10/07/2013

Le référendum contre la vignette autoroutière à 100 francs a abouti !

 

Le référendum contre la vignette autoroutière à 100 francs a abouti, les signataires du référendum, au nombre de 105'581, dont quelques 20'000 en Suisse Romande, ont parfaitement compris que la vignette à 100 francs n’est rien d’autre qu’une nouvelle taxe à charge des automobilistes.

 

Lors de la session de mars dernier, le Conseil national a renoncé à maintenir le prix de la vignette autoroutière à 40 francs prétextant que l’argent pris dans la poche de l’automobiliste servirait à financer de nouveaux tronçons routiers. Nos élus ont évoqué la nécessité de construire ou d’entretenir à l’avenir 400 kilomètres de routes supplémentaires  dans le réseau des routes nationales !

A la seule découverte de ces chiffres, nous aurions dû nous satisfaire de ce financement qui apporterait une amélioration directe au réseau routier du pays. A y regarder de plus près, la situation est pourtant bien différente.

Si notre référendum a abouti, c’est que chaque l’Etat perçoit 9.5 milliards de francs auprès des utilisateurs de la route en impôts, taxes et redevances et nous ne rajoutons pas à cette somme les amendes perçues, qui vont directement nourrir les caisses de l’Etat.

La question fondamentale est donc de savoir pourquoi les encaissements perçus auprès des automobilistes sont insuffisants pour financer les charges des transports privés individuels ?

Pour notre comité et les signataires du référendum, la réponse se trouve dans l’affectation de ces impôts et redevances. En effet, plus de 70% de cette masse d’argent est affectée à d’autres buts, en l’occurrence au financement des transports publics.

A l’occasion du dépôt de ce référendum, nous soutenons que la circulation individuelle privée se finance largement, elle couvre les frais induits par le trafic automobile privé, laissant apparaître un important excédent.

Aujourd’hui, ceux qui évoquent le manque de financement des infrastructures routières pour justifier une augmentation de 150% de la vignette ne sont pas corrects. Ils oublient que les redevances induites par la circulation routière passent de la poche de l’automobiliste vers les caisses de l’Etat.

L’autofinancement de nos infrastructures routières ne justifie simplement pas une augmentation de 150% de la vignette autoroutière. Suite au dépôt de notre référendum, le peuple suisse pourra se prononcer et s’exprimer contre cette volonté politique de nos élus de se servir dans la poche des automobilistes.

18/04/2013

Promouvoir ou interdire la mendicité, il faut choisir !

Le débat politique sur les mesures possibles pour contenir la mendicité à Lausanne est reparti de plus belle. Et alors que le nouveau règlement communal pour ‘’gérer’’ la mendicité au cœur de nos rues s’inscrit en faux avec la jurisprudence du Tribunal fédéral, la gauche après de longues années de laxisme accuse désormais l’UDC de vouloir maintenir la mendicité par pur calcul populisme. Fort heureusement, la réalité est toute autre !

La question posée aux décideurs politiques lausannois est très simple : veut-on interdire la mendicité dans nos rues et mettre fin à l’exploitation de personnes fragilisées ? L’UDC apporte une réponse claire en s’engageant pour interdire cette pratique.

Depuis 2007, de nombreuses interventions politiques de droite, de l’UDC en particulier, annonçaient l’effet domino de la mendicité, chassée de Lyon sur Genève, avant d’arriver dans notre Canton. Ces craintes étaient hélas fondées !

De nos jours, la mendicité est un problème sanitaire et humain avec l’exploitation économique abusive confirmée de personnes fragiles ! Depuis l’arrivée de la mendicité organisée dans les rues de nos villes, la prise en charge de ce problème n’est pas satisfaisante. A l’Ouest lausannois ou sur la Riviera la pratique de la mendicité est interdite, alors qu’à Lausanne on  règlemente, donc on autorise cette pratique !

Aujourd’hui, la libre circulation des personnes et la mobilité facilitée permettent d’accéder à notre pays sans se préoccuper d’une quelconque frontière ou de coûts dissuasifs, y compris pour la mendicité. Cette pratique ne doit plus avoir pignon sur rue car il s’agit de l’exploitation de personnes fragilisées, obligées de mendier pour des groupes organisés. Nos prestations sociales et nos structures d’accueil de santé publique permettent d’offrir un soutien de base aux personnes pauvres habitant légalement dans notre Canton.

