19/01/2014

De bonnes raisons de voter NON au FAIF

Le peuple va se prononcer le 9 février sur le fonds d’amélioration des infrastructures ferroviaires. Si ce fonds est une nécessité, cela ne doit pas nous éviter une lecture attentive de son contenu.

En portant une attention particulière aux investissements proposés et au mode de financement de ce fonds, force est de constater que les citoyens qui ne se trouvent pas à proximité des principaux centres urbains et de transports publics vont payer le prix fort de ces nouveaux projets sans pour autant profiter de nouvelles prestations. C’est ce constat qui me pousse à refuser cet objet soumis au vote.

En refusant ce projet, nous mettons fin au détournement des recettes fiscales provenant de la route. Si ce nouveau fonds en faveur des infrastructures ferroviaires est accepté, le transfert de l’argent de la route vers le rail ne sera plus limité dans le temps et se poursuivra.

A cela s’ajoutent des impôts supplémentaires pour tous les pendulaires qui travaillent à plus de 10 kilomètres de leur domicile. Ces contribuables qui doivent utiliser leur véhicule pour se rendre à leur travail ne pourront plus déduire de l’impôt fédéral direct leurs frais de déplacement pour l’obtention de leur revenu. Cette décision portera préjudice à toutes les personnes qui ont besoin d’une voiture, soit les habitants des régions périphériques et de montagne, où l’offre en transports publics n’est pas suffisamment performante.

Comme si cela n’était pas suffisant, ce fonds sera alimenté par une augmentation de 0.1% de la TVA jusqu’en 2030 et par une participation de 200 millions de francs des cantons. L’ensemble de la population participera au financement du trafic ferroviaire, qu’elle en ait ou non l’utilité. Une telle augmentation des impôts sur le dos de la collectivité est injuste et choquante.

Alors que les utilisateurs des transports publics ne paient que le 40% de l’ensemble des coûts qu’ils génèrent, les investissements initialement prévus par le Conseil fédéral pour la première étape d’amélioration des infrastructures ferroviaires étaient de 3.5 milliards. Or, le Parlement a fait exploser cette somme en dotant ce fonds de 6.4 milliards de francs. Une telle démesure, avec des coûts d’entretien et de frais de fonctionnement qui n’ont pas été pris en compte, aura pour conséquence de réduire la rentabilité du trafic ferroviaire et de le rendre encore plus dépendant d’autres sources de financement.

La participation des usagers au FAIF ne représentant qu’une infime part du financement, ce sera une fois de plus à tous les citoyens par de nouveaux impôts et de nouvelles taxes de passer à la caisse sans pour autant bénéficier de nouvelles prestations. L’UDC suisse et vaudoise vous invite à refuser ce projet mal ficelé et totalement disproportionné.

 

29/11/2013

Immigration - La Suisse est victime de son succès

Ce titre résume parfaitement les intentions de l’UDC avec son initiative contre l’immigration de masse qui souhaite redonner aux politiques les outils nécessaires pour répondre efficacement aux problèmes actuels de la gestion migratoire de notre pays.

La Suisse a de tout temps accueilli des travailleurs étrangers en leur offrant de bonnes perspectives socio-professionnelles. L’avènement de la libre-circulation des personnes a pourtant bouleversé la situation puisque plus de 80'000 immigrants viennent chaque année grossir la population indigène. Le nombre de frontaliers a doublé et que dire des sans-papiers !  Avec une telle croissance démographique, la Suisse comptera 10 millions d’habitants en 2035.

Cette Suisse prospère, avec ses 8 millions d’habitants, attire bon nombre des 510 millions de personnes vivant dans une Europe secouée par une crise économique et sociale. Auxquelles s’ajoutent les nombreux immigrés venant d’Afrique ou d’Amérique du Sud pour qui la Suisse résoud leurs problèmes économiques. Or, notre pays et son marché du travail ne peuvent indéfiniment servir d’alternative économique à toutes celles et ceux qui voient en nous leur eldorado.

Les croissances ci-dessus sont les indicateurs d’une économie saine, mais hélas pas uniquement. Force est d’admettre que les problèmes du logement, de la mobilité, de la pression sur nos salaires, de l’explosion de la criminalité, des abus en matière d’asile ainsi que la forte proportion d’étrangers au chômage ou à l’aide sociale ne sont pas étrangers à l’ouverture de nos frontières !

