20/09/2010

Le Peuple décide et les acteurs politiques animent le débat !

En démocratie, le Peuple décide, les politiques animent le débat.

Mes racines sont enfuies au plus profond de ma Terre jurassienne, alors que ma vie s’écoule désormais au cœur du canton de Vaud. C’est avec une grande sérénité que je suis revenu à Lausanne après avoir pris la parole à la 63ème Fête du Peuple jurassien, le samedi 11 septembre 2010. Tout d’abord, je souhaite remercier les Jurassiennes et les Jurassiens pour la confiance qu’ils m’ont accordée, en m’offrant cette prestigieuse tribune.

Cette manifestation politique est marquée par l’Histoire qui a conduit à la création du canton du Jura suite à une procédure plébiscitaire. Ces dernières années ont encore laissé une place beaucoup trop grande au conflit politique et n’ont pas su offrir une chance plus grande au dialogue. C’est donc avec la ferme volonté de proposer un dialogue constructif que je me suis exprimé devant les représentants des plus hautes autorités jurassiennes. Je vous livre le cœur de mon discours.

Mes paroles concernant le rôle de Peuple et celui des acteurs politiques, prononcées pour l’occasion, ne se limitent pas à la résolution du problème interjurassien. 

‘’Dans notre Etat démocratique, c’est au Peuple de décider. Ce n’est faire offense à personne que d’affirmer qu’il appartient au Peuple de décider ce qui est nécessaire pour l’avenir de la région jurassienne. Et croyez-moi, lorsque je cite à dessein cette phrase : ‘’C’est au peuple de décider !’’ Je ne me réfugie pas derrière un échéancier quelconque ou je ne sais quel artifice pour retarder toute solution politique.

Bien au contraire, je suis un ardent défenseur des droits populaires et j’affirme avec conviction que nous, personnalités politiques, ne devons pas simplement devenir les miroirs du Peuple. Cela serait trop simple, Mesdames et Messieurs. Nous devons faire preuve d’imagination et ouvrir avec le Peuple de nouvelles pistes. C’est à l’écoute de notre région, en utilisant notre droit constitutionnel de proposition et en animant sereinement le débat que nous serons à même d’apporter une valeur ajoutée socio-culturelle économique et politique à notre région jurassienne.

Evidemment, expérience faite, une telle politique n’est pas dénuée de risques pour ses principaux auteurs. Mais franchement quel mérite, ou pire, quelle satisfaction peut avoir un politicien qui se contente, tel un disque rayé, de répéter ce qu’il entend au café du commerce ?

Accepter la décision du Peuple ne signifie pas éliminer tout débat politique ou laisser passer sous silence ses propres convictions. Au contraire, il nous appartient de travailler dur, nous devons semer les graines du dialogue pour que le Peuple puisse, le moment venu, récolter des fruits prometteurs.’’   

 

Mes propos à l’occasion de la Fête du peuple sont de circonstance dans notre démocratie. Oui, le peuple décide, mais c’est à nous tous, acteurs de la vie sociale, économique ou politique, d’animer le débat et faire preuve d’imagination pour permettre la résolution des problèmes politiques.

 

Lien : www.voiblet.ch

22/07/2010

Adhésion à l’Europe, ce feuilleton estival récurant fait à nouveau partie de notre quotidien.

Comme la montée à l’Alpage à la fin du printemps ou le départ des hirondelles vers la fin de l’automne pour des cieux plus cléments, depuis le début des années 90 l’été a aussi son rituel avec le feuilleton de l’adhésion de la Suisse à l’Union européenne. Cette année, Avenir Suisse a exploité les espaces libres dans les principaux journaux romands, suite à la transhumance des politiques vers leurs différents sites de vacances, pour nous ''bassiner'' avec son besoin de laisser à d’autres le soin de décider de notre avenir.

Aussitôt relayés par les médias, les propos d’Avenir Suisse font l’actualité politique de ce mois de juillet. A entendre les porteurs d’eau de l’Union européenne, la Suisse n’a plus d’autres solutions que d’adhérer à l’Espace Economique Européen ou directement à l’Union européenne. Il parait que l’Europe se fatigue de la solution bilatérale suite au refus de la Suisse de devenir un contributeur, sans pouvoir, de l’Union européenne. Nul besoin d’être devin pour comprendre cette fatigue soudaine : suite à la crise financière que nous venons de traverser, un nouveau contributeur de l’Union européenne ne serait pas de trop. Au début, j'étais ouvert aux discussions concernant l’appartenance de la Suisse à l’Espace européen au début des années 90, mais la voie empruntée depuis par les pays européens ainsi que l’arrivée de pays dont la culture politique divergent de la nôtre, ont fait germer en moi une hostilité à toute démarche qui serait une entrave à l’indépendance de la Suisse.

