20/06/2010

Merci au vice-président du POP vaudois

Depuis que je pratique la politique, ma résilience aux très nombreuses critiques acerbes de nos adversaires de gauche a très largement augmenté. Au fil des débats, j’ai parfaitement identifié que les critiques les plus fortes, faisant mention à des périodes tristes de l’histoire d’un passé pas si éloigné que cela, étaient le fruit de la frustration de nos adversaires devant la réalité de positions politiques claires proposées par notre parti.

 

Une fois cette logique simple parfaitement intégrée, il n’est vraiment pas difficile de supporter l’étiquette UDC ! Que ce soit en Suisse romande ou dans le nid de gauche qu’est devenue la capitale du canton de Vaud, cette logique est présente lors des débats situés au cœur de la politique de l’UDC. En fait, l’apparition dans la discussion de ce type de critiques est souvent  l’indicateur parfait de la qualité de votre démarche politique. Lorsque vos adversaires dérapent, vous avez mis le doigt où cela fait très mal ! A court d’arguments crédibles, le débat fait alors place aux invectives haineuses.

 

Cependant la palme du meilleur vecteur de la politique de notre parti, au travers de propos pleins de fiel, revient indiscutable au vice-président du POP vaudois. Sa dernière tribune ‘’signature’’ dans un hebdomadaire lausannois est une pure merveille.

Je vais m’empresser d’utiliser ce chef d’œuvre dans les cours de formation que je dispense à nos membres en Suisse romande. Il est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire. Un journal propose une tribune à cet homme de gauche et par ses propos extrêmes ce dernier, l’offre finalement à ses adversaires de droite, chapeau !

 

Jugez-en par vous-même, il a fait référence sept fois à l’UDC, cité quatre personnalités politiques de notre parti et abordé les quatre thèmes qui sont au centre de notre programme dans les quelque trente lignes de son éditorial. Je n’aurais pas réussi à faire mieux.

 

De toute évidence, en politique on est à tous les coups meilleur lorsque l’on parle du programme de son parti que de ses adversaires politiques.

19:24 Publié dans Politique | Tags : udc, pop, critiques | Lien permanent | Commentaires (0)

03/06/2010

La présence régulière d’armes dans les rues justifie la suppression des frontières partisanes

Lors de la dernière séance du Conseil communal de Lausanne, ce mardi 1er juin, les présidents de deux partis, A Gauche Toute et UDC, ont déposé une motion co-signée demandant à la Municipalité de Lausanne d’étudier les pistes possibles pour restreindre, voire interdire, le port d’armes à feu et d’armes blanches dans les rues de Lausanne. La motion insistait aussi sur la mise en œuvre d’actions de prévention, contre le port illicite d’armes, auprès des Lausannois et des adolescents en particulier.

Dans un premier temps et comme il fallait s’y attendre, la presse et les autres partis politiques ne se sont pas exprimés sur le contenu de la motion, mais bien évidemment sur la forme particulière de son dépôt. Il en est ainsi en politique ! Remarquez que cela équivaudrait à disserter sur l’enveloppe d’une lettre que vous venez de recevoir, plutôt que de lire son contenu !

Alors pourquoi deux acteurs politiques ‘’que tout oppose’’ (dixit la presse; mais il faut admettre que c’est un peu vrai) décident de s’associer pour proposer ensemble une motion ? Et bien justement parce que tous deux souhaitent voir disparaître les armes des rues de Lausanne. Inutile de chercher ailleurs le fruit de cette union politique passagère.

Je ne connais pas directement les motivations personnelles de mon co-motionnaire, il les exprimera s’il le souhaite le moment venu. Pour ma part, je suis papa de deux jeunes ados qui parlent parfois ouvertement de la présence d’armes dans leur milieu scolaire. Au fil de nos discussions, il m’arrive parfois de percevoir dans leurs propos, la banalisation de cette situation.

Bien sur, je pourrais clamer très fort que mes garçons ne sont pas comme les autres ! Qu’ils ont des valeurs de responsabilité, qu’ils connaissent les conséquences de leurs actes, qu’ils savent que l’on ne se balade pas avec des armes, qu’ils… qu’ils…

La vie m’a appris à rester modeste devant l’éducation des enfants. L’effet de groupe, les jeux vidéo violents, le besoin de s’affirmer auprès de camarades, ainsi que d’autres facteurs peuvent parfois faire oublier, en quelques secondes, des années d’éducation.

Au final, peu importe de savoir si pour certaines personnes M. Hubler s’est allié avec le diable. D’ailleurs selon l’appartenance partisane du lecteur l’inverse est aussi valable me concernant. Ce qui compte réellement est la meilleure piste pour faire changer les choses. Il est important de tout mettre en œuvre pour éviter que des ados, ou d’autres personnes, ne commettent des actes répréhensibles graves par l’unique présence d’une arme illégale au coeur de notre société.