04/12/2015

Nos gouvernants ont-ils perdu le sens de la mesure en matière de politique d’asile ?

Aide au retour des requérants vers le premier pays d’accueil dans le cadre des accords de Dublin - Les gouvernants de gauche ont beaucoup d’imagination lorsqu’il s’agit de faire grossir l’Etat social !

Aujourd’hui, il ne fait plus aucun doute que la gestion actuelle de la politique d’asile est une source de croissance très forte des budgets des collectivités publiques du pays. Cela ne doit pas pour autant laisser libre court à l’imagination débordante de certaines autorités politiques promptes à imaginer de nouvelles prestations que de nombreux contribuables souhaiteraient ne jamais devoir payer par leurs impôts.

En proposant une aide au retour pour les requérants d’asile qui doivent retourner dans le premier pays d’accueil de l’espace Schengen, le gouvernement vaudois avec sa majorité de gauche, vient de franchir un nouveau cap dans l’explosion des prestations inutiles de l’Etat social que cette gauche appelle de ses vœux.

En effet, en première lecture le parlement cantonal vaudois vient d’approuver une nouvelle unité budgétaire d’un montant de 400'000 francs, proposée par le gouvernement, pour faciliter le retour des demandeurs d’asile vers l’Italie dans le cadre des traités bilatéraux signés par la Suisse avec l’Union européenne.

Oui, vous avez bien entendu ! Il ne s’agit pas d’une aide destinée à favoriser le retour dans le pays d’origine du requérant, mais bien selon le Conseil d’Etat d’une prestation «pour donner aux migrants toutes les informations disponibles sur les possibilités d’accueil en Italie dans le cadre de la procédure Dublin».

Cette prestation doit permettre selon le gouvernement «de préparer ce retour vers l’Italie dans de bonnes conditions». Il est important de préciser que le requérant n’est pas débouté, mais qu’il retourne vers le premier pays d’accueil de l’UE pour traiter sa demande d’asile. Accorder une aide au retour d’un requérant d’asile débouté vers son pays d’origine est déjà très largement discutable, mais offrir cette prestation pour un retour vers l’Italie de cette personne, afin de traiter administrativement sa demande d’asile, est une hérésie qui va faire exploser les coûts de l’asile.

Le Conseil d’Etat estime qu’il est nécessaire de donner aux migrants de nombreuses informations sur les conditions et les possibilités d’accueil en Italie dans le but de préparer dans de bonnes conditions leur retour dans ce pays.

Le Groupe UDC vaudois unanime s’est retrouvé absolument seul pour refuser de porter cette nouvelle prestation au budget de l’Etat de Vaud. En acceptant de donner suite à la proposition du Gouvernement, les députés vaudois ont de fait admis une nouvelle prestation de l’Etat en matière d’asile.

La Confédération dispose déjà de moyens importants pour l’aide au retour de nombreux requérants d’asile déboutés lorsqu’ils repartent dans leur pays d’origine. Toutefois, il en va autrement concernant le retour d’un requérant d’asile vers le pays de premier accueil pour traiter sa demande d’asile. C’est une obligation légale issue d’une convention entre les Etats européens tenus par les accords de Dublin.

L’UDC dénonce cette politique du gouvernement vaudois qui renforce l’attrait de notre pays pour les demandeurs d’asile et qui retarde les simples procédures de renvoi vers le pays de premier accueil dans le cadre des accords de Dublin. Si notre pays poursuit dans la voie que vient d’emprunter le Canton de Vaud, ce seront à l’échelle de la Confédération et dans quelques années, plusieurs millions de francs qui seront nécessaires pour financer une prestation qui n’a aucune justification si ce n’est que de donner du travail à l’administration et d’accroitre l’attractivité de l’eldorado suisse auprès de très nombreux migrants économiques.

Il est temps de mettre un terme à une politique migratoire attrayante pour les migrants économiques de nombreuses régions du monde qui prennent parfois des risques importants pour rejoindre l’Europe et la Suisse en particulier. Il est aussi nécessaire de signer sans attendre le référendum de l’UDC contre la modification de la loi sur l’asile et les avocats gratuits pour les requérants d’asile.

04/05/2015

Libre circulation des personnes, une réalité bien différente !

