04/12/2015

Nos gouvernants ont-ils perdu le sens de la mesure en matière de politique d’asile ?

Aide au retour des requérants vers le premier pays d’accueil dans le cadre des accords de Dublin - Les gouvernants de gauche ont beaucoup d’imagination lorsqu’il s’agit de faire grossir l’Etat social !

Aujourd’hui, il ne fait plus aucun doute que la gestion actuelle de la politique d’asile est une source de croissance très forte des budgets des collectivités publiques du pays. Cela ne doit pas pour autant laisser libre court à l’imagination débordante de certaines autorités politiques promptes à imaginer de nouvelles prestations que de nombreux contribuables souhaiteraient ne jamais devoir payer par leurs impôts.

En proposant une aide au retour pour les requérants d’asile qui doivent retourner dans le premier pays d’accueil de l’espace Schengen, le gouvernement vaudois avec sa majorité de gauche, vient de franchir un nouveau cap dans l’explosion des prestations inutiles de l’Etat social que cette gauche appelle de ses vœux.

En effet, en première lecture le parlement cantonal vaudois vient d’approuver une nouvelle unité budgétaire d’un montant de 400'000 francs, proposée par le gouvernement, pour faciliter le retour des demandeurs d’asile vers l’Italie dans le cadre des traités bilatéraux signés par la Suisse avec l’Union européenne.

Oui, vous avez bien entendu ! Il ne s’agit pas d’une aide destinée à favoriser le retour dans le pays d’origine du requérant, mais bien selon le Conseil d’Etat d’une prestation «pour donner aux migrants toutes les informations disponibles sur les possibilités d’accueil en Italie dans le cadre de la procédure Dublin».

Cette prestation doit permettre selon le gouvernement «de préparer ce retour vers l’Italie dans de bonnes conditions». Il est important de préciser que le requérant n’est pas débouté, mais qu’il retourne vers le premier pays d’accueil de l’UE pour traiter sa demande d’asile. Accorder une aide au retour d’un requérant d’asile débouté vers son pays d’origine est déjà très largement discutable, mais offrir cette prestation pour un retour vers l’Italie de cette personne, afin de traiter administrativement sa demande d’asile, est une hérésie qui va faire exploser les coûts de l’asile.

Le Conseil d’Etat estime qu’il est nécessaire de donner aux migrants de nombreuses informations sur les conditions et les possibilités d’accueil en Italie dans le but de préparer dans de bonnes conditions leur retour dans ce pays.

Le Groupe UDC vaudois unanime s’est retrouvé absolument seul pour refuser de porter cette nouvelle prestation au budget de l’Etat de Vaud. En acceptant de donner suite à la proposition du Gouvernement, les députés vaudois ont de fait admis une nouvelle prestation de l’Etat en matière d’asile.

La Confédération dispose déjà de moyens importants pour l’aide au retour de nombreux requérants d’asile déboutés lorsqu’ils repartent dans leur pays d’origine. Toutefois, il en va autrement concernant le retour d’un requérant d’asile vers le pays de premier accueil pour traiter sa demande d’asile. C’est une obligation légale issue d’une convention entre les Etats européens tenus par les accords de Dublin.

L’UDC dénonce cette politique du gouvernement vaudois qui renforce l’attrait de notre pays pour les demandeurs d’asile et qui retarde les simples procédures de renvoi vers le pays de premier accueil dans le cadre des accords de Dublin. Si notre pays poursuit dans la voie que vient d’emprunter le Canton de Vaud, ce seront à l’échelle de la Confédération et dans quelques années, plusieurs millions de francs qui seront nécessaires pour financer une prestation qui n’a aucune justification si ce n’est que de donner du travail à l’administration et d’accroitre l’attractivité de l’eldorado suisse auprès de très nombreux migrants économiques.

Il est temps de mettre un terme à une politique migratoire attrayante pour les migrants économiques de nombreuses régions du monde qui prennent parfois des risques importants pour rejoindre l’Europe et la Suisse en particulier. Il est aussi nécessaire de signer sans attendre le référendum de l’UDC contre la modification de la loi sur l’asile et les avocats gratuits pour les requérants d’asile.

19/05/2015

Schengen-Dublin, l'heure du choix !

En novembre 2014, je souhaitais obtenir des informations concernant les jugements de la Cour européenne des droits de l’homme sur les renvois de familles de requérants d’asile comptant des mineurs dans le cercle familial, de la Suisse vers l’Italie ou vers un autre pays signataire des accords de Dublin.