Les clans qui exploitent les plus faibles choisissent les terreaux les plus favorables pour exploiter la mendicité, alors arrêtons de fertiliser nos rues par une règlementation permissive qui ouvre les portes de la mendicité à Lausanne.

 

08:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4)

10/04/2013

La vignette à 100 francs n’est rien d’autre qu’une nouvelle taxe !

Lors de la session de mars 2013, le Conseil national a renoncé à un prix bas pour la vignette autoroutière sous prétexte que l’argent ainsi pris dans la poche de l’automobiliste servirait à financer de nouveaux tronçons routiers.

Durant leurs débats aux chambres fédérales, nos élus ont évoqué la nécessité de construire ou d’entretenir quelques 400 kilomètres de routes supplémentaires qui seront introduites, ces prochaines années, dans le réseau routier national !

A la découverte de ces chiffres, nous pourrions nous satisfaire de ce mode de financement qui apporterait une amélioration directe au réseau routier de notre pays. Mais à y regarder de plus près, la situation est hélas bien différente !

Différente parce que chaque année l’Etat perçoit auprès des utilisateurs de la route des impôts, des taxes et des redevances à hauteur de 9.5 milliards de francs. Je ne rajoute pas à ce montant, les amendes perçues sur le dos des automobilistes qui vont directement nourrir les caisses de l’Etat et celles de nos communes.

La question fondamentale est de savoir pourquoi les encaissements perçus auprès des automobilistes sont aujourd’hui très insuffisants pour financer les frais et les investissements des transports privés individuels ?

La réponse se trouve dans l’affectation des impôts et redevances perçues auprès de tous les utilisateurs du trafic routier. En effet plus de 70% de cette masse d’argent est directement affectée à d’autres buts, en l’occurrence au financement des transports publics, qu’à celui de l’amélioration du réseau routier.

Il est important de relever sans ambages que la circulation individuelle privée se finance largement, elle couvre les frais induits par le trafic automobile privé en laissant même apparaître un important excédent.

Aujourd’hui, ceux qui évoquent le manque de financement des infrastructures routières pour justifier une augmentation de 150% de la vignette ne sont pas corrects. Ils oublient tout simplement de dire que les impôts et les taxes induits par la circulation routière passent habilement de la poche de l’automobiliste vers les caisses de l’Etat.

www.referendum-autobahnvignette.ch

Sans une vrai justification de l’autofinancement de nos infrastructures routières, une augmentation de 150% d’ici 2015 de la vignette autoroutière n’est pas acceptable. Il est donc important que le peuple suisse se prononce sur une telle volonté de la majorité de nos élus fédéraux de se servir auprès des automobilistes perçu comme une vache à lait docile !

Non à l’augmentation des frais pour les PME !

Pour les entreprises disposant d’un grand parc de véhicules, une augmentation de la vignette autoroutière de 150% aurait des conséquences importantes sur les charges de ces dernières. Les entreprises de services externes, les professions libérales ou de services dépendants de la voiture payeraient à l’avenir des charges supplémentaires qui seraient immédiatement reportées sur tous les consommateurs avec à la clé une perte de pouvoir d’achat.

Tous ceux qui possèdent plusieurs voitures avec des plaques interchangeables ou plusieurs véhicules, soit une voiture, un motocycle, une remorque, seront facturés démesurément. Cette arnaque sur le dos de la circulation individuelle privée est injuste.

Non à la préférence pour les étrangères et les étrangers

Avec la nouvelle réglementation concoctée par nos élus, les étrangères et les étrangers de passage en Suisse, devront payer seulement 40 francs une vignette valable deux mois, pendant que les Suissesses et les Suisses, n’utilisant pas souvent l’autoroute à l’exemple des motards ou des propriétaires de remorques, seront tenus d’acheter la vignette au prix fort de 100 francs.

Notre parti se bat pour la responsabilité individuelle et la liberté de commerce, il doit s’opposer à l’augmentation de la vignette autoroutière à 100 francs. Signez et faites signer la feuille ce référendum !

08/04/2013

Election du Conseil fédéral, le peuple est souverain

Nous autres électrices et électeurs vaudois élisons nos autorités exécutives cantonales et communales. Cette expression directe de la volonté du peuple dans le choix de ses autorités est-elle la source de critiques ? Pas le moins du monde, alors pourquoi en serait-il autrement pour l’élection du Conseil fédéral par le peuple !

