25/06/2012

Initiative visant à limiter l'immigration, soutien inattendu

L'UDC vaudoise apprend avec grand intérêt que la nette majorité des patrons de PME soutiennent l'initiative « Stopper l'immigration massive », déposée par notre parti. En effet, le sondage relève que 57% des 515 patrons romands interrogés par M.I.S. Trend acceptent l'initiative UDC qui vise concrètement à réintroduire des contingents à l'immigration et à donner aux Suisses la priorité dans la recherche d'un emploi.

Avec cette proposition forte de politique migratoire, l'UDC sait être à l'écoute des inquiétudes des patrons qui, particulièrement dans les régions frontalières, ne croient pas en une réelle efficacité des mesures d'accompagnement et de contrôle. Aujourd'hui, nos entreprises qui appliquent à la lettre les règles dans le respect des employés et des marchés se sentent toujours plus démunies face à la sous-enchère et aux faux indépendants. Le sondage mentionne que 80% des patrons demandent davantage de contrôles ! Une nouvelle fois, l'UDC prouve que son engagement est bénéfique à l'économie de notre pays : vingt ans de refus à l'intégration de l'Espace Economique Européen se traduisent par une vitalité économique bien supérieure à celle de nos voisins. L'UDC avait prévu et annoncé les difficultés que cause la mise en œuvre de la libre circulation des personnes.

Avec l'arrivée dans notre pays de plus de 80'000 immigrés entre avril 2011 et avril 2012, ainsi que des projections qui montrent que notre pays pourrait compter plus de 8 millions d'habitants en 2035, il est important de réfléchir à un autre modèle de gestion des flux migratoires. C'est ce qu'a fait l'UDC en déposant son initiative ! Si l'immigration a des effets positifs pour notre économie, il est nécessaire de ne pas fermer les yeux sur une autre réalité, celle de notre politique du logement, de l'énergie, de la mobilité, de l'aide sociale, de notre qualité de vie, de notre système de santé, etc...

L'UDC Vaud se réjouit qu'au-delà de l'image que voudrait lui peindre la presse, une majorité de patrons romands ont réalisé que notre parti travaille pour l'économie de notre pays et le maintien de ses places de travail.

 

02/03/2012

Six semaines de vacances pour tous : de nouvelles charges très importantes pour toutes nos PME !

En fonction de la situation économique actuelle, ainsi que de l'incertitude des temps à venir, l'initiative de Travail Suisse va, si elle est acceptée, pénaliser l'économie et la durabilité de la compétitivité suisse.

Une initiative néfaste pour notre économie

Les initiants attaquent un point sensible de la politique du travail : le droit des vacances. En effet, si la plupart des employés apprécient de pouvoir quitter leur place de travail pour profiter de repos, il est permis d'affirmer que cette initiative est néfaste pour notre économie, et en particulier pour notre réseau de PME.

L'initiative pour six semaines de vacances pour tous avait été lancée en 2007 lorsque la conjoncture était encore des plus favorables. Désormais, la crise économique a également rattrapé notre pays, et cette initiative ne fait plus rêver. Aujourd'hui, les entreprises suisses subissent le franc fort et le ralentissement de la demande étrangère. La pression sur les sous-traitants helvétiques, soit en majorité sur nos PME, est très forte. Les marges se réduisent et certains entrepreneurs vendent avec des marges insuffisantes certains produits. Pour l'instant, la force principale de la Suisse reste ses conditions-cadres favorables et son esprit d'innovation. Qu'en sera-t-il en cas d'acceptation de l'initiative ?

L'initiative menace les PME et met l'emploi en danger

Nous devons rejeter cette initiative car elle menace les petites PME, soit 88% des entreprises helvétiques. Selon une estimation du Conseil fédéral, deux semaines de vacances supplémentaires correspondent à une augmentation de 4% des coûts salariaux, ce qui représente une charge de 6 milliards de francs par année. Par ailleurs de grands problèmes d'organisation surgiront suite à cette initiative et l'engagement de personnel supplémentaire coûtera très cher à nos PME. Celles qui ne pourront pas engager du personnel supplémentaire vont devoir compter avec un report du travail des personnes en vacances sur leurs collègues. Une telle politique conduit à une baisse de productivité et du chiffre d'affaires.

A ce jeu-là, les travailleurs seraient les premiers pénalisés par l'initiative et les emplois les plus menacés aujourd'hui par le franc fort et le net ralentissement économique mondial pourraient disparaître. En effet, il y a fort à penser que les entreprises qui ne pourront plus faire face au coût de la main d'œuvre, délocaliseront leur production à l'étranger. En cas d'acceptation de cette initiative des emplois disparaitront ainsi les uns après les autres.

L'initiative altère les conditions de travail

N'est-il pas réaliste de croire que de nombreuses PME ne pourront pas offrir un salaire identique pour un temps de travail inférieur ? Les salaires diminueront, ou du moins ne pourront plus être augmentés pendant de nombreuses années. Pour permettre à tous les collaborateurs de prendre six semaines de vacances, les entreprises ne pourront plus offrir la même flexibilité dans la liberté de décider des vacances ou des horaires de travail adaptés à la vie familiale.

Selon les initiants, six semaines de vacances permettront de baisser le stress au travail. Cela n'est pas vrai car dans les petites PME, les collaborateurs qui sont en vacances, à l'armée ou en congé maladie ne sont souvent pas remplacés. Ce sont donc les personnes qui resteront au travail durant ces périodes-là, qui seront soumises au stress. Alors que pour celles qui exercent une fonction particulière, le travail qui n'a pas été réalisé en leur absence se fera à leur retour.

Cette initiative aura aussi une incidence très forte sur le financement du service public

Une hausse de la durée des vacances augmentera les coûts salariaux des acteurs publics qui offrent des prestations à nos concitoyens. Aujourd'hui, ni la Confédération, ni les cantons n'accordent six semaines de vacances à leurs employés. Le financement des deux semaines de vacances supplémentaires provoquera des hausses d'impôt ou la baisse de certaines prestations publiques.

Cette initiative conduit aussi à un choix de société

Avec ses quatre semaines de vacances, la Suisse se situe au même niveau que l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Italie. En outre, la plupart de nos travailleurs de plus de 50 ans, bénéficient déjà de cinq voire six semaines de vacances. Dans les secteurs pénibles du bâtiment, la règle est de cinq semaines pour tous et de six semaines pour les plus de 50 ans. Ces dispositions sont aussi valables dans d'autres domaines comme l'industrie horlogère ou l'industrie des machines et ces solutions, négociées entre les milieux patronaux d'une part et les partenaires sociaux d'autre part, sont optimales.

Cette votation nous invite à réfléchir si nous souhaitons maintenir un marché de l'emploi stable et conserver notre compétitivité ou si nous désirons davantage de vacances, ce qui engendrerait de fait une hausse du chômage et le déclin économique de notre pays.

Nous devons choisir si nous voulons sauvegarder la paix du travail et le dialogue entre partenaires sociaux ou si nous préférons brader notre compétitivité et sacrifier notre prospérité sur l'autel des vacances ! Le travail permet notre prospérité et notre compétitivité. Le 11 mars prochain les citoyens sauront le reconnaitre en refusant cette initiative.