15/03/2010

L’industrie du social est florissante…

C’est à coup de conférences de presse que les autorités exécutives lausannoises mettent en lumière une politique qu’ils qualifient de sociale et d’humaniste. Après l’effet d’annonce des places d’apprentissage aux sans-papiers, voici venu le temps de l’école contre le racisme.

 

Mettons immédiatement les choses en place : être de gauche n’est pas un vaccin contre tout comportement raciste et pour ma part mon étiquette UDC ne me pousse pas à exprimer du racisme.

Oui je sais qu’à l’échelle de mesure des comportements racistes de la gauche, je représente probablement le ‘’raciste type’’. Je vous rassure je n’ai absolument pas cette perception de moi-même.

 

Une école contre le racisme ! Voici donc le nouveau jouet de la gauche lausannoise. La Ville entend mettre l’accent sur la pédagogie et elle propose à ses collaborateurs diverses formations pour lutter contre le racisme ambiant !

 

Le succès est au rendez-vous. Ce sont plus de 400 collaborateurs de notre ville qui vont suivre les cours proposés. Ce succès évident est présenté comme un totem par les responsables du Bureau de l’intégration. A cependant regarder ce dossier de plus près, quelques questions me viennent immédiatement à l’esprit. Tout d’abord, avec une telle offre de formation, la Ville répond-elle à une demande avérée ? Le racisme est-il présent à chaque coin de rue dans notre ville pour nécessiter la formation de plus de 400 personnes ? Les collaborateurs de la Ville se seraient-ils empressés de suivre cette formation s’ils devaient, comme bon nombre d’autres cadres professionnels, prendre ces cours sur leur temps libre et sans percevoir une rémunération ?

 

A la lecture des différents articles de presse, ventant les mérites du Bureau de l’intégration, je n’ai trouvé aucun mot, aucun argument, aucune remarque faisant la preuve d’un tel besoin de former plus de 400 collaborateurs contre le racisme !

 

Avec une telle gouvernance de gauche, l’industrie du social a encore de très beaux jours devant elle. Les contribuables n’ont pas besoin de se faire de souci, ce n’est pas demain que leurs impôts vont diminuer !