05/09/2015

Mettre un frein à l’explosion de l’immigration !

Une Suisse à dix millions d’habitants, ce n’est plus de l’utopie ! C’est ce qui nous attend dans quelques années.

 

Le 9 février 2014, le peuple suisse a accepté une initiative de l’UDC demandant une limitation de l’immigration aux besoins de l’économie. Aujourd’hui, dix-huit mois après cette décision du souverain, notre pays n’a jamais accueilli autant d’immigrants et à ces derniers  s’ajoute la présence en Suisse de très nombreux sans-papiers qui n’émargent dans aucune statistique.

 

Cette politique irresponsable de la Confédération, soutenue par de nombreux cantons, est une charge pour tous les résidents dans notre pays. Notre qualité de vie diminue, la criminalité sonne à notre porte au quotidien et nos institutions supportent les charges exorbitantes de cette pression migratoire.

 

Une Suisse à dix millions d’habitants, c’est tout d’abord une menace pour nos places de travail, une pression sur nos salaires, une hausse du prix des loyers et notre réseau de transport qui ne peut plus absorber une telle croissance de la population.

 

Une Suisse à dix millions d’habitants dans 15 ans, c’est hors de question !

 

Depuis que le souverain a accepté l’initiative du 9 février  pour un contrôle strict de l’immigration, ce sont plus de 160'000 étrangers qui sont arrivés en Suisse, c’est plus que la population de Lausanne et Renens réunie !

 

Chaque année notre pays construit 35'000 nouveaux logements, ce qui représente l’utilisation de 1,1m2  de terre cultivable par seconde pour couvrir les besoins de cette croissance de la population.

 

Aujourd’hui les étrangers représentent 23,8% de la population résidente, pourtant en 2014 ils sont plus de 48% des sans-emplois et 46.7 % des personnes qui touchent des prestations sociales. Notre système social ne saurait supporter une telle situation encore très longtemps.

 

Les générations précédentes nous ont donné en héritage un pays prospère ; quel pays allons-nous transmettre à nos enfants ?

 

Il est important d’obliger le Conseil fédéral à revoir sa copie et proposer une politique qui garantisse notre indépendance, notre qualité de vie et la prospérité de la Suisse. Le 18 octobre 2015 vous pouvez nous aider à donner une nouvelle orientation à notre politique migratoire en soutenant l’UDC, seul parti qui va se battre pour que l’initiative pour lutter contre sur l’immigration de masse, votée le 9 février 2014, soit appliquée.

 

04/05/2015

Libre circulation des personnes, une réalité bien différente !

Pour ceux qui ont une bonne mémoire, souvenez-vous lors de la campagne en vue de l’acceptation de libre circulation des personnes à la fin des années 2000, le Conseil fédéral parlait d’un flux migratoire positif dans notre pays d’environ  6 à 8'000 immigrés par année. C’est exactement le chiffre des migrants qui ont traversé la Méditerranée durant le premier weekend de mai 2015. Et croyez-moi, ce sont pour la très large majorité d’entre eux des personnes qui viennent en Europe avec l’espoir d’un statut économique meilleur. Avec la libre circulation des personnes telle que pratiquée aujourd’hui, cette situation est un réel problème pour la Suisse qui a malheureusement délégué la «gestion de sa frontière» à l’Union européenne.

Alors que l’Europe compte un taux de chômage moyen de 10.7 % (encore plus élevé dans les pays du sud de l’Europe) et un PIB par habitant de 27'937 dollars, notre pays n’a que 3.4% de chômeurs et un PIB de 46'734 dollars par habitant.  Nul besoin d’être économiste ou grand analyste pour comprendre que notre pays est une terre de destination pour de très nombreux migrants économiques, y compris en provenance des pays de l’UE et que cette situation n’est plus possible à terme.

Le peuple et les cantons, le 9 février 2014, ont clairement souhaité limiter l’immigration de masse dont notre pays est victime en privilégiant une immigration correspondant aux besoins avérés de notre économie pour permettre une bonne intégration des nouveaux arrivants. Cela n’est malheureusement toujours pas le cas aujourd’hui.

