24/07/2014

Vote du 9 février - Commençons par respecter notre démocratie !

Depuis le 9 février dernier, l’UDC constate qu’il ne se passe plus un jour sans que les médias s’époumonent, ouvrant largement leurs lignes à toute une série de critiques, réclamant un nouveau vote sur le maintien de la libre circulation des personnes, quitte à ne pas donner suite au vote du peuple suisse en faveur d’un contrôle migratoire plus strict.

A ce jeu-là, ce que déclame tout politicien européen ou suisse qui revendique son hostilité au succès de notre pays, devient parole d’évangile dans la majorité de nos médias.

Revenons dans notre pays et là aussi le contraste est parfois hallucinant. Ainsi sur les ondes de la Radio Suisse Romande, Nicolas Hayek insistait pour relever que notre pays doit montrer sa fierté, avoir confiance en lui et ne sans céder aux pressions extérieures. Il relevait que la Suisse fait beaucoup d’efforts pour les autres pays européens, mentionnant notamment nos financements successifs au Gothard pour améliorer le trafic au sein de l’Union européenne. Quelques heures après la diffusion de ces paroles pleines de sens, Patrick Aebicher, président de l’EPFL, réclamait à hauts cris sur les ondes de ce même média, un vote dans les trois ans sur notre allégeance à la libre circulation des personnes !

S’exprimant dans la presse le 23 juillet, le secrétaire d’Etat Yves Rossier qui en charge des négociations avec l’Union européenne conclut une longue interview en mentionnant que : « Si on ne trouvait pas de solution pour l’immigration, cela pourrait mettre une fin à toutes les collaborations existantes avec l’UE. Il faudrait alors se demander si ce ne serait pas une bonne idée de consulter le peuple ». A lire de tels propos, notre parti constate que le peuple suisse doit s’attendre à ce que sa diplomatie cède immédiatement à toutes les pressions européennes en poursuivant, avant toute vraie négociation, l’objectif de faire revoter le souverain sur sa relation avec l’UE !

Notre parti tient à rappeler que le mandat du secrétaire d’Etat est en priorité de défendre les intérêts de la Suisse en recherchant la meilleure solution dans le respect des décisions institutionnelles. Il ne lui appartient pas d’alimenter le débat sur notre politique intérieure.

A ce stade, la Suisse et ses négociateurs en particulier, devraient se rappeler que l’accord sur la libre circulation des personnes prévoit une clause de révision permettant notamment de tenir compte d’importants changements dans les flux migratoires en Suisse et au sein de l’Union européenne.  

L’UDC tient à rappeler que le 9 février dernier le peuple suisse a pris la décision de durcir la politique migratoire pour répondre à l’évolution démographique de ces dix dernières années, apportant ainsi une réponse claire. Aujourd’hui il appartient en priorité à notre gouvernement et son administration de mettre en œuvre ce choix indiscutable du peuple suisse.

 

23/07/2014

200 noms de collaborateurs de la BCV remis aux Etats Unis

Collaborateurs de la BCV - 200 noms remis aux Etats Unis !

Le 5 novembre 2013, j'interpellais le Conseil d'Etat Vaudois pour savoir si des collaborateurs d'institutions bancaires vaudoises avaient à craindre d'un futur voyage à l'étranger et si des mesures avaient été prises pour protéger ces collaborateurs ! La presse nous apprend que la BCV vient de livrer plus de 200 noms de collaborateurs aux Etats Unis.

Mon interpellation intitulée "Certains collaborateurs de banques vaudois ont-ils a craindre un prochain déplacement à l'étranger ? " est donc toujours d'actualité !

La question de la perte de liberté pour certains collaborateurs dont les noms ont été livrés aux Etats Unis, alors qu'ils n'ont semble-t-il jamais traité d'affaires avec l'étranger, mériterait une sérieuse explication de la part de la BCV . A mon avis le Conseil d'Etat doit également renseigner le parlement sur la prise en compte de la protection des données dans cette affaire.

http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/gc/fichiers_pdf/2012-2017/13_INT_179_Dépôt.pdf

03/06/2014

Canton de Vaud : Bureaux de dépouillement ou agences de communication, il faut choisir !