Certes, les travailleurs étrangers construisent des logements, travaillent dans nos hôpitaux ou pour nos transports publics. Mais les logements qu’ils construisent, les patients qu’ils soignent et les voyageurs qu’ils transportent sont d’abord les 80’000 nouveaux résidents provenant chaque année de ce flux migratoire ! Donc de plus en plus d’étrangers arrivent sur notre marché du travail pour s'occuper d'autres étrangers qui viennent vivre en Suisse. C’est un cercle vicieux qui doit nous faire réfléchir !

Il ne suffit plus d’évoquer les bienfaits de l’immigration pour résorber les difficultés qui l’accompagnent ! Nous devons porter un regard plus critique sur ce développement qui étouffe notre pays, nous devons dire halte aux excès, qu'il s'agisse du bétonnage du paysage, de la surcharge de nos moyens de transport ou de l’explosion de la criminalité issus en grande partie de la perte de contrôle de notre immigration.  

L’expérience montre que l’intégration se fait par le travail et la participation socio-culturelle des immigrés à notre société. Une immigration excessive qui ne répond plus aux besoins de l’économie nuit au pays et à sa qualité de vie. L’initiative contre l'immigration de masse veut redonner à la Suisse les outils indispensables pour qu’il soit à nouveau en mesure de contrôler son immigration.

 

22/11/2013

Immigration de masse, il est nécessaire d'agir maintenant !

La Suisse victime de son succès ! Oui, la Suisse est victime de son succès…

C’est finalement cette simple phrase de quelques mots qui résume le mieux les intentions de l’UDC. Le parti propose avec son initiative contre l’immigration de masse de redonner aux politiques les outils et les moyens leur permettant de répondre efficacement aux problèmes actuels liés au contrôle de la migration de notre pays.

Force est de constater que cette petite Suisse, très prospère avec ses 8 millions d’habitants, fait envie à bon nombre des 510 millions de personnes qui vivent dans une Europe secouée par une crise économique et sociale persistante généralisée.

A cela s’ajoute de nombreuses personnes venant d’Afrique ou d’Amérique du Sud, parfois au péril de leur vie, cultivant l’idée que la Suisse sera la solution à tous leurs problèmes économiques. Force est cependant de constater que la réalité est fort différente !

De toute évidence notre pays, son marché du travail en particulier, n’est pas à même d’offrir une alternative économique à toutes celles et tous ceux qui voient sur notre sol un avenir radieux !

Tout d’abord depuis l’entrée en vigueur de la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’Union européenne,  voici dix ans, la Suisse affiche une croissance démographique très forte, de quelque 80'000 personnes par année, ce qui correspond sur deux ans à l’équivalent de l’agglomération lausannoise.

En poursuivant cette politique migratoire, le "scénario haut" de la croissance de la population suisse établi par l'Office fédéral de la statistique sera atteint en 2035 et la Suisse comptera alors plus de 10 millions d'habitants.

Ensuite, nous ne pouvons passer sous silence le doublement du nombre de frontaliers, passant de 45'000 à 91'000 personnes, durant cette même période de dix ans.  Bien sûr ce chiffre est l’un des indicateurs d’une économie saine, mais force est d’admettre que les problèmes du logement, de la mobilité, d’un chômage proche de 8% au sein de la population étrangère et du tassement de nos salaires dans certaines branches économiques ne sont pas étrangers à l’ouverture de nos frontières, donc de notre marché du travail !

Aujourd’hui, une Suisse comptant 10 millions d'habitants est-elle dans l'intérêt de la population actuelle et de sa qualité de vie ? Est-il judicieux voire responsable de notre part que de plus en plus de personnes produisent et consomment sur notre territoire où l’on commence déjà à être manifestement à l’étroit ?

Mais que signifie cette immigration de masse qui conduit à une très forte croissance démographique ?

Certes de plus en plus de travailleurs étrangers construisent des logements, mais ces logements sont essentiellement destinés aux 80’000 habitants provenant du flux migratoire !

Certes, nous avons besoin de plus en plus de médecins et d'infirmières étrangers, mais ils répondent en priorité aux besoins de l’augmentation de l’espérance de vie et surtout à la croissance de la population, due à nouveau au flux migratoire annuel.

