10/11/2014

La décision du Tribunal cantonal crée une brèche dans le dispositif de sécurité des nuits lausannoise.

Au cours des années passées, la Municipalité a présenté la Charte de collaboration avec les établissements de nuit comme l’un des principaux maillons de la gestion sécuritaire et comme garantie d’une certaine tranquillité lors des nuits festives lausannoises. Le Tribunal cantonal vient de donner raison aux exploitants d’un établissement de nuit qui avaient fait opposition au concept de sécurité pratiqué dans notre Ville.

Ces exploitants n’hésitent pas à faire passer leur profit individuel avant la sécurité et le respect des habitants de la cité qui ont droit à une certaine qualité de vie. Si leur attitude est critiquable, il n’en demeure pas moins que cette décision de justice remet en question la gestion des nuits lausannoises.

Après avoir entendu certains chiffres concernant les armes et objets dangereux en circulation lors des nuits lausannoises, on peut sans doute affirmer qu’un drame est désormais à l’agenda, il s’agit d’une simple question de temps. Sans basculer dans les mailles d’un Etat policier il est nécessaire de trouver rapidement des solutions pour que la situation ne dégénère pas et que la Ville dispose d’un véritable concept de sécurité pour ses nuits.

Par ailleurs, il n’est pas admissible que certains établissements de nuits s’opposent aux mesures visant à sécuriser les débordements provenant de leurs activités et, en plus, laissent à la Ville de Lausanne la charge de régler la facture des frais induits par ces mêmes activités.

Cette décision du Tribunal cantonal met aussi le doigt sur la conduite discutable de la Ville dans la mise en œuvre de la Charte de collaboration avec les établissements de nuit. Il reste à espérer que la Municipalité recourt au Tribunal fédéral contre cette décision absurde du Tribunal cantonal qui va à l’encontre de l’amélioration de la sécurité des citoyens !

Suite à cette décision qui interdit la fouille des personnes et les périmètres étendus de contrôle autour des établissements de nuits par les agents de sécurité, la charte avec les clubs est simplement vidée de sa substance. Compte tenu de l’expérience de ces dernières années, on sait dès lors qu’un nombre important d’armes, d’objets dangereux et de produits stupéfiants, qui étaient jusqu’à ce jour saisis ou confisqués par les établissements de nuits, seront désormais en libre circulation la nuit à Lausanne.

Aujourd’hui, la Municipalité n’a pas d’autres choix que de réduire la voilure des nuits lausannoises ou alors étendre son engagement policier aux points sensibles afin de ne pas réduire la sécurité. Cependant si la police renforce les contrôles afin de garantir la sécurité des citoyens lors des heures chaudes de la vie nocturne lausannoise, ces mesures sécuritaires supplémentaires doivent être prises en charge intégralement par les acteurs qui vivent des nuits lausannoises et qui en retirent des profits. Ce n’est plus aux contribuables de payer la facture !

 

06/06/2012

Nuits lausannoises : la police agit, mais faut-il en rire !

Chaque fin de semaine, ce sont trente mille personnes qui débarquent en Ville de Lausanne entraînant trop souvent les débordements que l'on connaît. Pendant ce temps que fait la Direction de la police lausannoise ? Elle ferme, à partir de 22 heures ,deux terrasses et trois tables de petits bistrots sympas au cœur de la Cité !

Si nous ne vivions pas une situation dramatique avec les débordements répétés des nuits festives, ce petit fait divers pourrait nous faire sourire. Il est souhaitable cependant qu'il ne soit pas le reflet direct des priorités actuelles de la Direction de la police de notre Ville.

Mais à entendre les propos des différents acteurs à la tête de notre police, soit le Municipal de la sécurité et le Commandant de la police, il est permis d'émettre de sérieux doutes !

Aujourd'hui, l'UDC estime que les autorités, tant cantonales et communales, n'ont plus les outils politiques nécessaires pour contenir les débordements des nuits ''foireuses'' au cœur de la capitale vaudoise. Notre parti réclame désormais suite à la dégradation avérée de la vie festive nocturne et l'abondance de l'offre au niveau des établissements de nuits, les mesures suivantes :

  • un plan d'action cantonal pour réduire la consommation d'alcool des jeunes sur la voie publique,
  • l'introduction d'une base légale permettant aux communes d'interdire la vente de boissons alcoolisées à l'emporter durant la nuit,
  • l'étude d'une délégation de compétence aux communes, leur permettant d'introduire un moratoire de cinq ans concernant l'ouverture de nouveaux établissements de nuit lorsque la sécurité et l'ordre public ne peuvent être garantis.

Une adaptation rapide de la législation cantonale et de la réglementation communale est désormais la seule piste susceptible de recadrer la vie festive lausannoise. Changer la législation est une chose essentielle, mais encore sera-t-il nécessaire que nos autorités exécutives apprennent aussi à l'avenir à conjuguer les verbes interdire, dénoncer ou verbaliser en refusant d'accepter les comportements excessifs sur l'espace public.