Plus d’une année après ce vote, aucune véritable volonté ne se dessine dans la politique de nos gouvernants pour mettre en oeuvre, sans réserve, la décision de notre souverain. Ce n’est pas vers une véritable reprise en main de notre politique migratoire que nous nous dirigeons. Il suffit pour s’en convaincre de faire une lecture rapide des chiffres du Secrétariat à la migration concernant la statistique des étrangers 2014. Les résultats indiquent une croissance incontrôlée de la population qui s'explique toujours par l'immigration. Cette immigration nette a atteint l'an passé 78'902 personnes. Ce qui est inquiétant dans ce développement, c’est que moins de la moitié de l'immigration est due à des personnes cherchant un emploi en Suisse. C'est donc dire l'urgence qu'il y a à appliquer rapidement et rigoureusement l’article constitutionnel "contre l'immigration de masse" approuvée il y a plus d'un an et éviter ainsi l’explosion de notre système social.

En conclusion, le fait que moins de la moitié des immigrants sont à la recherche d'un emploi confirme malheureusement l'échec du système actuel d'immigration basé sur la libre circulation des personnes. Le Conseil fédéral et le Parlement doivent désormais immédiatement préparer l'application complète de l'article constitutionnel 121a sur le contrôle et la limitation de l'immigration approuvé par le peuple et les cantons. Les Etats membres de l'UE doivent être impliqués dans cette procédure et l'accord de libre circulation des personnes doit être modifié puisque les trois quarts de l'augmentation de la population résidente sont dus aux ressortissants de l’UE. L'immigration se poursuivra sans discontinuer faute de prendre des mesures efficaces comme des contingents d'immigration et la priorité des travailleurs résidents, mesures que le peuple et les cantons ont approuvées.

Certains crient que le peuple n’a pas toujours raison, surtout lorsque ce dernier ne pense pas comme eux ! Je ne suis pas de ceux-ci et sur ce coup-là je suis absolument convaincu que le peuple a parfaitement raison !

 

15/10/2014

Le Peuple est souverain, mais depuis le 9 février 2014 les pressions sur notre démocratie sont très fortes

Ce qui distingue notre nation d’autres pays dits démocratiques, c’est l’initiative : l’outil politique au service du peuple !  Aujourd’hui, la méfiance persistante du politique envers le citoyen, conduit de nombreux élus fédéraux à tailler dans nos droits populaires. C’est suite à l’acceptation des initiatives sur le renvoi des criminels étrangers, l’interdiction des minarets ou encore la limitation de l’immigration de masse qu’une majorité d’élus fédéraux ont imaginé restreindre notre droit d’initiative.

Durant de longs mois on nous a servi le respect du droit international ainsi que la convention des droits de l’homme pour ne pas donner suite aux dernières initiatives soutenues par le peuple. Aujourd’hui les adversaires de notre démocratie directe recherchent par voies détournées des artifices pour ne pas appliquer la volonté du peuple. L’UDC est aujourd’hui bien seule à se battre à juste titre contre de nombreux europhiles pour que notre pays ne s’agenouille plus devant le pouvoir et les juges étrangers.

Cette situation pousse les défenseurs de nos droits démocratiques qui me comptent dans leurs rangs, à réfléchir au lancement d’une initiative donnant la priorité au droit suisse par rapport au droit étranger. Cet engagement est nécessaire pour lutter contre la volonté de l’UE d’exiger le "rattachement institutionnel" de la Suisse au droit de ses voisins.

Réduire nos droits démocratiques, c’est accepter une perte de souveraineté et abandonner une partie de notre indépendance. C’est aussi diminuer notre degré d'autodétermination et les bases d’une adhésion insidieuse à l'UE. Ne nous laissons pas berner par celles et ceux qui veulent supprimer les outils de notre démocratie directe par une limitation des initiatives populaires car ils partagent le secret espoir de rendre le système politique de la Suisse compatible avec l’UE !

