25/09/2015

Cessons de criminaliser les automobilistes.

Jusqu’ici les automobilistes se faisaient surtout ponctionner fiscalement. Aujourd’hui, ils sont en plus criminalisés. Le programme législatif Via sicura est à l’origine d’un véritable terrorisme d’amendes et d’interventions arbitraires dans la vie privée. Il faut corriger ce mauvais cap. Pressurés par une multitude d’impôts, de taxes et de redevances, les automobilistes sont considérés comme les vaches à lait de la nation.

Une jeune femme boit trop d’alcool lors d’une sortie. La police l’arrête lorsqu’elle rentre chez elle sur son scooter et constate un taux l’alcoolémie de 1,6 pour mille. Bien que cette femme n’ait jamais enfreint la loi auparavant et que des analyses supplémentaires des cheveux et du sang aient révélé par la suite qu’elle ne consommait pas régulièrement de l’alcool, l’autorité la considère désormais comme une alcoolique.

Non seulement elle paie une amende et se fait retirer son permis – ce qui est normal – mais en plus elle se voit imposer un mode de vie durant plusieurs années et notamment des règles strictes concernant sa consommation d’alcool. Elle doit régulièrement déposer des échantillons de ses cheveux pour analyse afin de déterminer sa consommation d’alcool. Il s’agit là d’une mise sous tutelle inadmissible.

Ou prenons l’exemple de ce jeune artisan qui, stressé parce qu’il devait déposer une offre dans les délais, a dépassé la limitation de vitesse sur une route sans trafic, donc sans danger. Le permis lui a été retiré pour plusieurs mois et une amende de 20 000 francs a été prononcée contre lui. Son existence professionnelle est en péril.

Les automobilistes sont désormais criminalisés de manière totalement absurde. On compte aujourd’hui trois fois moins de morts sur les routes qu’il y a trente ans. Durant cette même période, le nombre de condamnations pour infraction à la loi sur la circulation routière a triplé. Les retraits de permis de conduire ont fait un bond.

Les amendes routières représentent aujourd’hui un poste fixe dans les budgets cantonaux et la police est chargée de veiller à ces rentrées qui atteignent quelque 700 millions de francs par an. Il est évident que cela n’a plus aucun rapport avec la sécurité routière. En réalité, la présence policière fait défaut dans d’autres domaines importants pour la sécurité.

Non à l’arbitraire Il n’est pas tolérable que les automobilistes se fassent arbitrairement criminaliser, frappés d’amendes énormes et privés de leur permis de conduire pendant de longues périodes alors que, parallèlement, des cambrioleurs et des voleurs bénéficient de peines pécuniaires avec sursis. Des politiques qui ont perdu tout sens des réalités ont déclenché ce développement avec une législation totalement excessive baptisée Via sicura. Les excès grotesques de cette législation ratée doivent être corrigés dans les plus brefs délais.

04/11/2014

Ces taxes indécentes qui remplacent nos impôts !

A entendre les autorités exécutives de nos cantons et de nos communes, les contribuables ne devraient pas se plaindre des impôts. Un éminent Conseiller d’Etat vaudois, en charge des finances, a même écrit un ouvrage intitulé « l’impôt heureux ».

S’il ne fait aucun doute pour l’UDC que chaque citoyenne et chaque citoyen doit s’acquitter de ses impôts dans le but de financer les tâches indispensables qui sont de la responsabilité de l’Etat, il en va tout autrement de la perception des amendes, des émoluments et des taxes.

Aujourd’hui, hélas les pouvoirs publics ont compris à l’exemple de l’automobiliste captif que la perception des amendes ou des taxes représentait un moyen simple et direct pour la collectivité de garantir des liquidités pour financer son budget. Après l’impôt heureux, voici le temps de « l’impôt déguisé » !

A ce jeu-là, la Ville de Lausanne se montre particulièrement habile. Elle vient en toute discrétion de prolonger la perception des taxes de stationnement d’une heure et d’augmenter le prix du stationnement, alors même  que ces taxes sont déjà parmi les plus élevée du pays. Cela devrait permettre d’encaisser 400'000 francs par année de plus auprès de l’automobiliste. Ce que ne dit pas la Ville de Lausanne, c’est que ce prolongement d’une heure va également générer plus de 500'000 francs d’amendes qui vont directement tomber dans les caisses de la Ville.

Aujourd’hui, dans notre pays, seulement un petit tiers des fonds perçus sur le trafic motorisé individuel revient à l’amélioration des infrastructures  routières et il en ira de même pour les taxes de stationnement encaissées par Lausanne ! Rien d'étonnant donc à ce que l'aménagement des infrastructures routières stagne et que les automobilistes se considèrent à juste titre comme les vaches à lait de la nation.

Hélas cette spoliation ne s’arrête pas là, car à cette tendance à arnaquer systématiquement les automobilistes, s’ajoute l’inflation d'amendes de toutes sortes. Ces recettes sont allègrement budgétisées dans les comptes publics et les arguments de sécurité avancés pour justifier ce régime ne sont qu'un mauvais prétexte.

L’UDC se bat à juste titre depuis de nombreuses années contre toute augmentation des impôts. Nos élus doivent désormais également défendre les citoyennes et les citoyens contre l’augmentation abusive des amendes et des taxes qui servent à alimenter les besoins financiers de nos gouvernants de gauche pour financer des politiques socio-culturelles dépassant l’entendement !