15/04/2010

Maintenant, à nous citoyens de faire le pari de l’illégalité.

Depuis quelques semaines, les autorités exécutives de Lausanne offrent un spectacle navrant de déni de démocratie. Tout d’abord la Municipalité a fièrement affiché son ‘’Pari de l’illégalité’’ dans sa volonté d’ouvrir les places d’apprentissage de la Ville aux clandestins. Ensuite comme cela n’était pas suffisant, la gauche a orchestré la présence d’un groupe de clandestins lors des délibérations du Conseil communal.

En effet, lors du Conseil communal du 13 avril 2010, où siégeait l’ensemble des élus lausannois, y compris la Municipalité au complet, un groupe de sans-papiers avec enfants, a été annoncé à la tribune par un Conseiller communal avocat et élu au Grand Conseil. Ces personnes ont sans autre passé le contrôle d’accès à la salle du Conseil communal qui est placé sous la responsabilité de deux agents de la police municipale.

Notre pays développe une politique migratoire régie par la Loi fédérale sur les étrangers. De cette loi découle une loi d’application vaudoise qui délègue notamment des responsabilités claires aux communes. Il s’agit par exemple de l’obligation de dénoncer les infractions à la Loi sur les étrangers auprès du juge d’instruction, conformément à l’article 77 de la Loi sur les communes.

 

Que s’est-il passé lors de la séance précitée du Conseil communal ? Une quinzaine de migrants, sans papiers, étaient présents dans la salle. Hormis l’instrumentalisation politique malheureuse de ces personnes en situation difficile, l’ensemble des autorités de la Ville, police municipale comprise, connaissait l’illégalité de cette situation. Pourtant la classe politique a fermé les yeux en oubliant le serment prononcé lors de leur prise de fonction. Sciemment, les personnes représentant l’autorité communale n’ont pas réagi à une violation évidente de nos lois.

 

Aucune politique migratoire sérieuse n’est possible si les élus, y compris de gauche, sous prétexte que certaines législations ne sont pas à leur convenance, refusent d’appliquer les lois. Cette place faite à l’arbitraire n’est pas concevable pour une Municipalité censée faire respecter, avec équité, les lois et les règlements qui régissent notre Etat de droit.

 

Que répondre aujourd’hui aux nombreux citoyens qui, suite à une décision  exécutoire de nos autorités politiques lausannoises, m’interpellent en me faisant savoir qu’ils ne verraient plus pourquoi ils s’exécuteraient ! Nos Municipaux n’ont aucun scrupule à mettre leur mandat politique au service de leur parti, en violant nos lois !

 

 

Claude-Alain Voiblet

03/04/2010

Le parti socialiste réagit avec dix ans de retard…

Le parti socialiste réagit avec dix ans de retard. Cette phrase, sortie de la bouche de la plus connue et la plus expérimentée des représentants socialistes à la Chambre des cantons, devrait fortement inquiéter les électrices et les électeurs socialistes, à quelques mois des élections fédérales.

 

Ainsi cette éminente socialiste bernoise explique que son parti n’a pas su reconnaître que les assurances sociales devaient être modernisées et que le besoin de sécurité devait être pris au sérieux. Que la direction du parti socialiste suisse vous entente Madame la Conseillère aux Etats, c’est ce que demande justement l’UDC depuis plus de dix ans !

 

Ce que la représentante du parti socialiste ne dit malheureusement pas, ce sont en particulier les causes principales qui ont conduit nos assurances sociales au fond de  gouffres financiers et notre sécurité dans les mains de quelques groupes de jeunes qui n’hésitent plus à ‘’tabasser’’ le premier venu au coin d’une rue pour un regard ou simple par amusement.

 

A y regarder de plus près et au risque de faire hurler quelques humanistes bien pensants mais peu au fait des réalités de la vie nocturne quotidienne d’une ville, le problème vient en grande partie des nombreuses lacunes de la gestion de notre politique migratoire.

 

Vous ne partagez pas mon appréciation, alors voici deux exemples simples pour étayer mes dires.

Au cours de l’année 2008 la Suisse a perdu environ 30'000 emplois et le nombre de chômeurs a augmenté de 77'000 unités. C’est bizarre non, cependant une grande partie de cette différence ne viendrait-elle pas de la politique migratoire ?

 

Toujours la même année, plus de la moitié des personnes condamnées étaient des étrangers pour une population étrangère résidente en Suisse de 22%, en 2009 nos établissements pénitenciers comptaient plus de 70% de détenus d’origine étrangère.

 

Cela dit, je ne me fais aucun souci. Il va se trouver de nombreux acteurs politiques de gauche prêts à brûler ces faits sur l’autel d’une politique migratoire insuffisante. Malheureusement, les politiciens de gauche à la tête des grandes villes de Suisse romandes n’appliquent pas les lois sur les étrangers. Formulons l’espoir que la politique migratoire actuel ne mènera pas directement à la fin de nos institutions sociales…

 

Mais finalement allez savoir, dans dix ans un autre représentant de la gauche, nous dira que le parti socialiste a tout faux dans la prise en compte de la politique  migratoire. Je vous invite à ouvrir les paris !

 

Claude-Alain Voiblet

31/03/2010

MERCI aux présidents des partis de gauche et du PDC

 

Après le 12 décembre 2007, la presse parlait à l’unisson du coup de maître des Darbellay, Levrat et compagnie dans l’éviction de Christoph Blocher du Conseil fédéral.

Aujourd’hui, ces fins stratèges doivent déchanter et se mordre les doigts. Ils se sont offerts, sans le moindre effort intellectuel, en poussant leurs troupes à nommer au Conseil fédéral une inconnue grisonne dont certains Conseillers nationaux de gauche ne savaient même pas écrire correctement le nom, un nouveau concurrent sur l’échiquier politique suisse. Et en prime l’UDC a renforcé son positionnement ! Pour un coup de maître, on peut dire que ce fût très réussi…

 

Après quelques signes précurseurs dans certains petits cantons alémaniques, les résultats des élections bernoises apportent une vision plus claire du paysage politique suisse pour les années à venir. La stratégie développée à la hache par ces fins stratèges a créé de toute pièce le PBD et a très largement renforcé le positionnement de l’UDC.

Suite à la nuit des longs couteaux de décembre 2007, les dirigeants  socialistes, verts et démocrates chrétiens doivent amèrement regretter que leurs présidents ne se soient pas couchés beaucoup plus tôt cette nuit-là. Cela aurait évité la poursuite de l’érosion constante de leur électorat.

 

Que l’on ne vienne pas maintenant me dire, sur la base de simples sondages, que l’UDC est en perte de vitesse ! Ma réflexion porte sur des faits réels, c’est-à-dire les résultats d’élections au système proportionnel, dans différents cantons suisses, depuis les exploits de Messieurs Darbellay et Levrat, ce fameux 12 décembre 2007.

 

Certes, le chemin est encore long jusqu’aux élections fédérales d’octobre 2011. Les partis politiques ont encore un grand travail à accomplir, mais la campagne est en marche et pendant que certains poursuivent leur croissance en répondant aux attentes de leurs électeurs, d’autres se demandent probablement pourquoi l’UDC ne s’est toujours pas écroulée suite à la nuit des longs couteaux. Gagner une fois sur un simple coup de dé n’a jamais signifié que la partie était gagnée d’avance.

 

Dans notre démocratie le Peuple a toujours raison, c’est ce que n’ont probablement pas compris certains présidents de partis…