 

22/11/2013

Immigration de masse, il est nécessaire d'agir maintenant !

La Suisse victime de son succès ! Oui, la Suisse est victime de son succès…

C’est finalement cette simple phrase de quelques mots qui résume le mieux les intentions de l’UDC. Le parti propose avec son initiative contre l’immigration de masse de redonner aux politiques les outils et les moyens leur permettant de répondre efficacement aux problèmes actuels liés au contrôle de la migration de notre pays.

Force est de constater que cette petite Suisse, très prospère avec ses 8 millions d’habitants, fait envie à bon nombre des 510 millions de personnes qui vivent dans une Europe secouée par une crise économique et sociale persistante généralisée.

A cela s’ajoute de nombreuses personnes venant d’Afrique ou d’Amérique du Sud, parfois au péril de leur vie, cultivant l’idée que la Suisse sera la solution à tous leurs problèmes économiques. Force est cependant de constater que la réalité est fort différente !

De toute évidence notre pays, son marché du travail en particulier, n’est pas à même d’offrir une alternative économique à toutes celles et tous ceux qui voient sur notre sol un avenir radieux !

Tout d’abord depuis l’entrée en vigueur de la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’Union européenne,  voici dix ans, la Suisse affiche une croissance démographique très forte, de quelque 80'000 personnes par année, ce qui correspond sur deux ans à l’équivalent de l’agglomération lausannoise.

En poursuivant cette politique migratoire, le "scénario haut" de la croissance de la population suisse établi par l'Office fédéral de la statistique sera atteint en 2035 et la Suisse comptera alors plus de 10 millions d'habitants.

Ensuite, nous ne pouvons passer sous silence le doublement du nombre de frontaliers, passant de 45'000 à 91'000 personnes, durant cette même période de dix ans.  Bien sûr ce chiffre est l’un des indicateurs d’une économie saine, mais force est d’admettre que les problèmes du logement, de la mobilité, d’un chômage proche de 8% au sein de la population étrangère et du tassement de nos salaires dans certaines branches économiques ne sont pas étrangers à l’ouverture de nos frontières, donc de notre marché du travail !

Aujourd’hui, une Suisse comptant 10 millions d'habitants est-elle dans l'intérêt de la population actuelle et de sa qualité de vie ? Est-il judicieux voire responsable de notre part que de plus en plus de personnes produisent et consomment sur notre territoire où l’on commence déjà à être manifestement à l’étroit ?

Mais que signifie cette immigration de masse qui conduit à une très forte croissance démographique ?

Certes de plus en plus de travailleurs étrangers construisent des logements, mais ces logements sont essentiellement destinés aux 80’000 habitants provenant du flux migratoire !

Certes, nous avons besoin de plus en plus de médecins et d'infirmières étrangers, mais ils répondent en priorité aux besoins de l’augmentation de l’espérance de vie et surtout à la croissance de la population, due à nouveau au flux migratoire annuel.

Certes, nous avons besoin de plus en plus de bureaucrates étrangers qui administrent de plus en plus… d'étrangers. Et il en va de même pour les travailleurs sociaux étrangers, les collaborateurs des transports publics étrangers, les gardiens de prison étrangers et ainsi de suite... Un véritable cercle vicieux et surtout dangereux pour notre propre équilibre.

Bref dans notre pays, de plus en plus d’étrangers trouvent place au sein de notre marché du travail pour s'occuper d'autres étrangers qui viennent vivre en Suisse. Voilà une réalité qui doit nous faire réfléchir !

A entendre de nombreux acteurs, finalement tout va bien ! Nous avons de la croissance et nous créons de la valeur ajoutée, il n’y aurait donc pas de quoi s’inquiéter. Vraiment ?

Il ne suffit plus de crier à tue-tête les bienfaits de l’immigration pour résorber en un clin d’œil les difficultés importantes qui l’accompagnent ! Nous devons porter un regard beaucoup plus critique sur le développement actuel en réfléchissant comment revenir à d’autres réalités et d’autres valeurs plus pragmatiques.