Selon le président en charge du Conseil européen, ‘’Le temps est venu de donner une nouvelle impulsion à notre partenariat et d’examiner la possibilité d’un cadre institutionnel horizontal’’. Après réflexion, il y a plusieurs pistes exploitables derrière ces propos, mais la piste la plus probable est de conduire la Suisse vers l’adhésion à l’Union européenne. Aujourd’hui, il est important que les acteurs politiques, qui ont encore un peu de bon sens, prennent un engagement politique marqué contre une telle aberration. Cette réflexion saisonnière, d’un rapprochement entre la Suisse et l’Europe, a aussi fait germer une très bonne nouvelle. Ainsi, au milieu de cette fièvre médiatique du ‘’tout à l’Europe’’, les femmes et les jeunes en Suisse sont aujourd’hui majoritairement hostiles à toute démarche d’adhésion.

20/07/2010

Pourtant je n’ai pas spécialement de préjugés !

Depuis très longtemps j’ai inscrit la relation du politique avec le journaliste dans une démarche entre deux acteurs, parfois deux partenaires, qui accomplissent leur travail dans la recherche d’une grande qualité. Bien sûr, leurs avis sont parfois opposés, si bien que l’Hebdo n’est pas l’allié de l’UDC, tout comme la Weltwoche ne sera pas le journal de promotion du parti socialiste. Souvent la relation entre ces deux acteurs précités est une sorte de négociation où chacun des acteurs souhaite tirer un avantage en valorisant son engagement. Il ne faut donc pas toujours voir dans la presse un ennemi potentiel, mais un acteur qui agit également sur l’environnement politique. Rien d’étonnant dans ce constat initial.

Cependant, il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de vivre une scène déconcertante que je souhaite vous faire partager. ‘’Qu’un journaliste ne soit pas à l’aise avec la politique de l’UDC, cela peut se comprendre et ne surprendra personne. Que ce journaliste oublie les bases du savoir-vivre, en ne saluant et en ne prenant pas congé de ses hôtes lors d’un point de presse, donne parfois déjà une première indication sur l’objectivité de la démarche journalistique’’.

Mais restons positif et je dois aussi dire que j’ai connu des journalistes exécrables dans les relations humaines dont les écrits étaient du bonheur pur.

Alors le journaliste dont je parle est probablement de cette trempe-là !

13:54 Publié dans Politique | Tags : médias, journaliste, udc | Lien permanent | Commentaires (0)

13/07/2010

Nul besoin de s'excuser d'être Suisse !

Etre membre de l’UDC, initier ensuite des discussions ou s’immiscer dans les débats de la politique migratoire, ne sont pas des choses très simples en politique. Inutile cependant de s’excuser de son appartenance à l’UDC pour autant. Il n’y a aucune raison à cela ! D’ailleurs, nous pouvons affirmer, sans commettre d’erreurs, que la politique migratoire va s’inviter rapidement dans la campagne en vue des élections fédérales d’octobre 2011. En effet, nul besoin de sondages ou de l’avis de journalistes pour comprendre que de nombreux électeurs attendent de pied ferme des réponses à de nombreuses questions concernant la montée de l’insécurité ou les difficultés, de plus en plus évidentes, à financer notre tissu social et nos pensions.

Répondre à de telles questions, sans évoquer les effets d’une politique migratoire laxiste et d’une intégration parfois très difficile des étrangers dans notre pays, n’est aujourd’hui plus possible.

De nos jours, une grande partie de la classe politique met « la charrue avant les bœufs ». En effet, à entendre de nombreux pseudo humanistes, nous devrions nous excuser de ne pas pouvoir offrir un cadre de vie beaucoup plus élevé aux migrants, très souvent illégaux, qui habitent notre pays. Pour certains penseurs de gauche, ce sont le manque de formation, de faibles moyens financiers ou le rejet d’une partie de la population suisse qui seraient à l’origine de la criminalité étrangère. Avec de telles excuses, bon nombre de retraités suisses, vivant avec des pensions dérisoires malgré une vie de dur labeur, devraient être des criminels en puissance !

