24/07/2014

Vote du 9 février - Commençons par respecter notre démocratie !

Depuis le 9 février dernier, l’UDC constate qu’il ne se passe plus un jour sans que les médias s’époumonent, ouvrant largement leurs lignes à toute une série de critiques, réclamant un nouveau vote sur le maintien de la libre circulation des personnes, quitte à ne pas donner suite au vote du peuple suisse en faveur d’un contrôle migratoire plus strict.

A ce jeu-là, ce que déclame tout politicien européen ou suisse qui revendique son hostilité au succès de notre pays, devient parole d’évangile dans la majorité de nos médias.

Revenons dans notre pays et là aussi le contraste est parfois hallucinant. Ainsi sur les ondes de la Radio Suisse Romande, Nicolas Hayek insistait pour relever que notre pays doit montrer sa fierté, avoir confiance en lui et ne sans céder aux pressions extérieures. Il relevait que la Suisse fait beaucoup d’efforts pour les autres pays européens, mentionnant notamment nos financements successifs au Gothard pour améliorer le trafic au sein de l’Union européenne. Quelques heures après la diffusion de ces paroles pleines de sens, Patrick Aebicher, président de l’EPFL, réclamait à hauts cris sur les ondes de ce même média, un vote dans les trois ans sur notre allégeance à la libre circulation des personnes !

S’exprimant dans la presse le 23 juillet, le secrétaire d’Etat Yves Rossier qui en charge des négociations avec l’Union européenne conclut une longue interview en mentionnant que : « Si on ne trouvait pas de solution pour l’immigration, cela pourrait mettre une fin à toutes les collaborations existantes avec l’UE. Il faudrait alors se demander si ce ne serait pas une bonne idée de consulter le peuple ». A lire de tels propos, notre parti constate que le peuple suisse doit s’attendre à ce que sa diplomatie cède immédiatement à toutes les pressions européennes en poursuivant, avant toute vraie négociation, l’objectif de faire revoter le souverain sur sa relation avec l’UE !

Notre parti tient à rappeler que le mandat du secrétaire d’Etat est en priorité de défendre les intérêts de la Suisse en recherchant la meilleure solution dans le respect des décisions institutionnelles. Il ne lui appartient pas d’alimenter le débat sur notre politique intérieure.

A ce stade, la Suisse et ses négociateurs en particulier, devraient se rappeler que l’accord sur la libre circulation des personnes prévoit une clause de révision permettant notamment de tenir compte d’importants changements dans les flux migratoires en Suisse et au sein de l’Union européenne.  

L’UDC tient à rappeler que le 9 février dernier le peuple suisse a pris la décision de durcir la politique migratoire pour répondre à l’évolution démographique de ces dix dernières années, apportant ainsi une réponse claire. Aujourd’hui il appartient en priorité à notre gouvernement et son administration de mettre en œuvre ce choix indiscutable du peuple suisse.