19/01/2014

De bonnes raisons de voter NON au FAIF

Le peuple va se prononcer le 9 février sur le fonds d’amélioration des infrastructures ferroviaires. Si ce fonds est une nécessité, cela ne doit pas nous éviter une lecture attentive de son contenu.

En portant une attention particulière aux investissements proposés et au mode de financement de ce fonds, force est de constater que les citoyens qui ne se trouvent pas à proximité des principaux centres urbains et de transports publics vont payer le prix fort de ces nouveaux projets sans pour autant profiter de nouvelles prestations. C’est ce constat qui me pousse à refuser cet objet soumis au vote.

En refusant ce projet, nous mettons fin au détournement des recettes fiscales provenant de la route. Si ce nouveau fonds en faveur des infrastructures ferroviaires est accepté, le transfert de l’argent de la route vers le rail ne sera plus limité dans le temps et se poursuivra.

A cela s’ajoutent des impôts supplémentaires pour tous les pendulaires qui travaillent à plus de 10 kilomètres de leur domicile. Ces contribuables qui doivent utiliser leur véhicule pour se rendre à leur travail ne pourront plus déduire de l’impôt fédéral direct leurs frais de déplacement pour l’obtention de leur revenu. Cette décision portera préjudice à toutes les personnes qui ont besoin d’une voiture, soit les habitants des régions périphériques et de montagne, où l’offre en transports publics n’est pas suffisamment performante.

Comme si cela n’était pas suffisant, ce fonds sera alimenté par une augmentation de 0.1% de la TVA jusqu’en 2030 et par une participation de 200 millions de francs des cantons. L’ensemble de la population participera au financement du trafic ferroviaire, qu’elle en ait ou non l’utilité. Une telle augmentation des impôts sur le dos de la collectivité est injuste et choquante.

Alors que les utilisateurs des transports publics ne paient que le 40% de l’ensemble des coûts qu’ils génèrent, les investissements initialement prévus par le Conseil fédéral pour la première étape d’amélioration des infrastructures ferroviaires étaient de 3.5 milliards. Or, le Parlement a fait exploser cette somme en dotant ce fonds de 6.4 milliards de francs. Une telle démesure, avec des coûts d’entretien et de frais de fonctionnement qui n’ont pas été pris en compte, aura pour conséquence de réduire la rentabilité du trafic ferroviaire et de le rendre encore plus dépendant d’autres sources de financement.

La participation des usagers au FAIF ne représentant qu’une infime part du financement, ce sera une fois de plus à tous les citoyens par de nouveaux impôts et de nouvelles taxes de passer à la caisse sans pour autant bénéficier de nouvelles prestations. L’UDC suisse et vaudoise vous invite à refuser ce projet mal ficelé et totalement disproportionné.

 

11/12/2013

Prosélytisme dans l’instruction publique : Journée politique ou propagande d’Etat !

Ces derniers mois, la politique d’asile et migratoire de notre pays a souvent été débattu au sein d’institutions de formation, de niveau scolaire ou gymnasial, financées par l’Etat. Pour rappel, il y a eu la large promotion du film militant «Vol Spécial» qui dénonçait la politique d’asile pratiquée en Suisse. Voici maintenant venu le temps des journées politiques dont le contenu ne saurait déplaire à la majorité de gauche du Conseil d’Etat.

En date du 18 décembre 2013, le Gymnase de la Cité à Lausanne propose de placer sa journée politique annuelle à lire le doyen de l’établissement sous une «coloration humanitaire, en abordant le thème de la migration». A quelques semaines de trois votations fédérales importantes concernant l’immigration, ce thème n’est vraiment pas anodin et le contenu de l’invitation, adressée aux élèves du gymnase précité le 14 novembre 2013, nous laisse songeur. 