Aujourd’hui, certains élus poussent la norme jusqu’à soutenir et valoriser en priorité les différentes cultures ou langues des migrants. Certes la diversité culturelle est une richesse, mais là n’est pas le fond du problème. Pour une collectivité publique c’est évidemment en premier lieu l’intégration des personnes concernées qui doit être au centre des préoccupations et pas le développement de cultures qui nous sont étrangères. Ce fondement ne remet pas en cause diverses activités permettant la découverte d’autres cadres de vie.

Notre pays s’est construit sur des valeurs chrétiennes, ce sont ces valeurs qui sont au cœur de notre démocratie. Aujourd’hui, il est vital pour l’avenir de notre pays et le maintien de sa tradition humanitaire, de replacer la véritable intégration des étrangers au centre des débats. Nous avons de nouvelles lois sur les étrangers et sur l’asile, notre politique migratoire ne peut donc pas s’écarter de ces deux lois. Si nos valeurs fondamentales, notre système politique, notre système juridique ou simplement notre cadre de vie ne conviennent pas à certains étrangers, il leur reste une solution simple, repartir dans leur pays d’origine. Une intégration réussie, à l’exemple de celle de très nombreux Italiens, Espagnols ou Portugais par le passé, est aujourd’hui facilitée par un système politique moins contraignant.

Les conditions d’accueil offertes par notre pays en faveur des migrants sont citées en exemple à travers le monde. Si les prestations offertes, avec l’argent des contribuables, ne sont pas à la hauteur des espoirs de certains étrangers venus ces dernières années en Suisse, alors qu’ils cherchent un cadre plus favorable dans d’autres pays ou qu’ils rentrent simplement chez eux.

20/06/2010

Merci au vice-président du POP vaudois

Depuis que je pratique la politique, ma résilience aux très nombreuses critiques acerbes de nos adversaires de gauche a très largement augmenté. Au fil des débats, j’ai parfaitement identifié que les critiques les plus fortes, faisant mention à des périodes tristes de l’histoire d’un passé pas si éloigné que cela, étaient le fruit de la frustration de nos adversaires devant la réalité de positions politiques claires proposées par notre parti.

 

Une fois cette logique simple parfaitement intégrée, il n’est vraiment pas difficile de supporter l’étiquette UDC ! Que ce soit en Suisse romande ou dans le nid de gauche qu’est devenue la capitale du canton de Vaud, cette logique est présente lors des débats situés au cœur de la politique de l’UDC. En fait, l’apparition dans la discussion de ce type de critiques est souvent  l’indicateur parfait de la qualité de votre démarche politique. Lorsque vos adversaires dérapent, vous avez mis le doigt où cela fait très mal ! A court d’arguments crédibles, le débat fait alors place aux invectives haineuses.

 

Cependant la palme du meilleur vecteur de la politique de notre parti, au travers de propos pleins de fiel, revient indiscutable au vice-président du POP vaudois. Sa dernière tribune ‘’signature’’ dans un hebdomadaire lausannois est une pure merveille.

Je vais m’empresser d’utiliser ce chef d’œuvre dans les cours de formation que je dispense à nos membres en Suisse romande. Il est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire. Un journal propose une tribune à cet homme de gauche et par ses propos extrêmes ce dernier, l’offre finalement à ses adversaires de droite, chapeau !

 

Jugez-en par vous-même, il a fait référence sept fois à l’UDC, cité quatre personnalités politiques de notre parti et abordé les quatre thèmes qui sont au centre de notre programme dans les quelque trente lignes de son éditorial. Je n’aurais pas réussi à faire mieux.

 

De toute évidence, en politique on est à tous les coups meilleur lorsque l’on parle du programme de son parti que de ses adversaires politiques.

19:24 Publié dans Politique | Tags : udc, pop, critiques | Lien permanent | Commentaires (0)

10/06/2010

Qu’il est très loin le temps où socialistes et PDC nous promettaient un avenir radieux pour le Conseil fédéral

Souvenez-vous en décembre 2007, c’est par des cris de joie que socialistes, verts et démocrates chrétiens, avec l’appui de parlementaires radicaux romands un brin naïfs, nous annonçaient un Conseil fédéral nouveau, sans Christoph Blocher.

