14/11/2014

La politique d’asile à l’échelle européenne est un échec !

En ce début novembre 2014, deux faits importants en matière de politique migratoire donnent raison à celles et ceux qui comme l’UDC pensent aujourd’hui que les accords de Schengen-Dublin et notre politique d’asile actuelle sont des échecs.

En effet, la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg a pris une décision lourde de sens en déniant le droit à la Suisse de renvoyer vers l’Italie, une famille nombreuse afghane qui demandait l’asile politique dans notre pays.

Cette décision de juges étrangers fait abstraction des accords signés par la Suisse avec l’Union Européenne. La Suisse doit désormais apporter la preuve que les conditions d’accueil de cette famille en Italie sont conformes à un certains standards. De fait, si l’Italie ne s’exécute pas, il ne sera pas possible d’appliquer l’accord de Dublin qui  précise que c’est au premier pays d’accueil de l’espace Schengen de traiter cette demande d’asile.

Combien de requérants d’asile présents sur notre territoire sont en attente d’un renvoi vers un premier pays d’accueil de l’espace Schengen ? Ils ne manqueront pas de s’engouffrer dans la brève que vient d’ouvrir la Cour européenne des droits de l’homme en formulant un recours contre tout renvoi vers un autre pays européen.

Alors que les pays du sud font tout pour avoir le moins de requérants possibles, il y a fort à parier que la Suisse va une nouvelle fois jouer les bons élèves et s’exécuter. Pourtant la Suisse est l’un des pays européens qui accueille proportionnellement à sa population le plus de requérants d’asile.

Dans ce même contexte de l’asile, le 20 octobre 2014, ce sont 63 membres d’une communauté Roms provenant de Hongrie, pays membre de l'UE, qui sont arrivés à Vallorbe à bord d'un bus loué pour y déposer une demande d'asile. Aux dires des personnes arrivées en Suisse depuis un pays pourtant membre de la communauté européenne, il ne s'agirait que de l’avant-garde de plusieurs centaines de membres de cette communauté qui entendent eux aussi, ces prochains mois, venir dans notre pays. Selon diverses sources, les médias hongrois parlent même de 20 000 personnes qui souhaiteraient quitter leur pays.

La Hongrie est un Etat membre de l’Union Européenne. A ce titre, elle est au bénéfice de l'accord de Schengen et de la libre circulation des personnes, les frontières avec la Hongrie sont donc ouvertes. L'accord de Dublin permet sans réserve à la Suisse de renvoyer des requérants d'asile provenant de Hongrie, même si ce pays connait quelques difficultés avec ses minorités. La Hongrie est un pays démocratique et le système d'asile suisse n'est pas là pour soutenir des citoyens de l’Union Européenne qui ne partagent pas la politique de leur pays.

Notre pays doit immédiatement et sans délai refuser clairement l’entrée en matière sur ces demandes en renvoyant ces personnes dans leur pays sans leur donner une aide au retour. Il est important de couper court à ce flot migratoire en provenance de la Hongrie via le droit d'asile. Il faut éviter de faire les mêmes erreurs que dans le cas de personnes venant de l'Erythrée où les incitations contreproductives du système d'asile suisse ont bloqué l’application normale de notre système. Notre pays doit refuser globalement l'entrée en matière sur la demande d'asile des Roms hongrois et éviter des procédures individuelles ordinaires qui prendraient des années en engendrant d’importants frais.

Aujourd’hui, à la connaissance des faits de ces derniers jours, ce n’est pas sans raison que l’UDC envisage le lancement d’une nouvelle initiative sur l’asile. Tout comme pour l’immigration, la Suisse doit reprendre en mains sa politique d’asile.

Nous ne pouvons plus accepter que notre politique d’asile soit directement dictée par des juges étrangers et que des accords importants ne soient plus respectés par des pays signataires. En matière d’asile, notre pays doit accélérer les procédures et réduire à une seule possibilité les recours dans le traitement des demandes. Il est également impératifs de garantir l’internement des requérants d’asile criminels et de réduire l’aide sociale accordée au strict minimum pour ce type de migrants. Il en va du maintien de notre système migratoire.

 

 

31/01/2014

«Les Experts» à la sauce vaudoise

Il n’y a pas que les canado-américains qui coproduisent la série «Les Experts». Au cœur de la politique en Suisse romande nous avons nous aussi nos «Experts », bien vaudois ! Je veux parler des experts qui analysent, dissèquent et vulgarisent leurs idées sur la politique suisse et romande en particulier.

Ces dernières années les téléspectateurs, les auditeurs et les lecteurs des médias romands se sont habitués aux analyses de nos «Experts». Vous bouillez d’impatience de connaître les noms des acteurs de cette nouvelle série, alors je vous délivre cette information en primeur.

Nous avons d’abord la Star, François Cherix, travailleur infatigable à la cause d’une Suisse intégrée aux institutions de l’UE et une entrée rapide de notre pays dans l’Union européenne, il n’a de cesse de fouler aux pieds notre fédéralisme.

Ensuite, le «pro» géographe Pierre Dessemontet qui met ses compétences dans l’analyse des statistiques les plus diverses, avec les votations du 9 février prochain il est sur la brèche dans l’appréciation des flux migratoires, les conséquences et les projections à long terme de l’immigration de masse pour notre pays.

Si nous parlons de la criminalité, alors aucun doute, l’ «Expert» qui fait le bonheur de nos médias c’est bien sûr Rébecca Ruis, cette jeune criminologue qui offre ses «charmantes» compétences aux services publics ainsi qu’aux médias.