Certes, nous avons besoin de plus en plus de bureaucrates étrangers qui administrent de plus en plus… d'étrangers. Et il en va de même pour les travailleurs sociaux étrangers, les collaborateurs des transports publics étrangers, les gardiens de prison étrangers et ainsi de suite... Un véritable cercle vicieux et surtout dangereux pour notre propre équilibre.

Bref dans notre pays, de plus en plus d’étrangers trouvent place au sein de notre marché du travail pour s'occuper d'autres étrangers qui viennent vivre en Suisse. Voilà une réalité qui doit nous faire réfléchir !

A entendre de nombreux acteurs, finalement tout va bien ! Nous avons de la croissance et nous créons de la valeur ajoutée, il n’y aurait donc pas de quoi s’inquiéter. Vraiment ?

Il ne suffit plus de crier à tue-tête les bienfaits de l’immigration pour résorber en un clin d’œil les difficultés importantes qui l’accompagnent ! Nous devons porter un regard beaucoup plus critique sur le développement actuel en réfléchissant comment revenir à d’autres réalités et d’autres valeurs plus pragmatiques.

En fonction des conséquences de la croissance démographique, liées à l’étroitesse de notre territoire, nous devons renoncer aux excès; qu'il s'agisse du bétonnage du paysage, de la surcharge de nos moyens de mobilité ainsi que de l’augmentation de l’insécurité issus en grande partie de la perte de contrôle d’une immigration anarchique et excessive. A l’avenir, une immigration contrôlée doit en priorité permettre à l'économie de combler les lacunes dans ses effectifs !

L’expérience nous montre que l’intégration se fait en priorité par le travail et la participation socio-culturelle des immigrés. Une immigration excessive qui n’est plus en phase avec les besoins de l’économie nuit à long terme au pays, tout en érodant les bases sur lesquelles se forge son succès, soit notre la qualité de vie, un système de formation performant, un pouvoir fort d’achat, un niveau culturel élevé et la sécurité pour tous.

Sur la base des faits que je viens d’évoquer la question se pose, pour vous et moi, de savoir ce nous apporte réellement cette immigration massive depuis l’ouverture de nos frontières ?

L’initiative de l’UDC "Contre l'immigration de masse", qui sera soumise au peuple le 9 février 2014, veut redonner à la Suisse les outils indispensables dont elle a un urgent besoin et lui offrir les conditions nécessaires pour qu’elle puisse à nouveau contrôler son immigration.

Il est encore temps de stopper les excès actuels de l’immigration. En acceptant l'initiative populaire contre l'immigration de masse, nous replacerons notre pays sur la voie de la raison.

08/11/2013

Nouvelle utopie socialiste : Vous payez un premier franc d’impôt, souriez, vous faites partie de la caste des riches contribuables du pays !

Le vaste débat sur l’initiative pour les familles, soumise au vote le 24 novembre, fait naître  en dehors des grossiers mensonges des adversaires de l’initiative, de subtils jeux de langage.

Il aura suffi d’un premier sondage, donnant l’initiative largement gagnante pour qu’un débat marginal se transforme en véritable guerre larvée contre la politique de l’UDC en matière de famille. Pourtant cette initiative demande une simple équité entre les familles qui peuvent déduire les frais de garde, en utilisant au passage les infrastructures payées par les impôts de tous les contribuables et les parents qui acceptent une diminution de leurs revenus pour prendre en charge les frais de garde de leurs enfants, sans utiliser les structures d’accueil précitées.

Aujourd’hui de nombreuses déclarations, y compris de gros mensonges, font partie de l’artillerie lourde utilisée par les chefs de partis qui s’affichent contre notre initiative. A ce jeu-là la palme revient probablement à M. Levrat, président des socialistes. Il clame à tout vent que cette initiative ne profitera qu’aux riches ! En effet si l’initiative est acceptée, le contribuable qui a des enfants à charge pourra indépendamment de son modèle familiale déduire ses frais de garde, que ce soit les frais provenant d’une institution publique ou de sa perte de revenu s’il fait le choix de s’occuper lui-même de ses enfants !

Ce système ne profiterait ainsi soi-disant qu’aux riches soit, mais de quels riches parle-t-on ?

Ce que ne dit pas le socialiste Levrat, c’est que toute personne qui dispose d’un revenu imposable (qui implique le paiement d’au moins un franc d’impôt) pourra déduire un montant sur la base des frais de garde déductibles selon son lieu de domicile.