Aujourd’hui, il paraît que ce Conseil fédéral, enfin débarrassé du poids emblématique du très fringuant et actuel vice-président de l’UDC Suisse, va beaucoup mieux ! Hé oui, il paraît que…

Incroyable, la commission de gestion du Conseil national vient de sortir son rapport sur la crise financière et l’affaire UBS ! Elle nous apprend dans ce dossier que le Conseil fédéral a été d’une très grande constance ! Mais malheureusement cette constance s’inscrivait dans la médiocrité.

Souvenez-vous encore, il paraît que Monsieur Christoph Blocher n’arrivait pas à s’inscrire dans la collégialité, il n’en faisait qu’à sa tête. Aujourd’hui, la commission de gestion nous invite à découvrir l’incapacité des conseillers fédéraux à communiquer et à travailler ensemble ! C’est bizarre, non ?

Le tableau des faits d’armes de ce Conseil fédéral, redessiné par le tandem Levrat-Darbellay, ne s’arrête malheureusement pas en si bon chemin. Que dire de ce Conseil fédéral dans la gestion de la crise libyenne, dans les attaques de l’Union européenne contre notre système fiscal ou dans le traitement de l’affaire UBS ?

Cerise sur le gâteau, après l’ère Blocher, moins de deux années auront suffit à notre Conseil fédéral, tellement compétent sans Christoph, pour réduire le secret bancaire au silence. Pas le silence des banquiers concernant les comptes de leurs clients ! Non, mais bien un long silence, en guise de simple abandon, de notre secret bancaire…  

Aujourd’hui, à l’exception peut-être de Messieurs Darbellay, Leuenberger et Levrat,  un courageux veut-il encore prendre la parole pour affirmer que notre Conseil fédéral fonctionne admirablement depuis que le Chef de campagne de l’UDC Suisse n’en fait plus partie ?

En tout cas je suis un acteur privilégié pour apprécier le labeur actuel de Monsieur Christoph Blocher en faveur de l’UDC dans la perspective des élections fédérales de 2011. Croyez-moi, ce travail-là est parfait. Il va nous conduire au succès…

Les membres de l’UDC devraient franchement remercier les très fins stratèges de la gauche, démocrates chrétiens compris, pour leurs excellents choix un jour de  décembre 2007. Et en plus un scoop, l'émission Infrarouge a pris connaissance de la candidature probable de M. Christoph Blocher aux élections du Conseil national en 2011 !

03/06/2010

La présence régulière d’armes dans les rues justifie la suppression des frontières partisanes

Lors de la dernière séance du Conseil communal de Lausanne, ce mardi 1er juin, les présidents de deux partis, A Gauche Toute et UDC, ont déposé une motion co-signée demandant à la Municipalité de Lausanne d’étudier les pistes possibles pour restreindre, voire interdire, le port d’armes à feu et d’armes blanches dans les rues de Lausanne. La motion insistait aussi sur la mise en œuvre d’actions de prévention, contre le port illicite d’armes, auprès des Lausannois et des adolescents en particulier.

Dans un premier temps et comme il fallait s’y attendre, la presse et les autres partis politiques ne se sont pas exprimés sur le contenu de la motion, mais bien évidemment sur la forme particulière de son dépôt. Il en est ainsi en politique ! Remarquez que cela équivaudrait à disserter sur l’enveloppe d’une lettre que vous venez de recevoir, plutôt que de lire son contenu !

Alors pourquoi deux acteurs politiques ‘’que tout oppose’’ (dixit la presse; mais il faut admettre que c’est un peu vrai) décident de s’associer pour proposer ensemble une motion ? Et bien justement parce que tous deux souhaitent voir disparaître les armes des rues de Lausanne. Inutile de chercher ailleurs le fruit de cette union politique passagère.

Je ne connais pas directement les motivations personnelles de mon co-motionnaire, il les exprimera s’il le souhaite le moment venu. Pour ma part, je suis papa de deux jeunes ados qui parlent parfois ouvertement de la présence d’armes dans leur milieu scolaire. Au fil de nos discussions, il m’arrive parfois de percevoir dans leurs propos, la banalisation de cette situation.

Bien sur, je pourrais clamer très fort que mes garçons ne sont pas comme les autres ! Qu’ils ont des valeurs de responsabilité, qu’ils connaissent les conséquences de leurs actes, qu’ils savent que l’on ne se balade pas avec des armes, qu’ils… qu’ils…

La vie m’a appris à rester modeste devant l’éducation des enfants. L’effet de groupe, les jeux vidéo violents, le besoin de s’affirmer auprès de camarades, ainsi que d’autres facteurs peuvent parfois faire oublier, en quelques secondes, des années d’éducation.