Force est de constater que cette question divise les différents partis politiques qui sont confrontés à un dilemme : doit-on donner directement la parole au peuple ou laisser cette élection entre les mains des parlementaires fédéraux ?

En participant directement à l’élection du Conseil fédéral, les Suissesses et les Suisses étendront leurs droits populaires en évitant les spéculations et les arrangements partisans de nos parlementaires fédéraux. Cela mène parfois ces derniers à donner leur suffrage à une personnalité qu’ils ne connaissent pas, suivant bravement les mots d’ordre de leur parti.

Est-ce cela que le peuple attend de ses représentants sous la coupole fédérale ? Je ne le pense pas et il est donc nécessaire de renforcer et d’étendre les droits populaires !

Contrairement aux dires des adversaires de l’initiative, l’élection du Conseil fédéral par le peuple garantit une représentation équitable et durable des minorités linguistiques et culturelles au sein de notre gouvernement fédéral. L’initiative apporte la garantie de la participation d’au moins deux francophones ou italophones au sein du Conseil fédéral, alors qu’aujourd’hui cette garantie n’existe pas. En donnant suite à cette initiative, le peuple renforcera clairement la représentativité des minorités linguistiques de notre pays.

Aujourd’hui, le Conseil fédéral n’a pas à tenir compte des attentes majoritaires du peuple mais uniquement de celles de majorités de circonstance, souvent éphémères, qui se dessinent au gré des différents dossiers politiques traités par les chambres fédérales. L’élection du Conseil fédéral par le peuple changerait le paradigme et nos élus au sein de ce conseil s’engageraient directement auprès des citoyennes et des citoyens. Le Conseil fédéral devrait davantage prendre en compte les résultats de votations populaires et il ne pourrait plus se permettre d’ignorer certains votes en refusant d’appliquer la volonté exprimée par les électrices et électeurs de notre pays.

Alors que le pouvoir du gouvernement s’élargit et que l’administration occupe un poids croissant dans de nombreuses décisions politiques, l’élection du Conseil fédéral par le peuple est nécessaire pour l’avenir de notre démocratie.

Et que l’on ne vienne pas nous dire que cette élection serait une importante source de frais. Comme pour l’élection des gouvernements dans nos différents cantons, il serait possible d’organiser l’élection quadriennale du Conseil fédéral par le peuple le même weekend que les élections fédérales !

 

26/03/2013

L'élection du Conseil fédéral par le peuple et la base du PS !

Dans le secret de l’isoloir, les électeurs socialistes pourraient bien soutenir l’initiative de l’UDC pour l’élection du Conseil fédéral par le peuple.

Les choses semblaient être entendues et les décisions prises, suite à l’assemblée des délégués du parti socialiste suisse, pour un rejet massif de l’initiative de l’UDC en faveur de l’élection du Conseil fédéral par le peuple. Cependant ce samedi, la proposition du Comité directeur du parti socialiste vaudois de soutenir l’initiative de l’UDC, puis le vote serré des délégués de ce même parti contre cette initiative, laissent clairement entendre que dans le strict secret de l’isoloir, les électeurs socialistes pourraient clairement apporter leur soutien à l’initiative de l’UDC.

A entendre les faibles arguments des socialistes romands qui s’expriment contre l’initiative de l’UDC et par contraste les propos fermes sortant de la bouche d’un autre socialiste, Pierre-Yves Maillard, Président du Conseil d’Etat vaudois, en faveur de notre initiative, il y a fort à parier que bon nombre d’électeurs de gauche vont soutenir l’initiative de l’UDC qui demande l’élection du Conseil fédéral par le peuple, tout en garantissant deux représentants aux régions latines !

Le Président du Conseil d’Etat vaudois a affirmé de manière directe que l’initiative de l’UDC demandait tout simplement l’élection du gouvernement fédéral par le peuple. Toujours selon M. Maillard, ‘’…c’est la bataille pour la démocratisation des autorités qui a permis d’obtenir l’élection des municipalités, des syndics et des conseillers d’Etat vaudois par le peuple. Ces élus ne sont pas devenus pour autant de dangereux leaders qui veulent en finir avec la démocratie’’. Il n’y a donc aucune raison objective de rejeter cette initiative sous prétexte que le texte porte la signature de l’UDC.