Tout d’abord le doyen de l’établissement relève que selon lui «les avis malheureusement tranchés et souvent mal informés, contribuent parfois à fausser une approche sereine et dépassionnée». C’est très bien, mais…

Que dire dès lors du contenu de la journée politique proposée par ce doyen épris d’une volonté de mieux informer ses élèves pour ne pas fausser leur perception du problème migratoire. Le programme de la journée comprend tout d’abord la projection du film «Vol spécial», dont le militantisme contre la politique d’asile actuelle n’est plus à démontrer. Ensuite la parole sera donnée à Mme Manon Schick, représentante d’Amnesty international, pour évoquer les problèmes liés aux droits humains, après quoi M. Jean-Claude Métraux, fondateur de l’Association «Appartenances» qui est engagée dans l’intégration des migrants, s’exprimera pour parler de la qualité de vie des migrants.

Ces intervenants sont probablement très compétents, mais sont-ils pour autant neutre en regard avec la démarche politique qui est proposée. La réponse est évidemment négative. Vous avez beau chercher, il n’y a aucune trace de la position d’un représentant qui défende la politique migratoire actuelle ou le durcissement nécessaire de la politique d’asile pourtant souhaité dans les urnes par une majorité de citoyens qui ont approuvé les modifications de la loi sur l’asile.

Nous sommes en droit de savoir si le Conseil d’Etat, respectivement le Département cantonal de la formation ont eu connaissance de l’organisation de journées politiques dans certains gymnases publics ! A mon sens, le respect général de la pluralité des opinions politiques dans tous les dossiers devrait être la principale préoccupation des responsables d’établissements de formation. Une question reste cependant ouverture, comment l’Etat, censé garantir l’absence de toute forme de prosélytisme dans l’instruction publique, peut-il autoriser et justifier de tels manquements au principe de la neutralité ?

Confiants que les élèves du Gymnase de la Cités sauront forger librement leur opinion, nous ne pouvons que questionner le Conseil d’Etat sur les objectifs poursuivis par le doyen de l’établissement précité qui s’est probablement perdu dans son idéologie !

04/12/2013

Pourquoi rejeter le projet FIAF de financement des infrastructures ferroviaires soumis au peuple le 9 février prochain ?

''Suisse étend largement ses infrastructures ferroviaires, l’exploitation de ces infrastructures pourrait être difficilement finançable dans un proche avenir pour les collectivités publiques de notre pays’’.

Cette prédiction n’est pas celle de l’UDC ou de l’ASTAG, mais bien de Monsieur Benedict Weibel, ancien directeur général des CFF. Une nouvelle fois, comme cela fut le cas pour la vignette, de nombreux élus romands nous jouent le couplet des nombreux investissements en Suisse romande pour applaudir des deux mains ce projet pourtant démesuré et difficilement finançable en puisant à nouveau dans la poche du contribuable.

Alors que le projet initial prévoyait des investissements de 3.5 milliards, les Chambres fédérales l’ont étoffé pour le porter à 6.4 milliards. Investir dans nos infrastructures ferroviaires est nécessaire, mais comme ce ne sont pas les utilisateurs de ces nouvelles prestations qui vont financer ces nouvelles infrastructures, il est important de s’interroger sur ce financement !

Tout d’abord, il y a cette participation supplémentaire de 0.1% de la taxe sur la valeur ajoutée de 2018 à 2030 ; ensuite il est proposé au niveau de l’impôt fédéral direct de plafonner la déduction pour les pendulaires à 3000 francs par année alors qu’elle n’était jusqu’à présent pas limitée. Lorsque l’on sait que les Suisses se déplacent de plus en plus loin pour accomplir leur activité professionnelle, cette déduction représente une charge qui n’est pas négligeable pour les habitants des régions périphériques. Ce projet de financement et d’aménagement des infrastructures ferroviaires ne propose pas un accroissement significatif de la participation des usagers, alors même qu’il institue de manière pérenne le détournement des recettes fiscales de la route (RPLP) en faveur du rail. A cela s’ajoute encore la facture présentée aux cantons qui va augmenter de 200 millions de francs. Là encore, ce sont les contribuables et non les utilisateurs qui vont prendre en charge cette facture.

Au final, si des investissements importants sont nécessaires en priorité en Suisse romande pour les transports publics, l’opacité du financement des 6.4 milliards de fonds nécessaires doit une nouvelle fois nous faire réfléchir. Le fait que certaines de ces infrastructures concernent les Romands ne doit pas nous empêcher de porter un regard critique à l’ensemble de ce projet. Si le rail demande des investissements considérables, il faut souligner que le financement à long terme des infrastructures routières n’est absolument pas garanti alors même que sur les 9,5 milliards de francs perçus dans la poche du trafic individuel, seuls 3.8 milliards sont directement affectés au fonds routier.

