30/10/2013

Service public d’information et initiative fédérale pour les familles - Traitement équitable de l’information et respect du temps de parole !

L’analyse quotidienne du traitement de l’information qui est diffusée ces derniers jours par les services publics que sont la Télévision Suisse Romande et la Radio Suisse Romande, concernant en particulier la votation sur l’initiative pour les familles du 24 novembre prochain, me fait réagir. J’exprime mon insatisfaction dans le traitement de l’information et l’équilibre du temps de parole dans la valorisation des arguments pour ou contre l’initiative sur la famille.

 

Depuis le dernier sondage public qui donne soit dit en passant l’initiative précitée largement gagnante, l’orientation de nombreux médias a rapidement changé. Plusieurs avis étant plus sûrs que ma seule appréciation, j’ai pris langue avec quelques observateurs avertis du paysage médiatique et nous sommes arrivés à la même conclusion : un changement de cap évident des vecteurs d’information de la RTS opposés au texte de l’initiative pour les familles est largement perceptible.

 

Ces mêmes observateurs constatent aussi que le temps de parole alloué aux adversaires de cette initiative a explosé. Après avoir offert une place de choix à Mme la conseillère fédérale Widmer-Schlumpf pour combattre l’initiative des familles, la RTS ouvre désormais les portes de ses émissions d’information pour ce même combat à son collègue M. le conseiller fédéral Alain Berset.

  

A cela vient encore s’ajouter la qualité du traitement de l’information par ce service public. Je ne doute pas que les services de la RTS disposent d’excellents spécialistes à même de porter une analyse critique et néanmoins impartiale du texte d’une initiative. Il est cependant regrettable de constater que cette institution n’a pas recouru à leurs services, laissant diffuser des exemples grossiers d’application de l’initiative pour les familles. Ces exemples discutables, soutenus par l’image évocatrice de différences de classes sociales, sont à même d’induire clairement l’électeur vers une appréciation erronée du texte de l’initiative précitée. Il n’est absolument pas correct de mentionner que cette initiative ne profiterait en réalité qu’aux familles aisées. Toute personne (disposant évidemment d’un revenu fiscal), sans différence de sexe, de statut matrimonial ou de statut social aura la possibilité de déduire de son revenu imposable les frais de garde garantis à l’avenir par l’initiative…

 

En conclusion, je tiens aussi à revenir sur le traitement de l’information suite à l’assemblée des délégués de l’UDC Suisse du 26 octobre 2013 de Meiringen. En effet, l’assemblée d’un parti gouvernemental dont l’initiative pour les familles et le référendum contre l’augmentation de la vignette à 100 francs (toutes deux issues de ses rangs) sont à l’agenda politique des prochaines votations dans quelques jours, mériterait une couverture médiatique adaptée à l’importance de la votation. Pourtant, je constate que les services de la RTS n’ont pas traité de cette journée, mais a contrario ils ont abondamment mis en scène les prises de position du week-end des acteurs politiques qui s’opposaient à l’initiative pour les familles.

 

La Direction de la Radio Télévision Suisse aura probablement à cœur, avec le concours de spécialistes compétents, de m’apporter la preuve que mon jugement exprimé au travers de ce courrier n’est  pas correct. Il y a évidemment toujours une marge d’appréciation, toutefois une chose est sûre, les médias ont changé leur stratégie depuis la sortie des sondages concernant l’initiative sur les familles !

03/09/2010

La révision de l'assurance chômage est indispensable pour sa survie...

Aujourd'hui, la dette cumulée de l'assurance chômage en Suisse atteint quelque 8 milliards de francs. Cette situation critique est relativement simple à expliquer car elle est le fruit d'un nombre moyen de chômeurs largement supérieur aux prévisions initiales. Il manque ainsi chaque année près d'un milliard de francs dans les caisses de cette assurance sociale.

En analysant cette situation, nous constatons que ce déficit n'est pas le fait d'une situation conjoncturelle, mais surtout la résultante d'un problème structurel. En effet, nous constatons que depuis la dernière révision de l'assurance chômage, au début des années 2000, la gestion financière de cette caisse se base sur l'hypothèse que le nombre annuel de chômeurs se situe en moyenne annuelle à environ 100'000 personnes.

Hélas, sur la base des résultats de ces huit dernières années, force est de constater que cette estimation n'est pas correcte, il aurait été préférable de baser les calculs sur un nombre moyen annuel d'au moins 125'000 personnes. A mes yeux, cette situation parle logiquement pour l'assainissement de l'assurance chômage.

Cette quatrième révision de la loi sur l'assurance chômage soumise au peuple, prévoit des mesures très équilibrées entre les économies potentielles à hauteur de 622 millions de francs et les recettes supplémentaires de 646 millions de francs. Les recettes proviennent en grande partie du relèvement des cotisations paritaires de 0.2% et du pourcent de solidarité sur les gros salaires qui sera réintroduit pour soutenir cette volonté politique d'amortissement de la dette. Ces recettes supplémentaires sont réparties équitablement entre les différents acteurs de l'assurance chômage. A cela s'ajoutent les mesures d'économies directes, soit la durée d'indemnisation correspondant au maximum à la durée de cotisation.

N'est-ce pas là une mesure logique ?

Aujourd'hui, contrairement à la gauche, j'estime que ces mesures ne sont pas les prémices d'un démantèlement de cette assurance, mais bien au contraire la garantie de l'assainissement rapide de l'assurance chômage pour les années à venir permettant d'assurer sa pérennisation !