Prenons un exemple concret avec deux familles, une qui a un revenu annuel imposable (avant la déduction proposée par l’initiative) de 15'000 francs et l’autre avec un revenu annuel imposable de 150'000 francs. Si la déduction fiscale du canton d’origine est de 10'000 francs, la première famille sera taxée sur un revenu imposable final de 5'000 francs alors que la deuxième famille se verra taxée sur un revenu de 140'000 francs. A la lecture de ce simple exemple, comment peut-ou laisser croire que cette initiative ne va profiter qu’aux riches ? De deux choses l’une, ou bien M. Levrat taxe de riche tous les contribuables qui ont un revenu suffisant pour payer l’impôt ou alors il estime qu’un vote contre l’initiative UDC le 24 novembre vaut bien un gros mensonge !

Cette initiative biffe une inégalité, elle n’oblige personne à changer de modèle familial et elle ne demande aucunement le retour des femmes au foyer. Elle n’a qu’un seul véritable défaut : provenir des rangs de l’UDC ! Bienvenu dans le monde merveilleux de la politique.

 

30/10/2013

Service public d’information et initiative fédérale pour les familles - Traitement équitable de l’information et respect du temps de parole !

L’analyse quotidienne du traitement de l’information qui est diffusée ces derniers jours par les services publics que sont la Télévision Suisse Romande et la Radio Suisse Romande, concernant en particulier la votation sur l’initiative pour les familles du 24 novembre prochain, me fait réagir. J’exprime mon insatisfaction dans le traitement de l’information et l’équilibre du temps de parole dans la valorisation des arguments pour ou contre l’initiative sur la famille.

 

Depuis le dernier sondage public qui donne soit dit en passant l’initiative précitée largement gagnante, l’orientation de nombreux médias a rapidement changé. Plusieurs avis étant plus sûrs que ma seule appréciation, j’ai pris langue avec quelques observateurs avertis du paysage médiatique et nous sommes arrivés à la même conclusion : un changement de cap évident des vecteurs d’information de la RTS opposés au texte de l’initiative pour les familles est largement perceptible.

 

Ces mêmes observateurs constatent aussi que le temps de parole alloué aux adversaires de cette initiative a explosé. Après avoir offert une place de choix à Mme la conseillère fédérale Widmer-Schlumpf pour combattre l’initiative des familles, la RTS ouvre désormais les portes de ses émissions d’information pour ce même combat à son collègue M. le conseiller fédéral Alain Berset.

  

A cela vient encore s’ajouter la qualité du traitement de l’information par ce service public. Je ne doute pas que les services de la RTS disposent d’excellents spécialistes à même de porter une analyse critique et néanmoins impartiale du texte d’une initiative. Il est cependant regrettable de constater que cette institution n’a pas recouru à leurs services, laissant diffuser des exemples grossiers d’application de l’initiative pour les familles. Ces exemples discutables, soutenus par l’image évocatrice de différences de classes sociales, sont à même d’induire clairement l’électeur vers une appréciation erronée du texte de l’initiative précitée. Il n’est absolument pas correct de mentionner que cette initiative ne profiterait en réalité qu’aux familles aisées. Toute personne (disposant évidemment d’un revenu fiscal), sans différence de sexe, de statut matrimonial ou de statut social aura la possibilité de déduire de son revenu imposable les frais de garde garantis à l’avenir par l’initiative…

 

En conclusion, je tiens aussi à revenir sur le traitement de l’information suite à l’assemblée des délégués de l’UDC Suisse du 26 octobre 2013 de Meiringen. En effet, l’assemblée d’un parti gouvernemental dont l’initiative pour les familles et le référendum contre l’augmentation de la vignette à 100 francs (toutes deux issues de ses rangs) sont à l’agenda politique des prochaines votations dans quelques jours, mériterait une couverture médiatique adaptée à l’importance de la votation. Pourtant, je constate que les services de la RTS n’ont pas traité de cette journée, mais a contrario ils ont abondamment mis en scène les prises de position du week-end des acteurs politiques qui s’opposaient à l’initiative pour les familles.

 

La Direction de la Radio Télévision Suisse aura probablement à cœur, avec le concours de spécialistes compétents, de m’apporter la preuve que mon jugement exprimé au travers de ce courrier n’est  pas correct. Il y a évidemment toujours une marge d’appréciation, toutefois une chose est sûre, les médias ont changé leur stratégie depuis la sortie des sondages concernant l’initiative sur les familles !

