05/08/2010

La politique électorale mercantile de la gauche vaudoise et le droit de vote des étrangers …

Suite au dépôt de l’initiative « Vivre et voter ici », déposée par les milieux politiques de gauche, le peuple vaudois sera appelé à se prononcer le 28 novembre 2010 sur la question d’accorder le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers dans notre canton. Cette initiative veut offrir nos droits de citoyens suisses à des personnes étrangères, en permettant à des étrangers domiciliés en terre vaudoise d’obtenir de nouveaux droits politiques, sans devoir assumer les devoirs qui accompagnent le fait d’être citoyen helvétique. A titre d’exemple, les citoyens masculins ont une obligation de servir au sein de l’armée, d'accomplir un service civil ou de s’acquitter d’une taxe. Le Suisse qui se soustrait à l’une ou l’autre de ces obligations pourrait rapidement loger en prison et devoir payer une amende salée. Sauf probablement s’il est Valaisan et qu’il s’appelle Rappaz !

Aujourd’hui, la nationalité est un droit politique qui règle l’appartenance au souverain, mais à l’avenir que vaudra la naturalisation, aux yeux des étrangers, si l’on offre simplement nos droits politiques sans la naturalisation ?

Certes les étrangers bénéficient du droit de vote et d’éligibilité au niveau communal, cependant nous ne parlons pas de la même chose. Alors que les autorités politiques communales réglementent la vie quotidienne, nos autorités fédérales et cantonales légifèrent. A mes yeux prendre une part active à la formation de la volonté étatique exige ce lien spécifique avec l’Etat qu’est la nationalité. Cette dernière est l’aboutissement d’un processus d’intégration réussi. Aujourd’hui par sa naturalisation, un étranger peut participer à l’avenir de notre pays et de notre canton. Un citoyen suisse demeure attaché à sa citoyenneté indépendamment des événements qui peuvent survenir, alors qu’un étranger qui accéderait à nos droits politiques cantonaux, pourrait légiférer en Suisse puis simplement repartir à l’étranger sans subir les éventuelles conséquences de ses décisions.

Mais alors pourquoi diable la gauche, avec la contribution active du PDC, soutient-elle le droit de vote et d’éligibilité des étrangers dans le canton de Vaud ? La réponse réside simplement dans la recherche d’un nouveau souffle électoral. Derrière ce magnifique slogan d’ouverture vers l’étranger, porté à bout de bras par les partis de gauche, se cache une politique mercantile, faite de simples calculs électoraux. Dans le canton de Vaud, le droit de vote des étrangers en matière communale a permis l’élargissement de la base électorale des partis de gauche. Cela s’est traduit par un renforcement de la gauche dans presque toutes les villes du canton de Vaud. Sur la base de l’analyse des résultats électoraux des dernières votations cantonales, l’attribution d’un droit de vote en faveur des étrangers conduirait peut-être à des majorités de gauche au sein Grand Conseil et du Conseil d’Etat vaudois.

Savez-vous que sur les 80'000 étrangers concernés par l’initiative, plus de 65'000 auraient déjà pu demander leur naturalisation ? Si ces étrangers souhaitaient vraiment le droit de vote, pourquoi n’ont-ils pas déposé une demande de naturalisation ?

Peut-être pour ne pas faire de service militaire ou de service civil ou alors pour ne pas devoir payer une taxe de défense nationale ! Si de nombreuses personnes de nationalité étrangère habitant notre pays de longue date ne souhaitent pas devenir Suisse en demandant leur naturalisation, c’est peut-être parce qu’elles n’ont pas leurs racines et leurs attaches principales dans notre pays.

Mais ces éléments, la gauche n’en a cure, seules comptent les quelques voix qui permettraient de renverser la majorité de droite. A la veille de la votation du 28 novembre 2010, chaque électeur vaudois doit savoir que c’est sur l’autel d’un éventuel renversement de majorité en 2012 que la gauche n’hésitera pas à brader notre nationalité, c'est-à-dire notre pays tout entier.