En fonction des conséquences de la croissance démographique, liées à l’étroitesse de notre territoire, nous devons renoncer aux excès; qu'il s'agisse du bétonnage du paysage, de la surcharge de nos moyens de mobilité ainsi que de l’augmentation de l’insécurité issus en grande partie de la perte de contrôle d’une immigration anarchique et excessive. A l’avenir, une immigration contrôlée doit en priorité permettre à l'économie de combler les lacunes dans ses effectifs !

L’expérience nous montre que l’intégration se fait en priorité par le travail et la participation socio-culturelle des immigrés. Une immigration excessive qui n’est plus en phase avec les besoins de l’économie nuit à long terme au pays, tout en érodant les bases sur lesquelles se forge son succès, soit notre la qualité de vie, un système de formation performant, un pouvoir fort d’achat, un niveau culturel élevé et la sécurité pour tous.

Sur la base des faits que je viens d’évoquer la question se pose, pour vous et moi, de savoir ce nous apporte réellement cette immigration massive depuis l’ouverture de nos frontières ?

L’initiative de l’UDC "Contre l'immigration de masse", qui sera soumise au peuple le 9 février 2014, veut redonner à la Suisse les outils indispensables dont elle a un urgent besoin et lui offrir les conditions nécessaires pour qu’elle puisse à nouveau contrôler son immigration.

Il est encore temps de stopper les excès actuels de l’immigration. En acceptant l'initiative populaire contre l'immigration de masse, nous replacerons notre pays sur la voie de la raison.

30/10/2013

Service public d’information et initiative fédérale pour les familles - Traitement équitable de l’information et respect du temps de parole !

L’analyse quotidienne du traitement de l’information qui est diffusée ces derniers jours par les services publics que sont la Télévision Suisse Romande et la Radio Suisse Romande, concernant en particulier la votation sur l’initiative pour les familles du 24 novembre prochain, me fait réagir. J’exprime mon insatisfaction dans le traitement de l’information et l’équilibre du temps de parole dans la valorisation des arguments pour ou contre l’initiative sur la famille.

 

Depuis le dernier sondage public qui donne soit dit en passant l’initiative précitée largement gagnante, l’orientation de nombreux médias a rapidement changé. Plusieurs avis étant plus sûrs que ma seule appréciation, j’ai pris langue avec quelques observateurs avertis du paysage médiatique et nous sommes arrivés à la même conclusion : un changement de cap évident des vecteurs d’information de la RTS opposés au texte de l’initiative pour les familles est largement perceptible.

 

Ces mêmes observateurs constatent aussi que le temps de parole alloué aux adversaires de cette initiative a explosé. Après avoir offert une place de choix à Mme la conseillère fédérale Widmer-Schlumpf pour combattre l’initiative des familles, la RTS ouvre désormais les portes de ses émissions d’information pour ce même combat à son collègue M. le conseiller fédéral Alain Berset.

  

A cela vient encore s’ajouter la qualité du traitement de l’information par ce service public. Je ne doute pas que les services de la RTS disposent d’excellents spécialistes à même de porter une analyse critique et néanmoins impartiale du texte d’une initiative. Il est cependant regrettable de constater que cette institution n’a pas recouru à leurs services, laissant diffuser des exemples grossiers d’application de l’initiative pour les familles. Ces exemples discutables, soutenus par l’image évocatrice de différences de classes sociales, sont à même d’induire clairement l’électeur vers une appréciation erronée du texte de l’initiative précitée. Il n’est absolument pas correct de mentionner que cette initiative ne profiterait en réalité qu’aux familles aisées. Toute personne (disposant évidemment d’un revenu fiscal), sans différence de sexe, de statut matrimonial ou de statut social aura la possibilité de déduire de son revenu imposable les frais de garde garantis à l’avenir par l’initiative…

 