Donc aujourd’hui, si le parti socialiste ne peut pas souffrir à l’idée d’apporter directement son soutien à cette initiative qui porte le sceau de l’UDC, il semble que de nombreux élus de gauche approuveront, sous le couvert de l’anonymat, cette même initiative le 9 juin prochain.

En conclusion, l’UDC rappelle que son initiative tient en priorité à faire confiance au peuple en lui permettant d’élire le Conseil fédéral comme dans c’est le cas dans tous les cantons qui élisent à satisfaction les conseillers d’Etat, les conseillers aux Etats et les conseillers nationaux. Cette pratique démocratique a fait ses preuves. Il n’y a dès lors plus de raison que les citoyennes et les citoyens ne se prononcent pas également à l’échelon suprême, à savoir l’élection du Conseil fédéral.

04/03/2013

Analyse politique ou propagande de gauche, la RSR a choisi !

Décidément dans notre pays les lendemains d’élections ou de votations se ressemblent. En effet comme d’habitude, ce matin je me suis attardé sur les informations dispensées par les médias du service public ainsi que sur le contenu général de la presse. Et c’est une nouvelle fois sans surprise que j’ai découvert le parti pris sans équivoque d’acteurs qui se disent du service public et de la liberté d’opinions.

La palme de l’analyse politique fine des résultats revient cependant à la Radio Suisse Romande, qui a convié deux « fins » analystes politiques lors de ses émissions phares de la matinée soit Peter Bodenmann et François Chérix. Si chacun connaît les sentiments très peu UDC et de droite de ces deux forts en thèmes…de gauche, pour notre Radio romande, il s’agit d’analystes avertis, compétents et surtout d’une parfaite neutralité politique. Faut-il en rire ?

Nous autres UDC sommes sensés avoir une bonne nouvelle à partager, le licenciement de M. Patrick Nordmann, le rédacteur en chef adjoint du journal Vigousse ! Non, je me trompe, il a été renvoyé pour avoir écrit un article trop favorable à l’UDC…

L’électorat croissant de l’UDC encaisse les critiques des médias et fait, fort heureusement, appel à son intuition, ses sentiments autant qu’à son pragmatisme avant de voter, n’en déplaise à bon nombre de médias…

16:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13)

12/02/2013

Paris sur les résultats sportifs et tricherie, l’Etat ne doit pas soutenir les tricheurs !

Un fois de plus la presse relate les tricheries organisées dans le cadre des paris sur les résultats de manifestations sportives en Europe et dans notre pays. Aujourd’hui, ce sont des paris sur de nombreuses rencontres du championnat suisse de football qui sont au cœur des discussions. Cette fois, c’est une enquête d’Europol qui a mis au jour l’existence de centaines de matchs arrangés à travers le monde, relevant que plus de quarante parties ont été faussées dans notre pays.

Il faut aussi rappeler qu’en dehors des paris illégaux et des paris en ligne, souvent organisés à l’étranger, la Loterie Romande, qui a son siège dans notre Canton, offre la possibilité de parier sur certaines rencontres du championnat suisse précité. La situation nous permet de penser que des tricheries ont entaché certaines rencontres proposées dans la grille de paris de la Loterie Romande.

 

Certains ne verront dans la Loterie Romande qu’un simple instrument qui permettant de générer du profit et redistribuer des subventions. Pour moi, cela n’est pas suffisant pour fermer les yeux sur la réalité des jeux de loterie qui proposent des paris sur les courses ou résultats sportifs. Dès lors j’ai demandé au Conseil d’Etat de répondre aux questions suivantes :

 

1.    Quel organe officiel est responsable de la gestion des autorisations d’exploitation des jeux ou paris sur les résultats sportifs en Suisse Romande ?

 

2.    Quel regard le Conseil d’Etat porte-t-il sur les faits évoqués ainsi que sur les suspicions de tricherie dans l’organisation de paris ou jeux officieux, tels que ceux proposés par la Loterie Romande ?

 

3.    Qui est responsable du contrôle éthique et du contrôle légal de l’exploitation des courses, paris ou jeux, notamment le contrôle des paris dans le domaine des jeux sportifs ?

 

4.    Dans l’attente de l’établissement des faits par la justice, les autorités ne devraient-elles pas ordonner la suspension temporaire des paris sur les résultats de courses ou de jeux sportifs ?