Dans le Canton de Vaud, l’organisation du dépouillement dans les différents bureaux de vote du Canton de Vaud lors de ces dernières années a souvent laissé apparaître de sérieux problèmes, quand ce n’est pas le système de gestion et de comptabilisation des votes liés à la gestion de l’information entre l’administration cantonale et les communes. C’est l’arrivée des moyens de communication modernes, en particulier les réseaux sociaux et l’utilisation des i-phones ou autres appareils de ce type dans les bureaux de dépouillement, qui sont aujourd’hui devenus autant de fenêtres ouvertes vers l’extérieur, y compris vers les électeurs qui n’ont malheureusement pas encore fait leur devoir de citoyen. Les médias ont aussi l’opportunité de disposer d’une information immédiate avant même que l’ensemble des bureaux de vote ne soient fermés.

Aujourd’hui lors des heures matinales des journées d’élections ou de  votations, les «Selfies», les commentaires sur Facebook, les SMS et les photos, réalisés à l’aide d’un téléphone mobile, puis adressés à diverses sources, partent des bureaux de dépouillement et de vote vers l’extérieur. Les photos de personnes astreintes au dépouillement, les copies de feuilles de résultats partiels, l’image de bulletins de vote atypiques, etc… sortant des bureaux de dépouillement sont devenus des pratiques courantes en parfaite contradiction avec les exigences de la Loi sur l’exercice des droits politiques LEDF qui fixe les règles d’organisation, les responsabilités et les exigences légales, en particulier les règles de confidentialité avant, pendant et après le vote.

La Loi sur l’exercice des droits politiques LEDF fixe pourtant les règles de l’organisation des bureaux de vote, tant des bureaux de dépouillement que des bureaux collectant les bulletins des citoyens. L’article 265 de cette loi règle la prise en charge du dépouillement, notamment concernant les mesures pour garantir le secret du dépouillement anticipé jusqu’à la fin du scrutin : «les résultats du dépouillement anticipé doivent être tenus secrets et ne peuvent être divulgués hors du local de dépouillement».

A l’exemple de la Ville de Lausanne, qui procède au dépouillement anticipé par lecture optique des bulletins, le comptage débute à l’aube. En quelques minutes des milliers de bulletins sont dépouillés, donnant déjà une indication très précise des résultats attendus. Cette situation a pour résultante que des électeurs qui ont encore la possibilité de voter dans les différents bureaux de vote ouverts jusqu’à 11 heures, sont orientés sur les premiers résultats qui sont  portés à leur connaissance.

De deux choses l’une, soit on adapte les règles de confidentialité dans les bureaux de vote et de dépouillement vaudois ou alors on n’autorise plus le dépouillement anticipé avant la clôture des scrutins.

Force est d’admettre que le respect de la Loi sur l’exercice des droits politiques LEDF dans les différents bureaux de vote et de dépouillement, en particulier le secret du dépouillement lors du dépouillement anticipé, n’est plus suffisant.

En conclusion je souhaite que le Canton de Vaud adapte sa Loi sur l’exercice des droits politiques concernant l’organisation des bureaux de vote et des bureaux de dépouillement afin de garantir l’application de l’article 26 de ladite loi qui fait mention au secret des résultats des dépouillements anticipés et à l’interdiction de divulguer des résultats partiels avant la clôture des votes.

Le respect du citoyen-électeur est à ce prix !

 

27/05/2014

Recapitalisation de la Caisse de pension de la Ville de Lausanne, qui du contribuable ou de l’utilisateur des TL et du LEB va passer à la caisse !

Cette réalité financière du contribuable vache à lait, les institutions étatiques vaudoises semblent l’oublier à chaque recapitalisation de la CPCL «Caisse de pension du personnel de la Ville de Lausanne».

Aujourd’hui, les collaborateurs des Transports publics lausannois et du LEB sont affiliés à la Caisse de pension de la Ville de Lausanne. A plusieurs reprises ces dernières années, cette caisse a fait l’objet d’un assainissement partiel et l’Etat de Vaud qui participe au financement des services de transport précités est directement impacté pour les mesures prises.