En conclusion, je tiens aussi à revenir sur le traitement de l’information suite à l’assemblée des délégués de l’UDC Suisse du 26 octobre 2013 de Meiringen. En effet, l’assemblée d’un parti gouvernemental dont l’initiative pour les familles et le référendum contre l’augmentation de la vignette à 100 francs (toutes deux issues de ses rangs) sont à l’agenda politique des prochaines votations dans quelques jours, mériterait une couverture médiatique adaptée à l’importance de la votation. Pourtant, je constate que les services de la RTS n’ont pas traité de cette journée, mais a contrario ils ont abondamment mis en scène les prises de position du week-end des acteurs politiques qui s’opposaient à l’initiative pour les familles.

 

La Direction de la Radio Télévision Suisse aura probablement à cœur, avec le concours de spécialistes compétents, de m’apporter la preuve que mon jugement exprimé au travers de ce courrier n’est  pas correct. Il y a évidemment toujours une marge d’appréciation, toutefois une chose est sûre, les médias ont changé leur stratégie depuis la sortie des sondages concernant l’initiative sur les familles !

31/08/2013

Une déduction fiscale justifiée pour toutes les familles !

Durant sa session d'automne 2009, notre Parlement fédéral a décidé à juste titre d'accorder une déduction fiscale de 10’000 francs au maximum aux parents qui font garder leurs enfants par des tiers contre une rétribution. Cette décision est la suite logique de l’évolution perçue lors de ces dernières années au sein de nombreux cantons qui connaissent déjà ce système de déductions fiscales. Dès lors maintenant l'arrêté du parlement fédéral contraint, sous le joug de l'harmonisation fiscale, tous les cantons à mettre en œuvre une telle politique.

A noter que les cantons restent cependant libres d'en fixer le montant. Toutefois cette obligation est valable uniquement pour les familles qui confient leurs enfants à la collectivité publique, celles qui font le choix difficile et coûteux de consacrer un maximum de temps à l’éducation de leurs enfants sont ainsi lourdement pénalisées.

Corrigeons cette injustice en acceptant l’initiative fédérale pour les familles le 24 novembre 2013.

www.initiative-familles.ch

29/08/2013

Supprimer l’obligation de servir, c’est renoncer à notre armée.

Dernièrement à l’occasion d’une conférence, mon ami Yves Nidegger faisait remarquer à juste titre à l’assistance qu’absolument « tous les peuples de notre monde avaient une armée sur leur territoire », astucieusement il ajoutait que si « ce n’était la leur, c’était celle du voisin » !

Cette phrase résume à elle seule tous les arguments que l’on pourrait objecter au texte du GSsA qui,  en rendant l’obligation de servir facultative, veut en définitive purement et simplement supprimer l’armée de notre pays.

Nous devons reconnaître que le GSsA, contrairement au Conseil fédéral sur notre appartenance à l’Union européenne, n’a pas un agenda caché. Ce groupement veut clairement la disparition de notre armée. Restons toutefois objectif et admettons que sans une réelle obligation de servir, notre pays ne sera plus en mesure de doter son armée de suffisamment de volontaires.

A priori, il n’est pas idiot de faire référence à des dépenses publiques importantes, au temps nécessaire pour accomplir son service obligatoire pris sur la vie professionnelle ou encore évoquer le besoin de laisser sa vie privée de côté l’espace de quelques semaines pour justifier l’abandon de cette obligation de servir. Mais voilà cet abandon au demeurant  anodin conduirait inéluctablement à la fin de notre armée de milice sans garantir les ressources nécessaires à une véritable armée de professionnels.

La réalité nous appelle donc à une interprétation bien différente de celle du GSsA sur le besoin pour chaque pays de disposer d’une véritable armée défensive.

Comme le faisait remarquer Yves Nidegger, tous les peuples du monde, à de très rares exceptions, comptent une armée sur le territoire, encore faut-il que cette armée soit la leur et pas celle d’un occupant indésirable. A l’heure du débat, les porteurs de l’initiative laissent entendre que ce n’est « que » l’obligation de servir qui est en jeu et qu’un vote en faveur de la fin de l’obligation de servir permettrait au final à notre pays de disposer d’une armée formée de professionnels.