Pour ceux qui ont une bonne mémoire, souvenez-vous lors de la campagne en vue de l’acceptation de libre circulation des personnes à la fin des années 2000, le Conseil fédéral parlait d’un flux migratoire positif dans notre pays d’environ  6 à 8'000 immigrés par année. C’est exactement le chiffre des migrants qui ont traversé la Méditerranée durant le premier weekend de mai 2015. Et croyez-moi, ce sont pour la très large majorité d’entre eux des personnes qui viennent en Europe avec l’espoir d’un statut économique meilleur. Avec la libre circulation des personnes telle que pratiquée aujourd’hui, cette situation est un réel problème pour la Suisse qui a malheureusement délégué la «gestion de sa frontière» à l’Union européenne.

Alors que l’Europe compte un taux de chômage moyen de 10.7 % (encore plus élevé dans les pays du sud de l’Europe) et un PIB par habitant de 27'937 dollars, notre pays n’a que 3.4% de chômeurs et un PIB de 46'734 dollars par habitant.  Nul besoin d’être économiste ou grand analyste pour comprendre que notre pays est une terre de destination pour de très nombreux migrants économiques, y compris en provenance des pays de l’UE et que cette situation n’est plus possible à terme.

Le peuple et les cantons, le 9 février 2014, ont clairement souhaité limiter l’immigration de masse dont notre pays est victime en privilégiant une immigration correspondant aux besoins avérés de notre économie pour permettre une bonne intégration des nouveaux arrivants. Cela n’est malheureusement toujours pas le cas aujourd’hui.

Plus d’une année après ce vote, aucune véritable volonté ne se dessine dans la politique de nos gouvernants pour mettre en oeuvre, sans réserve, la décision de notre souverain. Ce n’est pas vers une véritable reprise en main de notre politique migratoire que nous nous dirigeons. Il suffit pour s’en convaincre de faire une lecture rapide des chiffres du Secrétariat à la migration concernant la statistique des étrangers 2014. Les résultats indiquent une croissance incontrôlée de la population qui s'explique toujours par l'immigration. Cette immigration nette a atteint l'an passé 78'902 personnes. Ce qui est inquiétant dans ce développement, c’est que moins de la moitié de l'immigration est due à des personnes cherchant un emploi en Suisse. C'est donc dire l'urgence qu'il y a à appliquer rapidement et rigoureusement l’article constitutionnel "contre l'immigration de masse" approuvée il y a plus d'un an et éviter ainsi l’explosion de notre système social.

En conclusion, le fait que moins de la moitié des immigrants sont à la recherche d'un emploi confirme malheureusement l'échec du système actuel d'immigration basé sur la libre circulation des personnes. Le Conseil fédéral et le Parlement doivent désormais immédiatement préparer l'application complète de l'article constitutionnel 121a sur le contrôle et la limitation de l'immigration approuvé par le peuple et les cantons. Les Etats membres de l'UE doivent être impliqués dans cette procédure et l'accord de libre circulation des personnes doit être modifié puisque les trois quarts de l'augmentation de la population résidente sont dus aux ressortissants de l’UE. L'immigration se poursuivra sans discontinuer faute de prendre des mesures efficaces comme des contingents d'immigration et la priorité des travailleurs résidents, mesures que le peuple et les cantons ont approuvées.

Certains crient que le peuple n’a pas toujours raison, surtout lorsque ce dernier ne pense pas comme eux ! Je ne suis pas de ceux-ci et sur ce coup-là je suis absolument convaincu que le peuple a parfaitement raison !

 

14/11/2014

La politique d’asile à l’échelle européenne est un échec !

En ce début novembre 2014, deux faits importants en matière de politique migratoire donnent raison à celles et ceux qui comme l’UDC pensent aujourd’hui que les accords de Schengen-Dublin et notre politique d’asile actuelle sont des échecs.

En effet, la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg a pris une décision lourde de sens en déniant le droit à la Suisse de renvoyer vers l’Italie, une famille nombreuse afghane qui demandait l’asile politique dans notre pays.

Cette décision de juges étrangers fait abstraction des accords signés par la Suisse avec l’Union Européenne. La Suisse doit désormais apporter la preuve que les conditions d’accueil de cette famille en Italie sont conformes à un certains standards. De fait, si l’Italie ne s’exécute pas, il ne sera pas possible d’appliquer l’accord de Dublin qui  précise que c’est au premier pays d’accueil de l’espace Schengen de traiter cette demande d’asile.