25/09/2013

Vignette autoroutière à 100 francs - NON, NON et NON

NON à une "augmentation abusive et une hausse d'impôt déguisée"

Depuis quelques semaines de nombreuses voix, au sein du monde politique romand, se sont exprimées laissant entendre, que sans augmentation de la vignette autoroutière, la Suisse romande verrait de nombreuses améliorations de son réseau routier reportées. Aujourd’hui, un Comité politique romand, comprenant plus de 60 élus cantonaux et communaux, donne de la voix contre cette augmentation abusive qui n’est autre qu’une hausse d’impôt dissimulée.

La majorité des principaux acteurs de la politique fédérale veut augmenter le prix de la vignette autoroutière de 150%, donc de 40 à 100 francs. Mais quel est leur objectif ?

Pour notre Comité, cet argent servirait en priorité à financer des routes pour lesquelles les contribuables ont déjà payé une première fois. Le Comité politique romand contre la vignette autoroutière à 100 francs s’oppose à cette "hausse d'impôts dissimulée", tout comme il n’accepte pas les tentatives de chantage de la Berne fédérale.

La Confédération encaisse déjà 9,5 milliards de francs par année d’impôts, de taxes et de redevances en faveur du trafic routier privé et ce dernier couvre aujourd'hui largement les frais qu'il occasionne !  Alors que devient cet argent des automobilistes ?

Environ 70% passe directement dans les caisses de la Confédération et des cantons ainsi que pour le financement de l'infrastructure ferroviaire. Cela signifie donc que de nombreux acteurs se servent généreusement dans la caisse de la route !

Lors des années à venir, si la Confédération n’est plus en mesure de répondre aux besoins financiers du trafic routier et de la desserte des régions, il est nécessaire et urgent de remettre en cause ce financement qui ressemble désormais à un simple impôt. Ces dernières années, nos autorités fédérales ont choisi la solution de facilité en faisant largement passer les usagers de la route à la caisse pour financer, via ces nouvelles redevances, des charges déjà payées.

Notre Comité invite le peuple à refuser cette spoliation de l’automobiliste en votant NON à l’augmentation de la vignette autoroutière à 100 francs  le 24 novembre prochain.

Moyennant ledit arrêté sur le réseau des routes nationales, 380 km de routes cantonales passeront sous l'égide de la Confédération. L'entretien et l'exploitation de ces routes coûtera quelque 100 millions de francs à l'Etat. Cette charge supplémentaire devra être payée encore une fois par les automobilistes et motocyclistes par cette hausse du prix de la vignette autoroutière. L'entretien et l'exploitation de ces routes cantonales a été payée jusqu'ici  par différentes caisses des cantons. Pourtant aucun des cantons, parmi ceux qui se sont déchargés de ces coûts vers la Confédération, n'a envisagé jusqu'ici de réduire ses impôts. Tant que cela ne se fera pas, la hausse du prix de la vignette restera une "hausse dissimulée des impôts" qui doit absolument être rejetée.

Le Comité politique romand regrette que la Confédération, les cantons et de trop nombreux  élus fédéraux appâtent le peuple sur la base de fausses "promesses en faveur de la route". Il est tout simplement faux de prétendre à grands cris que des routes ne pourront plus être construites si le peuple dit non à l'augmentation du prix de la vignette.

20/09/2013

Vous avez dit : Courriers des lecteurs - tribune libre !

Mon engagement politique m’invite au quotidien à jeter une œil avisé au paysage médiatique romand. Vice-président de l’UDC Suisse, il ne se passe pas un jour sans que je puisse rendre compte de l’asservissement de nombreux médias au vent politique anti-UDC !

A chaque fois que nous mettons le doigt sur les importantes dérives écrites ou verbales qui sont jetées à la tête des auditeurs ou des lecteurs nous réagissons, ce qui conduit inlassablement à la même réponse : Vous avez raison, mais…

S’ensuit une liste de phrases creuses visant à excuser les auteurs des affirmations sans fondements lâchées plus ou moins volontairement contre notre parti !

Si je prends le temps d’exprimer publiquement mon sentiment avec cet écrit, c’est pour dénoncer un nouveau modèle de dénigrement - savamment orchestré ! - contre notre parti ces dernières semaines avec la bienveillance de médias consentants !