Aujourd’hui les expériences menées dans différents pays étrangers sont là pour nous rappeler qu’un trop grand nombre de jeunes n’accepteraient pas de renoncer à leur liberté durant quelques semaines pour servir leur patrie. Les volontaires seraient probablement rares, alors que leurs qualifications insuffisantes pour une telle tâche feraient probablement débat.

Le GSsA avec les partis de gauche savent pertinemment que sans une obligation de servir, il n’y aurait pas suffisamment de volontaires pour permettre le fonctionnement de notre armée. Ne pouvoir compter que sur la simple motivation des citoyens, ne permettrait plus de garantir l’organisation de la sécurité civile et militaire de notre pays.

 

Notre Etat devrait probablement mettre des moyens financiers supplémentaires en faveur de sa sécurité pour des résultats médiocres. A terme, notre sécurité pourrait être confiée à des commandements militaires étrangers, à l’exemple de l’OTAN. Nous ne voulons pas d’un tel scénario !

Lors de la votation du 22 septembre  2013, nous devons clairement rejeter cette initiative qui exige de supprimer l’obligation de servir. Il est de notre devoir de défendre notre fédéralisme et notre démocratie directe. La Suisse ne pourra pas faire face à la disparition de ses frontières, à une immigration de masse et à l’explosion de la criminalité, si elle ne peut s’appuyer sur un dispositif sécuritaire dissuasif qui englobe l’obligation de servir son pays. Notre pays jouit d’une situation socio-économique enviable. Il la doit en priorité sa stabilité politique qu’à un système sécuritaire adapter au sein duquel notre armée de milice joue un rôle prioritaire !

08/04/2013

Election du Conseil fédéral, le peuple est souverain

Nous autres électrices et électeurs vaudois élisons nos autorités exécutives cantonales et communales. Cette expression directe de la volonté du peuple dans le choix de ses autorités est-elle la source de critiques ? Pas le moins du monde, alors pourquoi en serait-il autrement pour l’élection du Conseil fédéral par le peuple !

Force est de constater que cette question divise les différents partis politiques qui sont confrontés à un dilemme : doit-on donner directement la parole au peuple ou laisser cette élection entre les mains des parlementaires fédéraux ?

En participant directement à l’élection du Conseil fédéral, les Suissesses et les Suisses étendront leurs droits populaires en évitant les spéculations et les arrangements partisans de nos parlementaires fédéraux. Cela mène parfois ces derniers à donner leur suffrage à une personnalité qu’ils ne connaissent pas, suivant bravement les mots d’ordre de leur parti.

Est-ce cela que le peuple attend de ses représentants sous la coupole fédérale ? Je ne le pense pas et il est donc nécessaire de renforcer et d’étendre les droits populaires !

Contrairement aux dires des adversaires de l’initiative, l’élection du Conseil fédéral par le peuple garantit une représentation équitable et durable des minorités linguistiques et culturelles au sein de notre gouvernement fédéral. L’initiative apporte la garantie de la participation d’au moins deux francophones ou italophones au sein du Conseil fédéral, alors qu’aujourd’hui cette garantie n’existe pas. En donnant suite à cette initiative, le peuple renforcera clairement la représentativité des minorités linguistiques de notre pays.

Aujourd’hui, le Conseil fédéral n’a pas à tenir compte des attentes majoritaires du peuple mais uniquement de celles de majorités de circonstance, souvent éphémères, qui se dessinent au gré des différents dossiers politiques traités par les chambres fédérales. L’élection du Conseil fédéral par le peuple changerait le paradigme et nos élus au sein de ce conseil s’engageraient directement auprès des citoyennes et des citoyens. Le Conseil fédéral devrait davantage prendre en compte les résultats de votations populaires et il ne pourrait plus se permettre d’ignorer certains votes en refusant d’appliquer la volonté exprimée par les électrices et électeurs de notre pays.