Combien de requérants d’asile présents sur notre territoire sont en attente d’un renvoi vers un premier pays d’accueil de l’espace Schengen ? Ils ne manqueront pas de s’engouffrer dans la brève que vient d’ouvrir la Cour européenne des droits de l’homme en formulant un recours contre tout renvoi vers un autre pays européen.

Alors que les pays du sud font tout pour avoir le moins de requérants possibles, il y a fort à parier que la Suisse va une nouvelle fois jouer les bons élèves et s’exécuter. Pourtant la Suisse est l’un des pays européens qui accueille proportionnellement à sa population le plus de requérants d’asile.

Dans ce même contexte de l’asile, le 20 octobre 2014, ce sont 63 membres d’une communauté Roms provenant de Hongrie, pays membre de l'UE, qui sont arrivés à Vallorbe à bord d'un bus loué pour y déposer une demande d'asile. Aux dires des personnes arrivées en Suisse depuis un pays pourtant membre de la communauté européenne, il ne s'agirait que de l’avant-garde de plusieurs centaines de membres de cette communauté qui entendent eux aussi, ces prochains mois, venir dans notre pays. Selon diverses sources, les médias hongrois parlent même de 20 000 personnes qui souhaiteraient quitter leur pays.

La Hongrie est un Etat membre de l’Union Européenne. A ce titre, elle est au bénéfice de l'accord de Schengen et de la libre circulation des personnes, les frontières avec la Hongrie sont donc ouvertes. L'accord de Dublin permet sans réserve à la Suisse de renvoyer des requérants d'asile provenant de Hongrie, même si ce pays connait quelques difficultés avec ses minorités. La Hongrie est un pays démocratique et le système d'asile suisse n'est pas là pour soutenir des citoyens de l’Union Européenne qui ne partagent pas la politique de leur pays.

Notre pays doit immédiatement et sans délai refuser clairement l’entrée en matière sur ces demandes en renvoyant ces personnes dans leur pays sans leur donner une aide au retour. Il est important de couper court à ce flot migratoire en provenance de la Hongrie via le droit d'asile. Il faut éviter de faire les mêmes erreurs que dans le cas de personnes venant de l'Erythrée où les incitations contreproductives du système d'asile suisse ont bloqué l’application normale de notre système. Notre pays doit refuser globalement l'entrée en matière sur la demande d'asile des Roms hongrois et éviter des procédures individuelles ordinaires qui prendraient des années en engendrant d’importants frais.

Aujourd’hui, à la connaissance des faits de ces derniers jours, ce n’est pas sans raison que l’UDC envisage le lancement d’une nouvelle initiative sur l’asile. Tout comme pour l’immigration, la Suisse doit reprendre en mains sa politique d’asile.

Nous ne pouvons plus accepter que notre politique d’asile soit directement dictée par des juges étrangers et que des accords importants ne soient plus respectés par des pays signataires. En matière d’asile, notre pays doit accélérer les procédures et réduire à une seule possibilité les recours dans le traitement des demandes. Il est également impératifs de garantir l’internement des requérants d’asile criminels et de réduire l’aide sociale accordée au strict minimum pour ce type de migrants. Il en va du maintien de notre système migratoire.

 

 

28/08/2014

L’influence des sans-papiers dans la stratégie d’intégration du canton de Vaud

Le 41ème numéro du journal ‘’Intégration  Info’’ publié par le Conseil d’Etat, annoncé comme une édition spéciale sur le programme d’intégration cantonal 2014-2017, a suscité mon intérêt. Lors de la sortie de ce numéro spécial en janvier dernier, le Conseil d’Etat n’a pas caché que ce document s’inscrivait clairement dans la perspective de la votation du 9 février 2014.

Doit-on considérer cette démarche comme un engagement politique ? Libre à vous de répondre à cette question !

En fait mon intérêt résidait dans la volonté de nos institutions étatiques ou paraétatiques de ‘’fixer des objectifs stratégiques communs et dégager des ressources substantielles’’ en faveur d’une politique nationale d’intégration volontaire promettant des contributions substantielles aux cantons.