Si les collaborateurs des TL et du LEB sont directement concernés comme affiliés et cotisants à cette caisse, il en est malheureusement de même pour les utilisateurs et les contribuables vaudois. Loin de moi l’idée de remettre en cause les prestations des assurés, toutefois il est important d’évoquer une nouvelle fois la responsabilité des gestionnaires de cette caisse publique qui affiche le taux de couverture le plus bas du pays.

En 2009, le Conseil d’Etat avait décidé, je cite : ‘’dès 2009 et à l’avenir aucune provision supplémentaire prélevée sur la subvention cantonale ne pourra être constituée par les deux entreprises pour assainir leur caisse’’.

Cependant en 2012, la Ville de Lausanne a procédé au troisième assainissement de sa caisse de pension qui a pour conséquence une nouvelle contribution pour la Ville de Lausanne, mais aussi des participations directes de 32 millions de francs pour les TL et de 1,75 millions de francs pour le LEB. Selon le Conseil d’Etat et les autorités communales lausannoises, les contribuables et les utilisateurs seront épargnés ! Vraiment…

Une hausse de 35 millions de francs de l’endettement, tant des TL que du LEB, a été nécessaire pour permettre les versements des participations de ces deux employeurs dans l’assainissement de la Caisse de pension de la Ville de Lausanne.

Cette recapitalisation entrainera donc une augmentation des charges des intérêts sur les dettes ainsi qu’un amortissement sur plusieurs dizaines d’années. Ce sont des charges qui pèseront sur les comptes annuels de ces deux institutions de transport public.

Certes, nous ne verrons pas une augmentation directe immédiate à très court terme du prix des billets pour les TL et le LEB, mais ces emprunts de 35 millions de francs nécessaires à  recapitaliser la CPCL vont péjorer les bilans financiers de ces deux institutions de transport par des charges supplémentaires.

Au final et malgré les belles paroles des autorités cantonales et communales, si les utilisateurs ne verront pas une augmentation immédiate du billet, cette péjoration des bilans financiers de ces deux institutions sera pris en compte dans l’augmentation des billets des usagers des transports publics dans les années à venir !

http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/gc/fichiers_pdf/2012-2017/12_INT_005_Texte_CE_01.pdf

 

22/05/2014

Parc éolien vaudois : Le vent dans les voiles, oui mais en empruntant quel chemin ?

Le Canton de Vaud s’est engagé sans réserve dans la planification d’un futur parc éolien comptant plus de 150 installations sur l’ensemble du territoire cantonal. Ouvert à la réalisation de telles installations, l’impact sur la qualité de vie des habitants qui vont se retrouver avec une éolienne dans leur jardin ainsi que l’impact paysager méritent à mon sens une réflexion plus large qui prenne en compte la productivité des éoliennes. En effet, rapportée aux nuisances importantes dont je viens de faire mention, n’est-il pas justifiable de  garantir une production d’énergie suffisante ? En fonction de l’exiguïté du territoire suisse, nous ne devons pas oublier que certains citoyens devront vivre le restant de leur existence à quelques centaines de mètres d’une ou plusieurs éoliennes.

 

Alors même que le rendement de certaines installations est remis sur la table des discussions dans les pays qui nous entourent, le Grand Conseil vaudois a dans sa grande majorité refusé la détermination que j’ai proposée ‘’souhaitant que le Conseil d’Etat prenne en compte la rentabilité parmi les principaux critères de délivrance d’un permis de construire pour les installations d’éoliennes sur le territoire cantonal compte tenu des inévitables effets négatifs pour les populations concernées et sur notre paysage’’.

 

Au sein de l’hémicycle, le débat a surtout permis d’entendre les représentants de groupes de producteurs d’électricité, affirmer la bouche en cœur que les nombreux projets planifiés, sur les crête du Jura comme d’ailleurs en plaine, offraient toutes les garanties d’une production prometteuse et rentable. Soit dit en passant, cette rentabilité n’est possible qu’avec de solides  contrats de reprise de l’électricité à un prix largement plus élevé que celui du marché.

