14/12/2016

Les nôtres d’abord !

Ces dernières années, l’immigration en Suisse s’est soldée par une croissance de la population de 80'000 personnes par an, soit l’équivalent de l’agglomération lausannoise sur deux ans. Le Conseil fédéral prévoyait un excédent de 8'000 personnes.

Lors de la dernière session des Chambres fédérales, les élus ont ignoré le vote du peuple demandant de limiter l’immigration.

Le Parti libéral-conservateur veut réagir à ce déni de démocratie en lançant une initiative cantonale visant la mise en œuvre de la préférence nationale prévue à l’article constitutionnel 121a de la Constitution fédérale. Les Tessinois viennent de montrer la voie à suivre en acceptant une préférence à l’emploi. Mais qu’entend-on par préférence nationale?

Avant la libre circulation des personnes, tous les travailleurs étrangers étaient soumis au même régime d’immigration; et lors de l’embauche d’un non-résident, un patron devait prouver qu’il avait cherché sans succès des candidats parmi les résidents. Aujourd’hui, les ressortissants de l’UE peuvent être engagés au même titre qu’un résident, avec pour corollaire une immigration de masse en provenance de l’UE.

Le PLC propose pour l'immigration des étrangers exerçant une activité lucrative dépendante que l’État et les communes mettent en œuvre la préférence nationale au moyen d’impôts, de taxes et de garanties financières selon le principe de causalité. Ce principe trouve sa place dans l’article 58 de la Constitution vaudoise traitant de la politique économique.

L’objectif de l’initiative du PLC est de maintenir la libre circulation, tout en restreignant l’accès des étrangers aux emplois à revenu modeste et des emplois à temps partiel, afin de favoriser à l’embauche les résidents de manière simple et non bureaucratique.

Claude-Alain Voiblet,

Député et secrétaire général PLC Parti libéral-conservateur