08/11/2013

Nouvelle utopie socialiste : Vous payez un premier franc d’impôt, souriez, vous faites partie de la caste des riches contribuables du pays !

Le vaste débat sur l’initiative pour les familles, soumise au vote le 24 novembre, fait naître  en dehors des grossiers mensonges des adversaires de l’initiative, de subtils jeux de langage.

Il aura suffi d’un premier sondage, donnant l’initiative largement gagnante pour qu’un débat marginal se transforme en véritable guerre larvée contre la politique de l’UDC en matière de famille. Pourtant cette initiative demande une simple équité entre les familles qui peuvent déduire les frais de garde, en utilisant au passage les infrastructures payées par les impôts de tous les contribuables et les parents qui acceptent une diminution de leurs revenus pour prendre en charge les frais de garde de leurs enfants, sans utiliser les structures d’accueil précitées.

Aujourd’hui de nombreuses déclarations, y compris de gros mensonges, font partie de l’artillerie lourde utilisée par les chefs de partis qui s’affichent contre notre initiative. A ce jeu-là la palme revient probablement à M. Levrat, président des socialistes. Il clame à tout vent que cette initiative ne profitera qu’aux riches ! En effet si l’initiative est acceptée, le contribuable qui a des enfants à charge pourra indépendamment de son modèle familiale déduire ses frais de garde, que ce soit les frais provenant d’une institution publique ou de sa perte de revenu s’il fait le choix de s’occuper lui-même de ses enfants !

Ce système ne profiterait ainsi soi-disant qu’aux riches soit, mais de quels riches parle-t-on ?

Ce que ne dit pas le socialiste Levrat, c’est que toute personne qui dispose d’un revenu imposable (qui implique le paiement d’au moins un franc d’impôt) pourra déduire un montant sur la base des frais de garde déductibles selon son lieu de domicile.

Prenons un exemple concret avec deux familles, une qui a un revenu annuel imposable (avant la déduction proposée par l’initiative) de 15'000 francs et l’autre avec un revenu annuel imposable de 150'000 francs. Si la déduction fiscale du canton d’origine est de 10'000 francs, la première famille sera taxée sur un revenu imposable final de 5'000 francs alors que la deuxième famille se verra taxée sur un revenu de 140'000 francs. A la lecture de ce simple exemple, comment peut-ou laisser croire que cette initiative ne va profiter qu’aux riches ? De deux choses l’une, ou bien M. Levrat taxe de riche tous les contribuables qui ont un revenu suffisant pour payer l’impôt ou alors il estime qu’un vote contre l’initiative UDC le 24 novembre vaut bien un gros mensonge !

Cette initiative biffe une inégalité, elle n’oblige personne à changer de modèle familial et elle ne demande aucunement le retour des femmes au foyer. Elle n’a qu’un seul véritable défaut : provenir des rangs de l’UDC ! Bienvenu dans le monde merveilleux de la politique.

 

03/03/2011

Les adversaires de l'UDC prêts à se voiler la face pour obtenir des suffrages

Ces derniers jours, la presse a abondamment parlé du voile de la candidate PLR, à la Municipalité de Lausanne, lors d'une visite de courtoisie des candidats socialistes et PLR à la Mosquée de Lausanne. Une photo montrant la candidate PLR, la tête recouverte d'un voile, avec ses deux colistiers circule entre les mains des différents médias. Cette photo n'est pas le fruit du travail d'un journaliste, mais le fait d'un candidat socialiste à la Municipalité. Tout ce beau monde faisait risette devant la communauté musulmane de Lausanne.

Aujourd'hui les socialistes se défendent d'avoir remis cette photo de leur concurrente à la presse et le PLR fait des contorsions pour expliquer l'erreur de jeunesse de sa candidate. Cependant à y regarder de plus près, qui d'autre que l'auteur de la photo aurait pu transmettre cette dernière aux médias et pourquoi les politiciens d'expérience, du même parti que la candidate PLR, ne l'ont-ils pas mieux conseillée ?

Alors qu'un candidat socialiste joue le paparazzi de fortune, la candidate PLR ne fait pas honneur à toutes ces femmes musulmanes qui se battent pour acquérir de nouvelles libertés !

Finalement, nous constatons que les candidats socialistes et PLR ont accouru à l'appel de la Mosquée. Et cette histoire nous enseigne deux choses : tout d'abord en politique on ne compte souvent ses vrais amis que sur les doigts d'une main, ensuite de très nombreux candidats sont prêts à faire violence à la défense de leurs valeurs judéo-chrétiennes pour glaner quelques voix. Une chose est certaine, l'UDC ne se prête pas à ce type de jeu électoraliste. La défense de nos valeurs passe avant la course à l'électeur !

 

29/05/2010

Contrat du siècle des CFF, la gauche à côté des rails

L’attribution du contrat du siècle par les CFF à l’entreprise Bombardier a bien sûr fait réagir les trois entreprises concernées par l’attribution des 1,9 milliards de francs pour la construction de nouveaux trains. La presse a traité ce dossier avec l’ambition de rendre une information correcte et intéressée à ses lecteurs et à de nouveaux lecteurs potentiels. Rien d’extraordinaire sur ce premier constat ! D’un côté, les entreprises concernées se battent pour garantir la croissance de leurs activités commerciales et le maintien des places de travail. De l’autre la presse qui recherche la meilleure formule pour augmenter le nombre de ses lecteurs et au passage de rentabilité.

