04/02/2011

Télé-Brélaz, l'UDC ne participera pas à cette parodie de la démocratie

La Municipalité de Lausanne a chargé la société Médiaprofil d'animer les élections 2011 pour le compte de la Ville de Lausanne sur son «canal de service». Dans un premier temps, il s'agit de réaliser, puis de diffuser en boucle un entretien de quinze minutes avec chaque candidat à la Municipalité. Ensuite, il est aussi prévu de réaliser trois débats de 30 minutes au casino de Montbenon. Chaque débat portera sur deux thèmes dont le contenu sera donné par la Municipalité le moment venu.

Avec le projet «Télé-Brélaz» la Municipalité de Lausanne et la majorité de gauche du Conseil communal tentent d'imposer les thèmes de la campagne électorale en introduisant un nouveau vecteur de communication tout à sa botte et scandaleusement à la charge des contribuables. C'est 190'000 francs qui sont ainsi prélevés sur les impôts des contribuables lausannois par la Municipalité pour imposer le format, les modalités et les thèmes des émissions aux candidats et aux partis politiques. C'est ce qui s'appelle ni plus ni moins un détournement de fonds publics aux fins de propagande !

Si l'information sur les droits démocratiques des électeurs est effectivement de la compétence des autorités politiques élues, la propagande électorale et l'offre de prestations aux électeurs est uniquement de ressort des partis politiques. Cependant, à Lausanne, cette affirmation n'est pas du goût de la majorité de gauche en place ! Le fruit rouge rose - vert est décidément en train de virer vers des couleurs plus sombres !

Verrons-nous dans les semaines à venir «Télé-Brélaz» devenir une ''micro TSR'', contrôlée par la Municipalité, intervenant dans toutes les campagnes électorales, dans les votations populaires ou au cœur de l'actualité politique avec des émissions de type Brélaz-Arena ?

Aujourd'hui, à l'ouverture de la campagne pour les élections communales «Télé-Brélaz» n'est malheureusement pas le seul nouveau vecteur de propagande de la majorité de gauche. Le bureau de l'intégration des immigrés (BLI) a été mobilisé pour dorer le blason des municipaux sortants auprès de l'électorat en organisant et en finançant des manifestations sympathiques à l'exemple de la visite gratuite du Musée olympique. A noter que si vous êtes Suisse, vous payez le plein tarif ! L'UDC dénonce ces opérations de séduction planifiées par le Bureau de l'intégration des immigrés envers l'électorat. Notre parti ne prêtera pas son concours à ces pratiques.

C'est à visage découvert que la Municipalité utilise l'argent de la caisse communale pour faire de la politique contre une partie des Lausannois. Quand il s'agit d'être élu ou réélu, ou de gagner un vote populaire, la gauche pioche joyeusement dans la caisse de la Ville.

Il ne s'agit pas de fuir le débat politique et l'UDC acceptera toute discussion ou événement mis sur pied par des institutions ou des médias indépendants des fonds publics.

Une presse libre et indépendante ainsi qu'une saine concurrence entre les différents médias est l'un des biens les plus précieux d'une démocratie. Et une société de citoyens libres ne peut fonctionner que si les médias acceptent de garder un tant soit peu de recul par rapport aux influences étatiques. Or, avec Télé-Brélaz et l'activisme du (BLI), on entre manifestement dans l'ère d'une nouvelle dictature à la sauce lausannoise, mijotée par la majorité de gauche !

 

13/10/2010

La gauche lausannoise va à la pêche aux électeurs étrangers

Le 11 décembre 2009, j'ai eu le plaisir de présider une commission du Conseil communal traitant de l'information systématique et régulière auprès des jeunes et des étrangers, relative à leurs droits et devoirs civiques. Cette commission, composée d'une large majorité d'acteurs politiques de gauche, s'était réunie pour traiter de la motion de M. Gilles Meystre, Conseiller communal, membre de Lausanne Ensemble.

C'est après de très longs débats que la commission recommandait finalement l'acceptation de cette motion. Ma surprise fut toutefois grande de découvrir une gauche frileuse qui ne souhaitait pas apporter son soutien à une motion pourtant pleine de bon sens. Probablement que l'appartenance de M. Meystre à la droite du Conseil communal de Lausanne n'était pas de nature à recevoir les faveurs des commissaires de gauche.

Pourtant la motion demandait simplement à la Municipalité de présenter les actions de sensibilisation aux droits et devoirs politiques auprès des étrangers domiciliés à Lausanne réalisées depuis l'octroi du droit de vote et d'éligibilité au plan communal. Constatant que rien n'avait été entrepris par la gauche à la tête de la Ville, la motion demandait également de compléter ces actions par des informations régulières et systématiques, sans dépendre uniquement du calendrier électoral.

Très empruntée devant le bilan inexistant du Bureau de l'intégration dans ce dossier, la gauche a fini par accepter cette motion. L'histoire devait s'arrêter-là ! Le Municipal socialiste avait dès lors le temps de prendre les mesures correctives nécessaires pour permettre une bonne information des étrangers.

Quelle ne fut donc pas ma surprise de découvrir le 12 octobre 2010, une motion de la gauche, déposée dans la hâte, demandant à la Municipalité de mettre en œuvre une information des électeurs et des électrices de nationalité étrangère en vue des élections municipales de mars 2011.

Les mesures que la droite demandait en 2009 sont donc aujourd'hui reprises sans scrupules par la motion des partis de gauche. Dès lors une question jaillit : qu'ont donc entrepris la Municipalité et le Bureau lausannois de l'intégration, qui comptent pourtant à leur tête de bons soldats socialistes, depuis l'acceptation de la motion Gilles Meystre ?

Suite au dépôt de l'intervention précipitée de la gauche, la réponse devrait normalement être : Absolument rien !

Eh bien, vous avez absolument tout faux ! Le Municipal, toujours socialiste, en charge de la mise en œuvre de la motion originelle de la droite s'est fait un plaisir d'expliquer à la tribune du Conseil communal qu'un montant proche de 100'000 francs finançait actuellement une campagne d'information de la ville de Lausanne en vue des élections communales de mars 2011.

Par cette action de rattrapage la gauche ne veut surtout pas laisser entendre que les actions d'information aux étrangers émanent d'une démarche politique de la droite, c'est pourtant la réalité.

Avec le dépôt de sa motion électoraliste et populiste, ne croyez-vous pas, chers électeurs étrangers, que la gauche s'intéresse davantage à vos suffrages qu'à votre intégration ?