 

5.    Quelles seraient les conséquences financières pour notre Canton, ses institutions et les associations subventionnées si l’on devait supprimer les paris sur les résultats de courses ou jeux sportifs ?

 

D’un côté les joueurs et les parieurs qui sont contributeurs de l’autre les institutions ou sociétés qui bénéficient de subvention de la Loterie Romande ou du PMU, sont en droit de connaître réellement la situation sur la circulation éthique de l’argent généré par les paris sur les résultats de courses ou de matchs sportifs.

14:38 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

09/02/2013

Ne nous laissons pas abuser par le doux murmure de médias sur la soi-disante interdiction de la mendicité à Lausanne !

En ce début d’année, le Conseil communal de Lausanne a traité une initiative qui demandait l’interdiction de la mendicité. Résultat : une autorisation générale de mendier pour autant qu’elle soit pratiquée à au moins cinq mètres de distributeurs d’argent ou d’entrées des commerces !

A Lausanne, oublions l’Etat social, pour mieux plonger au cœur de la mendicité que le régime socialiste a su mieux organiser que ne l’auraient fait les maîtres de la féodalité !

A la lecture de ces faits, comment dès lors interpréter le signal fort des médias et des partis aux affaires à la Municipalité de Lausanne qui laissent entendre que la mendicité sera désormais plus possible à Lausanne ? C’est une farce et j’espère que le citoyen ne sera pas dupé par une telle stratégie que ne renierait pas Machiavel !

Osons espérer en dehors de simples considérations politiques, prises sous la pression d’électeurs mécontents, que toute personne sensée fera une analyse bien différente de l’autorisation de mendier délivrée par la Ville de Lausanne. N’y a-t-il pas un abime entre interdire la mendicité ou permettre cette pratique par une légalisation intégrant une simple interdiction de cinq mètres de lieux sensibles ?

A Lausanne, le Conseil communal n’a pas recherché une solution à la mendicité. La majorité a simplement imposé un chemin pour reporter ce problème après les prochaines échéances électorales importantes ! A ce qu’il parait : gouverner, c’est prévoir.

Suite aux débats sur la mendicité, une chose est claire, les partis qui occupent les sièges à l’exécutif ont prévu de ne pas gouverner, reportant ce problème de quelques années !

 

12:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7)

07/02/2013

Fiscalité des entreprises : c’est désormais aux autorités vaudoises d’agir !

Au début du mois d’octobre 2012, c’est après avoir mené une longue étude que le gouvernement du Canton de Genève a annoncé une réforme en profondeur de la fiscalité des entreprises avec la proposition de l’abaissement du taux d’imposition des bénéfices de 24% à 13% pour l’ensemble de ses entreprises.

L’objectif de cette réforme est clairement de répondre à la forte pression politique exogène et à la réduction de la charge de la fiscalité pour l’ensemble des entreprises genevoises. Les mesures proposées par ce gouvernement ont également pour ambition de réduire le risque d’un exode important des sociétés multinationales suite à une probable suppression des statuts fiscaux dans notre pays.

C’est en priorité sur la base d’une étude du Créa (Institut de macroéconomie appliquée de l’Université de Lausanne) que le Conseil d’Etat genevois a pris la décision de réformer la fiscalité de ses entreprises. Cette réforme apporte une réponse appropriée permettant d’améliorer de manière équitable la fiscalité des entreprises genevoises. L’étude précitée montre qu’au-dessus d’un taux d’imposition de 15%, les sociétés mixtes engagent des réflexions en vue de rechercher une meilleure implantation. Si des mesures ne sont pas prises, une estimation montre que le canton de Genève pourrait perdre quelque 50'000 emplois et près 1 milliard de recettes fiscales ces prochaines années.

 Nos voisins genevois ne se sont pas arrêtés à l’analyse de l’étude précitée, ils ont également évoqué l’ouverture de négociations entre cantons sur la fiscalité des entreprises en réclamant annuellement 230 millions de francs à la Confédération dans la perspective de l’abolition à venir des privilèges fiscaux des multinationales.