 

Lors du dépôt d'une interpellation, mon questionnement portait sur la décision juridique qui mettait en pleine lumière la valeur que nous pourrions donner aujourd’hui encore à l’application de l’accord de Dublin et donc aussi aux accords bilatéraux en matière de politique migratoire signés entre la Suisse et l’Union européenne (UE).

 

Devant le parlement vaudois je n’ai pas fait mystère de mon intention de porter la discussion sur l’application au fil des ans des accords bilatéraux. Les conditions et l’environnement socio-politique qui avaient présidé à la mise en œuvre de ces accords ont fortement changé. Les débats passés au sein de ce parlement m’ont apporté la confirmation qu’en fonction d’intérêts partisans, de nombreux acteurs politiques peuvent un jour crier fort contre certaines décisions du peuple qui pourraient remettre en cause certains accords avec l’UE, à l’exemple de celui de la libre circulation des personnes et le jour suivant inviter instamment le Conseil d’Etat et les Chambres fédérales à ne pas mettre en œuvre une règle fondamentale de l’accord de Schengen concernant le pays de premier accueil.

 

Dans ses explications, le Conseil d’Etat nous apprend que la famille concernée est venue en Suisse pour fuir un renvoi de l’Autriche vers l’Italie qui officie comme premier pays d’accueil. Ce rappel des faits - tiré de la réponse du Conseil d’Etat - est la démonstration que l’application des accords bilatéraux revisités par le Parlement vaudois était essentiellement de la politique émotionnelle populiste.

 

Il apparaît également  que d’autres familles prises en charge par l’EVAM sont concernées par la décision de la CourEDH et qu’une autre famille a recouru auprès de cette instance judiciaire. Je constate ensuite que notre canton n’est pas en mesure de donner des chiffres concernant le pourcentage de demandeurs d’asile qui sont passés par un autre pays de l’Union européenne, avant de déposer une demande d’asile en Suisse. Toujours dans le cadre de ce dossier, le Conseil d’Etat admet cependant qu’une très grande majorité des requérants ont transité par un autre pays européen. Nous pouvons donc en déduire que ces pays n’ont tout simplement pas appliqué les accords les liant à notre pays !

 

Pour étayer ce constat, le Conseil d’Etat précise qu’en 2014 seulement 5'642 requêtes ont été acceptées sur les quelque 14'900 requêtes de reprise faites par la Suisse auprès des pays de premier accueil de l’espace concerné par les accords Dublin. La démonstration est une nouvelle fois faite que le débat sur l’application des accords bilatéraux n’est plus un tabou au sein de l’UE.  

 

En conclusion je me réjouis déjà des débats à venir dans notre pays sur la renégociation des accords bilatéraux, que ce soit par exemple dans le cadre du contrôle de notre politique migratoire en général ou alors dans la prise en charge de l’accueil des requérants d’asile en Europe !

14/11/2014

La politique d’asile à l’échelle européenne est un échec !

En ce début novembre 2014, deux faits importants en matière de politique migratoire donnent raison à celles et ceux qui comme l’UDC pensent aujourd’hui que les accords de Schengen-Dublin et notre politique d’asile actuelle sont des échecs.

En effet, la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg a pris une décision lourde de sens en déniant le droit à la Suisse de renvoyer vers l’Italie, une famille nombreuse afghane qui demandait l’asile politique dans notre pays.

Cette décision de juges étrangers fait abstraction des accords signés par la Suisse avec l’Union Européenne. La Suisse doit désormais apporter la preuve que les conditions d’accueil de cette famille en Italie sont conformes à un certains standards. De fait, si l’Italie ne s’exécute pas, il ne sera pas possible d’appliquer l’accord de Dublin qui  précise que c’est au premier pays d’accueil de l’espace Schengen de traiter cette demande d’asile.

Combien de requérants d’asile présents sur notre territoire sont en attente d’un renvoi vers un premier pays d’accueil de l’espace Schengen ? Ils ne manqueront pas de s’engouffrer dans la brève que vient d’ouvrir la Cour européenne des droits de l’homme en formulant un recours contre tout renvoi vers un autre pays européen.

Alors que les pays du sud font tout pour avoir le moins de requérants possibles, il y a fort à parier que la Suisse va une nouvelle fois jouer les bons élèves et s’exécuter. Pourtant la Suisse est l’un des pays européens qui accueille proportionnellement à sa population le plus de requérants d’asile.

