18/02/2011

Fonds mondial de solidarité numérique, les 50'000 francs versés par la Ville de Lausanne sont partis en fumée !

Au cours de l'année 2008, j'avais déposé une interpellation au Conseil communal de Lausanne avec la principale ambition de mettre le doigt sur la précarité des engagements de la ville dans différents fonds de solidarité sans réelle, voire même sans aucune analyse de la qualité de ces fonds, pourtant dits éthiques. La crédibilité de certaines démarches, sollicitées par la gauche du Conseil communal, toujours prompte à jouer les humanistes à tout vent, méritait plus de transparence et de respect de l'argent des contribuables.

L'engagement de la Ville de Lausanne dans le fonds mondial de solidarité numérique, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est l'exemple parfait de ce que ne devrait pas faire une collectivité publique, même sous la pression de politiciens désirant plaire à leur électorat. La ville de Lausanne a adhéré sans aucune stratégie et sans autre précaution, au fonds de solidarité numérique. Ce fonds exigeait une alimentation de 1% sur les montants engagés dans les transactions lors d'achat de matériel informatique par la ville.

A l'époque, l'analyse du fonctionnement de ce fonds laissait déjà apparaître des frais de fonctionnement très élevés en Europe pour les besoins de l'administration du projet et une absence flagrante de projets sérieux dans les pays en voie de développement concernés par un éventuel soutien financier.

L'UDC était déjà intervenu par le biais d'une question orale avant le dépôt de cette interpellation et il semblait que la Municipalité avait obtenu les garanties nécessaires sur la crédibilité de la démarche. Aujourd'hui, nous devons malheureusement constater que ce fonds numérique n'existe plus et prendre acte qu'aucun projet n'a été financé, alors même que la contribution de notre ville a dépassé les 50'000 francs.

Alors que l'on pouvait s'attendre dans cette affaire à des regrets de la Municipalité, c'est au contraire avec beaucoup d'ironie que le Syndic, au nom de la majorité de gauche, a répondu qu'il était permis de faire des erreurs en accordant l'argent des contribuables à des projets humanitaires. Il a ensuite laissé entendre que l'esprit des membres de certains partis (soit l'UDC) ne pouvait cependant pas comprendre de tels raisonnements. Après deux ans d'attente pour obtenir une réponse de la Municipalité, les contribuables lausannois apprécieront le dédain affiché par la gauche dans la gestion des deniers publics. En conclusion, il reste donc une solution à toutes celles et ceux dont l'esprit ne comprend pas que la Municipalité traite ce dossier avec un tel mépris : rejoindre l'UDC !