Cette démarche va dans une bonne direction. Mon intérêt s’est alors porté sur les points forts du programme d’intégration cantonal. Ce programme fait tout d’abord référence au 32% d’étrangers que compte notre canton en mettant en évidence que l’intégration est devenue un enjeu politique et social majeur.

En analysant ce programme d’intégration dans le détail, un élément frappant nous interpelle, la prise en compte des sans-papiers !

Alors que la stratégie cantonale d’intégration se base sur de nombreuses statistiques relatives à la gestion migratoire,  elle passe sous silence la forte présence de personnes sans papiers sur notre territoire cantonal, au cœur de nos villes en particulier.

En principe la loi fédérale sur les étrangers – mais également la loi vaudoise sur les étrangers - offrent  les outils nécessaires à l’Etat et aux communes pour gérer la migration dans son ensemble, en particulier la migration illégale. Aujourd’hui notre canton compte assurément plus de 15'000 sans-papiers, ce chiffre estimatif provient des milieux des églises et de l’intégration, certains évoquent un chiffre encore bien supérieur.

En matière de gouvernance publique, je me permets de remettre en cause une stratégie politique et la mise en œuvre de moyens financiers visant à améliorer l’intégration sans se préoccuper de la présence de nombreux sans-papiers présents sur le sol vaudois. Aujourd’hui une stratégie cohérente et l’utilisation d’importantes ressources financières demandent expressément de la part de nos gouvernants une réflexion sur les résultats espérés. Il n’est pas possible à mes yeux de mettre en œuvre une stratégie pour renforcer l’intégration et fermer les yeux sur le nombre de sans-papiers qui auront indéniablement une influence sur cette politique.

C’est ainsi que j’ai plaidé à la tribune du Grand Conseil pour que notre Canton se donne les moyens de suivre l’évolution du nombre des sans-papiers, ce d’autant qu’il admet qu’il n’y a actuellement aucun outil statistique permettant d’évaluer ce facteur migratoire.

Alors que l’influence socio-économique des sans-papiers est reconnue, il ne s’est trouvé que les élus UDC et quelques députés PLR pour soutenir une détermination dont l’objectif était d’améliorer la politique d’intégration en marge du programme d’intégration cantonal PIC 2014-2017 par l’étude d’indicateurs statistiques permettant dans les années à venir d’apprécier l’évolution du nombre de sans-papiers dans le Canton de Vaud.

Le parlement a préféré renoncer à une étude en fermant les yeux sur une problématique avérée de peur de mettre en lumière le nombre de sans-papiers et leur situation dans notre canton !

Dans l’intervalle peu importe si l’Etat dépense des sommes importantes dans un programme stratégique pour améliorer l’intégration, sans se préoccuper des sans-papiers et de l’utilisation optimale de l’argent public.

http://www.publidoc.vd.ch/guestDownload/Objet.pdf?path=/C...



 

29/11/2013

Immigration - La Suisse est victime de son succès

Ce titre résume parfaitement les intentions de l’UDC avec son initiative contre l’immigration de masse qui souhaite redonner aux politiques les outils nécessaires pour répondre efficacement aux problèmes actuels de la gestion migratoire de notre pays.

La Suisse a de tout temps accueilli des travailleurs étrangers en leur offrant de bonnes perspectives socio-professionnelles. L’avènement de la libre-circulation des personnes a pourtant bouleversé la situation puisque plus de 80'000 immigrants viennent chaque année grossir la population indigène. Le nombre de frontaliers a doublé et que dire des sans-papiers !  Avec une telle croissance démographique, la Suisse comptera 10 millions d’habitants en 2035.

Cette Suisse prospère, avec ses 8 millions d’habitants, attire bon nombre des 510 millions de personnes vivant dans une Europe secouée par une crise économique et sociale. Auxquelles s’ajoutent les nombreux immigrés venant d’Afrique ou d’Amérique du Sud pour qui la Suisse résoud leurs problèmes économiques. Or, notre pays et son marché du travail ne peuvent indéfiniment servir d’alternative économique à toutes celles et ceux qui voient en nous leur eldorado.