 

Au final, le Grand Conseil a conclu que les nuisances engendrées par la rotation des palles des futures éoliennes ne méritaient pas l’on prenne en compte une production annuelle suffisante. Pour ma part je reste persuadé que le respect minimum des citoyens qui verront pousser des éoliennes sous leurs fenêtres passe par une production d’énergie maximale.

 

Aujourd’hui, alors que l’on parle d’un investissement total de plus d’un milliard de francs pour la réalisation du parc éolien vaudois, ne serait-il pas logique d’accorder le permis de construction en priorité aux installations dont le rapport entre la production annuelle et les nuisances occasionnées soit optimal. Une chose est certaine, c’est au final le contribuable, citoyen consommateur d’électricité, qui va s’acquitter de la totalité de la facture.

22:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

20/05/2014

Appel de la presse romande au départ du ministre de la défense ! Et moi qui croyais que Mmes Leuthardt et Sommaruga étaient toujours au Conseil fédéral ?

Les votations fédérales passent, les décisions du peuple tombent, les partis politiques ont bien évidemment toujours tous gagné, même quand le peuple refuse leur initiative à plus de 75% et la presse se perd dans les méandres de la politique partisane faisant souvent fi de toute  objectivité !

Presque à l’unisson, parfois même sans aucun sous-entendu, les médias romands aidés en cela par certains acteurs politiques horripilés par l’UDC, demandent aujourd’hui la démission du conseiller fédéral Ueli Maurer.

Au regard des votations passées son seul tort est de porter les couleurs de l’UDC.

 Le cuisant échec de Mme Leuthard sur l’augmentation de la vignette autoroutière à 100 francs a-t-il été oublié ? Et que dire des conseillers fédéraux qui ont porté la votation contre l’immigration de masse le 9 février dernier. A ce beau tableau, il faut aussi associer M. Berset, ce dernier n’a-t-il pas réussi l’année dernière à perdre la votation sur l’article constitutionnel pour la famille ?

Je ne minimise pas la portée de la votation contre l’achat du Gripen. Ce résultat porte surtout un grave préjudice à notre économie et à la sécurité de notre pays. Mais avant de rejeter l’entière responsabilité sur Ueli Maurer, il faudrait aussi se souvenir que c’est lui, l’automne dernier, qui a gagné la votation contre la suppression de l’obligation de servir. Cette votation était tout aussi importante, si ce n’est plus, pour l’avenir de notre sécurité et de notre armée.

Ces dernières heures, le président du PDC Suisse n’a eu de cesse de reporter la responsabilité de l’échec sur les épaules d’Ueli Maurer en prétextant également que les Romands se sont vengés du résultat du vote du 9 février contre l’immigration de masse. Permettez-moi de rétorquer à M. Darbelley et ses amis PDC que l’attitude  de son parti, abandonnant une campagne qu’il devait mener, n’a pas contribué à améliorer les chances du Gripen.

Aujourd’hui, la responsabilité de ce résultat négatif est collective. C’est celui des partis de droite, mais également celui de ces parlementaires et de ces militaires qui se sont déclarés grands spécialistes en avions de combat. Cette cacophonie générale entre les différents acteurs finalement favorables à l’achat du Gripen a largement contribué à désécuriser les électeurs favorables au maintien d’une armée crédible disposant de forces aériennes adaptées aux besoins de notre pays.

En fin de compte, le résumé de ces dernière heures concernant les attaques contre Ueli Maurer peut se résumer ainsi : A nous la victoire, à lui la défaite !

 

19/05/2014

Sur les ondes de la RTS : Parler schwitzertüsch à l’école est un acte xénophobe !

Décidemment les médias romands deviennent hystériques et ils sont dans l’impossibilité de garder la tête froide devant toute décision qui pourrait s’apparenter, de près ou de loin, à un acte politique relevant du programme de l’UDC, cela d’autant plus si cette décision est en lien direct avec une volonté farouche de défendre l’indépendance de notre pays. Il en va hélas ainsi depuis de très nombreuses années.

