02.03.2012
Six semaines de vacances pour tous : de nouvelles charges très importantes pour toutes nos PME !
En fonction de la situation économique actuelle, ainsi que de l'incertitude des temps à venir, l'initiative de Travail Suisse va, si elle est acceptée, pénaliser l'économie et la durabilité de la compétitivité suisse.
Une initiative néfaste pour notre économie
Les initiants attaquent un point sensible de la politique du travail : le droit des vacances. En effet, si la plupart des employés apprécient de pouvoir quitter leur place de travail pour profiter de repos, il est permis d'affirmer que cette initiative est néfaste pour notre économie, et en particulier pour notre réseau de PME.
L'initiative pour six semaines de vacances pour tous avait été lancée en 2007 lorsque la conjoncture était encore des plus favorables. Désormais, la crise économique a également rattrapé notre pays, et cette initiative ne fait plus rêver. Aujourd'hui, les entreprises suisses subissent le franc fort et le ralentissement de la demande étrangère. La pression sur les sous-traitants helvétiques, soit en majorité sur nos PME, est très forte. Les marges se réduisent et certains entrepreneurs vendent avec des marges insuffisantes certains produits. Pour l'instant, la force principale de la Suisse reste ses conditions-cadres favorables et son esprit d'innovation. Qu'en sera-t-il en cas d'acceptation de l'initiative ?
L'initiative menace les PME et met l'emploi en danger
Nous devons rejeter cette initiative car elle menace les petites PME, soit 88% des entreprises helvétiques. Selon une estimation du Conseil fédéral, deux semaines de vacances supplémentaires correspondent à une augmentation de 4% des coûts salariaux, ce qui représente une charge de 6 milliards de francs par année. Par ailleurs de grands problèmes d'organisation surgiront suite à cette initiative et l'engagement de personnel supplémentaire coûtera très cher à nos PME. Celles qui ne pourront pas engager du personnel supplémentaire vont devoir compter avec un report du travail des personnes en vacances sur leurs collègues. Une telle politique conduit à une baisse de productivité et du chiffre d'affaires.
A ce jeu-là, les travailleurs seraient les premiers pénalisés par l'initiative et les emplois les plus menacés aujourd'hui par le franc fort et le net ralentissement économique mondial pourraient disparaître. En effet, il y a fort à penser que les entreprises qui ne pourront plus faire face au coût de la main d'œuvre, délocaliseront leur production à l'étranger. En cas d'acceptation de cette initiative des emplois disparaitront ainsi les uns après les autres.
L'initiative altère les conditions de travail
N'est-il pas réaliste de croire que de nombreuses PME ne pourront pas offrir un salaire identique pour un temps de travail inférieur ? Les salaires diminueront, ou du moins ne pourront plus être augmentés pendant de nombreuses années. Pour permettre à tous les collaborateurs de prendre six semaines de vacances, les entreprises ne pourront plus offrir la même flexibilité dans la liberté de décider des vacances ou des horaires de travail adaptés à la vie familiale.
Selon les initiants, six semaines de vacances permettront de baisser le stress au travail. Cela n'est pas vrai car dans les petites PME, les collaborateurs qui sont en vacances, à l'armée ou en congé maladie ne sont souvent pas remplacés. Ce sont donc les personnes qui resteront au travail durant ces périodes-là, qui seront soumises au stress. Alors que pour celles qui exercent une fonction particulière, le travail qui n'a pas été réalisé en leur absence se fera à leur retour.
Cette initiative aura aussi une incidence très forte sur le financement du service public
Une hausse de la durée des vacances augmentera les coûts salariaux des acteurs publics qui offrent des prestations à nos concitoyens. Aujourd'hui, ni la Confédération, ni les cantons n'accordent six semaines de vacances à leurs employés. Le financement des deux semaines de vacances supplémentaires provoquera des hausses d'impôt ou la baisse de certaines prestations publiques.
Cette initiative conduit aussi à un choix de société
Avec ses quatre semaines de vacances, la Suisse se situe au même niveau que l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Italie. En outre, la plupart de nos travailleurs de plus de 50 ans, bénéficient déjà de cinq voire six semaines de vacances. Dans les secteurs pénibles du bâtiment, la règle est de cinq semaines pour tous et de six semaines pour les plus de 50 ans. Ces dispositions sont aussi valables dans d'autres domaines comme l'industrie horlogère ou l'industrie des machines et ces solutions, négociées entre les milieux patronaux d'une part et les partenaires sociaux d'autre part, sont optimales.
Cette votation nous invite à réfléchir si nous souhaitons maintenir un marché de l'emploi stable et conserver notre compétitivité ou si nous désirons davantage de vacances, ce qui engendrerait de fait une hausse du chômage et le déclin économique de notre pays.
Nous devons choisir si nous voulons sauvegarder la paix du travail et le dialogue entre partenaires sociaux ou si nous préférons brader notre compétitivité et sacrifier notre prospérité sur l'autel des vacances ! Le travail permet notre prospérité et notre compétitivité. Le 11 mars prochain les citoyens sauront le reconnaitre en refusant cette initiative.
13:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : six semaines de vacances, udc, votations, initiative, pme
06.05.2011
Non à un salaire minimum mijoté à la sauce de la gauche vaudoise
L'initiative cantonale sur le salaire minimum, lancée par les milieux d'extrême gauche, est néfaste pour l'économie vaudoise pour plusieurs raisons.
Tout salaire minimum légal constitue une barrière à l'entrée sur le marché du travail. L'instauration d'un salaire minimum induit immédiatement une hausse du chômage et un nivellement général des rémunérations. L'effet social est l'inverse de ce qui est souhaité et souhaitable. En outre, un salaire minimum serait une trappe qui se referme sur certains postes de travail durablement catégorisés comme simplement rémunérés au salaire minimum.
Concernant les aspects légaux, la question d'un salaire minimum dépend principalement de la législation fédérale parce que le droit du travail est une compétence de la Confédération. Par conséquent, il est particulièrement difficile de mettre en place des normes cantonales spéciales dans le cadre législatif suisse.
Les salaires seraient fixés par le Canton en prenant en compte les branches économiques et les disparités régionales. Un tel exercice serait tout simplement impossible à réaliser. En effet, comment faire comprendre à une même entreprise, qu'elle devrait désormais calculer un salaire minimum différencié selon le lieu de domicile de ses collaborateurs pour tenir compte des disparités régionales, soit des loyers différents, des primes maladies, des impôts ou des coûts de la mobilité... Il est aisé de comprendre que cette initiative est impossible à mettre en œuvre.
En outre, si l'on prend en compte l'arrêt du Tribunal fédéral relatif à la mise en œuvre d'un salaire minimum, le montant de ce salaire ne pourrait pas dépasser les montants admis dans le cadre de la politique sociale pour respecter la liberté économique garantie par la Constitution. Cela impliquerait un salaire minimum inférieur ou égal à 2500.- francs par mois.
Un autre risque se dessine à l'horizon en cas d'acceptation, celui de voir disparaitre le partenariat social de nombreuses branches d'activité. En effet, les Conventions collectives de travail seraient remises en question, ce qui signifierait pour bon nombre d'employés une baisse des revenus conduisant à une perte de la qualité et du niveau de vie.
Dans le cas où le législateur fixerait un salaire minimum trop élevé, de nombreuses entreprises ne pourraient plus se permettre d'engager du personnel supplémentaire en raison de la hausse des charges, salariales et sociales. Ce sont les emplois dont la valeur ajoutée est très faible qui disparaitraient de l'activité de certaines entreprises au profit de l'engagement de personnel travaillant «au noir».
Pour ce qui est de la situation à l'étranger, la mise en place d'un salaire minimum n'a pas eu d'effets favorables pour l'économie. Bien au contraire, les salaires sont durablement nivelés vers le bas alors que le chômage augmente.
Au final pour vraiment protéger les salariés de notre pays, il faut glisser un NON à l'initiative pour un salaire minimum le 15 mai prochain.
18:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salaire minimum, vaud, initiative, économie, marché du travail, votations cantonales
05.03.2011
Après le refus d'interdire la mendicité demandé par l'UDC à Lausanne, la présence accrue de mendiants est une nouvelle réalité dans notre ville !
Comme on pouvait raisonnablement s'y attendre, depuis les votes du Conseil communal contre l'interdiction de la mendicité demandée par l'UDC, l'ouverture de ce marché lucratif est en pleine expansion au coeur de Lausanne. L'esprit de liberté affiché publiquement par les autorités lausannoises a attiré de nouveaux mendiants, exploités par des clans organisés, devant les portes des commerces de notre ville. Cette situation était prévisible, mais la gauche n'avait qu'une intention dans ce débat, faire barrage à l'UDC !
La politique de la gauche et de certains élus du centre pousse malheureusement l'exploitation de femmes, d'enfants ou de personnes handicapées des journées entières sur les pavés de notre cité. Les adversaires de l'UDC portent cette politique d'ouverture à la mendicité comme une leçon d'humanisme. Notre parti n'affiche pas la même lecture de la situation et entend se battre pour interdire la mendicité à Lausanne. Le canton de Vaud a fait savoir, à plusieurs reprises, qu'il appartenait aux communes d'interdire la pratique de la mendicité. Une interdiction permettrait de sortir les personnes exploitées de ce trafic, de leur prodiguer les soins sanitaires de base et de les renvoyer dans leur pays. A cela la gauche préfère l'exploitation d'êtres humains au cœur de la ville, au su et au vu des citadins et des élus de notre ville.
L'UDC apporte un soutien direct à l'initiative visant à interdire cette pratique à Lausanne et remet cette semaine 600 signatures aux responsables de cette dernière. Notre parti entend dès maintenant intensifier et poursuivre la recherche de signatures. Il invite les lausannoises et les lausannois à faire barrage à la politique laxiste de la gauche en les invitant à signer et faire signer cette initiative. Il est désormais important que les citoyennes et les citoyens mettent des limites à la politique arrogante de la gauche lausannoise.
09:12 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mendicité, lausanne, la gauche, initiative, udc, signatures, conseil communal