Au final, peu importe de savoir si pour certaines personnes M. Hubler s’est allié avec le diable. D’ailleurs selon l’appartenance partisane du lecteur l’inverse est aussi valable me concernant. Ce qui compte réellement est la meilleure piste pour faire changer les choses. Il est important de tout mettre en œuvre pour éviter que des ados, ou d’autres personnes, ne commettent des actes répréhensibles graves par l’unique présence d’une arme illégale au coeur de notre société.

29/05/2010

Contrat du siècle des CFF, la gauche à côté des rails

L’attribution du contrat du siècle par les CFF à l’entreprise Bombardier a bien sûr fait réagir les trois entreprises concernées par l’attribution des 1,9 milliards de francs pour la construction de nouveaux trains. La presse a traité ce dossier avec l’ambition de rendre une information correcte et intéressée à ses lecteurs et à de nouveaux lecteurs potentiels. Rien d’extraordinaire sur ce premier constat ! D’un côté, les entreprises concernées se battent pour garantir la croissance de leurs activités commerciales et le maintien des places de travail. De l’autre la presse qui recherche la meilleure formule pour augmenter le nombre de ses lecteurs et au passage de rentabilité.

Plus surprenant par contre, la soudaine médiatisation de certains politiciens romands de gauche suite à l’attribution du mandat. Cela laisse entendre que ce sont ces derniers qui ont joué un rôle prioritaire dans l’attribution des ces travaux. Cela est d’ailleurs peut-être la réalité. Se pose alors la question de l’intérêt direct pour leurs partis politiques respectifs !

 

Au cœur de ce tissu de banalité, de ce flux continu de paroles, sur la paternité soudaine de l’octroi de l’offre par les CFF à la société Bombardier, une prise de position a cependant retenu mon intérêt. Il s’agit de la lettre ouverte de M. Peter Bodenmann à M. Peter Spuhler (à l’adresse des lecteurs, le premier est un ancien Conseiller national socialiste et le deuxième le patron de l’entreprise suisse Stadler, concurrent de Bombardier dans ce dossier) qui s’attaque directement à l’UDC. Si j’apprécie le style des lettres ouvertes de M. Bodenmann, sans pour autant partager certains de ses propos, je dois reconnaître que cette fois je me sens interpellé par le contenu de sa missive.

 

M. Bodenmann et ses camarades pensent que l’UDC est impliquée dans le soutien direct à l’entreprise Stalder. Je prends note, mais qu’en est-il alors de toutes ces grenouilles socialistes qui aujourd’hui annoncent par un croassement assourdissant qu’elles ont gagné ce marché pour l’entreprise Bombardier ?

 

Encore un petit détail, M. Jean-Claude Mermoud, Conseiller d’Etat UDC et chef de l’économie vaudoise, a apporté son soutien à l’entreprise Bombardier dont une partie du site de fabrication est dans notre canton. Aujourd’hui, un quotidien nous apprend également que la société Bombardier avait engagé deux faiseurs d’opinion politique pour remporter ce contrat.

 

En conclusion, je me félicite que ce contrat va profiter à l’économie de notre pays et de notre canton en particulier. Mais au final, qui de l’UDC ou de la gauche a effectivement apporté le plus fort soutien à l’une ou l’autre des entreprises ? Cependant la réponse n’est probablement pas celle que voudraient laisser croire certains acteurs politiques de gauche.

29/04/2010

Lausanne va dans le mur avec la gestion de ses finances !

cav.jpgLors de la présentation des comptes 2009, la ville a expliqué que le montant de sa dette communale n’a pas connu de croissance durant l’année précitée. D’abord je me suis réjoui par cette annonce, mais j’ai du déchanter en consultant les perspectives 2010 qui sera l’année de tous les danger. De plus voici quatre raisons principales qui ne permettront pas d’améliorer les finances de la ville ces prochaines années :

 - La dette de Lausanne enfle démesurément : Avec plus de 2.5 milliards, notre ville affiche une dette plus grande que celle de l’ensemble du canton de Vaud. Même si l’UDC reste encore impuissante devant l’arrogance de la gauche, notre parti souhaite sensibiliser les Lausannois à la facture dont ils devront bien s’acquitter un jour. Alors que toutes les grandes collectivités publiques de Suisse, soit les cantons et les grandes communes, ont su utiliser pleinement les bonnes années fiscales de ce début de 21ème siècle pour réduire drastiquement leurs dettes, Lausanne poursuit de creuser la sienne.