Plus surprenant par contre, la soudaine médiatisation de certains politiciens romands de gauche suite à l’attribution du mandat. Cela laisse entendre que ce sont ces derniers qui ont joué un rôle prioritaire dans l’attribution des ces travaux. Cela est d’ailleurs peut-être la réalité. Se pose alors la question de l’intérêt direct pour leurs partis politiques respectifs !

 

Au cœur de ce tissu de banalité, de ce flux continu de paroles, sur la paternité soudaine de l’octroi de l’offre par les CFF à la société Bombardier, une prise de position a cependant retenu mon intérêt. Il s’agit de la lettre ouverte de M. Peter Bodenmann à M. Peter Spuhler (à l’adresse des lecteurs, le premier est un ancien Conseiller national socialiste et le deuxième le patron de l’entreprise suisse Stadler, concurrent de Bombardier dans ce dossier) qui s’attaque directement à l’UDC. Si j’apprécie le style des lettres ouvertes de M. Bodenmann, sans pour autant partager certains de ses propos, je dois reconnaître que cette fois je me sens interpellé par le contenu de sa missive.

 

M. Bodenmann et ses camarades pensent que l’UDC est impliquée dans le soutien direct à l’entreprise Stalder. Je prends note, mais qu’en est-il alors de toutes ces grenouilles socialistes qui aujourd’hui annoncent par un croassement assourdissant qu’elles ont gagné ce marché pour l’entreprise Bombardier ?

 

Encore un petit détail, M. Jean-Claude Mermoud, Conseiller d’Etat UDC et chef de l’économie vaudoise, a apporté son soutien à l’entreprise Bombardier dont une partie du site de fabrication est dans notre canton. Aujourd’hui, un quotidien nous apprend également que la société Bombardier avait engagé deux faiseurs d’opinion politique pour remporter ce contrat.

 

En conclusion, je me félicite que ce contrat va profiter à l’économie de notre pays et de notre canton en particulier. Mais au final, qui de l’UDC ou de la gauche a effectivement apporté le plus fort soutien à l’une ou l’autre des entreprises ? Cependant la réponse n’est probablement pas celle que voudraient laisser croire certains acteurs politiques de gauche.

21/05/2010

Chômage, formation et places d’apprentissage étroitement liés

 

Agir en faveur des places d’apprentissage est une chose, soutenir le système de formation dual en est une autre !

C’est sous la signature de Madame Rebecca Ruis, présidente des socialistes lausannois, que la gauche souhaite apporter un soutien à la création de nouvelles places d’apprentissage pour les jeunes au sein des services de la ville de Lausanne. Loin de moi l’idée de critiquer cette proposition, j’apporte d’ailleurs mon appui à cette démarche.

C’est principalement un taux de chômage supérieur à 8% qui a fait réagir le parti socialiste. Bien sûr, il serait simpliste de revenir sur le choix de la gauche de faire le pari de l’illégalité en proposant d’offrir des places d’apprentissage, donc en offrant un emploi au noir sur le marché du travail, à des personnes sans-papiers.

C’est volontairement que je ne m’aventure pas sur ce chemin-là. Même si aujourd’hui le parti socialiste lausannois essaie avec cette proposition de redorer, à moindre frais, Canton-taux.jpgson image auprès des jeunes ‘’en situation légale’’ qui ne trouvent pas de places d’apprentissage dans notre ville.

L’action politique ne doit pas se juger à l’aune du programme politique du parti socialiste vaudois pour les dernières élections cantonales, qui ressemblait à si méprendre à la liste du Père Noël, mais par l’analyse des actions politiques pragmatiques visibles.

Aujourd’hui Madame Rebecca Ruis réclame des places d’apprentissage supplémentaires. Cela est très bien en soi ! Il est par contre important de porter un regard critique sur l’action globale du parti socialiste vaudois dans ce dossier. A l’échelon cantonal, la Ministre socialiste en charge de l’enseignement, Mme Anne-Catherine Lyon, mène une politique qui éloigne malheureusement la formation scolaire des réels besoins de l’économie vaudoise. Sa nouvelle loi scolaire, actuellement en consultation, ouvre une voie royale à la formation académique et laisse sur le bord du chemin la formation professionnelle dual.

La solution pour une offre de formation plus large aux jeunes doit s’inscrire en priorité dans le maintien d’un nombre suffisant d’entreprises formatrices. Il s’agit aussi de s’interposer contre la volonté très forte de la gauche de ‘’scolarisation de l’apprentissage’’ en luttant contre l’académisation à outrance des formations. La politique de formation soutenue par notre canton doit en priorité viser un renforcement de la formation par la voie de l’apprentissage. Cette réalité, pourtant pleine de sens, est cependant aux antipodes des visions des socialistes vaudois.

ha oui, excusez-moi, j’allais presque oublier ce petit détail : Il y a quelques années, Monsieur  Rudolf Strahm, éminent socialiste connu sous le nom de Monsieur Prix, relevait à juste titre, que tous les cantons qui ont des taux de formation par la voie de l’apprentissage très élevés, enregistrent des taux de chômage très bas. Faut-il parler de coïncidence ou de réalisme ?

A la lumière de ces éléments, n’est-il pas plus important d’avoir une formation qui réponde réellement aux attentes du marché du travail, plutôt qu’une politique de quota, comme le proposent les socialistes lausannois ?