En plus le fonds routier participe directement à la réalisation d’infrastructures ferroviaires. Après le vote logique du peuple suisse contre la vignette à 100 francs, la Confédération a dû licencier des dizaines de collaborateurs engagés de manière anticipée. Espérons qu’il n’en ira pas de même concernant le financement des infrastructures ferroviaires.

29/11/2013

Immigration - La Suisse est victime de son succès

Ce titre résume parfaitement les intentions de l’UDC avec son initiative contre l’immigration de masse qui souhaite redonner aux politiques les outils nécessaires pour répondre efficacement aux problèmes actuels de la gestion migratoire de notre pays.

La Suisse a de tout temps accueilli des travailleurs étrangers en leur offrant de bonnes perspectives socio-professionnelles. L’avènement de la libre-circulation des personnes a pourtant bouleversé la situation puisque plus de 80'000 immigrants viennent chaque année grossir la population indigène. Le nombre de frontaliers a doublé et que dire des sans-papiers !  Avec une telle croissance démographique, la Suisse comptera 10 millions d’habitants en 2035.

Cette Suisse prospère, avec ses 8 millions d’habitants, attire bon nombre des 510 millions de personnes vivant dans une Europe secouée par une crise économique et sociale. Auxquelles s’ajoutent les nombreux immigrés venant d’Afrique ou d’Amérique du Sud pour qui la Suisse résoud leurs problèmes économiques. Or, notre pays et son marché du travail ne peuvent indéfiniment servir d’alternative économique à toutes celles et ceux qui voient en nous leur eldorado.

Les croissances ci-dessus sont les indicateurs d’une économie saine, mais hélas pas uniquement. Force est d’admettre que les problèmes du logement, de la mobilité, de la pression sur nos salaires, de l’explosion de la criminalité, des abus en matière d’asile ainsi que la forte proportion d’étrangers au chômage ou à l’aide sociale ne sont pas étrangers à l’ouverture de nos frontières !

Certes, les travailleurs étrangers construisent des logements, travaillent dans nos hôpitaux ou pour nos transports publics. Mais les logements qu’ils construisent, les patients qu’ils soignent et les voyageurs qu’ils transportent sont d’abord les 80’000 nouveaux résidents provenant chaque année de ce flux migratoire ! Donc de plus en plus d’étrangers arrivent sur notre marché du travail pour s'occuper d'autres étrangers qui viennent vivre en Suisse. C’est un cercle vicieux qui doit nous faire réfléchir !

Il ne suffit plus d’évoquer les bienfaits de l’immigration pour résorber les difficultés qui l’accompagnent ! Nous devons porter un regard plus critique sur ce développement qui étouffe notre pays, nous devons dire halte aux excès, qu'il s'agisse du bétonnage du paysage, de la surcharge de nos moyens de transport ou de l’explosion de la criminalité issus en grande partie de la perte de contrôle de notre immigration.  

L’expérience montre que l’intégration se fait par le travail et la participation socio-culturelle des immigrés à notre société. Une immigration excessive qui ne répond plus aux besoins de l’économie nuit au pays et à sa qualité de vie. L’initiative contre l'immigration de masse veut redonner à la Suisse les outils indispensables pour qu’il soit à nouveau en mesure de contrôler son immigration.

 

22/11/2013

Immigration de masse, il est nécessaire d'agir maintenant !

La Suisse victime de son succès ! Oui, la Suisse est victime de son succès…

C’est finalement cette simple phrase de quelques mots qui résume le mieux les intentions de l’UDC. Le parti propose avec son initiative contre l’immigration de masse de redonner aux politiques les outils et les moyens leur permettant de répondre efficacement aux problèmes actuels liés au contrôle de la migration de notre pays.

Force est de constater que cette petite Suisse, très prospère avec ses 8 millions d’habitants, fait envie à bon nombre des 510 millions de personnes qui vivent dans une Europe secouée par une crise économique et sociale persistante généralisée.

