15/01/2015

Initiative PDC visant à défiscaliser les allocations familiales – OUI à un engagement clair en faveur des familles !

En mars prochain, à sept mois des élections fédérales d’octobre 2015, les citoyennes et les citoyens suisses auront, après deux votations fédérales en 2013, une nouvelle fois la possibilité de décider de l’orientation que souhaite donner notre pays à sa politique en faveur des familles.

Après le rejet de la volonté du Conseil fédéral d’étatiser - voire même d’uniformiser - l’éducation des enfants, qui aurait engendré une perte de responsabilité individuelle de la famille et l’intrusion de l’Etat au cœur de celle-ci, le corps électoral a ensuite refusé l’initiative des familles de l’UDC. Cette initiative devait permettre aux familles qui font le choix d’élever et d’éduquer elles-mêmes leurs enfants - sans recourir aux crèches subventionnées - de déduire leurs frais de garde.

En cette année électorale, nous devons poursuivre cet engagement nécessaire en faveur d’une politique favorable aux familles. Cette volonté politique passe aujourd’hui par un soutien fort à l’initiative proposée en votation fédérale le 8 mars prochain qui demande la défiscalisation de toutes les allocations familiales, donc l’augmentation du pouvoir d’achat des familles !

En 2012, le PDC suisse a déposé l’initiative « Pour des allocations pour enfant et des allocations de formation professionnelle exonérées de l’impôt ». Cette initiative a récolté 118‘425 signatures valables et elle exige l’exonération fiscale des allocations pour enfant et de formation professionnelle à l’échelon fédéral, cantonal et communal en proposant une modification de l’article 116 de la Constitution fédérale.

Nous ne devons pas rejeter cette initiative simplement parce qu’elle porte la marque du PDC. Dans notre pays, il y a un réel besoin d’augmenter le pouvoir d’achat des familles et cette initiative y contribue pleinement.

Aujourd’hui les familles avec des enfants – en particulier celles avec des enfants en formation – sont confrontées à d’importantes charges financières. Notre politique en matière d’allocations familiales, en attribuant 5 milliards de francs d’allocation chaque année, a pour objectif de limiter ces frais supplémentaires et d’augmenter le budget des familles. Alors comment interpréter notre législation fiscale actuelle qui permet à l’Etat de récupérer immédiatement 1 milliard d’impôts provenant directement des allocations familiales accordées ? De plus pour de très nombreuses familles, les allocations familiales s’apparentent à une augmentation de salaire qui fait passer les familles dans une classe d’imposition supérieure parce qu’elles ont des enfants.

Poursuivons notre soutien aux familles en votant OUI à l’initiative pour la défiscalisation des allocations familiales le 8 mars 2015 !

 

08/11/2013

Nouvelle utopie socialiste : Vous payez un premier franc d’impôt, souriez, vous faites partie de la caste des riches contribuables du pays !

Le vaste débat sur l’initiative pour les familles, soumise au vote le 24 novembre, fait naître  en dehors des grossiers mensonges des adversaires de l’initiative, de subtils jeux de langage.

Il aura suffi d’un premier sondage, donnant l’initiative largement gagnante pour qu’un débat marginal se transforme en véritable guerre larvée contre la politique de l’UDC en matière de famille. Pourtant cette initiative demande une simple équité entre les familles qui peuvent déduire les frais de garde, en utilisant au passage les infrastructures payées par les impôts de tous les contribuables et les parents qui acceptent une diminution de leurs revenus pour prendre en charge les frais de garde de leurs enfants, sans utiliser les structures d’accueil précitées.

Aujourd’hui de nombreuses déclarations, y compris de gros mensonges, font partie de l’artillerie lourde utilisée par les chefs de partis qui s’affichent contre notre initiative. A ce jeu-là la palme revient probablement à M. Levrat, président des socialistes. Il clame à tout vent que cette initiative ne profitera qu’aux riches ! En effet si l’initiative est acceptée, le contribuable qui a des enfants à charge pourra indépendamment de son modèle familiale déduire ses frais de garde, que ce soit les frais provenant d’une institution publique ou de sa perte de revenu s’il fait le choix de s’occuper lui-même de ses enfants !

Ce système ne profiterait ainsi soi-disant qu’aux riches soit, mais de quels riches parle-t-on ?

Ce que ne dit pas le socialiste Levrat, c’est que toute personne qui dispose d’un revenu imposable (qui implique le paiement d’au moins un franc d’impôt) pourra déduire un montant sur la base des frais de garde déductibles selon son lieu de domicile.

Prenons un exemple concret avec deux familles, une qui a un revenu annuel imposable (avant la déduction proposée par l’initiative) de 15'000 francs et l’autre avec un revenu annuel imposable de 150'000 francs. Si la déduction fiscale du canton d’origine est de 10'000 francs, la première famille sera taxée sur un revenu imposable final de 5'000 francs alors que la deuxième famille se verra taxée sur un revenu de 140'000 francs. A la lecture de ce simple exemple, comment peut-ou laisser croire que cette initiative ne va profiter qu’aux riches ? De deux choses l’une, ou bien M. Levrat taxe de riche tous les contribuables qui ont un revenu suffisant pour payer l’impôt ou alors il estime qu’un vote contre l’initiative UDC le 24 novembre vaut bien un gros mensonge !

Cette initiative biffe une inégalité, elle n’oblige personne à changer de modèle familial et elle ne demande aucunement le retour des femmes au foyer. Elle n’a qu’un seul véritable défaut : provenir des rangs de l’UDC ! Bienvenu dans le monde merveilleux de la politique.