06/05/2011

Non à un salaire minimum mijoté à la sauce de la gauche vaudoise

L'initiative cantonale sur le salaire minimum, lancée par les milieux d'extrême gauche, est néfaste pour l'économie vaudoise pour plusieurs raisons.

Tout salaire minimum légal constitue une barrière à l'entrée sur le marché du travail. L'instauration d'un salaire minimum induit immédiatement une hausse du chômage et un nivellement général des rémunérations. L'effet social est l'inverse de ce qui est souhaité et souhaitable. En outre, un salaire minimum serait une trappe qui se referme sur certains postes de travail durablement catégorisés comme simplement rémunérés au salaire minimum.

Concernant les aspects légaux, la question d'un salaire minimum dépend principalement de la législation fédérale parce que le droit du travail est une compétence de la Confédération. Par conséquent, il est particulièrement difficile de mettre en place des normes cantonales spéciales dans le cadre législatif suisse.

Les salaires seraient fixés par le Canton en prenant en compte les branches économiques et les disparités régionales. Un tel exercice serait tout simplement impossible à réaliser. En effet, comment faire comprendre à une même entreprise, qu'elle devrait désormais calculer un salaire minimum différencié selon le lieu de domicile de ses collaborateurs pour tenir compte des disparités régionales, soit des loyers différents, des primes maladies, des impôts ou des coûts de la mobilité... Il est aisé de comprendre que cette initiative est impossible à mettre en œuvre.

En outre, si l'on prend en compte l'arrêt du Tribunal fédéral relatif à la mise en œuvre d'un salaire minimum, le montant de ce salaire ne pourrait pas dépasser les montants admis dans le cadre de la politique sociale pour respecter la liberté économique garantie par la Constitution. Cela impliquerait un salaire minimum inférieur ou égal à 2500.- francs par mois.

Un autre risque se dessine à l'horizon en cas d'acceptation, celui de voir disparaitre le partenariat social de nombreuses branches d'activité. En effet, les Conventions collectives de travail seraient remises en question, ce qui signifierait pour bon nombre d'employés une baisse des revenus conduisant à une perte de la qualité et du niveau de vie.

Dans le cas où le législateur fixerait un salaire minimum trop élevé, de nombreuses entreprises ne pourraient plus se permettre d'engager du personnel supplémentaire en raison de la hausse des charges, salariales et sociales. Ce sont les emplois dont la valeur ajoutée est très faible qui disparaitraient de l'activité de certaines entreprises au profit de l'engagement de personnel travaillant «au noir».

Pour ce qui est de la situation à l'étranger, la mise en place d'un salaire minimum n'a pas eu d'effets favorables pour l'économie. Bien au contraire, les salaires sont durablement nivelés vers le bas alors que le chômage augmente.

Au final pour vraiment protéger les salariés de notre pays, il faut glisser un NON à l'initiative pour un salaire minimum le 15 mai prochain.

 

29/05/2010

Contrat du siècle des CFF, la gauche à côté des rails

L’attribution du contrat du siècle par les CFF à l’entreprise Bombardier a bien sûr fait réagir les trois entreprises concernées par l’attribution des 1,9 milliards de francs pour la construction de nouveaux trains. La presse a traité ce dossier avec l’ambition de rendre une information correcte et intéressée à ses lecteurs et à de nouveaux lecteurs potentiels. Rien d’extraordinaire sur ce premier constat ! D’un côté, les entreprises concernées se battent pour garantir la croissance de leurs activités commerciales et le maintien des places de travail. De l’autre la presse qui recherche la meilleure formule pour augmenter le nombre de ses lecteurs et au passage de rentabilité.

Plus surprenant par contre, la soudaine médiatisation de certains politiciens romands de gauche suite à l’attribution du mandat. Cela laisse entendre que ce sont ces derniers qui ont joué un rôle prioritaire dans l’attribution des ces travaux. Cela est d’ailleurs peut-être la réalité. Se pose alors la question de l’intérêt direct pour leurs partis politiques respectifs !

 

Au cœur de ce tissu de banalité, de ce flux continu de paroles, sur la paternité soudaine de l’octroi de l’offre par les CFF à la société Bombardier, une prise de position a cependant retenu mon intérêt. Il s’agit de la lettre ouverte de M. Peter Bodenmann à M. Peter Spuhler (à l’adresse des lecteurs, le premier est un ancien Conseiller national socialiste et le deuxième le patron de l’entreprise suisse Stadler, concurrent de Bombardier dans ce dossier) qui s’attaque directement à l’UDC. Si j’apprécie le style des lettres ouvertes de M. Bodenmann, sans pour autant partager certains de ses propos, je dois reconnaître que cette fois je me sens interpellé par le contenu de sa missive.

 

M. Bodenmann et ses camarades pensent que l’UDC est impliquée dans le soutien direct à l’entreprise Stalder. Je prends note, mais qu’en est-il alors de toutes ces grenouilles socialistes qui aujourd’hui annoncent par un croassement assourdissant qu’elles ont gagné ce marché pour l’entreprise Bombardier ?

 

Encore un petit détail, M. Jean-Claude Mermoud, Conseiller d’Etat UDC et chef de l’économie vaudoise, a apporté son soutien à l’entreprise Bombardier dont une partie du site de fabrication est dans notre canton. Aujourd’hui, un quotidien nous apprend également que la société Bombardier avait engagé deux faiseurs d’opinion politique pour remporter ce contrat.

 

En conclusion, je me félicite que ce contrat va profiter à l’économie de notre pays et de notre canton en particulier. Mais au final, qui de l’UDC ou de la gauche a effectivement apporté le plus fort soutien à l’une ou l’autre des entreprises ? Cependant la réponse n’est probablement pas celle que voudraient laisser croire certains acteurs politiques de gauche.