Les croissances ci-dessus sont les indicateurs d’une économie saine, mais hélas pas uniquement. Force est d’admettre que les problèmes du logement, de la mobilité, de la pression sur nos salaires, de l’explosion de la criminalité, des abus en matière d’asile ainsi que la forte proportion d’étrangers au chômage ou à l’aide sociale ne sont pas étrangers à l’ouverture de nos frontières !

Certes, les travailleurs étrangers construisent des logements, travaillent dans nos hôpitaux ou pour nos transports publics. Mais les logements qu’ils construisent, les patients qu’ils soignent et les voyageurs qu’ils transportent sont d’abord les 80’000 nouveaux résidents provenant chaque année de ce flux migratoire ! Donc de plus en plus d’étrangers arrivent sur notre marché du travail pour s'occuper d'autres étrangers qui viennent vivre en Suisse. C’est un cercle vicieux qui doit nous faire réfléchir !

Il ne suffit plus d’évoquer les bienfaits de l’immigration pour résorber les difficultés qui l’accompagnent ! Nous devons porter un regard plus critique sur ce développement qui étouffe notre pays, nous devons dire halte aux excès, qu'il s'agisse du bétonnage du paysage, de la surcharge de nos moyens de transport ou de l’explosion de la criminalité issus en grande partie de la perte de contrôle de notre immigration.  

L’expérience montre que l’intégration se fait par le travail et la participation socio-culturelle des immigrés à notre société. Une immigration excessive qui ne répond plus aux besoins de l’économie nuit au pays et à sa qualité de vie. L’initiative contre l'immigration de masse veut redonner à la Suisse les outils indispensables pour qu’il soit à nouveau en mesure de contrôler son immigration.

 

26/04/2012

Centre de formation des requérants d'asile au Mont-sur-Lausanne : les résidents du nouveau quartier de Montjoie passent de la joie aux larmes !

Ces derniers jours, le plaisir de s'implanter dans un nouveau quartier à Montjoie au Mont-sur-Lausanne s'est transformé pour de très nombreuses familles, propriétaires ou locataires, en une réalité moins réjouissante à l'annonce de l'arrivée d'un centre de formation centralisé destiné aux requérants d'asile pris en charge par le canton de Vaud.

Alors que les nombreux nouveaux habitants du site du Rionzi attendaient avec impatience la venue de petits commerces et l'implantation qu'une garderie, ils se sont réveillés avec la volonté de l'EVAM de regrouper sous leurs portes, la formation des quelque trois cents requérants d'asile de l'ensemble du canton de Vaud.

Aux dires de certains commerçants qui souhaitaient développer leur commerce sur le site précité, il semble que le propriétaire des lieux, la Migros en l'occurrence, n'a pas souhaité donner suite aux promesses faites aux habitants du quartier de privilégier la location des locaux concernés pour garantir le commerce de proximité. Le plus extraordinaire dans cette affaire, c'est l'EVAM qui a semble-t-il négocié un contrat de location pour une durée de quinze ans ! Plutôt que de développer la vie socio-économique du quartier, le bailleur fait un choix commercial sûr qui lui garantit le versement des loyers avec l'argent public. Si cette démarche peut se comprendre de la part du bailleur, le choix d'implantation de l'EVAM est nettement plus discutable !

Il est tout d'abord intéressant de se poser des questions sur les critères objectifs qui postulent en faveur d'un regroupement de la formation des migrants, en passe d'obtenir l'asile, sur un seul site pour notre canton !

Ensuite, il est difficile de comprendre que le canton ne place pas en priorité la qualité de vie de ses concitoyens et il apparaît que nos autorités cantonales n'ont pas tenu compte des projections et la planification du développement de la vie culturelle et socio-économique du nouveau quartier de Montjoie dans son choix d'implanter son centre de formation pour migrants en phase d'obtenir l'asile !

Si l'on ne connait pas encore les mesures qui seront prises pour l'intégration de ce centre de formation et de ses trois cents occupants dans un quartier résidentiel ou éco quartier, nous n'avons pas de réponse sur les mesures envisagées pour acheminer quotidiennement les migrants en formation de leur lieu de résidence sur le site de formation !

En fonction du dimensionnement ou des grandes capacités d'accueil du centre de formation planifié, le canton devra garantir des critères objectifs pour qu'un requérant puisse accéder à une formation en évidant à l'avenir que l'on ouvre largement une telle formation uniquement dans le but de garantir les places de travail des personnes qui seront engagées pour dispenser la formation proposée par ce centre.