A cela s’ajoute de nombreuses personnes venant d’Afrique ou d’Amérique du Sud, parfois au péril de leur vie, cultivant l’idée que la Suisse sera la solution à tous leurs problèmes économiques. Force est cependant de constater que la réalité est fort différente !

De toute évidence notre pays, son marché du travail en particulier, n’est pas à même d’offrir une alternative économique à toutes celles et tous ceux qui voient sur notre sol un avenir radieux !

Tout d’abord depuis l’entrée en vigueur de la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’Union européenne,  voici dix ans, la Suisse affiche une croissance démographique très forte, de quelque 80'000 personnes par année, ce qui correspond sur deux ans à l’équivalent de l’agglomération lausannoise.

En poursuivant cette politique migratoire, le "scénario haut" de la croissance de la population suisse établi par l'Office fédéral de la statistique sera atteint en 2035 et la Suisse comptera alors plus de 10 millions d'habitants.

Ensuite, nous ne pouvons passer sous silence le doublement du nombre de frontaliers, passant de 45'000 à 91'000 personnes, durant cette même période de dix ans.  Bien sûr ce chiffre est l’un des indicateurs d’une économie saine, mais force est d’admettre que les problèmes du logement, de la mobilité, d’un chômage proche de 8% au sein de la population étrangère et du tassement de nos salaires dans certaines branches économiques ne sont pas étrangers à l’ouverture de nos frontières, donc de notre marché du travail !

Aujourd’hui, une Suisse comptant 10 millions d'habitants est-elle dans l'intérêt de la population actuelle et de sa qualité de vie ? Est-il judicieux voire responsable de notre part que de plus en plus de personnes produisent et consomment sur notre territoire où l’on commence déjà à être manifestement à l’étroit ?

Mais que signifie cette immigration de masse qui conduit à une très forte croissance démographique ?

Certes de plus en plus de travailleurs étrangers construisent des logements, mais ces logements sont essentiellement destinés aux 80’000 habitants provenant du flux migratoire !

Certes, nous avons besoin de plus en plus de médecins et d'infirmières étrangers, mais ils répondent en priorité aux besoins de l’augmentation de l’espérance de vie et surtout à la croissance de la population, due à nouveau au flux migratoire annuel.

Certes, nous avons besoin de plus en plus de bureaucrates étrangers qui administrent de plus en plus… d'étrangers. Et il en va de même pour les travailleurs sociaux étrangers, les collaborateurs des transports publics étrangers, les gardiens de prison étrangers et ainsi de suite... Un véritable cercle vicieux et surtout dangereux pour notre propre équilibre.

Bref dans notre pays, de plus en plus d’étrangers trouvent place au sein de notre marché du travail pour s'occuper d'autres étrangers qui viennent vivre en Suisse. Voilà une réalité qui doit nous faire réfléchir !

A entendre de nombreux acteurs, finalement tout va bien ! Nous avons de la croissance et nous créons de la valeur ajoutée, il n’y aurait donc pas de quoi s’inquiéter. Vraiment ?

Il ne suffit plus de crier à tue-tête les bienfaits de l’immigration pour résorber en un clin d’œil les difficultés importantes qui l’accompagnent ! Nous devons porter un regard beaucoup plus critique sur le développement actuel en réfléchissant comment revenir à d’autres réalités et d’autres valeurs plus pragmatiques.

En fonction des conséquences de la croissance démographique, liées à l’étroitesse de notre territoire, nous devons renoncer aux excès; qu'il s'agisse du bétonnage du paysage, de la surcharge de nos moyens de mobilité ainsi que de l’augmentation de l’insécurité issus en grande partie de la perte de contrôle d’une immigration anarchique et excessive. A l’avenir, une immigration contrôlée doit en priorité permettre à l'économie de combler les lacunes dans ses effectifs !

L’expérience nous montre que l’intégration se fait en priorité par le travail et la participation socio-culturelle des immigrés. Une immigration excessive qui n’est plus en phase avec les besoins de l’économie nuit à long terme au pays, tout en érodant les bases sur lesquelles se forge son succès, soit notre la qualité de vie, un système de formation performant, un pouvoir fort d’achat, un niveau culturel élevé et la sécurité pour tous.

