26/09/2015

Le Conseil d’Etat vaudois crie sa flamme à l’UE !

Le rapport 2014 des affaires extérieures du Conseil d’Etat a fait l’objet d’une très large approbation du Parlement le 21 septembre dernier. Seuls quatre députés UDC ont refusé la partie de ce document qui concernait la mise en œuvre de l’initiative «Contre l’immigration de masse».

 

Je suis le seul député qui s’est étonné de l’engagement sans nuance du Conseil d’Etat pour la voie bilatérale et en faveur de la ratification, par le Conseil fédéral, de l’accord-cadre dans les négociations actuelles de l’accord sur l’électricité avec l’UE. Cette partie du rapport du Conseil d’Etat est dénué de tout sens critique et passe sous silence les conséquences pour la Suisse et  pour le Canton de Vaud, d’un tel accord.

Avec la signature de cet accord de rattachement institutionnel de notre pays à l’UE, nos autorités accepteraient de reprendre de manière dynamique le droit UE. Cela signifie en clair que chaque changement apporté par la bureaucratie de Bruxelles devrait obligatoirement être repris par tous les Etats signataires, donc par la Suisse. Il s’agit, ni plus ni moins, d’une subordination législative de notre pays à l’UE. L’accord cadre qui réjouit tant le Conseil d’Etat vaudois abaisserait la Suisse au niveau d’une exécutante d’ordres ou à un statut de pays qui n’a plus le droit de décider selon sa propre volonté. Cette évolution, si elle devait se confirmer sonnerait le glas de notre fédéralisme et mettrait fin à la notion de peuple souverain et des droits populaires.

 

Nous devons rappeler au Conseil d’Etat que la Suisse ne fait pas partie de l’UE. Notre pays, qui a décidé de limiter l’immigration au besoin de son économie, veut rester libre !