Au final reste une question fondamentale : alors que la Confédération n'est pas en mesure d'anticiper et de gérer l'afflux de requérants d'asile et de connaître les besoins réels à moyen terme, soit plus de six mois, comment expliquer la volonté de l'EVAM de signer un contrat d'une durée de 15 ans avec le propriétaire des locaux ?

Le temps où notre pays doit reprendre le contrôle de sa politique migratoire est arrivé !

10/12/2010

Votations communales 2011 : la gauche va à la pêche aux électeurs avec l'argent des contribuables lausannois !

Quelle ne fut pas ma surprise, en participant au colloque sur les ''droits politiques des étrangers et apprendre la démocratie'', organisé par la ville de Lausanne, d'entendre la syndique de Renens parler de nouvelle clientèle électorale en évoquant les étrangers. C'est vrai que dans sa commune, elle en connait un bout sur la politique migratoire.

Cependant, elle ne croyait pas si bien dire et à la lecture des faits de ces derniers mois, elle a même parfaitement raison. En effet, à l'approche des élections communales, les élus de gauche s'agitent, ils vont à la chasse aux électeurs. Mais soyons crédibles et sérieux, il est évident que tous les partis s'intéressent aux électeurs, y compris les électeurs étrangers. Ce qui est choquant avec la gauche, c'est la manière.

En effet, cette gauche sans scrupule va à la pêche aux électeurs avec l'argent de tous les contribuables. Vous n'êtes pas convaincus, alors voyez plutôt :

  • Citons tout d'abord la soudaine mise en œuvre, à quelques semaines des élections communales, d'un conseil des jeunes alibi qui ouvre ses portes aux adultes jusqu'à 25 ans.
  • Il y a ensuite le dépôt en urgence d'une motion de la gauche pour informer les électeurs de nationalité étrangère sur leurs droits politiques.
  • Sans oublier encore le financement de ''Télébrélaz'', chaîne de propagande dédiée à la splendeur de la Municipalité de Lausanne et de ses élus de gauche.
  • Et cerise sur le gâteau, ces derniers jours le bureau de l'intégration des étrangers a organisé un grand raout sur les ''droits politiques des étrangers et l'intégration, ou comment apprendre la démocratie''.

Nous sommes à quelques mois des élections communales et la gauche déborde d'idées pour faire le plein de voix avec l'argent du contribuable. Eh oui, c'est bien vous et moi qui payons ces vastes actions de recrutement d'électeurs de gauche !

 

13/07/2010

Nul besoin de s'excuser d'être Suisse !

Etre membre de l’UDC, initier ensuite des discussions ou s’immiscer dans les débats de la politique migratoire, ne sont pas des choses très simples en politique. Inutile cependant de s’excuser de son appartenance à l’UDC pour autant. Il n’y a aucune raison à cela ! D’ailleurs, nous pouvons affirmer, sans commettre d’erreurs, que la politique migratoire va s’inviter rapidement dans la campagne en vue des élections fédérales d’octobre 2011. En effet, nul besoin de sondages ou de l’avis de journalistes pour comprendre que de nombreux électeurs attendent de pied ferme des réponses à de nombreuses questions concernant la montée de l’insécurité ou les difficultés, de plus en plus évidentes, à financer notre tissu social et nos pensions.

Répondre à de telles questions, sans évoquer les effets d’une politique migratoire laxiste et d’une intégration parfois très difficile des étrangers dans notre pays, n’est aujourd’hui plus possible.

De nos jours, une grande partie de la classe politique met « la charrue avant les bœufs ». En effet, à entendre de nombreux pseudo humanistes, nous devrions nous excuser de ne pas pouvoir offrir un cadre de vie beaucoup plus élevé aux migrants, très souvent illégaux, qui habitent notre pays. Pour certains penseurs de gauche, ce sont le manque de formation, de faibles moyens financiers ou le rejet d’une partie de la population suisse qui seraient à l’origine de la criminalité étrangère. Avec de telles excuses, bon nombre de retraités suisses, vivant avec des pensions dérisoires malgré une vie de dur labeur, devraient être des criminels en puissance !

