06/06/2012

Nuits lausannoises : la police agit, mais faut-il en rire !

Chaque fin de semaine, ce sont trente mille personnes qui débarquent en Ville de Lausanne entraînant trop souvent les débordements que l'on connaît. Pendant ce temps que fait la Direction de la police lausannoise ? Elle ferme, à partir de 22 heures ,deux terrasses et trois tables de petits bistrots sympas au cœur de la Cité !

Si nous ne vivions pas une situation dramatique avec les débordements répétés des nuits festives, ce petit fait divers pourrait nous faire sourire. Il est souhaitable cependant qu'il ne soit pas le reflet direct des priorités actuelles de la Direction de la police de notre Ville.

Mais à entendre les propos des différents acteurs à la tête de notre police, soit le Municipal de la sécurité et le Commandant de la police, il est permis d'émettre de sérieux doutes !

Aujourd'hui, l'UDC estime que les autorités, tant cantonales et communales, n'ont plus les outils politiques nécessaires pour contenir les débordements des nuits ''foireuses'' au cœur de la capitale vaudoise. Notre parti réclame désormais suite à la dégradation avérée de la vie festive nocturne et l'abondance de l'offre au niveau des établissements de nuits, les mesures suivantes :

  • un plan d'action cantonal pour réduire la consommation d'alcool des jeunes sur la voie publique,
  • l'introduction d'une base légale permettant aux communes d'interdire la vente de boissons alcoolisées à l'emporter durant la nuit,
  • l'étude d'une délégation de compétence aux communes, leur permettant d'introduire un moratoire de cinq ans concernant l'ouverture de nouveaux établissements de nuit lorsque la sécurité et l'ordre public ne peuvent être garantis.

Une adaptation rapide de la législation cantonale et de la réglementation communale est désormais la seule piste susceptible de recadrer la vie festive lausannoise. Changer la législation est une chose essentielle, mais encore sera-t-il nécessaire que nos autorités exécutives apprennent aussi à l'avenir à conjuguer les verbes interdire, dénoncer ou verbaliser en refusant d'accepter les comportements excessifs sur l'espace public.