Dans ce même contexte de l’asile, le 20 octobre 2014, ce sont 63 membres d’une communauté Roms provenant de Hongrie, pays membre de l'UE, qui sont arrivés à Vallorbe à bord d'un bus loué pour y déposer une demande d'asile. Aux dires des personnes arrivées en Suisse depuis un pays pourtant membre de la communauté européenne, il ne s'agirait que de l’avant-garde de plusieurs centaines de membres de cette communauté qui entendent eux aussi, ces prochains mois, venir dans notre pays. Selon diverses sources, les médias hongrois parlent même de 20 000 personnes qui souhaiteraient quitter leur pays.

La Hongrie est un Etat membre de l’Union Européenne. A ce titre, elle est au bénéfice de l'accord de Schengen et de la libre circulation des personnes, les frontières avec la Hongrie sont donc ouvertes. L'accord de Dublin permet sans réserve à la Suisse de renvoyer des requérants d'asile provenant de Hongrie, même si ce pays connait quelques difficultés avec ses minorités. La Hongrie est un pays démocratique et le système d'asile suisse n'est pas là pour soutenir des citoyens de l’Union Européenne qui ne partagent pas la politique de leur pays.

Notre pays doit immédiatement et sans délai refuser clairement l’entrée en matière sur ces demandes en renvoyant ces personnes dans leur pays sans leur donner une aide au retour. Il est important de couper court à ce flot migratoire en provenance de la Hongrie via le droit d'asile. Il faut éviter de faire les mêmes erreurs que dans le cas de personnes venant de l'Erythrée où les incitations contreproductives du système d'asile suisse ont bloqué l’application normale de notre système. Notre pays doit refuser globalement l'entrée en matière sur la demande d'asile des Roms hongrois et éviter des procédures individuelles ordinaires qui prendraient des années en engendrant d’importants frais.

Aujourd’hui, à la connaissance des faits de ces derniers jours, ce n’est pas sans raison que l’UDC envisage le lancement d’une nouvelle initiative sur l’asile. Tout comme pour l’immigration, la Suisse doit reprendre en mains sa politique d’asile.

Nous ne pouvons plus accepter que notre politique d’asile soit directement dictée par des juges étrangers et que des accords importants ne soient plus respectés par des pays signataires. En matière d’asile, notre pays doit accélérer les procédures et réduire à une seule possibilité les recours dans le traitement des demandes. Il est également impératifs de garantir l’internement des requérants d’asile criminels et de réduire l’aide sociale accordée au strict minimum pour ce type de migrants. Il en va du maintien de notre système migratoire.

 

 

04/11/2010

Chaque criminel laisse une victime derrière lui !

Depuis quelques jours, tout ce que notre pays compte de partis politiques et d'associations socio-religieuses se prennent d'affection pour les criminels étrangers. Il n'est paraît-il pas possible d'appliquer l'initiative de l'UDC qui veut inscrire dans la Constitution fédérale le renvoi automatique des criminels étrangers dans leur pays d'origine. A entendre ces humanistes d'un jour - d'une votation devrais-je dire - nous sommes responsables de cette situation car nous n'avons pas suffisamment contribué à l'intégration de ces criminels.

Hélas, c'est oublier un peu vite que derrière chaque criminel, il y a une victime. Une personne qui a perdu la vie, une jeune fille qui a subi un viol, une personne âgée directement touchée par un brigandage, un commerçant qui s'est fait molester ou parfois même un policier ou autre professionnel au service de la collectivité qui s'est fait agresser dans l'exercice de sa profession. A cela s'ajoute un autre phénomène dont personne ne veut ouvertement parler et qui est bien réel : un criminel sur deux commet un nouveau délit dans les dix ans qui suivent sa remise en liberté.

Aujourd'hui, plus de 70% des détenus qui fréquentent assidûment nos prisons vaudoises sont de nationalité étrangère, alors n'est-il pas intelligent de procéder au renvoi des criminels étrangers et ainsi diminuer les récidives dans notre pays ?

Dans cette campagne, je me réjouis d'entendre les adversaires de l'UDC nous parler des victimes, des charges de gestion des prisons suisses, de la surcharge de dossiers dans nos tribunaux, du taux très élevé de récidives et par analogie de nouvelles victimes. Certes les criminels ont des droits, mais permettez-moi de prétendre que les victimes et leurs familles ont aussi des droits. Personnellement j'ai choisi de placer les mesures visant à défendre les droits des victimes bien avant ceux des criminels.

Lors de la votation du 28 novembre 2010, choisir l'initiative sur le renvoi des criminels étrangers en rejetant le contre-projet sur l'intégration, c'est prioritairement penser aux victimes.