Sur la base des faits que je viens d’évoquer la question se pose, pour vous et moi, de savoir ce nous apporte réellement cette immigration massive depuis l’ouverture de nos frontières ?

L’initiative de l’UDC "Contre l'immigration de masse", qui sera soumise au peuple le 9 février 2014, veut redonner à la Suisse les outils indispensables dont elle a un urgent besoin et lui offrir les conditions nécessaires pour qu’elle puisse à nouveau contrôler son immigration.

Il est encore temps de stopper les excès actuels de l’immigration. En acceptant l'initiative populaire contre l'immigration de masse, nous replacerons notre pays sur la voie de la raison.

16/11/2013

Tour Taoua - Oui à une votation populaire !

Que l’on soit pour ou contre ce projet particulier, je suis d’avis qu’une telle décision appartient en priorité à la population lausannoise.

 


Lors des débats au sein du Conseil communal, trois des cinq groupes politiques présents au conseil ont annoncé leur soutien au référendum ! La logique parlait donc en faveur d’un référendum spontané, mais la majorité l’a refusé. Ainsi, et pour permettre aux lausannoises et aux Lausannois de se prononcer, je m’engage au sein du comité référendaire.

 

De nombreux arguments parlent en faveur d’une consultation de la population. Tout d’abord, la Tour Taoua constitue à coup sûr un précédent. Si elle est construite, d’autres tours verront le jour à Lausanne, un projet est déjà en gestation à la Blécherette. Une votation populaire sur la tour Taoua donnera un signal fort et une légitimité à la stratégie d’urbanisation de notre ville, quel que soit le résultat.

A mes yeux les citoyens, les locataires et les propriétaires ont été trompés. En 2006, la Municipalité et le Conseil communal ont classé le site de Beaulieu en zone d’utilité publique avec une hauteur des constructions limitée à 17 mètres (plus gabarit de toiture de 8m). Sept ans plus tard, le projet Taoua prévoit la réalisation d’une tour de 85 mètres comprenant 26 étages. Pour ceux qui habitent le quartier concerné, cela signifie qu’ils auront à l’avenir la vue obstruée par un mur de béton de 85 mètres de haut et de 42 mètres de large, tout en payant le même loyer !

Aujourd’hui, l’urbanisation et la construction ont besoin d’une vision solide et Lausanne mérite mieux qu’une gestion politique opportuniste à court terme. Nous, Lausannoises et Lausannois, avons réellement besoin d’une discussion publique et démocratique sur la politique de construction de tours au cœur de notre Ville.

Une tour sans utilité publique dans une zone d’utilité publique est-ce bien raisonnable ? Les débats au Conseil communal ont clairement démontré que le Centre d’exposition de Beaulieu n’a pas besoin de cette tour. En effet, la capacité hôtelière lausannoise est suffisante et les quelques 10’000 m2 de logements prévus (2/3 en PPE et 1/3 en loyers contrôlés)  sont à comparer aux 180'000 m2 prévus à Vidy et aux 480'000 m2 de la Plaine-du-Loup pour comprendre que cette tour ne résout en rien la pénurie de logements.

Je m’interroge pour savoir qui aura le privilège d’habiter les logements à loyers contrôlés de cette tour ? L’attribution de ces quelques logements allant de 1’750 francs par mois pour un logement de 3,5 pièces et 2’330 francs pour celui de 4,5 pièces à 100 m2, répondra à quels critères ? Comment se fera le choix de ces quelques locateurs heureux ? Au final, la tour représente beaucoup de nuisances pour de nombreux habitants des quartiers concernés et elle ne fait bénéficier que quelques privilégiés.

Cette tour est une construction sans une valeur ajoutée pour les Lausannoises et les Lausannois ! Elle n’apporte pas de véritables plus-values pour notre Ville et il n’y a pas de raison objective prépondérante à réaliser cette tour au cœur de notre cité. A mes yeux la tour Taoua n’est pas une bonne réponse à la pénurie de logements à loyers abordables. Elle n’apporte aucune valeur ajoutée à l’environnement bâti et naturel et elle n’améliore pas la qualité de vie du cœur de la Ville. De plus cette tour ne présente économiquement et financièrement aucun profit prépondérant pour Lausanne et n’apporte pas une proportion plus élevée d’emplois, mais par contre elle représente une entrave la mobilité dans les quartiers du nord-est de la ville.

