22/11/2013

Immigration de masse, il est nécessaire d'agir maintenant !

La Suisse victime de son succès ! Oui, la Suisse est victime de son succès…

C’est finalement cette simple phrase de quelques mots qui résume le mieux les intentions de l’UDC. Le parti propose avec son initiative contre l’immigration de masse de redonner aux politiques les outils et les moyens leur permettant de répondre efficacement aux problèmes actuels liés au contrôle de la migration de notre pays.

Force est de constater que cette petite Suisse, très prospère avec ses 8 millions d’habitants, fait envie à bon nombre des 510 millions de personnes qui vivent dans une Europe secouée par une crise économique et sociale persistante généralisée.

A cela s’ajoute de nombreuses personnes venant d’Afrique ou d’Amérique du Sud, parfois au péril de leur vie, cultivant l’idée que la Suisse sera la solution à tous leurs problèmes économiques. Force est cependant de constater que la réalité est fort différente !

De toute évidence notre pays, son marché du travail en particulier, n’est pas à même d’offrir une alternative économique à toutes celles et tous ceux qui voient sur notre sol un avenir radieux !

Tout d’abord depuis l’entrée en vigueur de la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’Union européenne,  voici dix ans, la Suisse affiche une croissance démographique très forte, de quelque 80'000 personnes par année, ce qui correspond sur deux ans à l’équivalent de l’agglomération lausannoise.

En poursuivant cette politique migratoire, le "scénario haut" de la croissance de la population suisse établi par l'Office fédéral de la statistique sera atteint en 2035 et la Suisse comptera alors plus de 10 millions d'habitants.

Ensuite, nous ne pouvons passer sous silence le doublement du nombre de frontaliers, passant de 45'000 à 91'000 personnes, durant cette même période de dix ans.  Bien sûr ce chiffre est l’un des indicateurs d’une économie saine, mais force est d’admettre que les problèmes du logement, de la mobilité, d’un chômage proche de 8% au sein de la population étrangère et du tassement de nos salaires dans certaines branches économiques ne sont pas étrangers à l’ouverture de nos frontières, donc de notre marché du travail !

Aujourd’hui, une Suisse comptant 10 millions d'habitants est-elle dans l'intérêt de la population actuelle et de sa qualité de vie ? Est-il judicieux voire responsable de notre part que de plus en plus de personnes produisent et consomment sur notre territoire où l’on commence déjà à être manifestement à l’étroit ?

Mais que signifie cette immigration de masse qui conduit à une très forte croissance démographique ?

Certes de plus en plus de travailleurs étrangers construisent des logements, mais ces logements sont essentiellement destinés aux 80’000 habitants provenant du flux migratoire !

Certes, nous avons besoin de plus en plus de médecins et d'infirmières étrangers, mais ils répondent en priorité aux besoins de l’augmentation de l’espérance de vie et surtout à la croissance de la population, due à nouveau au flux migratoire annuel.

Certes, nous avons besoin de plus en plus de bureaucrates étrangers qui administrent de plus en plus… d'étrangers. Et il en va de même pour les travailleurs sociaux étrangers, les collaborateurs des transports publics étrangers, les gardiens de prison étrangers et ainsi de suite... Un véritable cercle vicieux et surtout dangereux pour notre propre équilibre.

Bref dans notre pays, de plus en plus d’étrangers trouvent place au sein de notre marché du travail pour s'occuper d'autres étrangers qui viennent vivre en Suisse. Voilà une réalité qui doit nous faire réfléchir !

A entendre de nombreux acteurs, finalement tout va bien ! Nous avons de la croissance et nous créons de la valeur ajoutée, il n’y aurait donc pas de quoi s’inquiéter. Vraiment ?

Il ne suffit plus de crier à tue-tête les bienfaits de l’immigration pour résorber en un clin d’œil les difficultés importantes qui l’accompagnent ! Nous devons porter un regard beaucoup plus critique sur le développement actuel en réfléchissant comment revenir à d’autres réalités et d’autres valeurs plus pragmatiques.

En fonction des conséquences de la croissance démographique, liées à l’étroitesse de notre territoire, nous devons renoncer aux excès; qu'il s'agisse du bétonnage du paysage, de la surcharge de nos moyens de mobilité ainsi que de l’augmentation de l’insécurité issus en grande partie de la perte de contrôle d’une immigration anarchique et excessive. A l’avenir, une immigration contrôlée doit en priorité permettre à l'économie de combler les lacunes dans ses effectifs !

L’expérience nous montre que l’intégration se fait en priorité par le travail et la participation socio-culturelle des immigrés. Une immigration excessive qui n’est plus en phase avec les besoins de l’économie nuit à long terme au pays, tout en érodant les bases sur lesquelles se forge son succès, soit notre la qualité de vie, un système de formation performant, un pouvoir fort d’achat, un niveau culturel élevé et la sécurité pour tous.

Sur la base des faits que je viens d’évoquer la question se pose, pour vous et moi, de savoir ce nous apporte réellement cette immigration massive depuis l’ouverture de nos frontières ?

L’initiative de l’UDC "Contre l'immigration de masse", qui sera soumise au peuple le 9 février 2014, veut redonner à la Suisse les outils indispensables dont elle a un urgent besoin et lui offrir les conditions nécessaires pour qu’elle puisse à nouveau contrôler son immigration.

Il est encore temps de stopper les excès actuels de l’immigration. En acceptant l'initiative populaire contre l'immigration de masse, nous replacerons notre pays sur la voie de la raison.