 - Les charges du personnel communal explosent : Alors que les charges du personnel communal représentaient 350 millions à la fin des années 1990, elles passent la barre des 500 millions aujourd’hui. Inutile de chercher ailleurs les causes de cette situation financière catastrophique. La ville de Lausanne ne cesse d’ouvrir les cordons de sa bourse pour payer les nombreuses nouvelles prestations imposées par la majorité de gauche. Une politique sociale démesurée, les frais de la prise en charge de prestations parascolaires étendues ou la paupérisation accélérée de la population résidente sont les vecteurs de croissance à venir de la dette communale.

 - Le nombre de contribuables à faibles revenus augmente : A l’exemple de plus de 8% de l’ensemble des collaborateurs de la ville de Lausanne, de nombreux contribuables aisés choisissent de quitter Lausanne. En parallèle une politique migratoire qui ressemble à une passoire et une palette de prestations sociales attrayantes, connues bien en dehors des frontières communales, font le lit à une paupérisation d’une partie des habitants de Lausanne.

 - Les charges de la dette pourraient exploser : Au court de ces dernières années, la Ville a bénéficié largement de la situation des marchés financiers pour atténuer la charge de sa dette. Cette très légère embellie ne saurait durée ! En 2010 déjà, Lausanne devra compter avec une augmentation des intérêts ayant pour conséquence une croissance des charges effectives de nos dettes sur le budget communal.

Peut-être qu'il existe d'autres pistes pour sortir Lausanne des chiffres rouges sans avoir recours à une forte pression sur les contribuables qui payent encore des impôts. J'ai beau chercher je ne trouve aucune autre voie praticable !

 

 

 

 

 

 

19/04/2010

Les nouveaux postes d’agents de police, c’est de la poudre aux yeux !

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir ce courrier de lecteur paru dans 24 Heures, le 9 avril 2010, au sujet de la montée de l’insécurité dans notre ville. ‘’C’est de la poudre aux yeux’’ ! Cette phrase ne sort pas de la bouche d’un connard d’UDC aigri, qui travaille du ciboulot et qui s’évertue à entretenir un climat d’insécurité, comme aimerait le croire cette gauche toujours avide de phrases chocs contre l’UDC.

Non, ces paroles concernant les agents supplémentaires promis dans la précipitation par le Municipal de police, Marc Vuilleumier, suite à une motion de l’UDC demandant dix postes supplémentaires à police secours, sortent directement de la bouche d’une personne répondant aux appels du 117.

Interpellée par un citoyen se sentant agressé dans les rues de notre ville, la personne au bout du fil du service précité, avait préalablement fait savoir à ce dernier que «Ça ne sert plus à rien de nous appeler. Nous ne pouvons rien faire !». Heureusement, ce citoyen suivait la politique communale, il s’est donc permis d’interroger son interlocuteur sur les agents supplémentaires promis par le Municipal Vuilleumier afin de régler le problème de l’insécurité et des dealers en ville. La réponse, vous la connaissez !

 

Aujourd’hui je suis plus enclin à croire le collaborateur du 117, plutôt qu’un responsable de la police qui n’a absolument aucune vision de la gestion de son service. La morale de cette histoire est qu’en réaction à la politique active de l’UDC, qui proposait un renforcement de police secours, la Municipalité a sorti de son chapeau, sans aucune préparation mais par un crédit supplémentaire, un renforcement imaginaire des effectifs de la police…

 

Belle manière de juguler la croissance de l’insécurité en Ville ! Mais comme vous le savez, une partie de la gauche excuse les criminels étrangers. C’est nous Suisses, qui sommes responsables en priorité du manque de prestations d’intégration offertes à ces étrangers qui font exploser les statistiques des délits ! Dans ces conditions, vous comprendrez aisément qu’il est difficile d’imaginer nos autorités mener une politique rigoureuse dans la lutte contre l’insécurité à Lausanne.

 

Je laisserai le mot de la fin à ce courageux citoyen qui terminait son courrier de lecteur par cette phrase magnifique : ‘’Quand je fumais mon premier joint, il y a trente ans à Colovray, si j’avais su qu’en 2010 je risquais moins d’ennuis en achetant de la coke au centre de Lausanne qu’en fumant une clope sous le chapiteau du Paléo, je crois que j’aurais ri pour ne pas pleurer’’.

 

 

Claude-Alain Voiblet