03/06/2014

Canton de Vaud : Bureaux de dépouillement ou agences de communication, il faut choisir !

Dans le Canton de Vaud, l’organisation du dépouillement dans les différents bureaux de vote du Canton de Vaud lors de ces dernières années a souvent laissé apparaître de sérieux problèmes, quand ce n’est pas le système de gestion et de comptabilisation des votes liés à la gestion de l’information entre l’administration cantonale et les communes. C’est l’arrivée des moyens de communication modernes, en particulier les réseaux sociaux et l’utilisation des i-phones ou autres appareils de ce type dans les bureaux de dépouillement, qui sont aujourd’hui devenus autant de fenêtres ouvertes vers l’extérieur, y compris vers les électeurs qui n’ont malheureusement pas encore fait leur devoir de citoyen. Les médias ont aussi l’opportunité de disposer d’une information immédiate avant même que l’ensemble des bureaux de vote ne soient fermés.

Aujourd’hui lors des heures matinales des journées d’élections ou de  votations, les «Selfies», les commentaires sur Facebook, les SMS et les photos, réalisés à l’aide d’un téléphone mobile, puis adressés à diverses sources, partent des bureaux de dépouillement et de vote vers l’extérieur. Les photos de personnes astreintes au dépouillement, les copies de feuilles de résultats partiels, l’image de bulletins de vote atypiques, etc… sortant des bureaux de dépouillement sont devenus des pratiques courantes en parfaite contradiction avec les exigences de la Loi sur l’exercice des droits politiques LEDF qui fixe les règles d’organisation, les responsabilités et les exigences légales, en particulier les règles de confidentialité avant, pendant et après le vote.

La Loi sur l’exercice des droits politiques LEDF fixe pourtant les règles de l’organisation des bureaux de vote, tant des bureaux de dépouillement que des bureaux collectant les bulletins des citoyens. L’article 265 de cette loi règle la prise en charge du dépouillement, notamment concernant les mesures pour garantir le secret du dépouillement anticipé jusqu’à la fin du scrutin : «les résultats du dépouillement anticipé doivent être tenus secrets et ne peuvent être divulgués hors du local de dépouillement».

A l’exemple de la Ville de Lausanne, qui procède au dépouillement anticipé par lecture optique des bulletins, le comptage débute à l’aube. En quelques minutes des milliers de bulletins sont dépouillés, donnant déjà une indication très précise des résultats attendus. Cette situation a pour résultante que des électeurs qui ont encore la possibilité de voter dans les différents bureaux de vote ouverts jusqu’à 11 heures, sont orientés sur les premiers résultats qui sont  portés à leur connaissance.

De deux choses l’une, soit on adapte les règles de confidentialité dans les bureaux de vote et de dépouillement vaudois ou alors on n’autorise plus le dépouillement anticipé avant la clôture des scrutins.

Force est d’admettre que le respect de la Loi sur l’exercice des droits politiques LEDF dans les différents bureaux de vote et de dépouillement, en particulier le secret du dépouillement lors du dépouillement anticipé, n’est plus suffisant.

En conclusion je souhaite que le Canton de Vaud adapte sa Loi sur l’exercice des droits politiques concernant l’organisation des bureaux de vote et des bureaux de dépouillement afin de garantir l’application de l’article 26 de ladite loi qui fait mention au secret des résultats des dépouillements anticipés et à l’interdiction de divulguer des résultats partiels avant la clôture des votes.

Le respect du citoyen-électeur est à ce prix !

 

19/09/2011

La lignée agrarienne est maintenant éteinte ! Vraiment ?

C'est par ces mots qu'un journaliste du Matin Dimanche s'est exprimé pour regretter le retrait du Conseiller national Guy Parmelin de la course au Conseil d'Etat vaudois !

A lire certains journalistes se lamenter en exprimant ouvertement leur phobie de l'UDC, en rappelant que l'UDC n'est pas le PAI et que le bon PAI Guy Parmelin ne ressemble en rien à l'affreux blochérien Pierre-Yves Rapaz, les chaussettes m'en tombent. Il n'y a aucun schisme au sein de l'UDC vaudoise. L'ambiance est excellente et le globe-trotter politique Chevallaz n'a converti aucun politicien actif de l'UDC à le suivre pour satisfaire sa conquête d'un mandat personnel et assouvir ainsi son égo. Cependant, bon nombre de journalistes jouent en quelque sorte les ''Indiana Jones à la recherche du PAI perdu'' !

Pourtant, nul besoin de faire de grandes recherches, ni de longs discours ! A l'exemple de Pierre-Yves Rapaz, les nouvelles générations du PAI sont là, et bien là. Elles forment le cœur de l'UDC Vaud en participant sans aucune réserve à la politique de notre parti. Point final... !

Reconnaître cette évidence, c'est accepter que l'UDC n'entend pas correspondre aux vœux des médias - hélas souvent à gauche de l'échiquier politique - et aux autres partis du ventre mou, mais qu'elle répond bel et bien aux attentes de Vaudoises et de Vaudois toujours plus nombreux. Pour bon nombre de faiseurs d'opinions et de représentants de partis politiques, c'est hélas aussi pour eux reconnaître la présence de l'UDC pour de longues années en terre vaudoise. Le partage du pouvoir est difficile et les changements de l'environnement politique ne peuvent se concevoir sans de très fortes tensions entre les différents acteurs. Les sources actuelles de tension témoignent simplement de la vigueur des changements profonds du paysage politique vaudois et suisse en général, voire au-delà !

Si la représentation de l'UDC au sein des campagnes reste très importante pour l'avenir du parti, seule la récente fusion du PRD et du PLR a été un frein à l'émergence de l'UDC comme premier parti de droite au sein des villes vaudoises.

Il ne pourra cependant pas en être autrement ! Entretemps, la politique vaudoise ne peut éviter les propos à l'emporte-pièce de politiciens tirant leurs ultimes salves, faute de munitions, comme Messieurs Derder ou Ruey, sur le programme qui fait la force de l'UDC. Il me suffit de vous inviter à consulter le profil smartvote très à gauche de l'ancien journaliste, transformé le temps d'une élection en champion du PLV, pour comprendre les attaques de ce dernier contre l'UDC. Lorsqu'on n'a pas de programme politique, qu'on représente surtout soi-même plutôt que son parti et qu'on n'est pas à même de trouver d'écho auprès des électeurs, à l'exemple de chanteurs au talent douteux, il suffit de prendre l'UDC comme tête de turc pour briller le temps d'une campagne électorale.

Au final, l'UDC n'est évidemment pas prête à s'agenouiller devant certains médias. Elle ne le fera pas davantage devant certains membres d'autres partis politiques qui préfèreraient collaborer avec une UDC agrarienne pesant moins de 10% des électeurs, plutôt qu'avec l'UDC agraro-urbaine qui pèse déjà plus de 20% de l'électorat vaudois. Aujourd'hui, force est de constater que l'UDC répond véritablement aux préoccupations d'un nombre croissant de concitoyens.

Ne serait-il pas plus simple d'affirmer que l'on ne veut plus collaborer avec l'UDC sous prétexte que ce parti gagne les élections au système proportionnel depuis plus de quinze ans, y compris dans le canton de Vaud ?

La dernière question désormais ouverte est de savoir si les électeurs du premier parti vaudois avec 23% ses suffrages agraro-urbains lors des élections fédérales 2007 doivent être représentés au sein du Conseil d'Etat vaudois ? Les partis politiques de ce canton ont maintenant quelques semaines pour répondre à cette question.

16:01 Publié dans Politique | Tags : udc, pai, canton de vaud | Lien permanent | Commentaires (0)