Alors que le pouvoir du gouvernement s’élargit et que l’administration occupe un poids croissant dans de nombreuses décisions politiques, l’élection du Conseil fédéral par le peuple est nécessaire pour l’avenir de notre démocratie.

Et que l’on ne vienne pas nous dire que cette élection serait une importante source de frais. Comme pour l’élection des gouvernements dans nos différents cantons, il serait possible d’organiser l’élection quadriennale du Conseil fédéral par le peuple le même weekend que les élections fédérales !

 

25/06/2012

Initiative visant à limiter l'immigration, soutien inattendu

L'UDC vaudoise apprend avec grand intérêt que la nette majorité des patrons de PME soutiennent l'initiative « Stopper l'immigration massive », déposée par notre parti. En effet, le sondage relève que 57% des 515 patrons romands interrogés par M.I.S. Trend acceptent l'initiative UDC qui vise concrètement à réintroduire des contingents à l'immigration et à donner aux Suisses la priorité dans la recherche d'un emploi.

Avec cette proposition forte de politique migratoire, l'UDC sait être à l'écoute des inquiétudes des patrons qui, particulièrement dans les régions frontalières, ne croient pas en une réelle efficacité des mesures d'accompagnement et de contrôle. Aujourd'hui, nos entreprises qui appliquent à la lettre les règles dans le respect des employés et des marchés se sentent toujours plus démunies face à la sous-enchère et aux faux indépendants. Le sondage mentionne que 80% des patrons demandent davantage de contrôles ! Une nouvelle fois, l'UDC prouve que son engagement est bénéfique à l'économie de notre pays : vingt ans de refus à l'intégration de l'Espace Economique Européen se traduisent par une vitalité économique bien supérieure à celle de nos voisins. L'UDC avait prévu et annoncé les difficultés que cause la mise en œuvre de la libre circulation des personnes.

Avec l'arrivée dans notre pays de plus de 80'000 immigrés entre avril 2011 et avril 2012, ainsi que des projections qui montrent que notre pays pourrait compter plus de 8 millions d'habitants en 2035, il est important de réfléchir à un autre modèle de gestion des flux migratoires. C'est ce qu'a fait l'UDC en déposant son initiative ! Si l'immigration a des effets positifs pour notre économie, il est nécessaire de ne pas fermer les yeux sur une autre réalité, celle de notre politique du logement, de l'énergie, de la mobilité, de l'aide sociale, de notre qualité de vie, de notre système de santé, etc...

L'UDC Vaud se réjouit qu'au-delà de l'image que voudrait lui peindre la presse, une majorité de patrons romands ont réalisé que notre parti travaille pour l'économie de notre pays et le maintien de ses places de travail.

 

02/03/2012

Six semaines de vacances pour tous : de nouvelles charges très importantes pour toutes nos PME !

En fonction de la situation économique actuelle, ainsi que de l'incertitude des temps à venir, l'initiative de Travail Suisse va, si elle est acceptée, pénaliser l'économie et la durabilité de la compétitivité suisse.

Une initiative néfaste pour notre économie

Les initiants attaquent un point sensible de la politique du travail : le droit des vacances. En effet, si la plupart des employés apprécient de pouvoir quitter leur place de travail pour profiter de repos, il est permis d'affirmer que cette initiative est néfaste pour notre économie, et en particulier pour notre réseau de PME.

L'initiative pour six semaines de vacances pour tous avait été lancée en 2007 lorsque la conjoncture était encore des plus favorables. Désormais, la crise économique a également rattrapé notre pays, et cette initiative ne fait plus rêver. Aujourd'hui, les entreprises suisses subissent le franc fort et le ralentissement de la demande étrangère. La pression sur les sous-traitants helvétiques, soit en majorité sur nos PME, est très forte. Les marges se réduisent et certains entrepreneurs vendent avec des marges insuffisantes certains produits. Pour l'instant, la force principale de la Suisse reste ses conditions-cadres favorables et son esprit d'innovation. Qu'en sera-t-il en cas d'acceptation de l'initiative ?