 

Aujourd’hui, nous sommes confrontés au choix d’accepter un symbole de puissance de l’opportunisme économique et politique ou de mener un référendum contre ce projet qui ne présente aucune forme d’utilité publique. Il est donc important que les Lausannoises et les Lausannois disent clairement s’ils souhaitent, oui ou non, ouvrir la Ville à la construction de tours !

14/11/2013

Après la vignette à 100 francs, ce sera le péage urbain…

Le monde politique favorable à une augmentation de la vignette autoroutière donne l’impression que cette adaptation à 100 francs du sésame précité va permettre de résoudre le financement futur du réseau des routes nationales. Il s’agit là toutefois d’un mensonge de campagne en faveur de la perception de cet impôt additionnel nouveau.

L’automobiliste vache à lait restera hélas la cible de nombreux acteurs politiques, cela même si les électeurs suisses acceptent l’augmentation de la vignette autoroutière à 100 francs le 24 novembre prochain. Il y a tout d’abord les propos de Mme la conseillère fédérale Doris Leuthard qui nous annonce une augmentation de 6 à 8 centimes des taxes sur le litre d’essence. Puis, comme si cela ne suffisait pas, voici que les gouvernances de gauche à la tête des grandes villes du pays étudient l’exploitation de péages urbains.

Bienvenue au pays de l’automobiliste vache à lait !

Aujourd’hui en effet des commissions d’étude planchent déjà sur l’exploitation de péages urbains permettant de taxer le trafic individuel empruntant le cœur des principales villes de Suisse.

La volonté initiale des gouvernances de gauche est d’implanter à terme des systèmes de péages urbains pour mettre la pression sur les usagers de la route et faire ainsi diminuer drastiquement le trafic individuel. Prenons acte de cette volonté peu réjouissante de chasser l’automobiliste de l’espace public urbain, mais refusons catégoriquement de limiter le trafic individuel en recourant à l’argent des utilisateurs eux-mêmes pour financer les mesures qui tendent à un tel objectif.

Au regard de nombreuses majorités de gauche, l’automobiliste va devoir une fois encore mettre la main à sa bourse, alors même qu’aujourd’hui pour 3 francs perçus sur le trafic individuel, seul un franc est réinvesti pour l’amélioration et l’entretien du réseau routier suisse.

Les collectivités publiques ont besoin d’argent supplémentaire pour satisfaire aux financements onéreux de leurs projets de politique d’agglomération et une fois de plus on s’entend pour aller puiser dans la poche de l’automobiliste pour financer des infrastructures qui ne lui sont pas directement destinées.

Allons-nous encore accepter longtemps l’iniquité d’une telle politique ? Il est encore temps de mettre fin à cette croisade contre l’automobiliste et contre la mobilité individuelle en refusant ce nouvel impôt perçu sur l’augmentation de la vignette à 100 francs.

08/11/2013

Nouvelle utopie socialiste : Vous payez un premier franc d’impôt, souriez, vous faites partie de la caste des riches contribuables du pays !

Le vaste débat sur l’initiative pour les familles, soumise au vote le 24 novembre, fait naître  en dehors des grossiers mensonges des adversaires de l’initiative, de subtils jeux de langage.

Il aura suffi d’un premier sondage, donnant l’initiative largement gagnante pour qu’un débat marginal se transforme en véritable guerre larvée contre la politique de l’UDC en matière de famille. Pourtant cette initiative demande une simple équité entre les familles qui peuvent déduire les frais de garde, en utilisant au passage les infrastructures payées par les impôts de tous les contribuables et les parents qui acceptent une diminution de leurs revenus pour prendre en charge les frais de garde de leurs enfants, sans utiliser les structures d’accueil précitées.