La palme de cette réaction épidermique anti UDC revient cette fois-ci à la Radio suisse romande qui en ce lendemain de votations définit de xénophobe le vote d’un canton alémanique dont la majorité des électeurs a choisi l’enseignement en Suisse allemand au jardin d’enfants plutôt qu’en bon allemand.

C’est un vote xénophobe, s’est écrié le journaliste de la Première !

Permettez-moi, même si je préfère entendre parler le bon allemand lorsque je participe à une manifestation ou une séance en Suisse alémanique, d’exprimer mon étonnement devant pareil raccourci. En effet, comment peut-on reprocher à une majorité d’électeurs ce choix de préférer l’éducation et l’enseignement au jardin d’enfants dans la langue maternelle de leurs enfants ?

Bien sûr que nous autres romands souhaitons que les alémaniques parlent le bon allemand, mais on ne peut exiger d’eux qu’ils changent leur culture, abandonnent leur patrimoine hérité des générations passées et qu’ils perdent ainsi leurs racines, donc qu’ils parlent une autre langue !

J’en conviens, renforcer la pratique du dialecte équivaut à ralentir le processus d’’ouverture de la Suisse vers l’étranger. Et encore ! Demande-t-on aux Européens d’abandonner leur langue pour mieux s’intégrer à l’UE ? Par ailleurs, il sera difficile pour des personnes parlant le bon allemand d’enseigner à l’école maternelle dans des régions qui souhaitent favoriser le suisse allemand.

Pour autant, mesdames et messieurs les journalistes romands, cela n’a rien d’un vote xénophobe ou de repli ! Le peuple, en demandant l’enseignement du suisse allemand dans certains cycles de formation, veut simplement permettre aux élèves de suivre un enseignement dans la langue qu’ils utilisent au sein de la sphère familiale.

Quoi de plus normal ? Est-ce qu’on demande aux petits Romands d’oublier leur langue maternelle dès leur entrée au jardin d’enfants.

Vous autres faiseurs d’opinions, pourquoi ne pas accepter que le peuple ne s’embarrasse pas de vos futilités dogmatiques ? Le peuple est pragmatique et il vote précisément avec le bon sens qui vous fait parfois défaut…   

 

11/02/2014

Notre démocratie directe a parlé.

Le Peuple et les cantons suisses ont parlé ce dimanche 9 février 2014. Ils ont décidé que la Suisse doit à l’avenir reprendre en mains sa politique migratoire en acceptant une immigration qui corresponde réellement aux besoins de son économie.

Ce choix démocratique du peuple ne fait pas le bonheur de la majorité des partis politiques, des gouvernants de l’économie ainsi que de tout ce que le pays compte comme faiseurs d’opinion en dehors des cercles proches de l’UDC.

Toutefois, suite à ce choix démocratique pris dans le respect de nos institutions, les réactions passionnées des adversaires de cette initiative que doit mettre en œuvre le Conseil fédéral font froid dans le dos. Je laisse de côté les qualificatifs de racisme et de xénophobie décrétés par ces adversaires qui soulignent les bienfaits de notre démocratie directe lorsqu’elle leur est favorable et qui crient au scandale lorsque le peuple choisit d’autres options.

A lire nos médias romands, dont l’impartialité ne saurait être mise en cause, les étrangers ont des soucis à se faire, y compris ceux qui vivent légalement sur notre territoire. Est-ce vraiment la réalité ? Evidemment la réponse est clairement NON.

Au risque de me répéter, le peuple a décidé que notre pays devait à l’avenir gérer de manière autonome son immigration et adapter son flux migratoire aux besoins avérés de l’économie, tout en tenant compte des capacités d’accueil et d’intégration des étrangers venant vivre en Suisse.

Une fois cette nouvelle politique mise en œuvre par le Conseil fédéral selon la volonté du peuple, il sera alors nécessaire de dialoguer avec les acteurs du marché du travail pour fixer les besoins en main d’œuvre étrangère dont ont besoin les segments dudit marché.