Les analyses pertinentes sur notre économie, notre croissance ou notre pouvoir d’achat n’ont plus de secrets pour Samuel Bendahan, économiste et chargé de cours à l’Université de Lausanne. Tellement accro qu’il a développé un logiciel qui vous permet de payer votre note de restaurant, après un bon repas entre amis, en fonction du revenu de chacun.

Loin de moi l’idée de critiquer gratuitement les compétences de nos quatre éminents « Experts », avec qui j’entretiens d’ailleurs de bons rapports, qui occupent le paysage médiatique à chaque soubresaut de la politique romande. Cependant, nos quatre « Experts » ont également d’autres points communs, hélas passés sous silence par les médias qui les sollicitent. Ils sont socialistes engagés, tous ont été ou sont députés et conseillers communaux. Membres du Nomes, ils partagent tous quatre la même aversion de l’UDC et le même Amour pour le Centralisme européen. En fait, ce qu’ils aiment, c’est la masse, celle où on peut chanter l’Internationale sans limites et sans frontières. Un dans tous, tous dans un !

Nos «experts» ont probablement des compétences que d’autres partis ne renieraient pas dans l’analyse et la gestion de la politique selon une vision partisane. Cependant la pertinence et la partialité de personnes à qui l’on attribue sans réserve ce titre d’ «Expert» ne mériterait-il de temps en temps pas un rappel de leur appartenance politique ?

Alors la prochaine fois que votre chaîne de Télé, votre Radio ou votre quotidien préféré vous invite à prendre connaissance de l’évolution de l’immigration en compagnie de M. Dessemontet, à parler de l’explosion de la criminalité avec Mme Ruis, évoquer les avantages d’une Suisse noyée dans l’Union européenne selon l’analyse de M. Chérix ou lorsque l’actualité économique est placée sous le regard avisé de M. Bendahan, n’oubliez pas une chose très importante : Nos «Experts», à nous, sont surtout «socialistes pratiquants» !

 

01/06/2012

J' m'en tape de t' foutre les glandes !

Sur facebook, Fernand Melgar, cinéaste, vivant au crochet des pouvoirs publics, donc de mes impôts, d'ailleurs des vôtres également, rend publique son appréciation délicate et raffinée à mon égard. Je me permets de reprendre intégralement sa citation :

A quand Voiblet dans une reprise de ''Marche à l'ombre'' de Renaud ? Je sais pas vous, mais je trouve que ces paroles lui vont comme un gant :

''Toi tu m' fous les glandes - Pis t' as rien à foutre dans mon monde - Arrache toi d' là t' es pas d' ma bande - Casse toi tu pues - Et marche à l'Ombre''

 

Après quelques longues nuits de réflexion, qui m'ont été de fort bon conseil, je peux effectivement dire que je ne suis pas d' sa bande, au bon Fernand. Je n'ai aucune envie d'être d' son monde où le respect d'autrui n'est qu'un documentaire servant à son profit rapide.

Que le ''nouveau'' bobo petit bourgeois Melgar (définition qui vous sied comme un gant cher Fernand) se rassure, ce n'est pas demain que j' m'arrache d' là ! Je compte bien répondre aux attentes des électrices et électeurs dignes et respectueux qui font encore sagement la différence entre une terre d'asile et un refuge économique doré pour criminel.

Et en plus, j' m'en tape de t' foutre les glandes !

 

22/03/2010

Course aux dividendes, les socialistes n’ont rien à envier à certains banquiers suisses…

En plein mois de juin 2008, en véritable actionnaire du parti socialiste, Monsieur le Conseiller national Roger Nordmann expliquait que le parti socialiste retirait les dividendes suite au vote historique du 12 décembre 2007 concernant l’éviction de Monsieur Christoph Blocher du Conseil fédéral.

Aujourd’hui à la relecture des propos de cet éminent représentant socialiste, une image me vient directement à l’esprit : celle de ces quelques banquiers, avides de profits à court terme, qui ont mis à mal toute la place financière suisse.

En effet, comme ces sorciers de la finance, M. Nordmann a spéculé sur le retrait de la politique de Christoph Blocher, suite à son éviction du Conseil fédéral, en voyant les profits que pourrait réaliser à court terme le parti socialiste d’une telle opération.

Comme pour les prédictions de certaines banques le retour sur l’investissement, suite à l’éjection de l’ancien Conseiller fédéral UDC n’a absolument pas eu les effets escomptés. L’histoire nous l’apprend, l’Etat a dû venir au secours de certains donneurs de leçons de la finance et injecter d’importants moyens pour recapitaliser nos banques, alors que le parti socialiste suisse, à la lecture des récents résultats d’élections cantonales, poursuit sa très forte perte de valeurs sur le marché électoral.

 

Qu’en est-il de la valeur électorale de l’UDC ?

A vouloir faire du profit politique à très court terme, M. Nordmann et ses amis socialistes ont offert un nouveau souffle bienvenu à l’UDC en Suisse. La croissance de l’UDC avec Christoph Blocher au sein du Conseil fédéral aurait été bien plus difficile. Aujourd’hui notre parti peut compter sur l’engagement et l’expérience extraordinaire de celui qui incarne indiscutablement l’image du parti depuis plus de 25 ans.

Alors que les socialistes entendaient retirer les dividendes du 12 décembre 2007 en juin 2008 déjà, l’UDC sait que le profit politique acquis au détriment de l’éthique n’est pas solide. L’UDC entend obtenir un retour sur sa politique à l’écoute des citoyens lors des élections fédérales de 2011.

 

Claude-Alain Voiblet