20/09/2011

Ne pose pas une affiche qui veut à Lausanne, surtout pas l'UDC !

En arpentant la campagne vaudoise ces derniers jours, j'ai observé la présence des affiches sauvages de M. Olivier Français. Même si ce dernier est un ami politique qui défend les idées bourgeoises aux chambres fédérales, je ne peux m'empêcher d'écrire ces quelques mots ! Il voudra cependant bien m'en excuser.

En effet, lors des élections communales de mars 2011, mon parti l'UDC a posé neuf affiches sur des candélabres en zone foraine de Lausanne à quelques mètres de distance. Ces affiches étaient correctement posées, elles contrevenaient cependant à un règlement communal, mais elles faisaient surtout très mal aux yeux de nos adversaires politiques présents au sein des autorités exécutives de la Ville de Lausanne. C'est donc en grande pompe que les services de la voirie de M. Olivier Français ont retiré les affiches de l'UDC en facturant plus de 800 francs de frais à notre parti. A noter que l'UDC a fait la démonstration devant la presse médusée que le temps nécessaire pour retirer ces neuf affiches représentait moins d'un quart d'heure. Faites un calcul ! Avec un tel tarif horaire, il est difficile de croire que la Ville de Lausanne se trouve dans les chiffres rouges.

Au final, l'UDC a payé cette facture. Cependant, notre parti s'étonne de constater que M. Olivier Français n'hésite pas à poser des affiches sauvages à son effigie dans tout le canton de Vaud. Nous invitons les communes qui souhaitent retirer les affiches de M. Français de ne surtout pas oublier d'appliquer les tarifs des services de ce dernier. Cela pourrait soulager les finances de beaucoup de localités vaudoises !

Encore un petit mot avant de conclure ; les personnes attentives à l'affichage commercial au cœur de Lausanne auront probablement constaté que tous les espaces publicitaires très visibles portent la tête de M. Français. Mais je tiens immédiatement à vous rassurer : il ne s'agit que d'une simple coïncidence...

Encore un détail M. Français, n'oubliez pas de faire retirer votre affiche illégale à Montblesson sur le territoire de la commune de Lausanne, mais un petit conseil surtout ne demandez pas à vos services de faire ce travail, cela pourrait vous coûter très cher !

 

03/06/2010

La présence régulière d’armes dans les rues justifie la suppression des frontières partisanes

Lors de la dernière séance du Conseil communal de Lausanne, ce mardi 1er juin, les présidents de deux partis, A Gauche Toute et UDC, ont déposé une motion co-signée demandant à la Municipalité de Lausanne d’étudier les pistes possibles pour restreindre, voire interdire, le port d’armes à feu et d’armes blanches dans les rues de Lausanne. La motion insistait aussi sur la mise en œuvre d’actions de prévention, contre le port illicite d’armes, auprès des Lausannois et des adolescents en particulier.

Dans un premier temps et comme il fallait s’y attendre, la presse et les autres partis politiques ne se sont pas exprimés sur le contenu de la motion, mais bien évidemment sur la forme particulière de son dépôt. Il en est ainsi en politique ! Remarquez que cela équivaudrait à disserter sur l’enveloppe d’une lettre que vous venez de recevoir, plutôt que de lire son contenu !

Alors pourquoi deux acteurs politiques ‘’que tout oppose’’ (dixit la presse; mais il faut admettre que c’est un peu vrai) décident de s’associer pour proposer ensemble une motion ? Et bien justement parce que tous deux souhaitent voir disparaître les armes des rues de Lausanne. Inutile de chercher ailleurs le fruit de cette union politique passagère.

Je ne connais pas directement les motivations personnelles de mon co-motionnaire, il les exprimera s’il le souhaite le moment venu. Pour ma part, je suis papa de deux jeunes ados qui parlent parfois ouvertement de la présence d’armes dans leur milieu scolaire. Au fil de nos discussions, il m’arrive parfois de percevoir dans leurs propos, la banalisation de cette situation.

Bien sur, je pourrais clamer très fort que mes garçons ne sont pas comme les autres ! Qu’ils ont des valeurs de responsabilité, qu’ils connaissent les conséquences de leurs actes, qu’ils savent que l’on ne se balade pas avec des armes, qu’ils… qu’ils…

La vie m’a appris à rester modeste devant l’éducation des enfants. L’effet de groupe, les jeux vidéo violents, le besoin de s’affirmer auprès de camarades, ainsi que d’autres facteurs peuvent parfois faire oublier, en quelques secondes, des années d’éducation.

Au final, peu importe de savoir si pour certaines personnes M. Hubler s’est allié avec le diable. D’ailleurs selon l’appartenance partisane du lecteur l’inverse est aussi valable me concernant. Ce qui compte réellement est la meilleure piste pour faire changer les choses. Il est important de tout mettre en œuvre pour éviter que des ados, ou d’autres personnes, ne commettent des actes répréhensibles graves par l’unique présence d’une arme illégale au coeur de notre société.