14/11/2013

Après la vignette à 100 francs, ce sera le péage urbain…

Le monde politique favorable à une augmentation de la vignette autoroutière donne l’impression que cette adaptation à 100 francs du sésame précité va permettre de résoudre le financement futur du réseau des routes nationales. Il s’agit là toutefois d’un mensonge de campagne en faveur de la perception de cet impôt additionnel nouveau.

L’automobiliste vache à lait restera hélas la cible de nombreux acteurs politiques, cela même si les électeurs suisses acceptent l’augmentation de la vignette autoroutière à 100 francs le 24 novembre prochain. Il y a tout d’abord les propos de Mme la conseillère fédérale Doris Leuthard qui nous annonce une augmentation de 6 à 8 centimes des taxes sur le litre d’essence. Puis, comme si cela ne suffisait pas, voici que les gouvernances de gauche à la tête des grandes villes du pays étudient l’exploitation de péages urbains.

Bienvenue au pays de l’automobiliste vache à lait !

Aujourd’hui en effet des commissions d’étude planchent déjà sur l’exploitation de péages urbains permettant de taxer le trafic individuel empruntant le cœur des principales villes de Suisse.

La volonté initiale des gouvernances de gauche est d’implanter à terme des systèmes de péages urbains pour mettre la pression sur les usagers de la route et faire ainsi diminuer drastiquement le trafic individuel. Prenons acte de cette volonté peu réjouissante de chasser l’automobiliste de l’espace public urbain, mais refusons catégoriquement de limiter le trafic individuel en recourant à l’argent des utilisateurs eux-mêmes pour financer les mesures qui tendent à un tel objectif.

Au regard de nombreuses majorités de gauche, l’automobiliste va devoir une fois encore mettre la main à sa bourse, alors même qu’aujourd’hui pour 3 francs perçus sur le trafic individuel, seul un franc est réinvesti pour l’amélioration et l’entretien du réseau routier suisse.

Les collectivités publiques ont besoin d’argent supplémentaire pour satisfaire aux financements onéreux de leurs projets de politique d’agglomération et une fois de plus on s’entend pour aller puiser dans la poche de l’automobiliste pour financer des infrastructures qui ne lui sont pas directement destinées.

Allons-nous encore accepter longtemps l’iniquité d’une telle politique ? Il est encore temps de mettre fin à cette croisade contre l’automobiliste et contre la mobilité individuelle en refusant ce nouvel impôt perçu sur l’augmentation de la vignette à 100 francs.

25/09/2013

Vignette autoroutière à 100 francs - NON, NON et NON

NON à une "augmentation abusive et une hausse d'impôt déguisée"

Depuis quelques semaines de nombreuses voix, au sein du monde politique romand, se sont exprimées laissant entendre, que sans augmentation de la vignette autoroutière, la Suisse romande verrait de nombreuses améliorations de son réseau routier reportées. Aujourd’hui, un Comité politique romand, comprenant plus de 60 élus cantonaux et communaux, donne de la voix contre cette augmentation abusive qui n’est autre qu’une hausse d’impôt dissimulée.

La majorité des principaux acteurs de la politique fédérale veut augmenter le prix de la vignette autoroutière de 150%, donc de 40 à 100 francs. Mais quel est leur objectif ?

Pour notre Comité, cet argent servirait en priorité à financer des routes pour lesquelles les contribuables ont déjà payé une première fois. Le Comité politique romand contre la vignette autoroutière à 100 francs s’oppose à cette "hausse d'impôts dissimulée", tout comme il n’accepte pas les tentatives de chantage de la Berne fédérale.

La Confédération encaisse déjà 9,5 milliards de francs par année d’impôts, de taxes et de redevances en faveur du trafic routier privé et ce dernier couvre aujourd'hui largement les frais qu'il occasionne !  Alors que devient cet argent des automobilistes ?

Environ 70% passe directement dans les caisses de la Confédération et des cantons ainsi que pour le financement de l'infrastructure ferroviaire. Cela signifie donc que de nombreux acteurs se servent généreusement dans la caisse de la route !