L'initiative menace les PME et met l'emploi en danger

Nous devons rejeter cette initiative car elle menace les petites PME, soit 88% des entreprises helvétiques. Selon une estimation du Conseil fédéral, deux semaines de vacances supplémentaires correspondent à une augmentation de 4% des coûts salariaux, ce qui représente une charge de 6 milliards de francs par année. Par ailleurs de grands problèmes d'organisation surgiront suite à cette initiative et l'engagement de personnel supplémentaire coûtera très cher à nos PME. Celles qui ne pourront pas engager du personnel supplémentaire vont devoir compter avec un report du travail des personnes en vacances sur leurs collègues. Une telle politique conduit à une baisse de productivité et du chiffre d'affaires.

A ce jeu-là, les travailleurs seraient les premiers pénalisés par l'initiative et les emplois les plus menacés aujourd'hui par le franc fort et le net ralentissement économique mondial pourraient disparaître. En effet, il y a fort à penser que les entreprises qui ne pourront plus faire face au coût de la main d'œuvre, délocaliseront leur production à l'étranger. En cas d'acceptation de cette initiative des emplois disparaitront ainsi les uns après les autres.

L'initiative altère les conditions de travail

N'est-il pas réaliste de croire que de nombreuses PME ne pourront pas offrir un salaire identique pour un temps de travail inférieur ? Les salaires diminueront, ou du moins ne pourront plus être augmentés pendant de nombreuses années. Pour permettre à tous les collaborateurs de prendre six semaines de vacances, les entreprises ne pourront plus offrir la même flexibilité dans la liberté de décider des vacances ou des horaires de travail adaptés à la vie familiale.

Selon les initiants, six semaines de vacances permettront de baisser le stress au travail. Cela n'est pas vrai car dans les petites PME, les collaborateurs qui sont en vacances, à l'armée ou en congé maladie ne sont souvent pas remplacés. Ce sont donc les personnes qui resteront au travail durant ces périodes-là, qui seront soumises au stress. Alors que pour celles qui exercent une fonction particulière, le travail qui n'a pas été réalisé en leur absence se fera à leur retour.

Cette initiative aura aussi une incidence très forte sur le financement du service public

Une hausse de la durée des vacances augmentera les coûts salariaux des acteurs publics qui offrent des prestations à nos concitoyens. Aujourd'hui, ni la Confédération, ni les cantons n'accordent six semaines de vacances à leurs employés. Le financement des deux semaines de vacances supplémentaires provoquera des hausses d'impôt ou la baisse de certaines prestations publiques.

Cette initiative conduit aussi à un choix de société

Avec ses quatre semaines de vacances, la Suisse se situe au même niveau que l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Italie. En outre, la plupart de nos travailleurs de plus de 50 ans, bénéficient déjà de cinq voire six semaines de vacances. Dans les secteurs pénibles du bâtiment, la règle est de cinq semaines pour tous et de six semaines pour les plus de 50 ans. Ces dispositions sont aussi valables dans d'autres domaines comme l'industrie horlogère ou l'industrie des machines et ces solutions, négociées entre les milieux patronaux d'une part et les partenaires sociaux d'autre part, sont optimales.

Cette votation nous invite à réfléchir si nous souhaitons maintenir un marché de l'emploi stable et conserver notre compétitivité ou si nous désirons davantage de vacances, ce qui engendrerait de fait une hausse du chômage et le déclin économique de notre pays.

Nous devons choisir si nous voulons sauvegarder la paix du travail et le dialogue entre partenaires sociaux ou si nous préférons brader notre compétitivité et sacrifier notre prospérité sur l'autel des vacances ! Le travail permet notre prospérité et notre compétitivité. Le 11 mars prochain les citoyens sauront le reconnaitre en refusant cette initiative.