Aujourd’hui, certains élus poussent la norme jusqu’à soutenir et valoriser en priorité les différentes cultures ou langues des migrants. Certes la diversité culturelle est une richesse, mais là n’est pas le fond du problème. Pour une collectivité publique c’est évidemment en premier lieu l’intégration des personnes concernées qui doit être au centre des préoccupations et pas le développement de cultures qui nous sont étrangères. Ce fondement ne remet pas en cause diverses activités permettant la découverte d’autres cadres de vie.

Notre pays s’est construit sur des valeurs chrétiennes, ce sont ces valeurs qui sont au cœur de notre démocratie. Aujourd’hui, il est vital pour l’avenir de notre pays et le maintien de sa tradition humanitaire, de replacer la véritable intégration des étrangers au centre des débats. Nous avons de nouvelles lois sur les étrangers et sur l’asile, notre politique migratoire ne peut donc pas s’écarter de ces deux lois. Si nos valeurs fondamentales, notre système politique, notre système juridique ou simplement notre cadre de vie ne conviennent pas à certains étrangers, il leur reste une solution simple, repartir dans leur pays d’origine. Une intégration réussie, à l’exemple de celle de très nombreux Italiens, Espagnols ou Portugais par le passé, est aujourd’hui facilitée par un système politique moins contraignant.

Les conditions d’accueil offertes par notre pays en faveur des migrants sont citées en exemple à travers le monde. Si les prestations offertes, avec l’argent des contribuables, ne sont pas à la hauteur des espoirs de certains étrangers venus ces dernières années en Suisse, alors qu’ils cherchent un cadre plus favorable dans d’autres pays ou qu’ils rentrent simplement chez eux.

03/04/2010

Le parti socialiste réagit avec dix ans de retard…

Le parti socialiste réagit avec dix ans de retard. Cette phrase, sortie de la bouche de la plus connue et la plus expérimentée des représentants socialistes à la Chambre des cantons, devrait fortement inquiéter les électrices et les électeurs socialistes, à quelques mois des élections fédérales.

 

Ainsi cette éminente socialiste bernoise explique que son parti n’a pas su reconnaître que les assurances sociales devaient être modernisées et que le besoin de sécurité devait être pris au sérieux. Que la direction du parti socialiste suisse vous entente Madame la Conseillère aux Etats, c’est ce que demande justement l’UDC depuis plus de dix ans !

 

Ce que la représentante du parti socialiste ne dit malheureusement pas, ce sont en particulier les causes principales qui ont conduit nos assurances sociales au fond de  gouffres financiers et notre sécurité dans les mains de quelques groupes de jeunes qui n’hésitent plus à ‘’tabasser’’ le premier venu au coin d’une rue pour un regard ou simple par amusement.

 

A y regarder de plus près et au risque de faire hurler quelques humanistes bien pensants mais peu au fait des réalités de la vie nocturne quotidienne d’une ville, le problème vient en grande partie des nombreuses lacunes de la gestion de notre politique migratoire.

 

Vous ne partagez pas mon appréciation, alors voici deux exemples simples pour étayer mes dires.

Au cours de l’année 2008 la Suisse a perdu environ 30'000 emplois et le nombre de chômeurs a augmenté de 77'000 unités. C’est bizarre non, cependant une grande partie de cette différence ne viendrait-elle pas de la politique migratoire ?

 

Toujours la même année, plus de la moitié des personnes condamnées étaient des étrangers pour une population étrangère résidente en Suisse de 22%, en 2009 nos établissements pénitenciers comptaient plus de 70% de détenus d’origine étrangère.

 

Cela dit, je ne me fais aucun souci. Il va se trouver de nombreux acteurs politiques de gauche prêts à brûler ces faits sur l’autel d’une politique migratoire insuffisante. Malheureusement, les politiciens de gauche à la tête des grandes villes de Suisse romandes n’appliquent pas les lois sur les étrangers. Formulons l’espoir que la politique migratoire actuel ne mènera pas directement à la fin de nos institutions sociales…

 

Mais finalement allez savoir, dans dix ans un autre représentant de la gauche, nous dira que le parti socialiste a tout faux dans la prise en compte de la politique  migratoire. Je vous invite à ouvrir les paris !

 

Claude-Alain Voiblet