Lors des années à venir, si la Confédération n’est plus en mesure de répondre aux besoins financiers du trafic routier et de la desserte des régions, il est nécessaire et urgent de remettre en cause ce financement qui ressemble désormais à un simple impôt. Ces dernières années, nos autorités fédérales ont choisi la solution de facilité en faisant largement passer les usagers de la route à la caisse pour financer, via ces nouvelles redevances, des charges déjà payées.

Notre Comité invite le peuple à refuser cette spoliation de l’automobiliste en votant NON à l’augmentation de la vignette autoroutière à 100 francs  le 24 novembre prochain.

Moyennant ledit arrêté sur le réseau des routes nationales, 380 km de routes cantonales passeront sous l'égide de la Confédération. L'entretien et l'exploitation de ces routes coûtera quelque 100 millions de francs à l'Etat. Cette charge supplémentaire devra être payée encore une fois par les automobilistes et motocyclistes par cette hausse du prix de la vignette autoroutière. L'entretien et l'exploitation de ces routes cantonales a été payée jusqu'ici  par différentes caisses des cantons. Pourtant aucun des cantons, parmi ceux qui se sont déchargés de ces coûts vers la Confédération, n'a envisagé jusqu'ici de réduire ses impôts. Tant que cela ne se fera pas, la hausse du prix de la vignette restera une "hausse dissimulée des impôts" qui doit absolument être rejetée.

Le Comité politique romand regrette que la Confédération, les cantons et de trop nombreux  élus fédéraux appâtent le peuple sur la base de fausses "promesses en faveur de la route". Il est tout simplement faux de prétendre à grands cris que des routes ne pourront plus être construites si le peuple dit non à l'augmentation du prix de la vignette.

10/07/2013

Le référendum contre la vignette autoroutière à 100 francs a abouti !

 

Le référendum contre la vignette autoroutière à 100 francs a abouti, les signataires du référendum, au nombre de 105'581, dont quelques 20'000 en Suisse Romande, ont parfaitement compris que la vignette à 100 francs n’est rien d’autre qu’une nouvelle taxe à charge des automobilistes.

 

Lors de la session de mars dernier, le Conseil national a renoncé à maintenir le prix de la vignette autoroutière à 40 francs prétextant que l’argent pris dans la poche de l’automobiliste servirait à financer de nouveaux tronçons routiers. Nos élus ont évoqué la nécessité de construire ou d’entretenir à l’avenir 400 kilomètres de routes supplémentaires  dans le réseau des routes nationales !

A la seule découverte de ces chiffres, nous aurions dû nous satisfaire de ce financement qui apporterait une amélioration directe au réseau routier du pays. A y regarder de plus près, la situation est pourtant bien différente.

Si notre référendum a abouti, c’est que chaque l’Etat perçoit 9.5 milliards de francs auprès des utilisateurs de la route en impôts, taxes et redevances et nous ne rajoutons pas à cette somme les amendes perçues, qui vont directement nourrir les caisses de l’Etat.

La question fondamentale est donc de savoir pourquoi les encaissements perçus auprès des automobilistes sont insuffisants pour financer les charges des transports privés individuels ?

Pour notre comité et les signataires du référendum, la réponse se trouve dans l’affectation de ces impôts et redevances. En effet, plus de 70% de cette masse d’argent est affectée à d’autres buts, en l’occurrence au financement des transports publics.

A l’occasion du dépôt de ce référendum, nous soutenons que la circulation individuelle privée se finance largement, elle couvre les frais induits par le trafic automobile privé, laissant apparaître un important excédent.

Aujourd’hui, ceux qui évoquent le manque de financement des infrastructures routières pour justifier une augmentation de 150% de la vignette ne sont pas corrects. Ils oublient que les redevances induites par la circulation routière passent de la poche de l’automobiliste vers les caisses de l’Etat.

L’autofinancement de nos infrastructures routières ne justifie simplement pas une augmentation de 150% de la vignette autoroutière. Suite au dépôt de notre référendum, le peuple suisse pourra se prononcer et s’exprimer contre cette volonté politique de nos élus de se servir dans la poche des automobilistes.