Certains crient aussi à la surcharge administrative et au retour à une paperasse inutile. Permettez-moi de mettre clairement en doute cette affirmation. Aujourd’hui toutes nos entreprises et nos PME sont présentes sur le web et elles maitrisent les outils électroniques de gestion et de management à leur disposition. Excusez-moi, mais cela n’a strictement plus rien à voir avec les formulaires papier carbone du siècle passé qui ont trouvé place dans les musées retraçant l’histoire industrielle à succès de notre nation.

Si nous pouvons comprendre l’économie qui préfère bénéficier d’un marché du travail de 500 millions de personnes pour optimiser ses ressources humaines, l'UDC et une majorité de citoyens estiment que le revers de la médaille, soit le dumping salarial, les prix des loyers, les problèmes de la formation dans des classes allophones, les restrictions de la mobilité et la charge de l’étranger dans les comptes de l’AI ou de l’aide sociale, sont des éléments suffisamment importants pour limiter l’immigration actuelle.

Quand à ces politiciens européens qui nous annoncent des mesures de rétorsion et les pires misères pour la Suisse, tout en nous avertissant que si nous n’acceptons pas la libre circulation avec la Croatie de nombreux accords bilatéraux seront dénoncés, nous les invitons à soumettre leurs principales orientations politiques en matière européenne au verdict du peuple.

L’Europe est actuellement en campagne électorale, attendons donc calmement que les élections européennes trouvent leur épilogue et préparons sereinement les négociations à venir !

15:33 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7)

31/01/2014

«Les Experts» à la sauce vaudoise

Il n’y a pas que les canado-américains qui coproduisent la série «Les Experts». Au cœur de la politique en Suisse romande nous avons nous aussi nos «Experts », bien vaudois ! Je veux parler des experts qui analysent, dissèquent et vulgarisent leurs idées sur la politique suisse et romande en particulier.

Ces dernières années les téléspectateurs, les auditeurs et les lecteurs des médias romands se sont habitués aux analyses de nos «Experts». Vous bouillez d’impatience de connaître les noms des acteurs de cette nouvelle série, alors je vous délivre cette information en primeur.

Nous avons d’abord la Star, François Cherix, travailleur infatigable à la cause d’une Suisse intégrée aux institutions de l’UE et une entrée rapide de notre pays dans l’Union européenne, il n’a de cesse de fouler aux pieds notre fédéralisme.

Ensuite, le «pro» géographe Pierre Dessemontet qui met ses compétences dans l’analyse des statistiques les plus diverses, avec les votations du 9 février prochain il est sur la brèche dans l’appréciation des flux migratoires, les conséquences et les projections à long terme de l’immigration de masse pour notre pays.

Si nous parlons de la criminalité, alors aucun doute, l’ «Expert» qui fait le bonheur de nos médias c’est bien sûr Rébecca Ruis, cette jeune criminologue qui offre ses «charmantes» compétences aux services publics ainsi qu’aux médias.

Les analyses pertinentes sur notre économie, notre croissance ou notre pouvoir d’achat n’ont plus de secrets pour Samuel Bendahan, économiste et chargé de cours à l’Université de Lausanne. Tellement accro qu’il a développé un logiciel qui vous permet de payer votre note de restaurant, après un bon repas entre amis, en fonction du revenu de chacun.

Loin de moi l’idée de critiquer gratuitement les compétences de nos quatre éminents « Experts », avec qui j’entretiens d’ailleurs de bons rapports, qui occupent le paysage médiatique à chaque soubresaut de la politique romande. Cependant, nos quatre « Experts » ont également d’autres points communs, hélas passés sous silence par les médias qui les sollicitent. Ils sont socialistes engagés, tous ont été ou sont députés et conseillers communaux. Membres du Nomes, ils partagent tous quatre la même aversion de l’UDC et le même Amour pour le Centralisme européen. En fait, ce qu’ils aiment, c’est la masse, celle où on peut chanter l’Internationale sans limites et sans frontières. Un dans tous, tous dans un !

Nos «experts» ont probablement des compétences que d’autres partis ne renieraient pas dans l’analyse et la gestion de la politique selon une vision partisane. Cependant la pertinence et la partialité de personnes à qui l’on attribue sans réserve ce titre d’ «Expert» ne mériterait-il de temps en temps pas un rappel de leur appartenance politique ?