Aujourd’hui de nombreuses déclarations, y compris de gros mensonges, font partie de l’artillerie lourde utilisée par les chefs de partis qui s’affichent contre notre initiative. A ce jeu-là la palme revient probablement à M. Levrat, président des socialistes. Il clame à tout vent que cette initiative ne profitera qu’aux riches ! En effet si l’initiative est acceptée, le contribuable qui a des enfants à charge pourra indépendamment de son modèle familiale déduire ses frais de garde, que ce soit les frais provenant d’une institution publique ou de sa perte de revenu s’il fait le choix de s’occuper lui-même de ses enfants !

Ce système ne profiterait ainsi soi-disant qu’aux riches soit, mais de quels riches parle-t-on ?

Ce que ne dit pas le socialiste Levrat, c’est que toute personne qui dispose d’un revenu imposable (qui implique le paiement d’au moins un franc d’impôt) pourra déduire un montant sur la base des frais de garde déductibles selon son lieu de domicile.

Prenons un exemple concret avec deux familles, une qui a un revenu annuel imposable (avant la déduction proposée par l’initiative) de 15'000 francs et l’autre avec un revenu annuel imposable de 150'000 francs. Si la déduction fiscale du canton d’origine est de 10'000 francs, la première famille sera taxée sur un revenu imposable final de 5'000 francs alors que la deuxième famille se verra taxée sur un revenu de 140'000 francs. A la lecture de ce simple exemple, comment peut-ou laisser croire que cette initiative ne va profiter qu’aux riches ? De deux choses l’une, ou bien M. Levrat taxe de riche tous les contribuables qui ont un revenu suffisant pour payer l’impôt ou alors il estime qu’un vote contre l’initiative UDC le 24 novembre vaut bien un gros mensonge !

Cette initiative biffe une inégalité, elle n’oblige personne à changer de modèle familial et elle ne demande aucunement le retour des femmes au foyer. Elle n’a qu’un seul véritable défaut : provenir des rangs de l’UDC ! Bienvenu dans le monde merveilleux de la politique.

 

30/10/2013

Service public d’information et initiative fédérale pour les familles - Traitement équitable de l’information et respect du temps de parole !

L’analyse quotidienne du traitement de l’information qui est diffusée ces derniers jours par les services publics que sont la Télévision Suisse Romande et la Radio Suisse Romande, concernant en particulier la votation sur l’initiative pour les familles du 24 novembre prochain, me fait réagir. J’exprime mon insatisfaction dans le traitement de l’information et l’équilibre du temps de parole dans la valorisation des arguments pour ou contre l’initiative sur la famille.

 

Depuis le dernier sondage public qui donne soit dit en passant l’initiative précitée largement gagnante, l’orientation de nombreux médias a rapidement changé. Plusieurs avis étant plus sûrs que ma seule appréciation, j’ai pris langue avec quelques observateurs avertis du paysage médiatique et nous sommes arrivés à la même conclusion : un changement de cap évident des vecteurs d’information de la RTS opposés au texte de l’initiative pour les familles est largement perceptible.

 

Ces mêmes observateurs constatent aussi que le temps de parole alloué aux adversaires de cette initiative a explosé. Après avoir offert une place de choix à Mme la conseillère fédérale Widmer-Schlumpf pour combattre l’initiative des familles, la RTS ouvre désormais les portes de ses émissions d’information pour ce même combat à son collègue M. le conseiller fédéral Alain Berset.

  

A cela vient encore s’ajouter la qualité du traitement de l’information par ce service public. Je ne doute pas que les services de la RTS disposent d’excellents spécialistes à même de porter une analyse critique et néanmoins impartiale du texte d’une initiative. Il est cependant regrettable de constater que cette institution n’a pas recouru à leurs services, laissant diffuser des exemples grossiers d’application de l’initiative pour les familles. Ces exemples discutables, soutenus par l’image évocatrice de différences de classes sociales, sont à même d’induire clairement l’électeur vers une appréciation erronée du texte de l’initiative précitée. Il n’est absolument pas correct de mentionner que cette initiative ne profiterait en réalité qu’aux familles aisées. Toute personne (disposant évidemment d’un revenu fiscal), sans différence de sexe, de statut matrimonial ou de statut social aura la possibilité de déduire de son revenu imposable les frais de garde garantis à l’avenir par l’initiative…

 

En conclusion, je tiens aussi à revenir sur le traitement de l’information suite à l’assemblée des délégués de l’UDC Suisse du 26 octobre 2013 de Meiringen. En effet, l’assemblée d’un parti gouvernemental dont l’initiative pour les familles et le référendum contre l’augmentation de la vignette à 100 francs (toutes deux issues de ses rangs) sont à l’agenda politique des prochaines votations dans quelques jours, mériterait une couverture médiatique adaptée à l’importance de la votation. Pourtant, je constate que les services de la RTS n’ont pas traité de cette journée, mais a contrario ils ont abondamment mis en scène les prises de position du week-end des acteurs politiques qui s’opposaient à l’initiative pour les familles.