En effet, à mon grand étonnement, ces derniers temps le courrier des lecteurs ouvre ses colonnes à de jeunes « analystes politiciens sortants des structures d’accueil socialistes ». Ces enfants qui n’ont parfois pas encore dix ans s’expriment habilement en jouant sur les sentiments, parfois mieux que certains acteurs politiques chevronnés, pour dénoncer l’engagement politique de l’UDC. Rien que cela !

Un enfant vient de s’exprimer pour dénoncer l’UDC et sa politique migratoire. Après avoir exprimé ses craintes de perdre certains de ses camarades étrangers suite aux initiatives de l’UDC sur l’expulsion – qui ne concernent d’ailleurs que les criminels – ou sur la perte de sa baby-sitter serbe, ce petit politicien nous rappelle certaines affiches de l’UDC qui lui faisaient peur, tel que celle de « l’homme avec une cigarette et un pistolet ».

Après de longues recherches, j’ai difficilement retrouvé la trace d’affiches, publiées au début des années 2000 qui ne correspondaient que peu à l’affiche décrite, alors même qu'à l'époque ce jeune homme n’était pas encore né. Peut-être s’agissait-il de l’affiche pour combattre l'initiative contre les armes, alors dans ce cas nous ne parlons pas d'une affiche venant de l'UDC. Une chose est sûre, ses parents ont une très bonne mémoire et surtout une haine viscérale contre l’UDC et ses électeurs !

Personnellement j’appelle ce type de procédé de l’instrumentalisation d’enfants par leurs parents avec la bienveillance d’une certaine presse. Pour le reste à vous de juger…

 

31/08/2013

Une déduction fiscale justifiée pour toutes les familles !

Durant sa session d'automne 2009, notre Parlement fédéral a décidé à juste titre d'accorder une déduction fiscale de 10’000 francs au maximum aux parents qui font garder leurs enfants par des tiers contre une rétribution. Cette décision est la suite logique de l’évolution perçue lors de ces dernières années au sein de nombreux cantons qui connaissent déjà ce système de déductions fiscales. Dès lors maintenant l'arrêté du parlement fédéral contraint, sous le joug de l'harmonisation fiscale, tous les cantons à mettre en œuvre une telle politique.

A noter que les cantons restent cependant libres d'en fixer le montant. Toutefois cette obligation est valable uniquement pour les familles qui confient leurs enfants à la collectivité publique, celles qui font le choix difficile et coûteux de consacrer un maximum de temps à l’éducation de leurs enfants sont ainsi lourdement pénalisées.

Corrigeons cette injustice en acceptant l’initiative fédérale pour les familles le 24 novembre 2013.

www.initiative-familles.ch

29/08/2013

Supprimer l’obligation de servir, c’est renoncer à notre armée.

Dernièrement à l’occasion d’une conférence, mon ami Yves Nidegger faisait remarquer à juste titre à l’assistance qu’absolument « tous les peuples de notre monde avaient une armée sur leur territoire », astucieusement il ajoutait que si « ce n’était la leur, c’était celle du voisin » !

Cette phrase résume à elle seule tous les arguments que l’on pourrait objecter au texte du GSsA qui,  en rendant l’obligation de servir facultative, veut en définitive purement et simplement supprimer l’armée de notre pays.

Nous devons reconnaître que le GSsA, contrairement au Conseil fédéral sur notre appartenance à l’Union européenne, n’a pas un agenda caché. Ce groupement veut clairement la disparition de notre armée. Restons toutefois objectif et admettons que sans une réelle obligation de servir, notre pays ne sera plus en mesure de doter son armée de suffisamment de volontaires.

A priori, il n’est pas idiot de faire référence à des dépenses publiques importantes, au temps nécessaire pour accomplir son service obligatoire pris sur la vie professionnelle ou encore évoquer le besoin de laisser sa vie privée de côté l’espace de quelques semaines pour justifier l’abandon de cette obligation de servir. Mais voilà cet abandon au demeurant  anodin conduirait inéluctablement à la fin de notre armée de milice sans garantir les ressources nécessaires à une véritable armée de professionnels.

La réalité nous appelle donc à une interprétation bien différente de celle du GSsA sur le besoin pour chaque pays de disposer d’une véritable armée défensive.