Alors la prochaine fois que votre chaîne de Télé, votre Radio ou votre quotidien préféré vous invite à prendre connaissance de l’évolution de l’immigration en compagnie de M. Dessemontet, à parler de l’explosion de la criminalité avec Mme Ruis, évoquer les avantages d’une Suisse noyée dans l’Union européenne selon l’analyse de M. Chérix ou lorsque l’actualité économique est placée sous le regard avisé de M. Bendahan, n’oubliez pas une chose très importante : Nos «Experts», à nous, sont surtout «socialistes pratiquants» !

 

30/01/2014

Votations fédérales du 9 février : Qui finance la propagande musclée du Conseil d’Etat vaudois ?

Ces derniers jours, en vue de la campagne de votation du 9 février 2014, les membres du Conseil d’Etat et le président du collège gouvernemental en particulier, se sont offerts à coup de pleines pages d’annonces publicitaires dans les principaux journaux romands, une vaste campagne de promotion personnelle en s’engageant dans cette campagne.

A titre d’exemple, le président du Conseil d’Etat a fait paraître une annonce couleur d’une demi-page dans le journal « 24 Heures » du samedi 25 janvier 2014, une autre annonce d’un tiers de page dans le journal « Le Matin Dimanche » du 26 janvier 2014 ainsi qu’une moitié de page dans Lausanne Cité de cette semaine. Une autre annonce sous la forme d’un bandeau en couleur a également paru à plusieurs reprises, avec la photo d’ensemble des membres du Conseil d’Etat, dans différents journaux en vue de ces mêmes votations du 9 février 2014. Alors que de nombreuses annonces testimoniales avec la photo des Conseillers, socialistes, verts et PLR fleurissent dans les pages de presque toute la presse romande.

Le graphisme ressemble à si méprendre à la campagne d’Economie suisse, y compris pour les annonces de Conseillers d’Etat de gauche, qui dans quelques mois vont se battre pour l’introduction d’un salaire minimum dans l’ensemble de pays ! Cela n’est pas une blague…

Devant cette situation, les électeurs, mais surtout les contribuables ont besoin d’une solide explication des membres de l’autorité exécutive qui gouverne le Canton de Vaud. Pour cela j’invite le Conseil d’Etat à répondre aux questions suivantes qui concernent directement les trois objets soumis au vote du peuple en février 2014 :

  • Qui a financé les campagnes d’annonces du Conseil d’Etat sur les différents objets soumis au vote du peuple le 9 février 2014 ? 
  • Le Conseil d’Etat est-il en mesure d’assurer que l’argent du contribuable n’a d’aucune manière financé les annonces publiées dans le cadre des trois objets en votation le 9 février prochain, y compris par le biais d’associations ou d’institutions placées sous le contrôle ou touchant des prestations de l’Etat de Vaud ? 
  • Lorsqu’un membre du Conseil d’Etat reçoit ou bénéficie de montants de plusieurs dizaines de milliers de francs pour promouvoir son image et ses idées lors d’une campagne de votation ordinaire, en dehors d’une votation visant directement à son élection, ne devrait-il pas déclarer au fisc les sommes perçues ?   
  • En dehors des élections de renouvellement du Conseil d’Etat, quelles règles applique notre Gouvernement avant d’accepter des financements de campagne d’annonces qui le concerne directement ? 
  • Notre Gouvernement est-il en mesure de garantir que les prestations reçues sous la forme du financement d’annonces publicitaires ne pourront d’aucune manière influencer de futures décisions dans l’attribution de mandats publics ou d’autres engagements du Conseil d’Etat ?

Par des réponses claires et précises à ces différentes interrogations, les membres du Conseil d'Etat pourront informer le Peuple d'une utilisation judicieuse de l'argent public loin de de toute pensée partisane. Cela permettra aussi de clairement exclure toute connivence future dans l'attribution de mandats publics, notamment lors des investissements lourds de l'amélioration des transports publics.

Pour ce qui est d'Economie suisse, je me plais simplement à rappeler que les alliés d'aujourd'hui sont déjà les ennemis de demain !