Le débat politique virulent de ces derniers mois qui a porté sur la présence de sociétés multinationales dans notre Canton mérite une attention particulière de notre Conseil d’Etat. Force est de constater que ces sociétés, suisses ou étrangères, ont un apport indiscutable en faveur de l’économie vaudoise. Pour les cantons de Genève et Vaud, 40% du produit intérieur brut sont le fruit exclusif des entreprises multinationales. A cela s’ajoute les effets directs ou indirects très positifs de l’activité de ces dernières sur l’emploi dans notre région puisqu’on estime que 60% des nouveaux emplois créés depuis le début des années 2000 proviennent directement des sociétés susmentionnées.

L’évolution politique concernant la fiscalité doit interpeller notre canton et il est impératif de sécuriser les conditions-cadres de ce pan important de notre économie. De nombreuses multinationales sont devenues très mobiles et l’imposition fiscale est sans aucun doute l’un des éléments les plus importants dans le processus de choix du siège des grandes sociétés.

Suite à la démarche du Conseil d’Etat genevois, la presse a relevé la réaction immédiate de certains cantons suisses soucieux d’emboiter le pas au canton de Genève. Aujourd’hui mon postulat concernant la fiscalité des entreprises vaudoises, déposé en octobre 2012 est vraiment d’actualité. Pour l’instant le Conseil d’Etat s’enferme dans un long silence, mais il est vrai que l’évolution de la fiscalité des entreprises aura des incidences considérables pour l’Etat de Vaud !

http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/gc/fichiers_pdf/2012-2017/12_POS_009_D%C3%A9p%C3%B4t.pdf

11:13 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

06/02/2013

Vaudois, contribuable-contributeur des caisses de pension

Après le feuilleton lausannois, dont le prochain épisode est déjà programmé, c’est au Canton de Vaud de tirer une nouvelle salve pour le sauvetage de sa Caisse de pension. Dans les deux cas le ‘’spectateur-contribuable’’ est captif, il paye largement sa place au spectacle du sauvetage de la Caisse de pension des collaborateurs de la Ville de Lausanne et à celle du Canton de Vaud ! Ma participation au renflouement de ces deux caisses de pension m’interpelle et je me suis interrogé pour savoir qui s’acquittait des charges de ma propre caisse. A part mon employeur, je me retrouve bien seul pour régler cette prestation. Et que dire de ces indépendants qui financent eux-mêmes l’entier de leur retraite !

Loin de moi l’idée que l’Etat se soustraie à son devoir d’employeur, qui doit en principe participer de manière paritaire aux prestations du deuxième pilier. Le problème n’est pas là, d’ailleurs l’exemple de nombreuses caisses publiques, parfaitement gérées, nous rappelle que certaines collectivités publiques ont su équilibrer les prestations offertes avec les cotisations versées !

Aujourd’hui, notre difficulté provient du déséquilibre entre les partenaires sociaux dans les négociations sur les primes et les prestations. A cela s’ajoute l’absence d’un système équitable des  prestations offertes répondant à la primauté des cotisations.

Mais voilà, les syndicats de la fonction publique ont un poids considérable dans les négociations et les représentants de l’Etat sont des personnalités, certes compétentes mais qui sont soumises périodiquement à réélection. Ils ont pour la plupart besoin du soutien du ‘’collaborateur-électeur’’, cependant ils devraient aussi tendre l’oreille au ‘’contribuable-électeur’’. Il n’est pas simple de prendre des décisions politiques courageuses, alors qu’elles sont dictées par des règles économico-financières dont on ne peut se soustraire pour garantir une saine gestion des caisses de pension publiques.

Ensuite, je me dois d’évoquer les changements profonds qui sont intervenus depuis qu’on a posé les bases de la prévoyance professionnelle. Aujourd’hui notre pays est dans les choux avec ses courbes démographiques et le vieillissement de sa population. Les prestations imaginées voici près de trente-cinq ans ne sont plus supportables financièrement. Si l’Etat de Vaud et la Ville de Lausanne veulent vraiment sortir leur caisse de pension des déficits et arrêter de puiser dans la poche du contribuable, la solution passe par la primauté des cotisations, l’élévation de l’âge de la retraite et une révision du plan des prestations. En dehors de leur devoir d’employeur, il n’est plus acceptable que nos caisses de pension publiques recourent à l’impôt pour assainir leur situation.

Le seul qui n’a pas voix au chapitre, c’est le contribuable à qui l’on dit : Tais-toi, paye et débrouille-toi avec ta retraite !

 

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