Comme le faisait remarquer Yves Nidegger, tous les peuples du monde, à de très rares exceptions, comptent une armée sur le territoire, encore faut-il que cette armée soit la leur et pas celle d’un occupant indésirable. A l’heure du débat, les porteurs de l’initiative laissent entendre que ce n’est « que » l’obligation de servir qui est en jeu et qu’un vote en faveur de la fin de l’obligation de servir permettrait au final à notre pays de disposer d’une armée formée de professionnels.

Aujourd’hui les expériences menées dans différents pays étrangers sont là pour nous rappeler qu’un trop grand nombre de jeunes n’accepteraient pas de renoncer à leur liberté durant quelques semaines pour servir leur patrie. Les volontaires seraient probablement rares, alors que leurs qualifications insuffisantes pour une telle tâche feraient probablement débat.

Le GSsA avec les partis de gauche savent pertinemment que sans une obligation de servir, il n’y aurait pas suffisamment de volontaires pour permettre le fonctionnement de notre armée. Ne pouvoir compter que sur la simple motivation des citoyens, ne permettrait plus de garantir l’organisation de la sécurité civile et militaire de notre pays.

 

Notre Etat devrait probablement mettre des moyens financiers supplémentaires en faveur de sa sécurité pour des résultats médiocres. A terme, notre sécurité pourrait être confiée à des commandements militaires étrangers, à l’exemple de l’OTAN. Nous ne voulons pas d’un tel scénario !

Lors de la votation du 22 septembre  2013, nous devons clairement rejeter cette initiative qui exige de supprimer l’obligation de servir. Il est de notre devoir de défendre notre fédéralisme et notre démocratie directe. La Suisse ne pourra pas faire face à la disparition de ses frontières, à une immigration de masse et à l’explosion de la criminalité, si elle ne peut s’appuyer sur un dispositif sécuritaire dissuasif qui englobe l’obligation de servir son pays. Notre pays jouit d’une situation socio-économique enviable. Il la doit en priorité sa stabilité politique qu’à un système sécuritaire adapter au sein duquel notre armée de milice joue un rôle prioritaire !

13/08/2013

Primauté du droit suisse, démocratie directe et respect du peuple.

Notre pays est régi par une Constitution fédérale qui est l’œuvre d’un législateur. En ce qui nous concerne, ce législateur est le peuple et les cantons. En effet, toute modification de notre Constitution fédérale est rendue possible uniquement par l’acceptation d’une majorité de votants et d’une majorité de cantons.

Inutile de préciser que dans notre pays la démocratie directe a largement fait ses preuves lors des années passées. En sera-t-il toujours ainsi, permettez-moi d’émettre de sérieux doutes !

Ces dernières années bon nombre de nos politiciens suisses essayent de contourner le peuple et ses choix politiques, en faisant référence au droit supérieur. En effet, alors même que nos pouvoirs politiques et judiciaires sont sous le contrôle du peuple, il leur est désormais possible de faire référence aux décisions de tribunaux européens pour neutraliser, sans aucune vergogne, les décisions du peuple.

Nous autres Suisses devrions nous rappeler que dans les pays voisins, le peuple n’a pas son mot à dire, et cela pour bon nombre de lois. De plus, il n’est souvent pas de la partie lorsqu’il s’agit de nommer les organes judiciaires. Dans ces pays, le peuple se retrouve pieds et poings liés par des politiques tout puissants. Est-ce cela que nous souhaitons à l’avenir pour notre pays ? La réponse est clairement NON !

Et pourtant, nous assistons depuis de longues années à l’éviction du droit suisse au profit du droit international. Cette évolution négative a pour effet dans notre système politique de faire disparaître le législateur démocratiquement défini par notre Constitution en faveur de juges de l’Union européenne.

Désormais la Suisse est muselée et elle n’est plus à même de modifier sa législation sans s’en référer au droit international. Ce droit étranger agit comme une jauge rigide qui fixe de manière restrictive la sphère de compétences du peuple dans notre législation fédérale.

L’interdiction des minarets ou le renvoi des étrangers criminels, approuvés par une majorité du peuple et de cantons, sont deux objets politiques qui n’ont pas survécu en passant sous le joug du droit international. Aujourd’hui, lors du traitement de ces deux dossiers, le Conseil fédéral cherche à se soustraire de la volonté du peuple en prétextant ce fameux droit supérieur. Toutefois leur démarche, ces élus trahissent le peuple suisse et notre système démocratique.

Cela doit changer, l’UDC s’y engage !