19/01/2014

De bonnes raisons de voter NON au FAIF

Le peuple va se prononcer le 9 février sur le fonds d’amélioration des infrastructures ferroviaires. Si ce fonds est une nécessité, cela ne doit pas nous éviter une lecture attentive de son contenu.

En portant une attention particulière aux investissements proposés et au mode de financement de ce fonds, force est de constater que les citoyens qui ne se trouvent pas à proximité des principaux centres urbains et de transports publics vont payer le prix fort de ces nouveaux projets sans pour autant profiter de nouvelles prestations. C’est ce constat qui me pousse à refuser cet objet soumis au vote.

En refusant ce projet, nous mettons fin au détournement des recettes fiscales provenant de la route. Si ce nouveau fonds en faveur des infrastructures ferroviaires est accepté, le transfert de l’argent de la route vers le rail ne sera plus limité dans le temps et se poursuivra.

A cela s’ajoutent des impôts supplémentaires pour tous les pendulaires qui travaillent à plus de 10 kilomètres de leur domicile. Ces contribuables qui doivent utiliser leur véhicule pour se rendre à leur travail ne pourront plus déduire de l’impôt fédéral direct leurs frais de déplacement pour l’obtention de leur revenu. Cette décision portera préjudice à toutes les personnes qui ont besoin d’une voiture, soit les habitants des régions périphériques et de montagne, où l’offre en transports publics n’est pas suffisamment performante.

Comme si cela n’était pas suffisant, ce fonds sera alimenté par une augmentation de 0.1% de la TVA jusqu’en 2030 et par une participation de 200 millions de francs des cantons. L’ensemble de la population participera au financement du trafic ferroviaire, qu’elle en ait ou non l’utilité. Une telle augmentation des impôts sur le dos de la collectivité est injuste et choquante.

Alors que les utilisateurs des transports publics ne paient que le 40% de l’ensemble des coûts qu’ils génèrent, les investissements initialement prévus par le Conseil fédéral pour la première étape d’amélioration des infrastructures ferroviaires étaient de 3.5 milliards. Or, le Parlement a fait exploser cette somme en dotant ce fonds de 6.4 milliards de francs. Une telle démesure, avec des coûts d’entretien et de frais de fonctionnement qui n’ont pas été pris en compte, aura pour conséquence de réduire la rentabilité du trafic ferroviaire et de le rendre encore plus dépendant d’autres sources de financement.

La participation des usagers au FAIF ne représentant qu’une infime part du financement, ce sera une fois de plus à tous les citoyens par de nouveaux impôts et de nouvelles taxes de passer à la caisse sans pour autant bénéficier de nouvelles prestations. L’UDC suisse et vaudoise vous invite à refuser ce projet mal ficelé et totalement disproportionné.