuthard sur l’augmentation de la vignette autoroutière à 100 francs a-t-il été oublié ? Et que dire des conseillers fédéraux qui ont porté la votation contre l’immigration de masse le 9 février dernier. A ce beau tableau, il faut aussi associer M. Berset, ce dernier n’a-t-il pas réussi l’année dernière à perdre la votation sur l’article constitutionnel pour la famille ?

Je ne minimise pas la portée de la votation contre l’achat du Gripen. Ce résultat porte surtout un grave préjudice à notre économie et à la sécurité de notre pays. Mais avant de rejeter l’entière responsabilité sur Ueli Maurer, il faudrait aussi se souvenir que c’est lui, l’automne dernier, qui a gagné la votation contre la suppression de l’obligation de servir. Cette votation était tout aussi importante, si ce n’est plus, pour l’avenir de notre sécurité et de notre armée.

Ces dernières heures, le président du PDC Suisse n’a eu de cesse de reporter la responsabilité de l’échec sur les épaules d’Ueli Maurer en prétextant également que les Romands se sont vengés du résultat du vote du 9 février contre l’immigration de masse. Permettez-moi de rétorquer à M. Darbelley et ses amis PDC que l’attitude  de son parti, abandonnant une campagne qu’il devait mener, n’a pas contribué à améliorer les chances du Gripen.

Aujourd’hui, la responsabilité de ce résultat négatif est collective. C’est celui des partis de droite, mais également celui de ces parlementaires et de ces militaires qui se sont déclarés grands spécialistes en avions de combat. Cette cacophonie générale entre les différents acteurs finalement favorables à l’achat du Gripen a largement contribué à désécuriser les électeurs favorables au maintien d’une armée crédible disposant de forces aériennes adaptées aux besoins de notre pays.

En fin de compte, le résumé de ces dernière heures concernant les attaques contre Ueli Maurer peut se résumer ainsi : A nous la victoire, à lui la défaite !

 

19/05/2014

Sur les ondes de la RTS : Parler schwitzertüsch à l’école est un acte xénophobe !

Décidemment les médias romands deviennent hystériques et ils sont dans l’impossibilité de garder la tête froide devant toute décision qui pourrait s’apparenter, de près ou de loin, à un acte politique relevant du programme de l’UDC, cela d’autant plus si cette décision est en lien direct avec une volonté farouche de défendre l’indépendance de notre pays. Il en va hélas ainsi depuis de très nombreuses années.

La palme de cette réaction épidermique anti UDC revient cette fois-ci à la Radio suisse romande qui en ce lendemain de votations définit de xénophobe le vote d’un canton alémanique dont la majorité des électeurs a choisi l’enseignement en Suisse allemand au jardin d’enfants plutôt qu’en bon allemand.

C’est un vote xénophobe, s’est écrié le journaliste de la Première !

Permettez-moi, même si je préfère entendre parler le bon allemand lorsque je participe à une manifestation ou une séance en Suisse alémanique, d’exprimer mon étonnement devant pareil raccourci. En effet, comment peut-on reprocher à une majorité d’électeurs ce choix de préférer l’éducation et l’enseignement au jardin d’enfants dans la langue maternelle de leurs enfants ?

Bien sûr que nous autres romands souhaitons que les alémaniques parlent le bon allemand, mais on ne peut exiger d’eux qu’ils changent leur culture, abandonnent leur patrimoine hérité des générations passées et qu’ils perdent ainsi leurs racines, donc qu’ils parlent une autre langue !

J’en conviens, renforcer la pratique du dialecte équivaut à ralentir le processus d’’ouverture de la Suisse vers l’étranger. Et encore ! Demande-t-on aux Européens d’abandonner leur langue pour mieux s’intégrer à l’UE ? Par ailleurs, il sera difficile pour des personnes parlant le bon allemand d’enseigner à l’école maternelle dans des régions qui souhaitent favoriser le suisse allemand.

Pour autant, mesdames et messieurs les journalistes romands, cela n’a rien d’un vote xénophobe ou de repli ! Le peuple, en demandant l’enseignement du suisse allemand dans certains cycles de formation, veut simplement permettre aux élèves de suivre un enseignement dans la langue qu’ils utilisent au sein de la sphère familiale.

Quoi de plus normal ? Est-ce qu’on demande aux petits Romands d’oublier leur langue maternelle dès leur entrée au jardin d’enfants.

Vous autres faiseurs d’opinions, pourquoi ne pas accepter que le peuple ne s’embarrasse pas de vos futilités dogmatiques ? Le peuple est pragmatique et il vote précisément avec le bon sens qui vous fait parfois défaut…