 

La Direction de la Radio Télévision Suisse aura probablement à cœur, avec le concours de spécialistes compétents, de m’apporter la preuve que mon jugement exprimé au travers de ce courrier n’est  pas correct. Il y a évidemment toujours une marge d’appréciation, toutefois une chose est sûre, les médias ont changé leur stratégie depuis la sortie des sondages concernant l’initiative sur les familles !

16/10/2013

Concordat latin de l’exécution des peines : un outil pour les périodes de beau temps, inutile contre la grêle de l’insécurité qui persiste en Suisse !

Il aura suffit d’un événement dramatique pour que l’on se rende compte de la fragilité de la gestion dans la prise en charge de l’exécution des peines au sein du Canton de Vaud. Mme la Conseillère d’Etat en charge de la justice vient d’en faire la parfaite démonstration, elle a dans l’urgence et dans la précipitation supprimé toutes les sorties de criminels sur l’ensemble du territoire cantonal pour les semaines à venir.

 

En sommes, nous devrions saluer cette démarche ! Mais, une telle mesure prise dans l’urgence, nous force à admettre que le Conseil d’Etat n’est absolument pas rassuré par sa gestion et sa prise en charge de personnes qui exécutent des peines et qui sont au bénéfice de mesures éducatives dans notre Canton !

 

Voici quelques  jours, j’ai pris connaissance avec étonnement des propos de M. Pierre Maudet, Conseiller d’Etat genevois. En effet, ce dernier s’énervait - semble-t-il à juste titre - de la gestion intercantonale très lacunaire dans le domaine de la sécurité et de l’exécution des peines entre les cantons romands.

 

Pourquoi ce Conseiller d’Etat Genevois s’est-il confié directement aux médias pour dénoncer un dysfonctionnement évident dans le domaine de la sécurité qui concerne directement le Canton de Vaud ? Ne se parle-t-on pas entre gouvernants voisins ?

 

Certains diront qu’il est en campagne électorale -  cela est probablement le cas -  mais ses propos font réfléchir, ils doivent sérieusement nous interpeller et ils ont de quoi inquiéter les citoyens.

 

De quoi parle-t-on ?

 

M. Pierre Maudet a expliqué que la police genevoise a arrêté des personnes qui étaient recherchées par la police et la justice vaudoise. Lorsque ses services ont souhaité remettre ces criminels à la justice vaudoise, ils ont eu pour unique réponse :

 

·        Nous vous prions de relâcher ces personnes, car nous n’avons pas de place dans les prisons vaudoises pour les prendre en charge.

  

Ces simples faits apportent - si cela était encore nécessaire – un poids supplémentaire à une motion que j’ai déposée et qui demande une unification de la pratique romande en matière d’exécution des peines.  Cette motion  met aussi le doigt sur les nombreux disfonctionnements de ces derniers mois,  en demandant une réviser urgente du «Concordat latin régissant les conditions de détention dans les cantons romands».

 

Aujourd’hui, il est urgent d’harmoniser les pratiques en vigueur en Suisse romande dans l’exécution des peines. Tout comme il est nécessaire de mettre en place une meilleure transmission de l’information entre les diverses instances qui interviennent dans l’application des peines.

 

En conclusion, ma motion demande aussi une réflexion intercantonale sur le renforcement indispensable de la sécurité dans le cadre  des sorties éducatives des criminels violents, sexuels ou dangereux pour la société en précisant dans quelles conditions peuvent éventuellement s’opérer de telles sorties éducatives.

 

D’ailleurs ne devrait-on pas - dans de nombreux cas - les interdire !